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Y’en a marre du recul de l’âge de départ à la retraite et surtout des incertitudes sur les réformes à venir sur les retraites

Posté par ippolito le 25 février 2013

L’âge du départ à la retraite dépasse 62 ans dans le privé

Sous l’effet des réformes de 2003 et 2010, l’âge de départ à la retraite continue à reculer rapidement.

Sous l’effet des réformes de 2003 et 2010, l’âge de départ à la retraite continue à reculer rapidement. En 2012, les 600.000 salariés du secteur privé qui ont pris leur retraite ont liquidé leurs droits à 62 ans et deux mois en moyenne, selon les chiffres de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse publiés hier. 

C’est trois mois plus tard que ceux qui sont partis en 2011.

L’âge légal du départ, celui avant lequel on ne peut pas partir, a atteint 60 ans et neuf mois pour les assurés nés en 1952. En vertu de la réforme voulue par Nicolas Sarkozy, il augmente de cinq mois par génération, et atteindra 62 ans pour les assurés nés en 1955.

 Parallèlement, la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une pension à taux plein augmente elle aussi. Ces deux contraintes combinées, les assurés partent de plus en plus tard.

En moyenne, 1.162 euros par mois pour les hommes, et 955 euros pour les femmes

Voilà pour la règle générale. Mais quelque 88.000 personnes ont pu partir plus tôt. Elles ont bénéficié du régime des carrières longues, qui prévoit une retraite plus précoce pour les salariés ayant commencé à travailler jeunes et cotisé deux ans de plus que les autres. 

Instauré en 2003 par la réforme Fillon, ce dispositif a été étendu une première fois en 2011, puis une deuxième fois au 1er novembre 2012. Il s’agissait d’une promesse de campagne de François Hollande. 

Si on met de côté ces arrêts anticipés, l’âge moyen de départ s’est rapproché de 63 ans l’an dernier (62 ans et 8 mois).

La pension moyenne versée par la CNAV (hors complémentaires Agirc-Arrco) a atteint 1.162 euros par mois pour les hommes qui ont pris leur retraite, et 955 euros pour les femmes. 

Ce montant moyen -qui concerne les personnes ayant effectué une carrière complète dans le secteur privé -est en hausse de 4 % par rapport à la génération précédente. 

Les nouveaux retraités gagnent donc mieux leur vie que leurs aînés. C’est le résultat de l’arrivée à la retraite des générations du « baby-boom », qui ont peu connu le chômage et touché des salaires plus élevés que leurs parents.

Le nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse, lui, continue à reculer de 1 % (à 422.000). On comptait au total 13,2 millions de retraités du secteur privé fin 2012, 1 % de plus que fin 2011. V.C.

Par Vincent Collen

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202582343928-l-age-du-depart-a-la-retraite-depasse-62-ans-dans-le-prive-540954.php

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Y’en a marre de l’inflation

Posté par ippolito le 25 février 2013

Les hosties plus chères à cause du prix du blé

Entre 2007 et 2013, le prix du sachet de 1000 hosties est passé de 11,30€ à 20,59€. 

À Lourdes, les sœurs qui fabriquent les hosties subissent la crise. La flambée du prix du blé et la demande en baisse les ont obligées à augmenter les prix de vente.

La fabrication et la vente d’hosties de Lourdes ne sont plus pain bénit pour les dix-sept sœurs cloîtrées du monastère de la Visitation de Lourdes. «Pendant longtemps, cela nous a suffi pour vivre», se souvient à regret Françoise Agnès, la mère supérieure de cette communauté fondée au XVIe siècle par saint François de Sales et Jeanne de Chantal.

«Mais, aujourd’hui, le compte n’y est plus, explique-t-elle en véritable chef d’entreprise. Ça s’est compliqué à partir de 2007 avec la flambée des cours du blé et de la farine de près de 30%. Depuis, avec la crise, tout le reste a aussi augmenté. Cela a majoré nos coûts de production.»

Pour faire face, la communauté a dû répercuter les hausses auprès de ses clients. Entre 2007 et 2013, le prix du sachet de 1000 hosties est ainsi passé de 11,30€ à 20,59€.

