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Y’en a marre de Cahuzac, de l’industrie pharmaceutique et surtout de toutes ces magouilles

Posté par ippolito le 12 avril 2013

Le jeu trouble de Cahuzac avec l’industrie pharmaceutique

Notre journal dévoile de nouvelles liaisons dangereuses entre Cahuzac, l’ex-ministre du Budget, et certains laboratoires. Matignon a été alerté dès 1989.

Jérôme Cahuzac et l’industrie pharmaceutique.Un homme, deux visages. Côté face, au grand jour, il y a le conseiller technique « médicaments » au cabinet de Claude Evin (gouvernement Rocard de 1988-1991), toujours prompt à tordre le cou aux « labos » trop gourmands ou encore, des années plus tard, en 2012, le ministre du Budget garant du bon usage de nos finances publiques. 

Côté pile, dans l’ombre, tout devient ambivalent. A bien y regarder, les liens d’intérêt sont légion. Un exemple? A peine Cahuzac a-t-il quitté le cabinet ministériel qu’il met à profit son impressionnant carnet d’adresses pour décrocher de très confidentiels contrats de consultant auprès de l’industrie pharmaceutique.

Bientôt un projet de loi sur les conflits d’intérêts

Un jour, il décrypte les arcanes de l’administration française pour de grands laboratoires étrangers qui méconnaissent notre système de soins. Le lendemain, il renégocie à la hausse le prix d’un produit en déclin. Une activité florissante : créé en 1993, Cahuzac Conseil affiche dès 1994-1995 un chiffre d’affaires de plus de 300 000 €. Pour la partie déclarée, du moins…

Il y a une semaine, au lendemain des « aveux » de Jérôme Cahuzac, son avocat, Me Jean Veil, affirmait que c’était bien cette activité de conseil, plus encore que la « clinique du cheveu » montée à la même époque avec sa femme, Patricia, qui avait alimenté un compte bancaire hors de France.

Innothera, Pfizer… On connaissait une partie de ce côté obscur. Pas tout, visiblement : les trois nouvelles histoires que nous révélons illustrent les étroites relations de Jérôme Cahuzac avec les labos.

 Ces amitiés confinant à la collusion, ces liens d’intérêts qui auraient pu aboutir au versement de pots-de-vin — les juges en décideront — ont perduré au cours des années, malgré l’alerte donnée à Matignon dès 1989, chez Michel Rocard ! 

Dans les années 1990, Cahuzac a ainsi discrètement poussé le veinotonique des laboratoires Boots, l’Esberiven. Plus tard, début 2000, alors député et rapporteur du budget de la Sécu, il a bénéficié d’une incroyable opération de promotion dans la ville qu’il s’apprêtait à prendre l’année suivante, Villeneuve-sur-Lot. Mécène de ce grand raout ? L’américain Lilly, huitième laboratoire mondial à l’époque. Sollicité hier sur ce sujet, Me Veil, n’a pas souhaité nous répondre.

Pressé de réagir à ce vaste scandale, François Hollande dévoilera un projet de loi sur les conflits d’intérêts le 24 avril. A l’aune de ces dernières révélations, celui-ci devrait imposer de nouvelles règles déontologiques pour les élus.

Séverine Cazes et Odile Plichon

http://www.leparisien.fr/politique/le-jeu-trouble-de-cahuzac-avec-l-industrie-pharmaceutique-10-04-2013-2713529.php

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Y’en a marre de la baisse du pouvoir d’achat et surtout de la rigueur

Posté par ippolito le 12 avril 2013

Christian Noyer pour le gel des retraites, prestations sociales et salaires des fonctionnaires

La France doit très largement geler les retraites, les prestations sociales et les salaires des fonctionnaires pour réduire son déficit public à 3% du PIB l’an prochain, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Egalement membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Christian Noyer, a estimé sur Europe 1 qu’ »on n’est pas dans l’austérité » et jugé « tout à fait à notre portée » les mesures permettant d’atteindre cet objectif de 3%.

