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Y’en a marre de la gabegie de France télévision

Posté par ippolito le 26 février 2013

L’incroyable gabegie qui mine France Télévision

Alors qu’outre-Manche, la BBC a su se réformer, le paquebot de l’audiovisuel public français reste incontrôlable.

« La télévision publique est là pour servir la nation et pas l’Etat. Au moment où les gens et les entreprises se serrent la ceinture, nous ne pouvons nous dispenser de répondre aux réalités économiques. Nous allons devoir faire des économies pour un montant d’au moins 16% de notre budget annuel. » 

Qui parle ainsi? Rémy Pfimlin, le patron de France Télévisions, qui ne sait pas comment boucler son budget? Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, soudain sensible aux objectifs d’économies imposés par les lettres de cadrage budgétaire envoyées cette semaine? Que nenni. On ne parle pas comme cela en France, et particulièrement quand il s’agit de télévision…

C’est lord Patten of Barnes, le président de BBC Trust, la radiotélévision publique anglaise, qui a eu ce langage direct. Quand il prononce ces mots en octobre 2011, la Beeb a déjà maigri. 

Elle a trouvé plus de 2 milliards d’euros d’économies, au rythme d’une réduction de ses dépenses de 3,5% par an. Et comme si cela ne suffisait pas, le directeur général de la vieille Auntie a décidé d’ajouter encore 4%, qu’il veut réinvestir dans les programmes prioritaires. 

Au total, le plan d’économies adopté par le Trust en mai 2012 coupera 825 millions d’euros d’ici à 2017, soit 20% du budget annuel. Et lord Patten d’ajouter à destination de ses cadres dirigeants: « S’il vous plaît, rappelez-vous que ne rien faire n’est pas une option. »

Les rapports se succèdent… en vain

Pendant ce temps, France Télévisions hésite, tergiverse et n’en finit pas de négocier avec l’Etat. « Pour 2013, il était prévu que les ressources atteignent 3,2 milliards d’euros, rappelle Rémy Pfimlin. En réalité, nous ne recevrons que 2,85 milliards. »

 Du holding des télévisions publiques proviennent cet hiver des craquements alarmistes. Pour éponger le déficit en 2013, un plan d’économies de 150 millions est en gestation. Mais ni son détail ni sa mise en oeuvre ne sont encore connus. « Rappelez-vous que ne rien faire n’est pas une option »…

Or les rapports se succèdent et se ressemblent sur la gestion de France Télévisions. Dans la foulée de la Cour des comptes, Martine Martinel, députée PS en charge du rapport sur l’audiovisuel public, dénonce « un défaut de pilotage. 

Il est paradoxal de constater une augmentation globale des effectifs, alors que les deux dispositifs de départs volontaires à la retraite mis en place en 2007 puis en 2009-2012 auraient dû conduire à une diminution ». 

Le second plan a accompagné plus de 600 salariés vers la sortie. France Télévisions s’était engagé à réduire ses coûts de personnel de 5% entre 2011 et 2012: ils ont progressé de 2,74%.

  »Au total, les deux plans de départs volontaires à la retraite auraient dû permettre de dégager une économie de plus de 45 millions d’euros: ils auront coûté 58 millions sans impact sur les effectifs… », assène la députée.

On se contente de multiplier les mesurettes

Du laisser-aller dans les recrutements à France Télévisions? Le directeur des ressources humaines, Patrice Papet, assume. A son arrivée, en août 2010, il a trouvé, dit-il, « une organisation peu lisible, des pertes de repères ». Cette année-là, il a affronté un suicide et deux tentatives. « Nous avons résolu de faire une pause dans l’adaptation des effectifs », admet-il. 

Depuis, les négociations sur l’emploi ont repris. Il a annoncé au CCE de 650 à 850 suppressions de postes sans licenciements, sur un effectif global de 10.350 salariés théoriquement indéboulonnables. Il vise notamment les gros bataillons de France 3 et les non-permanents, qui représentent environ 18% des effectifs à France Télévisions, contre moins de 5% dans les chaînes privées.