«Mais l’enfer ne s’est pas arrêté là. Nous avons été mises en concurrence avec des entreprises laïques italiennes, espagnoles et même américaines qui proposent du pain consacré à un prix plus bas grâce à des machines très performantes», poursuit la religieuse en chef, en économiste avisée. 

Du coup, de nombreux prêtres et aumôniers français et étrangers en pèlerinage dans la cité mariale ne viennent plus passer commande.

Une baisse du nombre des fidèles

Résultat? Les sœurs ne vendent pratiquement plus qu’aux sanctuaires de Lourdes et aux églises du diocèse des Hautes-Pyrénées.

À ces rudes effets de la mondialisation s’ajoute la défection du nombre de communiants. «Quand Jean-Paul II était venu à Lourdes, nous avions vendu 2 millions d’hosties en deux jours, se souvient avec émotion sœur Marie Agnès, l’assistante de la mère supérieure. Maintenant, les sanctuaires ne nous en prennent qu’aux alentours de 45.000 tous les deux mois. Nous sentons la baisse du nombre de fidèles.»

L’an dernier, les 350.000 hosties vendues n’ont généré qu’un chiffre d’affaires de 20.000€. «Heureusement, certaines d’entre nous avaient travaillé avant de rejoindre la Congrégation. Grâce à leurs petites retraites, nous parvenons à vivre.» Conscientes qu’à défaut de miracle le «business» risque encore de se dégrader, les sœurs ont décidé de se diversifier. Elles se sont lancées dans la réalisation d’icônes et d’ornements pour habits sacerdotaux.

«Mais jamais nous n’arrêterons de faire des hosties, promettent-elles. C’est pour nous un apostolat, une merveilleuse façon de faire partager l’amour du Christ, nous qui sommes l’âme des pèlerinages.»

Et, les sœurs de conter la «recette» et les secrets de fabrication des hosties qui ont longtemps fait le bonheur du monastère. 

Vingt kilos de farine de blé spéciale mélangés à 21 litres d’eau de la grotte de Lourdes produisent une pâte qui est ensuite déversée en fine couche entre deux plaques de fonte très chaudes. Quarante secondes plus tard, les hosties sortent des plaques d’une cinquantaine de centimètres de long et de 5 mm d’épaisseur. 

Après refroidissement, elles sont découpées en hosties par une fraiseuse puis emballées. Les hosties qui mesurent entre 8 et 13 cm de diamètre sont destinées aux grandes célébrations, les autres, celles de 3 cm de diamètre, aux cérémonies classiques.

Par Guillaume Atchouel

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/21/01016-20130221ARTFIG00437-les-hosties-plus-cheres-a-cause-du-prix-du-ble.php

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Y’en a marre du cumul des mandats et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 25 février 2013

Le salaire du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone : 9 817 euros brut par mois grâce… au cumul des mandats

« Le non-cumul ne pourra s’appliquer d’ici les municipales ». C’est le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui l’a affirmé le 7 février dans une interview au quotidien Libération.

 Motif : il faudrait une révision constitutionnelle pour permettre aux maires ayant un mandat de député de laisser leur suppléant siéger à leur place s’ils choisissaient leur mairie. 

Trop bête, le non-cumul entre un mandat national et un mandat d’exécutif local, promesse de campagne du candidat François Hollande, ne pourra donc s’appliquer qu’en 2017.

La position du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, n’a rien d’étonnant : même au perchoir… il cumule ! Selon le magazine Capital du mois de février 2013, le poste de président de l’Assemblée nationale est rémunéré 7 156 euros brut par mois. 

Un salaire équivalent aux députés. Mais surprise, Claude Bartolone, qui a bien démissionné de la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis, n’a pas totalement quitté son département. Il est toujours conseiller général. Pour garder un contact avec le terrain ? Pas seulement :

le magazine Capital assure que Claude Bartolone perçoit 2 661 euros brut par mois en tant que conseiller général. Soit, au total, un revenu cumulé de 9 817 euros brut par mois.