« Trois pour cent l’année prochaine, avec les prévisions qui vont sans doute être fixées par le gouvernement (…), ça veut dire faire en 2014 le même niveau de dépenses qu’en 2012, c’est à notre portée quand même », a-t-il dit, tout en estimant que la croissance française cette année « sera proche de zéro ».

Le gouvernement a annoncé une nouvelle réforme des retraites d’ici 2014 pour redresser des comptes très dégradés malgré la réforme de 2010.

« Il faut résolument faire sur l’ensemble des régimes de base ce qu’ont décidé les partenaires sociaux, c’est-à-dire les geler pendant deux ans, ou très largement les geler, sur le régime des fonctionnaires, sur les régimes spéciaux, sur le régime général », a dit Christian Noyer. « L’austérité ce serait de les baisser de 10% ou 15%, ce qu’ont fait certains pays. »

Il faisait référence pour le gel des pensions à la progression inférieure à l’inflation décidée le mois dernier par le patronat et les syndicats pour les régimes complémentaires obligatoires pendant trois ans.

Pour atteindre 3% l’an prochain, il faudra réaliser 40 milliards d’euros d’économies en deux ans par rapport au rythme d’évolution spontanée des dépenses, a-t-il ajouté. « Ça veut dire qu’il faut faire un effort partout, il faut geler les retraites, il faut continuer à geler les salaires des fonctionnaires, il faut geler les prestations sociales », a répété Christian Noyer.

Le gouvernement dévoilera dans les prochains jours son programme de stabilité des finances publiques qui devrait tabler sur un déficit public à 3,7% du PIB fin 2013, après 4,8% en 2012, et 3% fin 2014, avec une croissance économique de 0,1% cette année et 1,2% en 2014 comme le prévoit la Commission européenne.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yann le Guernigou

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/christian-noyer-pour-le-gel-des-retraites-prestations-sociales-et-salaires-des-fonctionnaires-826306

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Y’en a marre des scandales politiques et surtout des paradis fiscaux

Posté par ippolito le 12 avril 2013

Une possible affaire Fabius tétanise l’Elysée

Le ministre des Affaires étrangères dément avoir un compte dans un paradis fiscal, contrairement à une piste explorée par Mediapart.

Etrange week-end. En apparence, tout est relativement calme. Bien sûr, il y a ces informations de la Télévision suisse romande qui assure que Jerôme Cahuzac a cherché à cacher 15 millions d’euros en 2009 dans un établissement genevois (lire ci-contre). 

Mais rien de plus. En tout cas officiellement. Car depuis trois jours, ce n’est pas l’affaire Cahuzac qui mobilise l’exécutif dans le plus grand des secrets, mais une possible affaire Fabius. Depuis jeudi, un scénario noir circule dans tous les ministères :

 Mediapart aurait en sa possession les preuves que Laurent Fabius détient un ou plusieurs comptes en Suisse. Et comme Edwy Plenel se répand partout que son site se prépare à révéler un «scandale républicain» , la rumeur s’emballe. Info, intox ? Nul ne sait.

Une remise de médailles et une petite déambulation

Sauf que samedi matin, la rumeur devient d’un seul coup beaucoup plus menaçante. Et pour cause, à ce moment-là, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, est en train de confronter ses informations avec la version du ministre des Affaires étrangères, tout juste rentré du Mali. C’est leur première rencontre. «Il n’existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site», explique à Libération Arfi, qui n’a encore rien publié sur le sujet. Pendant ce temps-là, François Hollande est à Tulle, pour un déplacement réduit à sa plus simple expression : une remise de médailles et une petite déambulation dans sa ville. Sourires, poignées de mains. Surtout ne rien laisser paraître.

 Mais au plus haut sommet de l’Etat, on se tient informé presque minute par minute des évolutions de la rencontre. «On est au-delà de la panique, c’est de la tétanie, mais il ne faut rien en dire», confie un conseiller ministériel. Chacun fait jouer ses réseaux, cherche à savoir. A midi, Cécile Duflot déjeune avec Edwy Plenel. «C’était à titre privé», précise son cabinet.