France Télévisions multiplie les mesurettes. Il a réduit d’un quart la rémunération variable de son comité exécutif. Rémy Pflimlin a « raboté » les budgets consacrés à l’achat de programmes de flux, aux rediffusions ou à la production. Les achats ont été centralisés et serrés. Les notes de frais doivent baisser de 15 à 20% en 2013. 

L’installation du Grand Soir 3, une plage d’information d’une heure à 22h40 à l’antenne le 25 mars, générera 10 millions d’euros d’économies annuelles. Mais, là encore, le dispositif a des allures de saupoudrage face à la cure d’austérité martiale de la Beeb.

Outre-Manche, la BBC a supprimé 2.000 postes sur cinq ans (sur un effectif de 20.000 personnes, y compris la radio et l’audiovisuel extérieur), la masse salariale des cadres payés plus de 177.000 euros a fondu de 19%. Elle a coupé 25% des coûts de direction et de services administratifs avec la suppression d’un poste sur cinq. 

Les cadres dirigeants sont priés de ne pas dépasser la barre de 1% des effectifs. Elle a quitté le siège historique de West London occupé depuis cinquante ans, optimisé ses frais techniques. Bilan: 470 millions d’euros d’économies.

Pfimlin note qu’il n’a pas les mains libres comme son homologue de la BBC

Cela n’impressionne guère Rémy Pflimlin, qui recule et sourit dans son fauteuil. « La BBC fait polémique au Royaume-Uni. Elle a inauguré récemment un immeuble de verre et d’acier à 1 milliard de livres, elle dispose de 6 milliards d’euros de budget, ses dimensions et ses moyens n’ont rien à voir avec les nôtres. Et s’ils donnent l’impression de réduire facilement les effectifs, c’est que le droit social le leur permet. 

Enfin, les hauts salaires de la BBC représentent le double des nôtres. Le patron de la BBC gagne deux fois mon salaire et je gagne cinq fois moins que le patron de TF1. » Dans la foulée, Rémy Pflimlin ne se fait pas prier pour remarquer que lord Pattern a les mains libres vis-à-vis du pouvoir.

« L’an dernier, nous avons décidé de fermer pendant deux semaines en novembre et en décembre les rédactions locales de Périgueux et de Bayonne par mesure d’économie, raconte Rémy Pfimlin J’ai eu droit à une mobilisation du personnel, des élus, à une campagne de lettres, à des interpellations du ministre à l’Assemblée nationale. Et lorsque j’ai été moi-même à l’Assemblée, toutes les questions des députés étaient centrées là-dessus. Quand vous êtes dans une entreprise privée, vous supprimez une ligne budgétaire, point. »

C’est ce que fait lord Patten. « Si nous devions prendre nos décisions à partir d’enquêtes de téléspectateurs, nous ne supprimerions sans doute rien », reconnaît-il. Pour économiser « au moins » 240 millions d’euros chaque année sur les contenus, il a donc défini cinq priorités: l’information, les programmes pour enfants, la fiction et le spectacle britanniques ainsi que les événements nationaux. 

Tout le reste est sabré sans pitié: les achats de films et de séries, les coûts de distribution (-30%), les droits sportifs (-15%), le divertissement, les programmes hors des heures de pointe sur les grandes chaînes, les petites chaînes, les grilles de nuit. 

Le budget de BBC Online (Bbc.co.uk) est amputé, lui, de 25%, quand le nombre de salariés du service multimédia de France Télévisions a été multiplié par six depuis 2010.

Outre-Manche, on a taillé dans les effectifs de cadres

En France, toucher au secteur de la production comporte des risques. La sortie de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, le 12 décembre sur RTL, est inimaginable outre-Manche. « C’est le rôle du service public de défendre la production », assurait-elle, regrettant dans la foulée l’installation du Grand Soir 3 parce qu’il prend la place des documentaires. 