La présidence de l’Assemblée nationale n’est-elle pas un emploi à temps plein ? A priori non. Et la prochaine loi de non-cumul prévue pour 2017 n’y changera rien : 

elle n’interdira que le cumul entre un mandat national et un mandat d’exécutif local (maire, président de conseil général et régional). 

La fin des présidents-conseillers et des ministres-conseillers n’est pas pour tout de suite. Question de pouvoir d’achat (des élus).

*** Source
- Etienne Gingembre, « Combien gagnent les élus de votre région ? », Capital n°257, février 2013

http://www.politique.net/2013021801-salaire-du-president-de-l-assemblee-nationale.htm

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Y’en a marre de l’Europe et surtout de la situation de la France

Posté par ippolito le 24 février 2013

La France dans l’œil du cyclone européen : allons zenfants de la patrie-i-e……

C’en est presque drôle. Cinq ans que nous sommes plusieurs à les alerter, nos chers concitoyens. Et non seulement ils ne font rien, ou le pire (ah, le « vote utile » !), mais en plus ils nous engueulent, nous traitent d’oiseaux illuminés de mauvais augures, nient à toute force les réalités qui leurs pètent les unes après les autres à la figure.

Or voilà, badaboum, 2013, le terrible cyclone grec s’en vient jusque dans nos bras, dépouiller nos fils, nos compagnes. Et cette fois, ce n’est plus nous qui le chantons, mais les autres, la Commission européenne, la Troïka et toute leur bande de prédateurs.

Troïka, nous voilà !

La Commission européenne vient de rendre son verdict : en 2013, la croissance en France sera atone à 0,1% (tu peux d’ores et déjà compter 3 ou 4 points de moins au final, citoyen), le déficit ramené à 3,7 % (rajoute 2 ou 3 points sans risque d’erreur) et le chômage porté à 11 % (13 ? 14 ? Sans parler des exclus de Pôle emploi).

L’accord européen de stabilité européenne, signé pieds et mains liés par notre nouveau président sans rien négocier, nous met sous la menace-couperet d’une amende salée de 3,9 milliards d’euros pour dépassement du seuil fatidique de 3 % de déficit annuel.

Que presque nenni, la Commission européenne va étudier, miséricordieuse, la possibilité d’une grâce exceptionnelle. Mais, ajoute la vipère en sifflant entre ses dents, à condition que la France respecte au plus près les conditions qui lui seront fixées en matière de réduction des dépenses publiques. Comme en Grèce !

Autrement dit, Troïka, nous voilà, avec les mêmes amicales pressions de nos chers voisins. Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, 23 février :

« Paris poursuit ses réformes et va respecter les règles européennes. »

L’austérité à la hache

Veux-tu que je te dise ce qui va se passer, citoyen ? Au début, ce sera encore des petites coupes supplémentaires en vache. Encore un petit impôt en plus par ci, un petit avantage en moins par là, un petit gel des revenus, un petit coup de TVA en rab… Assortis de promesses de lendemains qui chantent pour apaiser tes douleurs.

Et puis, comme ça ne suffira pas – le « cercle vicieux », dit Mélenchon – ils passeront à la hache. D’ici la fin de cette année, tu entends bien, citoyen, d’ici quelques mois, tu verras qu’ils commenceront à tailler dans le vif. Une baisse des prestations sociales, du smic, des pensions de retraites… Et puis des radiations en veux-tu en voilà !

Aujourd’hui, tes petits copains grecs en sont à peu près à la moitié de leurs rémunérations d’avant. Imagine un peu ton petit Smic coupé en deux d’un coup, couic ! Les Espagnols, les Portugais n’ont pas besoin d’imagination, eux, vu qu’ils talonnent les malheureux Grecs dans leur chemin de croix. Et maintenant, à notre tour !

Viens pas chialer !

