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Y’en a marre de la rigueur budgetaire surtout à cause d’une erreur de calcul

Posté par ippolito le 19 avril 2013

Et si une erreur de calcul avait imposé la rigueur budgétaire?

Trois économistes américains viennent de démontrer qu’une célèbre étude de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff avait abouti à un résultat faux à cause d’une erreur de tableur Excel. 

Les auteurs avaient démontré qu’une dette publique supérieure à 90% du PIB engendrait, en moyenne, une récession de 0,1%. 

Problème, en refaisant les calculs, le résultat serait en fait un taux de croissance de …2,2%. Un « bug » qui tombe à pic au moment où le débat sur les dommages collatéraux de la rigueur budgétaire rebondit.

L’erreur est humaine, mais aussi… informatique. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est ce que viennent de démontrer trois universitaires américains au sujet d’une influente étude signée en 2010 par deux économistes de renom qui s’avèrerait être en fait truffée « de graves erreurs ».

L’étude controversée est l’oeuvre de deux économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, ancien chef économiste du Fonds monétaire international entre 2001 et 2003. Dans leurs travaux publiés en 2010, les deux experts avaient conclu que les périodes où la dette publique des pays riches avait dépassé 90% de leur produit intérieur brut correspondaient, en moyenne, à des récessions.

Dans le détail, les auteurs assuraient que la dette publique avait un impact limité sur le taux de croissance, tant que celle-ci ne dépassait pas 90% du PIB. D’après leur étude, sur la période de 1790 à 2009, la croissance passerait d’environ 3% à 1,7% une fois le seuil critique franchi. 

Mais s’agissant de la période d’après-guerre, la chute de la croissance serait plus vertigineuse puisque l’étude montre qu’elle tombe alors à -0,1% lorsque la dette dépasse 90% du PIB. 

Publiée en plein coeur de la crise de la zone euro, cette étude a été abondamment commentée. Pour l’économiste Eric Heyer (Observatoire français des conjonctures économiques), l’étude de Reinhart et Rogoff ne repose « sur aucune démonstration sérieuse ».

 Il s’agit selon lui « d’un résultat issu de données historiques, et non d’une analyse économique ». Pourtant, cette étude a beaucoup servi de référence. Or, c’est cette période d’après-guerre qui a surtout retenu l’attention.

 A titre d’illustration, le vice-président de la Commission européenne, Olli Rehn, y avait fait référence, dans une lettre datée du 13 février adressée aux ministres européens des Finances. Olli Rehn expliquait ainsi que lorsque la dette dépassait le seuil critique de 90% du PIB, cela avait un impact négatif sur l’économie et entrainait un ralentissement de la croissance pendant de longues années. 

Problème: les travaux publiés cette semaine par les trois économistes du Massachusetts aboutissent à une conclusion radicalement différente. 

Pour l’anecdote, « tout cela est parti du travail d’un de nos étudiants qui n’arrivait pas aux mêmes résultats que Rogoff et Reinhart », a expliqué Michael Ash, professeur d’économie à l’Université Amherst du Massachusetts. 

Avant de poursuivre: « nous avons travaillé dur sur la question pour finir par découvrir qu’ils avaient commis une série d’erreurs ». 

En étudiant la même période, les trois économistes estiment que la croissance économique des pays avec ce ratio de dette a en réalité été de +2,2%. 

Dans leurs travaux, les économistes montrent ainsi que lorsque la dette est comprise entre 90 et 120% du PIB, la croissance serait alors de 2,4% et qu’elle serait de 1,6% lorsque la dette dépasserait 120% du PIB.

Dans leur étude, les trois universitaires accusent leurs collègues d’Harvad d’avoir procédé « à un tri », en omettant de compter certaines cellules du tableur Excel utilisé dans leurs calculs. Les auteurs auraient ainsi laissé de côté certaines données comme le montre le tableau ci-dessous. 

Par conséquent, les trois économistes assurent que leurs nouvelles conclusions doivent conduire à revoir « les objectifs d’austérité » défendus en Europe ou aux Etats-Unis. « Ce serait vraiment une très mauvaise décision pour un gouvernement d’utiliser ce seuil de 90% », estime Michael Ash.

Mis en cause, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont reconnu une erreur de codage informatique, tout en se défendant. Ils ont ainsi justifié l’absence de certaines données en expliquant qu’il s’agissait d’une étude progressive qu’ils avaient d’ailleurs mise à jour avec des données récentes en 2012. 

Les auteurs ont également relativisé leur erreur dans le Wall Street Journal, assurant que les résultats de cette nouvelle étude étaient du « même ordre » que leurs propres conclusions s’agissant des données pays par pays. 

Les auteurs arguent que leurs calculs de taux moyens et de taux médians n’étaient pas en contradiction avec la contre-étude. Les auteurs en profitent ainsi pour rappeler qu’ils avaient calculé que, lorsque la dette dépasse 90% du PIB, le taux de croissance médian était de 1,9% pour la période 1790-2009 et de 1,6% pour la période d’après-guerre.