On est loin du « service de la nation » revendiqué par lord Patten. La télévision publique achètera en 2013 pour plus de 1 milliard d’euros de programmes à des sociétés extérieures. Combien d’investissements dictés par des raisons pas tout à fait artistiques? 

Poussé par le lobby de la diversité, Avant-premières, le coûteux magazine culturel présenté chaque mercredi sur France 2 par Elizabeth Tchoungui jusqu’à juin 2012, a ainsi battu un double record de coût – 200.000 euros par épisode – et de faible audience, réussissant à tomber sous la barre des 2%! « France Télévisions est l’otage absolu des lobbys de la création, raille un dirigeant de TF1. Il y a une confusion entre l’intérêt général et l’intérêt des producteurs. Il y a un monde entre les productions de France Télévisions et celles de la BBC: ce monde, c’est celui de la contrainte. »

Dans sa course vers la réforme, la BBC n’a pas épargné sa hiérarchie: pas plus de cinq niveaux entre le DG et l’employé le plus junior, a décidé la Beeb. Pour ne pas dépasser la barre des 1% des effectifs de cadres dirigeants, 150 senior managers ont quitté le navire britannique entre 2009 et 2011, 70 autres partiront d’ici à 2015. France Télévisions a simplement fait… l’inverse. 

Joy Banerjee, délégué du personnel SNJ-CGT, a épluché avec les élus les bilans sociaux donnés par le comité d’entreprise. Résultat: 350 postes de managers créés avec l’apparition de l’entreprise unique. On a vu surgir des directeurs généraux en région, des directeurs des études, et même des coordinateurs transversaux! 

« Chacune des 23 antennes locales a un chef de centre, un directeur technique, un DRH, un directeur adjoint rattaché, des gens à 6.000 ou 7.000 euros mensuels, avec voiture de fonction pour certains », assure Patrice Machuret, le président de la Société des journalistes de France 3. Selon lui, 140 directeurs généraux à France 3 gagneraient entre 7.000 et 10.000 euros net.

Au service des sports, commun à France 2 et France 3, « la rédaction est déséquilibrée, dit Antoine Chuzeville, journaliste du service et délégué syndical SNJ. On compte 33 reporters pour 26 cadres. Ce taux de 40 à 45% d’encadrement est paralysant au quotidien ». 

Cette multiplication des fonctions sans tâche engendre le désoeuvrement et des drames. Le 2 décembre dernier, le journaliste de France 3 Michel Naudy, âgé de 60 ans, s’est suicidé à son domicile. On découvre alors que cet ancien de L’Humanité et de Politis entré à France 3 en 1981, ancien rédacteur en chef de la rédaction nationale, était salarié sans affectation depuis… 1995, dix-sept ans.

Des salariés au placard payé comme Pujadas

Le cas est-il unique? La culture du placard est ancienne à France Télévisions. Chaque présidence, chaque réorganisation a laissé sa couche sédimentaire de rédacteurs en chef ou de postes à responsabilité. « Vous ne pouvez pas faire partir les gens, et les moins bons ne trouvent pas à l’extérieur, assure un ancien dirigeant qui l’a pratiquée. 

Plus d’un quart des journalistes et de l’encadrement sont inutilisables. » Chiffre difficilement vérifiable. Joy Banerjee décrit des arrêts maladie, des gens qui craquent, des problèmes de management, des CDD « très inquiets pour leur avenir ». 

« Lorsqu’il y a sept niveaux, nous passerons à deux, promet Patrice Papet. Lorsqu’il y en a trois, à zéro. Mais les choses ici prennent du temps, plus que dans le privé. Patrick de Carolis disait que France Télévisions est un paquebot qu’il faut piloter comme un hors-bord. Je crois que c’est un paquebot qu’il faut piloter comme un paquebot. » Le 28 janvier, Rémy Pfimlin a resserré la gouvernance à quatre hommes – Martin Ajdari, Patrice Papet, Bruno Patino et Thierry Thuillier -, après l’avoir considérablement élargie en arrivant.