Ils ne va plus te rester beaucoup de choix, mon petit citoyen, si tu veux te tirer fissa de ce merdier. Ou bien tu continues à faire ton benêt de bigleux. Tu avales leurs salades (la croissance de retour en 14, tu parles !). Pire, pour leur complaire, tu aboies de concert avec les maîtres qui te tondent. Dans ce cas-là, viens pas chialer !

Ou alors, tu adoptes la démarche intermédiaire de Mélenchon. Tu crois que tu peux les contraindre à revenir à la raison en leur mettant la pression électoralo-républicaine. C’est honorable, mais inutile. La bande à Hollande ne peut pas revenir en arrière.

Tout bonnement parce que comme la triste équipe d’avant, ils sont pieds et mains liés, en cheville avec le système économico-financier qui les fait vivre, qui les a installés là où ils sont, qui les engraissent pour qu’ils te mettent au régime. Entre toi et le système, c’est le système qu’ils choisiront. Jusqu’à la folie.

Aux zarmes, citoyens !

Ne te reste plus qu’une seule et unique piste de survie, mon gars, si tu veux t’en sortir : les virer ! Oui, les virer, avec perte et fracas. Tout de suite ! Dis-toi bien qu’eux ne te rateront pas. Et que de toute façon tu seras contraint à terme d’y venir, mais en lambeaux. Aux zarmes, citoyens, formez vos bataillons !

Juste une dernière chose, fais ça à la malin. Evite de jouer les marioles devant leurs escadrons de CRS. Ne sors pas tes guillotines. Attaque ces voyous à leur point faible : le pognon.

Ne paie plus. Suis le conseil du vieux Hessel en rejoignant des réseaux citoyens, organise-toi en circuits parallèles. Et surtout « régule » sans pitié ces punaises de banques. C’est le moment. Elles sont cuites.

Allo, allo, ici Londres, le Yéti parle aux Français : les carottes des banques sont cuites, je répète…

http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2013/02/23/la-france-dans-loeil-du-cyclone-europeen-allons-zenfants-de-la-patrie-i-e-229729

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Y’en a marre de la hausse de la fiscalité sur le diesel et surtout des prix des carburants

Posté par ippolito le 24 février 2013

Batho : la hausse de la fiscalité du diesel paraît «incontournable»
 
Menace sur le gazole, le carburant le plus consommé par les automobilistes de France : Delphine Batho estime «incontournable» une augmentation des taxes. 

Coup dur en perspective pour l’immense majorité des automobilistes français. La fin de la fiscalité avantageuse dont bénéficie jusqu’à présent le gazole, carburant le plus consommé de France, semble se profiler inexorablement. C’est Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie, qui le laisse entrevoir.

Un problème «de santé publique» avant d’être fiscal

L’alignement «progressif» de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence est une question «de santé publique» avant d’être une question fiscale et elle est «incontournable», a indiqué ce jeudi Delphine Batho sur BFM-TV. 

Alors qu’on lui suggérait qu’un alignement de la fiscalité du diesel sur l’essence rapporterait entre 3 et 4 Mds€ par an à l’Etat, la ministre a répondu que «ce n’est pas un sujet de recettes fiscales», «c’est un problème de santé publique».

Les vieux moteurs diesel dans le collimateur

«Il y a aujourd’hui 40 000 décès prématurés chaque année liés à la pollution de l’atmosphère et une des raisons de la pollution de l’atmosphère dans les grandes villes notamment, c’est le problème du diesel et notamment des vieux véhicules au diesel, par exemple les véhicules d’avant 1997, d’avant 2000 qui polluent 30 fois plus qu’un véhicule récent», a souligné la ministre.

«On ne peut l’aborder que de façon progressive», et «ce n’est pas décidé», a-t-elle toutefois précisé, tout en soulignant : «Je pense que ce sera incontournable».

Un soulagement aussi pour les raffineries

«Ce sera aussi quelque chose qui sera attendu par le secteur des raffineries en France puisque le paradoxe c’est qu’on importe du diesel et qu’on exporte de l’essence donc ce sera aussi quelque chose de positif pour la balance commerciale, a indiqué la ministre.

