• Accueil
  • > Archives pour le Samedi 13 avril 2013

Y’en a marre des détournements de subventions ministérielles de Sarkozy

Posté par ippolito le 13 avril 2013

Le Conseil d’Etat ferme les yeux sur le détournement de subventions ministérielles par Nicolas Sarkozy
  
Ayant quitté mes quartiers à la Chambre, je profite encore un temps de l’hospitalité de « Chambres à part ». Quoique l’histoire qui suit ne soit pas sans rapport avec l’activité parlementaire, pour son dernier épisode, elle eut pour cadre la salle du contentieux du Conseil d’Etat.

Mercredi 10 avril, donc, 16 heures, requête n° 358456, par laquelle monsieur René Dosière demande au Conseil d’Etat d’annuler la décision du président de la République du 14 février 2012 accordant à la commune de Donzère (Drôme) une subvention de 150 000 euros sur le budget du ministère de l’intérieur.

SARKOZY, GUÉANT, BESSON… 

Resituons les acteurs. Le président de la République, à cette date, s’appelle Nicolas Sarkozy. René Dosière est député (app. PS) de l’Aisne, bien connu pour sa traque minutieuse de l’utilisation de l’argent public. Le ministre de l’intérieur est Claude Guéant mais, en l’occurrence, il ne joue qu’un rôle de figurant, oserai-je dire de passe-plat. Le maire de Donzère est Eric Besson, ex-transfuge du PS devenu ministre dans les gouvernements de Nicolas Sarkozy.

Dans une lettre du 14 février 2012, Nicolas Sarkozy annonce à Eric Besson qu’il a « décidé » d’accorder à sa commune « une subvention pour travaux d’intérêt local d’un montant de 150 000 euros » prise sur le budget du ministère de l’intérieur. 

Le 11 avril de la même année, soit dans le délai de deux mois autorisé pour former un recours au Conseil d’Etat, René Dosière saisit celui-ci d’une requête en annulation. Selon le député de l’Aisne, le président de la République est « incompétent » pour attribuer une subvention de cette nature. « Il ne peut pas intervenir dans le budget d’un ministère qui relève de la responsabilité du ministre et du premier ministre », soulève-t-il.

En réalité, derrière cette requête, c’est la « captation » par l’ancien chef de l’Etat, depuis 2008, d’une partie de la réserve destinée à accorder des aides aux collectivités territoriales et gérée par la Place Beauvau que vise René Dosière. Situation qui, selon lui, viole la loi et la Constitution.

20 MILLIONS D’EUROS ATTRIBUÉS PAR L’ÉLYSÉE

Rembobinons le film. Nicolas Sarkozy est à l’Elysée depuis plus d’un an lorsque, le 23 octobre 2008, il adresse une lettre au ministre de l’intérieur de l’époque, Michèle Alliot-Marie, pour l’informer qu’il souhaite que les deux tiers des crédits dits de « subventions pour travaux d’intérêt local » soient désormais attribués directement par son cabinet.

De quoi s’agit-il? Dans le cadre du budget voté annuellement par le Parlement, figure le programme 122, intitulé « concours spécifiques et administrations », qui comprend une action 01 dite « aides exceptionnelles aux collectivités territoriales », subdivisée en plusieurs lignes budgétaires dont la ligne « subventions pour travaux divers d’intérêt local ». 

Ces crédits, gérés par le ministère de l’intérieur, permettent d’attribuer aux communes qui en font la demande des subventions exceptionnelles. Dans le projet de loi de finances pour 2012, cette ligne est dotée de 19 millions d’euros en autorisation d’engagement (AE) et de 12 millions d’euros en crédits de paiement (CP). 

Excusez du peu: cela veut dire 12,6 millions d’euros en AE et 8 millions en CP dont l’Elysée s’octroie la disposition à son gré.

Depuis 2008, donc, et sans discontinuer quels que fussent les titulaires de la fonction ministérielle, Nicolas Sarkozy a décidé que l’attribution des deux tiers de ces crédits serait directement gérée par son cabinet, de manière discrétionnaire. Ne manquant pas, en chaque occasion, de souligner par courrier au bénéficiaire qu’il en devait la faveur à ses soins.