C’est peut-être la chaloupe de l’outre-mer qui est la plus chargée. Derrière France O, une édition nationale et neuf régions qui fonctionnent sur le modèle de France 3. La dolce vita en plus. « Ici, n’importe quel gars au placard touche le salaire de David Pujadas », lance une journaliste qui préfère rester anonyme, car le monde du journalisme insulaire est petit. 

La grille des rémunérations de France Télévisions est multipliée par 1,73 en Nouvelle-Calédonie, par 2,03 à Wallis et Futuna. Les anciennetés mettent du beurre dans les épinards, les effectifs et l’encadrement là aussi sont pléthoriques. Les arrêts maladie correspondent dans certaines éditions à dix postes à temps plein. Il faut ajouter un treizième mois, un quatorzième mois et des primes de week-end. 

Résultat: de source syndicale, la masse salariale représente 17% du budget de France 2,27% de celui de France 3 et 60 à 80% du budget de France O. « En outre-mer, nous effectuons une mission de service public incontestable, le salaire indexé s’y applique dans le secteur public, au-delà du seul cas de France Télévisions », rappelle Rémy Pfimlin.

Un indubitable manque de courage au plus haut niveau

Le système fait pourtant hurler les petites télévisions privées concurrentes. « Nous ne vivons que de la publicité, alors qu’ils ponctionnent eux aussi le marché publicitaire, en plus de la redevance et des subventions d’Etat, clame Jean-Claude Asselin de Beauville, le président de la Fédération des télévisions locales privées d’outre-mer. 

Leurs budgets sont six à douze fois supérieurs aux télévisions locales privées. » Pourtant, à la Réunion, une antenne privée fait davantage d’audience que la locale de France Télévisions.

France Télévisions peut-il donner une autre image que celle d’un bateau échoué au bord de la Seine en crue de début février? « C’est difficile parce que c’est une entreprise lourde, avec une culture spécifique, qui subit l’instabilité des dirigeants et des volontés de l’actionnaire », résume Rémy Pfimlin. 

A Londres, la direction de la BBC a un atout majeur. Elle appuie sa stratégie sur une charte royale signée pour dix ans et intouchable. La députée Martine Martinel le reconnaît volontiers: les variations permanentes de la tutelle d’Etat, qui change d’homme, de politique et de budget à une cadence infernale, n’arrangent rien. 

Mais un haut fonctionnaire du ministère de la Culture renverse les responsabilités. « C’est vrai, la tutelle et le pouvoir politique ne sont pas courageux, admet-il. Jamais un dirigeant d’entreprise publique n’aura une feuille de route claire, mais s’il tape du poing sur la table pour réduire ses dépenses et s’il a le soutien de l’Elysée, la tutelle suivra. » Il faudrait juste que Rémy Pfimlin et François Hollande forcent un peu leur nature…

Marc Baudriller et Jean-Baptiste Diebold

http://www.challenges.fr/media/20130221.CHA6454/l-incroyable-gabegie-qui-mine-france-television.html

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Y’en a marre des assistés de l’Elysée … et surtout de leur train de vie aux frais des contribuables

Posté par ippolito le 26 février 2013

Ces assistés de l’Élysée…

Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy coûtent chaque année une somme colossale à la République. Une situation unique au monde.   
  
Les ex-chefs de l’État français bénéficient, en toute légalité, de privilèges souvent méconnus… qu’il est bon de rappeler en temps de crise. L’enquête menée par le magazine Challenges, qui s’appuie notamment sur les révélations du député René Dosière dans son récent livre L’argent de l’État, est riche d’enseignements. 

Une fois qu’ils sont retirés de la scène politique, ils sont à l’abri – à vie – sur le plan matériel. La République les prend en charge, leur assurant non seulement des avantages, mais également des revenus confortables.

Grosse retraite assurée

Conformément à une loi du 3 avril 1955, une « dotation annuelle d’un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d’un conseiller de l’État en service ordinaire » – soit environ 6 000 euros par mois – est versée à nos présidents jusqu’à leur mort. 