De son côté, le Prix Nobel d’économie Paul Krugman a renoncé à prendre leur défense en jugeant, sur son blog, leur réponse « vraiment très mauvaise ».

Une corrélation et non une causalité

Mais comme le rappelle The Economist, plusieurs études ont déjà été faites sans qu’elles ne parviennent à concorder vers un même résultat. Un document du FMI datant de 2010 se présente ainsi comme « une preuve » qu’il existe un seuil de 90%, quand une étude présentée par la Banque des règlements internationaux en 2011 identifie pour sa part un seuil de 85%. 

En revanche, une autre analyse du FMI publiée en 2012 a finalement conclu qu’ »il n’y avait pas de seuil particulier qui précède toujours les performances de croissance inférieure à la normale », note l’hebdomadaire américain. 

Reste la question de la causalité. A ce propos, notons que les auteurs incriminés ont tenu à rappeler qu’ils avaient pris garde de ne parler que « d’association » et non de « causalité » pour évoquer l’existence d’une corrélation entre croissance et dette publique.

Et justement. Ne serait-ce pas le ralentissement de la croissance qui serait à l’origine d’un accroissement de la dette publique et non l’inverse?

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130418trib000760224/et-si-une-erreur-de-calcul-avait-impose-la-rigueur-budgetaire.html

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Y’en a marre du patrimoine de nos ministres

Posté par ippolito le 19 avril 2013

Les perles des déclarations de patrimoine des ministres

Voici toutes les perles trouvées dans les déclarations de patrimoine des ministres.

Tous les ministres ont répondu, dans les formulaires normalisés de déclaration de patrimoine, à la question sur leur date de naissance.

Tous, sauf Yamina Benguigui. Renseignement pris, elle est née en 1959. Faut pas avoir honte d’être jeune.

Laurent Fabius n’est pas un ancien ministre du Budget pour rien: pour réduire son impôt sur le revenu, il a eu recours au Préfon, un mécanisme de retraite surcomplémentaire réservé aux fonctionnaires, et, pour réduire son ISF, à des souscriptions au capital de sociétés innovantes.

Manuel Valls, le ministre de l’ Intérieur, a un compte courant créditeur de seulement 108 euros. A peine de quoi inviter sa femme au restaurant.

Victorin Lurel, le ministre des Outre-Mer, possède des comptes courants créditeurs de 345 000 euros et d’épargne pour 70 000 euros. Il y a pourtant là de quoi largement rembourser ses emprunts, qui atteignent 291 261 euros. Mais il préfère continuer à payer des intérêts aux banques. Comprenne qui pourra.

La Verte Cécile Duflot oublie de préciser la valeur actuelle des 70% de la maison qu’elle possède dans les Landes. Elle se contente de préciser qu’elle a été acquise en 2008 pour 168 000 euros. Les prix de l’immobilier se sont écroulés dans les Landes ?

Michèle Delaunay, la ministre des Personnes âgées, qui affiche le 2èème plus gros patrimoine, avec 5,24 millions d’euros, après Fabius et ses 6,55 millions, dispose avec son mari de 23 comptes bancaires ou produits d’épargne. Elle a du mérite de s’y retrouver.

Michel Sapin, le ministre du Travail, a acquis par héritage pas moins de 433 ha de terres agricoles et de forêts. C’est lui que Hollande aurait dû nommer à l’ Agriculture à la place de Le Foll.

Première adjointe de Delanoë et candidate à sa succession, Anne Hidalgo a rendu publics ses revenus nets d’impôts, soit 5000 euros. Une façon habile de cacher qu’elle cumule ses indemnités d’élue avec une retraite de fonctionnaire prise à 52 ans, en 2011 ( voir Anne Hidalgo, retraitée à 53 ans). Le cumul emploi-retraite, ça aide pour les fins de mois.

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/les-perles-des-declarations-de-patrimoine-des-ministres/

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Y’en a marre des fonctionnaires qui eux continuent de faire le plein

Posté par ippolito le 19 avril 2013

Salaires : les fonctionnaires continuent à faire le plein
  
Selon l’Insee, le salaire net moyen, en hausse de 0,8%, atteignait 2 459 euros en 2010 dans la fonction publique d’Etat. La rémunération des agents de l’État est au moins supérieure de 14 % à celle du secteur privé (20 % pour les employés).

« Ya bon » d’être rond-de-cuir ! Premier poste de dépenses tricolore, le traitement et les pensions des 2,5 millions de fonctionnaires d’État, ont progressé de 0,8 % en euros constants en 2010.

Si les dépenses en personnel de l’Etat ont globalement reculé de 2,3%, c’est d’abord à cause du transfert de près de 50.000 fonctionnaires vers les universités.