Plus qu’une affaire, c’est potentiellement une bombe politique. Tout le monde fait le même calcul : si Fabius a effectivement un compte en Suisse, c’est tout le gouvernement qui tombe. Immédiatement. Très vite, samedi, Fabius appelle Hollande. Et lui assure qu’il n’a pas un compte en Suisse. On n’en saura pas beaucoup plus. 

Dimanche, la rumeur Fabius galope sur les réseaux sociaux. Me Jean-Michel Darrois, l’avocat de Fabius, confirme à Libération que «le ministre dément avec force toutes les rumeurs qui circulent et assure n’avoir jamais eu de comptes en Suisse, ni dans aucun paradis fiscal».

A Matignon et à l’Elysée, aucun commentaire : ni officieux ni officiel. La consigne est claire: on n’évoque pas une information qui n’est pas avérée. A l’Elysée, on parle de «simples rumeurs». «Ce n’est pas la panique à bord, tout le monde garde la tête froide», ose même un conseiller ministériel. 

Dans toutes les strates inférieures de l’appareil d’Etat, «on ferme [sa] gueule depuis vendredi parce qu’on a aucune idée de l’étendue du truc», confirme un conseiller politique. Les seuls ministres qui parlent le font pour raconter leur week-end; Jean-Yves Le Drian par exemple, qui «respire l’air tonique» de la Bretagne «loin de tout ça».

Prestation de serment à l’américaine

Dimanche, Jean-Marc Ayrault se rend à l’Elysée pour une réunion de crise avec Hollande. Difficile d’imaginer que le cas Fabius n’ait pas été abordé. La tête de l’Etat passe en revue le projet de loi sur les conflits d’intérêts, qui pourrait aller jusqu’à interdire le cumul d’une activité privée en parallèle de tout mandat parlementaire. 

En revanche, l’idée d’instaurer une prestation de serment à l’américaine, ce qui introduirait le principe du parjure devant les assemblées en France, ne sera pas retenue. Le texte, piloté par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, devrait arriver bientôt au Conseil des ministres. 

«Il faut que tout soit en place avant que le Président s’exprime pour les 1 an de sa présidence» à la mi-mai, estime un conseiller élyséen. Interrogé sur France Inter, le ministre du Travail, Michel Sapin, prône la relance de la lutte contre «la finance folle» et les paradis fiscaux. 

Pour un des dirigeants du PS, la riposte de l’exécutif se fera en trois temps : loi sur la moralisation de la vie politique – et en aucun cas un référendum bien trop risqué – passée en urgence au Parlement, transmission des nouvelles perspectives budgétaires à Bruxelles et ensuite seulement un possible gouvernement Ayrault III.

Par GRÉGOIRE BISEAU, LAURE BRETTON

http://www.liberation.fr/politiques/2013/04/07/une-possible-affaire-fabius-tetanise-l-elysee_894419

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Y’en a marre de la culture surtout en temps de crise

Posté par ippolito le 12 avril 2013

Marseille, capitale européenne de la gabegie!

L’événement Marseille-Provence 2013, censé faire fructifier la désignation de la cité phocéenne comme «capitale européenne de la Culture», présente une note – salée – aux contribuables.

Un concert du célèbre DJ français David Guetta au parc Borely, à Marseille ? Sur le papier, l’idée pouvait paraître séduisante. Mais elle n’était pas du goût des contribuables marseillais.

Réunis sous la bannière du « commando anti 23 juin » (la date prévue pour l’événement), 30 000 contribuables en colère ont contesté le financement public de cette manifestation.

Une pétition avait recueilli plus de 70 000 signatures pour faire annuler « cette subvention absurde » allouée par la Ville de Marseille.