POUVOIR DÉCISIONNEL CONTESTÉ

Dans sa requête, René Dosière souligne que « le président de la République ne tient d’aucun texte une habilitation pour s’attribuer un pouvoir de décision relatif à l’usage de crédits affectés au ministère de l’intérieur ». Aussi estime-t-il que « le président de la République s’est attribué, au mépris des dispositions constitutionnelles, un pouvoir décisionnel qui ne lui appartient pas ». 

En conséquence, la décision contestée dans la requête – il avait été impossible pour le député de former un recours sur les décisions antérieures faute d’avoir pu en prendre connaissance dans le délai prescrit de deux mois –, est à ses yeux « entachée d’incompétence ».

Le député de l’Aisne invoque à l’appui de sa requête l’article 19 de la Constitution, selon lequel « les actes du président de la République (…) sont contresignés par le premier ministre et, le cas échéant, par les ministres responsables ». 

Ce contreseing ministériel est la contrepartie de l’irresponsabilité du chef de l’Etat devant le Parlement. En signant seul l’attribution d’une subvention, le président de la République « a donc méconnu l’article 19 de la Constitution », estime René Dosière.

Enfin, il rappelle que, au titre de l’article 24 de la Constitution, « le Parlement vote la loi, contrôle l’action du gouvernement, évalue les politiques publiques ». Il revient donc au Parlement de contrôler l’exécution des lois de finances ainsi que le cadre dans lequel les crédits votés peuvent être utilisés.

Pour toutes ces raisons, le député appelait donc le Conseil d’Etat à annuler la décision visée par la requête. La réponse est venue du rapporteuse public, Emmanuelle Cortot-Boucher. Se refusant à aller sur le fond de la requête, elle a invité le Conseil d’Etat à décliner sa compétence à statuer. 

Elle a estimé que le député n’avait pas qualité à agir en l’espèce et que le Conseil ne pouvait que rejeter sa demande. Ce qui équivaut à une fin de non-recevoir, même si la décision a été mise en délibéré.

Ne reste plus qu’à espérer que le nouveau pouvoir exécutif ne perpétuera pas le privilège que s’était attribué l’ancien.

http://parlement.blog.lemonde.fr/2013/04/12/le-conseil-detat-ferme-les-yeux-sur-le-detournement-de-subventions-ministerielles-par-nicolas-sarkozy/

Publié dans Y'en a marre de Nicolas Sarkozy | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des Impôts et des taxes à tous les étages pour les propriétaires

Posté par ippolito le 13 avril 2013

Impôts et taxes à tous les étages pour les propriétaires

De l’acquisition à la revente, l’immobilier est taxé à chaque étape, que vous soyez propriétaire occupant ou bailleur.

Devenir propriétaire est souvent un long parcours semé d’embûches. Mais une fois le bien de vos rêves trouvé, c’est un autre chemin de croix qui vous guette, celui du fisc.

 Dès l’achat, vous commencez à payer une longue série d’impôts. Et, première difficulté, les droits à acquitter ne sont pas les mêmes suivant la nature du bien. S’il s’agit d’un logement neuf (logement sur plan ou bien datant de moins de 5 ans acquis auprès d’un professionnel), l’opération est soumise à la TVA au taux de 19,6% (20% à compter du 1er janvier 2014). Le prix est alors indiqué toutes taxes comprises (TTC) dans l’acte de vente. En plus de la TVA, l’acheteur supporte aussi la taxe de publicité foncière, calculée sur le prix hors taxes, au taux de 0,71498%.

S’il s’agit d’un bien ancien (ou, depuis le 31 décembre 2012, d’un bien de moins de 5 ans vendu par un particulier), l’acheteur ne supporte pas la TVA mais doit payer les droits d’enregistrement, au taux de 5,09006 %. Ce pourcentage s’applique au prix de vente, et comprend un droit départemental, une taxe additionnelle au profit de la commune et un prélèvement au profit de l’Etat.