Et ce, quel que soit l’âge ou le nombre de mandats cumulés. Une « prime de sujétions spéciales » s’y ajoute, dont le montant reste confidentiel. Officiellement, celle-ci se justifie pour « compenser les contraintes subies (par nos présidents) dans l’exercice de leurs fonctions ».

À cette coquette retraite peuvent s’ajouter d’autres salaires ou pensions. Ses activités de conférencier sont par exemple rétribuées à Nicolas Sarkozy. Quant à leur présence à vie au Conseil constitutionnel, elle rapporte aux anciens chefs d’État 12 000 euros chaque mois, en application d’un texte de 1958.

Un train de vie monarchique… grâce à Fabius

Les patrimoines de VGE, Chirac ou Sarkozy doivent beaucoup aux contribuables. En application d’une décision de Laurent Fabius en 1985, alors qu’il était Premier ministre de François Miterrand, la République, dont la prodigalité semble sans limite, met à la disposition des anciens chefs d’État tricolores un appartement de fonction « meublé » et « équipé ».

Ainsi, Giscard occupe depuis une trentaine d’années de somptueux locaux boulevard Saint-Germain à Paris. Idem pour Jacques Chirac, rue de Lille. Quant au mari de Carla Bruni, il dispose d’un appartement de 320 mètres carrés composé de 11 pièces, qui nécessite une dépense annuelle de 180 000 euros, soit 15 000 euros par mois.

 Quid des autres privilèges ? Toujours selon le texte fabiusien, nos anciens présidents ont le droit de disposer d’une équipe d’au moins sept personnes prises en charge par la nation. 

Le prédécesseur de François Hollande ne s’en prive pas. Il s’est entouré d’un directeur de cabinet, d’une conseillère diplomatique, d’une chargée de la communication, de deux secrétaires, d’un intendant…, mais aussi de nombreux gardes du corps pour sa surveillance et celle de l’hôtel particulier de son épouse. Sans compter la voiture de fonction avec chauffeur qu’il utilise à l’envi… 

Sur ce terrain, Hollande voudrait incarner la rupture 

Le président actuel souhaite rompre avec cette tradition bien française. En janvier dernier, il promettait de modifier les textes permettant une telle goinfrerie. Mais s’il est d’ores et déjà dit que les présidents ne seront plus membres à vie du Conseil constitutionnel, cette mesure ne sera pas rétroactive. Et pour René Dosière, « ce n’est (toujours) pas sain ».

http://www.lepoint.fr/politique/ces-assistes-de-l-elysee-19-02-2013-1629732_20.php

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Y’en a marre de la crise mais surtout de la politique économique de nos différents gouvernements

Posté par ippolito le 26 février 2013

Croissance zéro en France: à qui la faute?

La croissance a été nulle en France en 2012. L’opposition dénonce l’échec de la politique économique du gouvernement. En réalité, c’est la droite qui a initié la politique d’austérité. Mais la gauche ne fait rien pour relancer la machine. Explications.

Les nuages s’accumulent pour le gouvernement. 2012 aura été une année noire, non seulement pour le chômage avec 285.000 demandeurs d’emplois en plus, mais aussi pour la croissance. 

Le PIB tricolore a stagné en 2012, selon les chiffres publiés par l’Insee ce jeudi 14 février. Sur l’ensemble de l’année, la croissance a été de zéro. C’est un véritable effondrement par rapport à 2011, où le PIB avait progressé de 1,7%.

Ces mauvais chiffres contraignent le gouvernement à « repenser », selon les termes du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, ses prévisions d’une croissance de 0,8% pour cette année et surtout de d’un déficit public à 3%. 

Jusqu’à encore hier, l’exécutif n’en démordait pas et répétait à l’envi qu’il n’était pas question de remettre en question cet objectif énoncé par François Hollande pendant la campagne présidentielle. La publication mardi du rapport de la Cour des Comptes, qui estime que l’objectif de déficit de 3% ne sera pas atteint, a précipité les événements.

« Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013″, a finalement concédé Jean-Marc Ayrault mercredi soir sur France 3. « On n’en sera pas loin », a-t-il ajouté aussitôt, se gardant toutefois de donner un chiffre précis. 

Mais le Premier ministre a réaffirmé que l’autre objectif de l’exécutif en matière de réduction de déficit, 0% en 2017, était lui inchangé. il a insisté sur la notion de « trajectoire » pour réduire le déficit. « Et pour y arriver, on a déjà engagé un certain nombre de réformes, fait des économies. Nous allons dans la bonne direction ».

La politique d’austérité a été initiée par la droite

Pour l’opposition, ces mauvaises nouvelles sont du pain béni. Dans un entretien aux Echos publié ce matin, Jean-François Copé annonce que l’UMP va déposer une motion de censure contre la politique économique du gouvernement pour « inciter » François Hollande à « changer immédiatement » de cap.

 Selon le patron de l’UMP, l’impossibilité d’atteindre une réduction du déficit à 3% constitue « le véritable aveu de l’échec de François Hollande ». « L’économie française est à l’arrêt » et la majorité a « cassé la croissance avec une overdose d’impôt », a accusé de son côté jeudi l’ancienne ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse, sur Canal+.

En réalité, l’encéphalogramme de l’économie française reste désespérément plat depuis le printemps 2011, avec de brefs épisodes récessifs et des rebonds éphémères. 

Concrètement, la France a connu en 2012 quatre trimestres d’évolution en dents de scie de son PIB: -0,1% au premier et au deuxième trimestre, +0,1% au troisième et -0,3% au quatrième. 

En clair: la France a été techniquement en récession (deux trimestres consécutifs de baisse) dans la première moitié de l’année. Autrement dit, sous la précédente majorité. Puis elle a connu une timide embellie quand la gauche est arrivée au pouvoir, avant de plonger en fin d’année.

« Ce n’est pas l’actuel gouvernement qui a commencé à prendre des mesures d’austérité, souligne Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Europe. Les hausses d’impôts qui ont pesé sur les ménages et les entreprises en 2012 ont été votées par le gouvernement Fillon en 2011. 

La gauche ne fait que poursuivre cette politique. De toute façon, ce n’est pas un problème de politique économique spécifique à la France mais de contexte généralisé d’austérité en Europe ».

La politique du gouvernement ne favorise pas l’investissement

L’Europe, principal marché de la France (60% de nos exportations), s’est enfoncée dans la récession en 2012: le PIB de la zone euro a plongé de 0,6% au quatrième trimestre et de 0,5% sur l’ensemble de l’année. 

Seules l’Allemagne et l’Autriche ont enregistré une croissance positive (+0,7%), tous les autres pays de l’union monétaire sont en récession. 

Mais l’Allemagne enregistre un trou d’air encore plus sensible au quatrième trimestre: le PIB a reculé en effet de -0,6% contre -0,3% en France. Aucun pays ne peut donc se prétendre à l’abri. De ce point de vue, le zéro français est un moindre mal.

On observe par ailleurs que si la consommation des ménages affiche finalement une croissance nulle sur l’ensemble de l’année, c’est grâce à une légère hausse de 0,3% et de 0,2% aux troisième et quatrième trimestre. 

On ne peut donc pas dire, pour l’instant, que les hausses d’impôts décidées par le gouvernement ont brisé le moteur traditionnel de l’activité en France. Mais cela pourrait bien arriver en 2013, vu le choc fiscal que vont subir les entreprises et les ménages (deux tiers des 38 milliards d’euros de l’effort structurel prévu).

Si la politique du gouvernement n’a pas « cassé la croissance », ou en tout cas moins qu’ailleurs, reste à savoir si elle pourrait la faire redémarrer. 