Cet effet cosmétique ne se reproduira pas en 2011 et en 2012, le gouvernement Ayrault ayant, par ailleurs, renversé le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Toxicité de la garantie individuelle de pouvoir d’achat

En 2010, le salaire net médian de la fonction publique s’élevait à 2254 euros par mois. Selon l’Insee, le salaire net moyen des femmes en 2010 est inférieur de 13,9 % à celui des hommes mais l’écart tend à régresser.
Malgré le gel du « point d’indice », le pouvoir d’achat des fonctionnaires a profité de l’augmentation des primes et des « rémunérations annexes ».
Selon l’Insee, ces primes incluent notamment les indemnités Gipa (garantie individuelle de pouvoir d’achat) versées pour la période 2005-2009.

En 2010, la Gipa a coûté 44,2 millions d’euros à l’État. Près de 55.000 personnes se sont partagées la cagnotte à hauteur de 804 euros, en moyenne, par bénéficiaire.
Pour leur part, les indemnités liées au paiement d’heures supplémentaires ont fait un bond significatif : + 8,2%.

Les hausses de salaires en 2010 ont été plus importantes (+ 3,3%) pour les 10 % de salariés gagnant moins de 1 630 euros. Les 10 % d’agents les mieux rémunérés (salaire net supérieur à 3 456 euros) se contentant de + 0,5 % en euros constants.
Hausse du point d’indice ?

Ces chiffres ne manqueront pas d’être utilisés par le ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu qui voit les syndicats de la fonction publique pleurer à sa porte afin d’obtenir un relèvement du « point d’indice », la brique de base servant à définir les salaires.

La fermeté s’impose puisque le pouvoir d’achat des fonctionnaires s’arrondit quand celui de la plupart des Français baisse !
En 2008, le salaire moyen des agents de l’État était déjà supérieur de 14 % à celui du secteur privé (20 % pour les employés).

Depuis l’écart n’a fait que se creuser. Pour les années 2009 et 2010, la différence d’évolution des salaires publics et privés a encore augmenté, passant à 2 % par an.

Pour les contribuables, l’avenir est sombre : d’après l’Insee, la hausse du niveau de qualification des nouveaux fonctionnaires continuera à creuser la charge salariale de l’Etat même si les nouveaux venus gagnent proportionnellement moins que leurs aînés.

Cette situation est aberrante. Au lieu de réduire la rémunération des fonctionnaires pour améliorer sa situation budgétaire, l’Etat relance les recrutements et alourdit le poids d’une caste de privilégiés absorbant 13,5 % du PIB français contre 7,5 % en Allemagne.

L’inspection générale des finances a récemment préconisé d’économiser 5 milliards d’euros par an, notamment en rabotant le salaire des fonctionnaires. L’Etat est resté sourd à cette préconisation.

Dans ce contexte, inutile  de se demander pourquoi l’Allemagne renoue avec la croissance lorsque le FMI prédit une récession en France pour 2013 !

http://www.lecri.fr/2013/04/17/salaires-les-fonctionnaires-continuent-a-faire-le-plein/39930

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Y’en à marre des fonctionnaires de Bercy et du ministère du travail

Posté par ippolito le 19 avril 2013

Qui paye la thalasso des patrons de la Direccte ?

En temps de crise, chacun se doit de participer à l’effort commun. En Bretagne, les patrons de la Direccte, une direction régionale qui regroupe des fonctionnaires de Bercy et du ministère du Travail, ont bossé dur, les 4 et 5 avril: ils étaient en séminaire… à la thalasso de Carnac.

La directrice de la Direccte, 9 autres grands chefs et un consultant extérieur ont planché dans le Resort Hôtel, 3 étoiles, un havre de paix avec “parcours aquatique à 33°C, piscine d’eau de mer chauffée, hammams, saunas et solariums“, vante le site internet de l’établissement.

Mais nos forçats de la Direccte n’ont pas roupillé dans les bains d’algues: “ce séminaire s’inscrit dans un programme national qui vise à évaluer la réforme des Direccte. 

Nous n’avons pas arrêté de travailler du jeudi midi au vendredi midi“, soupire la directrice, Elisabeth Maillot-Bouvier. Et même pas un sauna pour décompresser à l’apéro ? A se demander pourquoi les 2 demi-journées de boulot n’ont pas eu lieu dans un vulgaire bureau de l’administration.

 Pour les séminaires, l’hôtel propose un forfait, “avec accès libre au spa marin“, pour 165 euros par nuit et par tête de pipe. “Mais nous avons eu un prix“, assure la direction.

Le 14 mars, en réunion avec les syndicats, les mêmes chefs avaient dressé un tableau apocalyptique de la situation financière, appelant le personnel à économiser la moindre goutte d’encre et de carburant: “on nous a expliqué qu’on n’était pas sûrs de pouvoir boucler l’année, et, 3 semaines après, la direction part en thalasso !” s’étrangle un représentant de Sud Bretagne. Jaloux, va…

Notre directrice de la Direccte, elle, ne comprend pas qu’on en fasse un plat d’huîtres et balance les petits camarades: “8 autres directions régionales participent à ce programme et tiennent aussi des séminaires.” Avec ou sans bains à remous ?

source: le canard enchainé

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/qui-paye-la-thalasso-des-patrons-de-la-direccte/

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