Vous devrez également acquitter les honoraires de notaire (les émoluments, dans le jargon notarié). Ainsi, les frais d’acquisition d’un bien immobilier, y compris les droits d’enregistrement, se situent dans une fourchette comprise entre 6 et 10% du prix de vente du bien.

Ensuite, tout au long de la détention du bien, vous devrez acquitter divers impôts. Ainsi, chaque mois d’octobre, les propriétaires payent la taxe foncière, perçue au profit des collectivités locales. Il est toutefois possible de bénéficier d’une exonération temporaire. 

A condition de faire une déclaration en ce sens au plus tard 90 jours après la date d’achèvement du bien, les biens neufs (ainsi que les reconstructions, additions de constructions ou opérations de rénovation lourde) sont exonérés pendant deux ans de la part départementale et régionale, mais pas forcément de la part revenant à la commune, celle-ci pouvant décider de supprimer cet allégement. Les personnes âgées ou invalides disposant de faibles revenus peuvent également bénéficier de mesures d’exonérations ou d’allégement.

Cette taxe s’applique pour l’ensemble de vos biens immobiliers, qu’il s’agisse de votre résidence principale, secondaire ou d’un logement que vous donnez en location. Mais, pour les biens que vous occupez au 1er janvier de chaque année (résidence principale ou secondaire), vous devrez aussi payer la taxe d’habitation.

 Là encore, les personnes disposant de faibles revenus peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération totale ou partielle. Et il vous faudra également acquitter l’ISF si l’ensemble de votre patrimoine (y compris donc vos biens immobiliers) excède 1,3 million d’euros. 

Enfin, n’oubliez pas que si vous laissez vacant volontairement un bien locatif pendant plus d’un an et qu’il se situe dans certaines communes de plus de 50.000 habitants, vous serez susceptible d’acquitter la taxe sur les logements vacants, dont le montant s’élève entre 12,5 et 25% de la valeur locative du bien (telle qu’elle figure sur l’avis de taxe foncière).

Une surtaxe sur les plus-values de plus de 50.000 €

Enfin, au moment de la revente, qu’il s’agisse d’un logement ou d’un terrain à bâtir, le fisc ne vous oubliera pas si vous réalisez une plus-value. Seule la cession de votre résidence principale est exonérée. 

Les autres plus-values sont taxées à 19% (plus 15,5% de prélèvements sociaux), après un abattement pour durée de détention. Celui-ci est égal à 2% par année de détention au-delà de la cinquième, 4% pour chaque année au-delà de la dix-septième et 8% par an au-delà de la vingt-quatrième. Un bien détenu depuis 18 ans bénéficie ainsi d’un abattement de 24%, celui détenu depuis 20 ans de 36%, et celui détenu depuis au moins 30 ans est exonéré d’impôt. 

Attention, les plus-values autres que sur terrains à bâtir peuvent être soumises à une surtaxe en fonction de leur importance. Elle est de 2% lorsqu’elle excède 50.000 €, de 3% si elle dépasse 100.000 €, 4% au-delà de 150.000 €, 5% au-delà de 200.000 € et 6% si elle est supérieure à 250.000 €.

http://www.lefigaro.fr/immobilier/2013/04/11/05002-20130411ARTFIG00669-impots-et-taxes-a-tous-les-etages-pour-les-proprietaires.php

Publié dans Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des mensonges et surtout des menteurs

Posté par ippolito le 13 avril 2013

La République des menteurs

Débâcle. Onze mois de mandat, onze mois de mensonges. Frappé de plein fouet par l’affaire Cahuzac et les soupçons portant sur d’autres proches (Moscovici, Augier…), Hollande est au plus mal. Et la France avec lui. Notre sondage exclusif : Sarkozy seul recours à droite.

Déjeunant à Bercy avec la rédaction de Valeurs actuelles, le 28 février — trois semaines avant sa démission —, Jérôme Cahuzac, évoquant son différend avec François Hollande sur la taxe à 75 % durant la campagne, a eu ce mot : « Ça a été un moment de grande solitude. » Et, joignant le geste à la parole, de mimer celui qui, regardant de tous côtés, cherchait en vain un regard ami vers qui se tourner. 