Avant même toute intervention spécifique sur la fiscalité du gazole, les prix à la pompe s’envolent en ce début d’année. Le gazole s’affichait la semaine dernière à 1,41 € le litre, en hausse d’un centime, selon les relevés hebdomadaires publiés lundi dernier par le ministère de l’Ecologie et l’Energie.

Les prix à la pompe atteignent des sommets

Les prix à la pompe, poussés depuis le début de l’année par une hausse des cours du pétrole brut et la fin du dispositif gouvernemental contre la cherté des carburants mis en place l’an dernier, continuent de se rapprocher petit à petit de leurs sommets historiques atteints en 2012 (à 1,4592 € pour le gazole).

La part du gazole dans les ventes de carburant a atteint 82,1% en janvier, ce qui constitue un nouveau sommet, bien au-dessus du précédent record (81,6%) qui remontait seulement à décembre.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/economie/batho-la-hausse-de-la-fiscalite-du-diesel-parait-incontournable-21-02-2013-2586883.php

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Y’en a marre de la situation de la France et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 24 février 2013

Économie française: S&P, croissance, déficit, chômage, taux… Comment se porte le malade ?

Encore une mauvaise nouvelle pour la France, avec une révision à la baisse de la croissance par les services de l’Union européenne. Estimée à 0,1% pour 2013, c’est bien loin des 0,8% sur lesquels le gouvernement se basait, et encore plus éloigné des 1,2% du début du quinquennat.

Mécaniquement, cette nouvelle va devenir une grosse épine dans le pied de l’exécutif. Si l’Etat ne dégage plus autant de richesses que prévu, il faudra faire de nouvelles économies pour rentrer dans le cadre des traités européens. Ou alors expliquer à Bruxelles qu’un délai est nécessaire… Mais tous les indicateurs ne sont pas au rouge cette semaine.

Annoncé en phase terminale il y a un an par le sinistre docteur Standard & Poor’s, le malade France n’avait plus qu’à attendre le dernier sacrement. Elle pouvait ainsi rejoindre la Grèce au cimetière des nations punies par la crise.

Pourtant, les apothicaires du gouvernement semblent, du moins à première vue, avoir réalisé un miracle: l’agence de notation américaine, qui avait été la première à priver l’Hexagone de son triple A, a salué mercredi la volonté de réforme de l’équipe de Jean-Marc Ayrault, « la première fois depuis de nombreuses années. » 

S&P a laissé entendre qu’elle pourrait relever la perspective du pays (aujourd’hui négative) si, et seulement si, les réformes engagées portent leurs fruits au niveau de l’emploi et de la réduction du déficit.

Sur la voie de la guérison, la France est donc encouragée à poursuivre ses efforts, avant de pouvoir prétendre à la rédemption. Toutefois, ce n’est que l’avis très prudent du docteur Standard & Poor’s, qui, comme un cardiologue ou un chirurgien, ne s’intéresse qu’à sa spécialité, en l’occurrence la solvabilité générale d’un pays. Peut-on déjà être rassuré, la France est-elle en voie de rémission?

Alors, pour la France, c’est grave docteur? Le diagnostic du HuffPost.

1. Agences de notation : Encore un comprimé matin et soir

Si S&P a redonné du baume au cœur du gouvernement, la perspective n’a pour autant pas été relevée. Et même si tel était le cas, la perspective passerait de « négative » à « stable ». Il faut donc poursuivre les efforts budgétaires pour passer à une perspective « positive », étape sine qua non avant d’espérer recouvrer la note suprême du AAA.

Pour rappel, la note AAA représente le Graal permettant aux pays d’emprunter dans des conditions très favorables pour financer leurs déficits budgétaires. 

Pour faire partie de ce club très fermé, il faut être noté AAA par au moins deux des trois principales agences: Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch. Les deux premières ont successivement supprimé ce sésame à la France en 2012…

Que faire pour rattraper le retard ? Réduire les déficits et relancer la compétitivité. Pour le second point, le rapport Gallois a permis de jeter les bases d’un note meilleure, ce que S&P a noté dans son rapport. Pour le premier, il faudra prendre encore quelques consultations (voir 4).