En effet, dans un compte-rendu du conseil municipal, la Ville de Marseille a montré qu’elle ne lésinait pas sur les moyens… de ses administrés :

« En contrepartie (de l’apport de notoriété suscité par l’événement) la Ville de Marseille versera à la Société Adam Concerts [organisatrice de l’événement, ndlr] une participation financière de 400000 € en deux versements. »

400000 €, donc, pour un concert de deux heures où l’ « artiste » toucherait plus de 100 000 € pour une heure de musique électronique.
Le reste de l’argent devant servir à financer un autre concert du chanteur américano-libanais Mika…

Mais la mobilisation des contribuables a fini par payer. David Guetta ayant eu vent de l’agitation populaire, il a demandé dans un communiqué daté du 14 mars l’annulation du concert, « refusant d’être mêlé à un débat politique, et avant tout préoccupé que certains Marseillais se sentent lésés par une subvention qui ne le concernait pas. »

Créé par l’inévitable Jack Lang, le concept de capitale européenne de la culture (Voir nos Dossiers « Culture ») est censé apporter une notoriété à la ville désignée.

A Marseille, les plus farouches zélateurs du projet estiment qu’il rapportera 6 € pour 1 € investi.

Pour l’instant, seules les dépenses, colossales, sont connues. Le cas du concert annulé de David Guetta est, à cet égard, un formidable contre-exemple, financé par la Ville et non par Marseille-Provence 2013.

Ces « jeux olympiques de la Culture » vont faire doubler le niveau de contribution des contribuables (qui vont participer au financement européen et municipal du projet) pour l’année 2013.

Les « efforts » de l’Union européenne et de la Ville retombent sur leurs administrés, et les organisateurs s’en félicitent…

900 manifestations culturelles et artistiques

Pas moins de 900 manifestations seront organisées tout au long de l’année. Le tout pour un budget total de près de…700 millions €, dont 600 millions € d’argent public !

La seule programmation culturelle (hors coût des infrastructures) représente un budget total de près de 92 millions € dont l’effort revient aux collectivités. La Ville de Marseille prend à sa charge 22 % de ce montant global, l’Etat et l’Europe 15 %, la Région PACA 12,5 %.

Et seuls 15 millions € sont assurés par du mécénat d’entreprises privées, pour une opération dont la rentabilité n’est même pas assurée !
Mais Marseille-Provence 2013 a vu les choses en grand. Une quarantaine de manifestations internationales vont avoir lieu, des nouveaux musées sont inaugurés, la cité phocéenne est l’objet de rénovations spectaculaires, dont celle du Vieux port, par les soins de l’architecte Norman Foster.

Des « anges» sur une grue

Sont aussi organisées des expositions et quelques événements d’«envergure» : le jour de l’inauguration, la ville a été plongée dans le noir avant que l’éclairage public ne soit rallumé et que des « anges » ne jettent des plumes du haut d’une grue…

Marseille pointe déjà fièrement à la deuxième place du classement des villes de France de plus de 100 000 âmes les plus endettées par habitant. Sa dette totale atteint le record de 1,8 milliard €, soit 2103 € par habitant.
Le tout s’explique par une gestion dispendieuse : l’exemple du Stade vélodrome, qui accueille les matches de l’Olympique de Marseille, est révélateur.

Engagée dans des travaux de rénovation du stade depuis 2011, pour accueillir l’Euro 2016 de football, la mairie y a consacré un budget de 273 millions €, payé par les collectivités. Ville, Etat, région, et département ont déjà mis 160 millions € sur la table.

Pour le reste, un prêt avec intérêts a été contracté par la municipalité, qui devra rembourser à son créancier, la société Arema, pas moins de 11,5 millions € par an pendant 31 ans ! Soit 356,5 millions en plus de la mise de départ… et ce malgré l’endettement de la ville et la proposition de l’OM de prendre en charge le projet pour devenir propriétaire de son stade… Belle bouillabaisse !

Antoine Renaud

http://www.lecri.fr/2013/04/08/marseille-capitale-europeenne-de-la-gabegie/39676

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