Rien n’est moins sûr. « Le seul élément capable de dynamiser la croissance française en 2013, c’est l’investissement des entreprises. Or la politique du gouvernement ne le favorise pas, estime Jean-Marc Daniel: 

la fiscalité sur les bénéfices va être alourdie et le crédit d’impôt compétitivité favorise les entreprises à forte main d’oeuvre, pas les entreprises de croissance. »

Cela dit, les économies massives préconisées par la droite à la place des hausses d’impôt ne seraient pas plus efficaces. Elles auraient même un effet récessif plus important à court terme, argument mis en avant par Bercy pour justifier la prépondérance donnée à l’effort fiscal en 2012-2013.

Le FMI, l’OCDE et la Commission européenne prévoient 0,3% de croissance dans l’Hexagone cette année. Cet objectif, si minime soit-il, semble d’ores et déjà difficile à atteindre. L’acquis de croissance pour cette année est en effet négatif (-0,2%). Nombreux sont les économistes à prévoir aujourd’hui une nouvelle année blanche en terme de croissance.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/croissance-zero-en-france-a-qui-la-faute_372631.html?p=2

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Y’en a marre du jour de carence des fonctionnaires et surtout de leurs privilèges

Posté par ippolito le 25 février 2013

4 choses à savoir sur le jour de carence des fonctionnaires

Vie et mort de ce geste d’alignement du statut des fonctionnaires sur celui des salariés du privé. 

La vie du jour de carence dans le secteur public aura été des plus brèves : mise en place par le gouvernement Fillon, cette journée non indemnisée en début d’arrêt maladie disparaît à peine plus d’un an après, comme vient de l’annoncer la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu. 

Une abrogation décidée au vu d’un bilan que Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a jugé jeudi 21 février « injuste et inefficace ». Qu’en est-il au juste ?

1. Depuis quand existe-t-il ? 

Voté à l’Assemblée nationale le 15 décembre 2011, le jour de carence des fonctionnaires est entré en vigueur le 1er janvier 2012. Mais pas au même rythme dans tous les ministères. Quant à l’abrogation décidée par la ministre de la Fonction publique, elle ne sera pas effective immédiatement. Elle n’interviendra que dans le prochain budget. Rien à attendre donc avant le 1er janvier 2014.

2. Pourquoi l’avoir instauré ? 

Premier argument : réaliser de nouvelles économies, dans le cadre du plan de rigueur. Le gain attendu par le gouvernement Fillon était de 240 millions d’euros.

Deuxième argument : l’égalité entre le public et le privé. Comme l’expliquait à l’époque la ministre du Budget Valérie Pécresse, « c’est un changement vraiment majeur. Nous le faisons dans un souci de pure équité ». 

Le gouvernement envisageait alors d’instaurer un quatrième jour de carence pour les salariés du privé. Dans le privé, les salariés ont en effet trois jours de carence.

Ce qui signifie qu’en cas d’arrêt maladie, la Sécurité sociale ne verse des indemnités qu’à partir du quatrième jour. Mais cette équité théorique ne rend que partiellement compte de la réalité. 

En pratique, les socialistes ont toujours rappelé qu’en vertu des conventions collectives ou des accords internes, nombre d’entreprises privées paient à leurs salariés ces trois premiers jours.

Troisième argument du gouvernement Fillon : lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique. Or une étude du mois de février publiée par la Dares montre qu’en fait, le taux d’absence est à peu près équivalent dans le public et dans le privé : 3,9 et 3,7%. Loin du taux « deux fois plus élevé dans le public » avancé par l’actuelle opposition.

3. Est-ce une fleur aux fonctionnaires ? 

Oui et non. La suppression de cette mesure permet au gouvernement Ayrault de tenter de calmer des fonctionnaires, qui supportent de moins en moins bien le gel de leurs salaires.

  »En catégorie C, on est tellement au niveau du Smic qu’à chaque fois que ce dernier augmente, on est obligé de relever le minimum de la fonction publique parce que, sinon, on se retrouve immédiatement en dessous de ce Smic. 

On fait cela depuis des années. Vous pouvez dérouler 17 ans de carrière sans avoir un espoir d’avoir plus d’une vingtaine d’euros brut par mois en termes d’augmentation. Et il faut savoir qu’il s’agit souvent de femmes, à temps partiel. On est sur des salaires extrêmement modestes », rappelle Guy Barbier, secrétaire général de l’Unsa Fonction Publique.