Devenu, depuis son aveu sur ses comptes en Suisse et à Singapour, un véritable pestiféré, y compris dans son propre camp, l’ancien ministre du Budget peut aujourd’hui mesurer, sans le mimer, ce qu’est réellement un “moment de grande solitude”. Il est loin d’être le seul. L’onde de choc, d’une violence inouïe, s’étend à l’ensemble du pouvoir et de la gauche. Jusqu’à l’Élysée.

Si rien, pour l’heure, ne permet d’affirmer avec certitude que le chef de l’État était au courant des mensonges de son ministre et ami, il a fait montre, au minimum, d’une naïveté coupable.

 Surtout, Hollande, pour n’avoir lui-même cessé de tromper les Français, avant et après son élection, incarne cette République des menteurs aujourd’hui aux affaires (dans tous les sens du terme). 

C’est le lâchage de ses propres électeurs, ou de ce qu’il en reste, qui explique sa dégringolade record dans les sondages (26 % seulement d’opinions favorables dans le dernier baromètre Ipsos-le Point).

Avec le recul, tout semblait écrit : au cours du débat de second tour de la présidentielle qui l’opposait à Nicolas Sarkozy, ce dernier, prémonitoire, avait usé à… douze reprises du mot “mensonge” contre celui qui promettait alors croissance, emploi et « République irréprochable ». « Mais vous avez toujours, c’est terrible, dans votre esprit, le mot “mensonge” », avait même, à un moment, répliqué Hollande. Près d’un an après, ce sont ces mensonges dénoncés par Sarkozy qui plombent le chef de l’État. 

D’où cet étonnant, et justifié, symbole révélé par notre sondage exclusif Ifop-Valeurs actuelles (lire tableau ci-dessous) : au moment même où Hollande, l’homme du parler-faux, est lâché par son camp, Sarkozy, l’homme du parler-vrai, est plus que jamais adoubé par le sien, dont il apparaît comme l’unique recours. 

À la question “Quel est votre candidat préféré pour représenter l’UMP à l’élection présidentielle de 2017 ? ”, 63 % des sympathisants UMP citent son nom, contre 33 % seulement pour l’ensemble des… huit autres personnalités proposées ; et 4 % qui répondent “aucun de ceux-là”.

Non seulement Sarkozy écrase ses concurrents UMP — le second, François Fillon, est… 52 points derrière ! —, mais encore creuse-t-il l’écart avec eux par rapport à la même enquête du mois de mars. Hormis Laurent Wauquiez, qui progresse de manière anecdotique (passant de 1 à 2 %), Alain Juppé, qui stagne en troisième position (9 %), et Valérie Pécresse à la dernière place (1 %), tous les autres régressent :

 Fillon, mais aussi Nathalie Kosciusko-Morizet (malgré son omniprésence médiatique due à sa candidature à Paris), Bruno Le Maire (en dépit du succès de son livre) et Xavier Bertrand, dernier ex æquo. Quant à Jean-François Copé, le président du parti, il n’obtient que… 3 % (— 1 point) des suffrages des électeurs UMP !

Preuve supplémentaire, à travers ce même sondage, du profond discrédit affectant Hollande : tandis que celui-ci est touché par ricochet, et de plein fouet, par le scandale Cahuzac — au point que près de la moitié des sympathisants de gauche (42 %) réclament un remaniement —, Sarkozy, lui, n’est nullement atteint par ses propres démêlés judiciaires. 

C’est même l’inverse. « Alors qu’une part importante de l’électorat de gauche reproche à Hollande y compris des erreurs ou des fautes dont il n’est, a priori, pas directement responsable, Sarkozy progresse au sein de son électorat malgré sa mise en examen dans l’affaire Bettencourt, survenue entre nos deux dernières enquêtes », relève Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. 