2. Taux : Tout va bien, revenez dans un an !

C’est la bonne nouvelle du check-up français. Malgré une croissance atone et des perspectives embrumées, la France n’a jamais emprunté à des taux aussi faibles. Preuve que les investisseurs conservent toute leur confiance dans les capacités de l’État à rembourser.

« Nous sommes dans la continuité de 2012. La dette française reste une très bonne alternative pour les investisseurs car elle demeure un placement sûr qui offre un certain rendement par rapport aux titres allemands qui eux ne rapportent plus rien », souligne Natixis. Eh oui, pas que des avantages à être le pays le plus solide de la zone euro !

Il faudra toutefois surveiller les prochains mois, car les taux d’emprunt espagnols et italiens se sont fortement détendus dernièrement. Ce nivellement pourrait contraindre la France à ne plus profiter de ces conditions aussi avantageuses…

3. Croissance : Sortir de l’anesthésie générale, et vite

La Commission européenne devrait annoncer de très mauvaises nouvelles vendredi 22 février, avec une révision à la baisse. Selon Le Point, les performances de l’économie française devraient être quasiment à l’arrêt cette année, de l’ordre de 0,1%.

Ce qui pose problème, c’est que le gouvernement a bâti son budget annuel en comptant sur une croissance 0,8%. Conjugué aux 38 milliards d’euros d’économies, ce taux devait ainsi équilibrer les comptes publics à un niveau acceptable pour les instances européennes (voir 4). C’est donc râpé avec une perspective de 0,1%.

Le gouvernement est en proie à une cacophonie sur le sujet. Quand la version officielle maintient l’hypothèse de 0,8%, certaines voix préparent déjà le terrain: le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a concédé que la prévision allait être abaissée, sans doute aux alentours de 0,2% ou 0,3%… C’est bien connu, il vaut mieux consulter plusieurs médecins pour disposer d’un diagnostic complet !

4. Déficit : Et si on passait à la diète sévère ?

Le déficit public, qui illustre une balance négative entre les recettes et les dépenses de l’Etat, est mécaniquement lié à la croissance. Si cette dernière devrait être rabaissée à 0,1% par Bruxelles (voir 3), son déficit va automatiquement se creuser.

La Commission européenne prévoirait un déficit public de 3,6%, soit bien au-dessus des 3% que le gouvernement comptait atteindre. Au-delà de cette limite, la France s’expose à des sanctions, mais Le Monde croit savoir qu’Olli Rehn, le commissaire en charge des affaires économiques et monétaires, préférerait à ce stade accorder un peu plus de temps, afin de ne pas étouffer dans l’œuf une éventuelle reprise.

Gare toutefois à rentrer dans les clous rapidement, car certains voisins comme l’Espagne et les Pays-Bas ont multiplié les efforts, au risque de plonger leur économie dans la récession. Ils pourraient donc s’offusquer d’un régime de faveur, ce qui mettrait un sacré boxon dans la salle d’attente du cabinet médical.

5. Chômage : Le thermomètre tout proche de l’explosion

4,6 millions de personnes pointaient à Pôle emploi fin décembre, dont 3,13 millions sans aucune activité. Sur l’année 2012 entière, cela représente une hausse de 10%… Un chiffre inégalé depuis 15 ans qui pourrait atteindre, d’ici un à trois mois, le record historique de janvier 1997 (3,2 millions).

Au-delà de mesures du candidat Hollande (contrats de génération et emplois d’avenir), c’est l’accord sur l’emploi signé par les partenaires sociaux le 11 janvier qui porte toutes les espérances. Ce que Standard & Poor’s n’a pas manqué de féliciter, tout en relativisant sa portée.

Cette réforme n’aura pas nécessairement un impact fort sur le taux de chômage mais pourrait « inverser » la tendance à la hausse des coûts salariaux en France, indique l’agence de notation. Prochaine étape, les électrochocs.

http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/21/economie-francaise-sp-croissance-deficit-chomage-taux_n_2731751.html?utm_hp_ref=france

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