4. Combien l’Etat perd-il au jeu ? 

Instaurer un premier jour de carence pour les 5,2 millions de fonctionnaires devait surtout permettre à l’Etat d’économiser 240 millions d’euros. Finalement, selon le ministère de la Fonction publique, le dispositif n’a permis de gagner « que » entre 80 et 90 millions d’euros sur un an d’existence. 

Cet écart s’explique surtout par les délais plus ou moins longs d’entrée en vigueur dans certains ministères. On ne sait pas encore combien cette mesure du gouvernement Fillon rapportera en réalité sur une année complète d’exercice. Verdict à la veille de son enterrement, fin 2013.

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130221.OBS9685/4-choses-a-savoir-sur-le-jour-de-carence-des-fonctionnaires.html

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Y’en a marre de l’assemblée nationale et surtout du train de vie de nos élus

Posté par ippolito le 25 février 2013

Le « tas d’or » de l’Assemblée nationale

Bruno Botella a traqué les « petites économies et grosses combines » de l’Assemblée nationale dans son ouvrage.
 
« Il faut dire que, généreux en interne, les gestionnaires de la maison sont coriaces en affaires et particulièrement doués pour obtenir de l’État plus qu’il n’en faudrait. 

L’Assemblée réalise d’ailleurs chaque année un bénéfice – 50,1 millions en 2009 ; 31,5 millions en 2010 ; 20,56 millions en 2011 – ce qui est tout à son honneur par les temps qui courent. Plus fâcheux, le Palais-Bourbon se garde bien de restituer à Bercy ce trop-perçu. 

Comme il n’y a pas de petits profits, les 500 et quelques millions d’euros que le Trésor public lui verse chaque année, en une fois, sont aussitôt placés et rapportent plusieurs millions d’intérêts, jusqu’à 11 millions en 2008 et 3,49 millions en 2011.

Parmi ces « produits extra-budgétaires », encaissés ni vu ni connu par l’Assemblée, figurent aussi les intérêts – 1,53 million en 2011 – des prêts consentis par la maison au personnel et aux députés. 

Car aux copieux placements, il faut ajouter les 127 millions d’encours de prêts accordés dans le cadre du métier caché de l’Assemblée, celui de banquier.

« Au total, le Palais-Bourbon dispose d’un tas d’or de plus de 300 millions d’euros. »

Au total, le Palais-Bourbon dispose d’un tas d’or de plus de 300 millions d’euros. De quoi vivre près de sept mois sans toucher un centime de la dotation de l’État. 

Ces sommes permettent de relativiser les efforts consentis par l’Assemblée nationale ces dernières années. »

Dossier réalisé par Virginie Rivière, L’Internaute Publié le 18 février 2013

http://www.linternaute.com/actualite/politique/privileges-de-l-assemblee-nationale/reserves-financieres.shtml

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Y’en a marre de Delanoë et surtout des gaspillages d’argent public

Posté par ippolito le 25 février 2013

55 000 euros pour une campagne pub sur la propreté à Paris

La mairie de Paris vient de lancer une nouvelle campagne de communication sur la propreté.

Cette campagne pub de la mairie de Paris sur la propreté coûtera la modique somme de 55 000 euros aux contribuables parisiens. Cette campagne pub à pour but de faire prendre conscience aux Parisiens de ne pas jeter leurs déchets dans la rue et de ramasser leurs déjections canines.

Un film publicitaire de 20 secondes sur la propreté à Paris sera diffusé à partir du mercredi 6 mars dans 123 salles de cinéma à Paris.

La mairie de Paris justifie ainsi cette campagne pub à 55 000 euros pour la propreté: “Le message est simple : respecter l’espace public, c’est respecter les agents qui y travaillent tous les jours. Une ville propre, c’est une ville qui n’est pas salie“.

source: le Parisien

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/55-000-euros-pour-une-campagne-pub-sur-la-proprete-a-paris/

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