Selon celui-ci, « les sympathisants UMP y trouvent même un motif supplémentaire de faire bloc derrière lui » — ceux de gauche s’éloignant, dans le même temps, de celui qu’ils ont élu il y a onze mois…

En plus de sa stratégie (se situer en retrait tout en étant présent) et du profit qu’il tire d’une UMP profondément divisée, où nul n’est parvenu à s’imposer, c’est aussi — autre symbole — parce qu’il incarne précisément le contrepoint du chef de l’État, dont il apparaît l’exact opposé en tout, que Sarkozy progresse autant à droite :

 « Quand les sympathisants UMP le comparent à Hollande, tant dans le style, les idées que la méthode, ils se disent que, malgré ses défauts, il est vraiment très au-dessus de son successeur », poursuit Jérôme Fourquet.

 À l’inverse, à gauche, ce sont les défauts de Hollande qui ont pris le pas, chez ses propres électeurs, sur les qualités qu’ils lui prêtaient : à peine plus d’un sympathisant socialiste, communiste et écologiste sur deux (52 %) font encore confiance à “leur” président !

Pas de meilleur indicateur, ou presque, donc, de l’effondrement du chef de l’État dans l’opinion que la popularité au zénith de son prédécesseur : que Hollande ait tenu ses promesses et permis à la France, sinon de dompter, du moins d’affronter la crise, et l’ancien président, l’ayant accusé de “mensonges”, l’aurait nécessairement payé dans les sondages — y compris dans son propre camp.

 Aujourd’hui, les tromperies et les échecs de Hollande ne font que confirmer le jugement et les prédictions de Sarkozy — notamment à droite.

Croissance, dette, retraites, impôts, copinage dans les nominations, jusqu’aux chiffres manipulés du nombre de manifestants anti-“mariage pour tous”, et désormais cette kyrielle de ministres et proches du chef de l’État — dont son ancien trésorier de campagne, Jean-Jacques Augier — embourbés dans les affaires et les soupçons : il n’est pas un domaine où Hollande et le pouvoir socialiste n’ont trahi leurs engagements et menti aux Français (lire pages suivantes). 

Au moins autant que la persistance de la crise et les terribles statistiques du chômage — plus de mille chômeurs de plus par jour en moyenne depuis son élection ! —, c’est cela, aussi, qui explique l’affolante débâcle du chef de l’État :

 une perte totale de confiance de l’opinion envers l’exécutif rejaillissant, à travers lui, sur l’ensemble de la classe politique — au profit, notamment, du Front national (lire ci-dessous).

C’est bien, comme l’a dit Fillon, à une « crise de régime », sans précédent depuis 1958, à laquelle nous assistons aujourd’hui. Que les électeurs UMP le ressentent et poussent Sarkozy à remonter sur son cheval, rien de plus normal.

 Que plusieurs responsables de l’opposition ciblent aujourd’hui le nouveau maillon faible du gouvernement, Pierre Moscovici (lire ci-contre), en réclamant un remaniement, voire une dissolution de l’Assemblée, rien, encore, que de bonne guerre. 

Alors député PS, Jérôme Cahuzac lui-même ne réclamait-il pas, en 2010, en pleine affaire Woerth, de « redemander au peuple de faire des choix », dénonçant dans le climat de l’époque « une crise de régime, une crise politique, une crise morale » ? 

Mais que la gauche elle-même, nombre de ses élus mais aussi sa presse se mettent à leur tour à tirer encore plus fort que la droite contre leur propre camp (ainsi de Libération, accusant Laurent Fabius sur la foi de rumeurs) témoigne de l’état de déliquescence atteint, aujourd’hui, par le pouvoir socialiste.

Titre de l’éditorial du Monde du 4 avril consacré à la « bombe Cahuzac » : « Ce mensonge qui ouvre une crise démocratique ». Rien de moins. Extrait : « Depuis dix mois, la perte de crédit du chef de l’État était déjà profonde et handicapait son action. Elle risque de devenir abyssale, paralysante. […] 

À la crise économique et sociale dans laquelle est plongée la France, au climat politique qui avait pris un tour délétère depuis peu, s’ajoute désormais une profonde crise démocratique, tant le plus élémentaire contrat de confiance entre le peuple et ses gouvernants est rompu. » Après avoir tant menti aux Français, Hollande ne peut se mentir à lui-même : onze mois seulement après son élection, son mandat est déjà plus qu’un échec. Une faillite.

http://www.valeursactuelles.com/république-des-menteurs20130409.html

Publié dans Y'en a marre des mensonges, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’euro et surtout de l’Europe

Posté par ippolito le 13 avril 2013

L’euro entraîne l’Europe à sa perte

Même si la guerre ne se profile pas encore à l’horizon, diviser la zone euro maintenant serait toujours mieux que d’avoir à en ramasser les morceaux plus tard.

Pour l’Union européenne, la belle époque a-t-elle déjà pris fin? Il y a à peine quelques mois, après avoir reçu le prix Nobel de la paix, elle pouvait encore se vanter de n’avoir connu aucun conflit majeur pendant des dizaines d’années, d’avoir accueilli les anciens Etats satellites soviétiques, et d’avoir développé un commerce intérieur en plein essor. 

Mais de nos jours, la plus grosse erreur que l’UE a commise, l’euro, menace de diviser l’Union.

En 1999, les différentes monnaies fortes présentes dans le nord de l’Europe ont fusionné avec les monnaies moins solides du sud pour former une toute nouvelle devise censée être plus forte que toutes celles qu’elle remplaçait. 

Sous le joug de la Banque centrale européenne (BCE) de Francfort, l’euro avait pour objectif de devenir une monnaie de réserve capable de rivaliser avec le dollar, ce qu’il a fait. 

Et même si les pays du nord de l’Europe, réputés prudents, n’ont pas toujours su maîtriser leur déficit, ils ont tout de même réussi à survivre au pire de la récession mondiale. 

Cependant, la prodigalité des pays du sud et leurs systèmes bancaires défectueux ont créé un foyer de crise qui s’étend sur plus de 3.700km, de Lisbonne à Nicosie.

Ces crises auraient pu être contenues bien plus rapidement si les pays concernés (la Grèce, le Portugal, l’Espagne, et maintenant Chypre, bientôt la Slovénie, et peut-être même l’Italie, pour la deuxième fois) avaient conservé leur propre monnaie. 

Mais tous utilisent l’euro, ce qui signifie que leur politique monétaire se décide à Francfort, au sein de la BCE. Au lieu de dévaluer leurs monnaies pour stimuler leur commerce d’exportation et faciliter le remboursement de leurs dettes, tous ces pays ont dû subir l’austérité fiscale, la déflation, et surtout, dans le cas de Chypre, la perte de capitaux.

Les Européens du sud sont mécontents, et ça se comprend. En effet, les affronts quotidiens qu’ils subissent à cause de leur calvaire économique seraient déjà suffisamment graves s’ils venaient de l’intérieur. 

Mais les pays du sud ont aussi l’impression agaçante que les bureaucrates et les politiciens de Francfort, Bruxelles, et autres capitales européennes sont à l’origine de leurs difficultés. 

Il n’y a pas si longtemps, certains de ces bureaucrates et politiciens convainquaient les pays du sud d’adopter l’euro, tout en ayant parfaitement conscience de leurs situations fiscales parfois douteuses.

La montée des extrêmes

Des opérateurs rusés n’ont pas hésité à exploiter ce climat d’hypocrisie et de privation économique, sans omettre une part généreuse de résonance historique. Les partis aux extrêmes de l’échiquier politique ont gagné des adhérents et le nationalisme est devenu un courant fort aussi bien à gauche qu’à droite. Ainsi, dans la plupart des pays du sud de l’Europe, l’équilibre des pouvoirs politiques a commencé à se fissurer.

Pour avoir une bonne idée de la gravité de cette fissure, on peut recourir à l’Indice de Herfindahl, que les économistes utilisent pour mesurer la part de marché que les entreprises représentent dans une industrie donnée. 

Lorsqu’on l’applique à un parlement, l’index prend en compte les sièges qu’occupent les différents partis; les valeurs les plus élevées indiquent une concentration de pouvoir plus forte.

Voilà comment l’index a évolué dans les pays du sud de l’Europe qui ont imposé l’austérité après que la crise économique mondiale a commencé en automne 2008 (quand c’est nécessaire, la Chambre basse du parlement est également mesurée):

Dans ces quatre pays, la concentration de pouvoir qui a suivi des restrictions budgétaires dans le secteur public et ou d’autres mesures d’austérité a chuté. Les partis des extrêmes ont gagné du pouvoir aussi bien à gauche qu’à droite, du parti ultranationaliste de l’Aube Dorée en Grèce au parti séparatiste basque de gauche de l’Amaiur en Espagne. 

Naturellement, les partis centristes qui sont au pouvoir ont répliqué devant la menace des partis des bordures de l’échiquier politique. En Espagne, par exemple, le Parti populaire est en train de légaliser la corrida dans tout le pays, en exaspérant les Catalans et les Canariens qui avaient rendu cette pratique illégale.

Les répercussions politiques des imperfections de l’euro ne se limitent pas au sud de l’Europe: en Angleterre, le Parti conservateur a fait appel à toute sa rhétorique eurosceptique en réponse à l’augmentation de pouvoir des partis qui sont opposés à l’appartenance du pays à l’Union européenne. En Allemagne, bien que le pays soit un véritable pivot pour la zone euro, un nouveau parti a proposé d’abandonner la monnaie commune tout en restant un membre de l’union politique.

Fin mars, Jorgo Chatzimarkakis, un membre allemand du Parlement européen d’origine grecque, a affirmé que Bruxelles et Francfort avaient déjà réveillé les «démons nationalistes» de l’Europe. 

Pour sauver l’euro et l’union, il a proposé de remplacer l’austérité par la «solidarité» en organisant une grande redistribution au profit des pays en crise. 

Pourtant, et même si certains pays du nord de l’Europe ont déjà contribué aux subventions apportées aux pays du sud dans le budget interne de l’Union européenne, ce genre de geste de solidarité ne fait pas l’unanimité, surtout parce que les pays du sud sont considérés responsables de leurs propres problèmes.

Le mieux n’est pas à venir

Sur le long terme, ces problèmes ne vont faire que s’aggraver. Au sud, les gouvernements ont lourdement augmenté les obligations de pension pour les futurs retraités, et n’encouragent pas vraiment l’entreprenariat et l’innovation. 

De manière générale, les habitants du sud de l’Europe rencontrent des risques plus importants et des opportunités moins nombreuses que leurs voisins du nord. Même si l’euro survit à la crise actuelle, ses chances de succès vont continuer à s’affaiblir. 

Comme je l’ai précédemment écrit ici, l’euro était censé rapprocher les pays de l’Union européenne, en facilitant le commerce et en synchronisant leurs décisions économiques. 

Mais parce que l’euro a également allongé et aggravé les crises économiques, il a créé une opportunité pour ceux qui sont opposés aux principes fondateurs d’égalitarisme et de respect mutuel de l’Union de faire entendre leur voix.

Un de mes anciens conseillers académiques, Martin Feldstein, avait prédit en 1997 que l’euro «changera(it) la face politique de l’Europe d’une manière qui pourrait conduire à des conflits». Il ajoutait:

«L’idée d’une guerre intra-européenne est répugnante mais pas impossible. Les conflits à propos des politiques économiques et l’interférence de la souveraineté nationale pourraient renforcer de vieilles animosités fondées sur l’Histoire, la nationalité, et la religion.»

Même si la guerre ne se profile pas encore à l’horizon, diviser la zone euro maintenant serait toujours mieux que d’avoir à en ramasser les morceaux plus tard.

Daniel Altman
Traduit par Hélène Oscar Kempeneers

http://www.slate.fr/tribune/70191/euro-perte-europe

Publié dans Y'en a marre de l'Europe | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN