Y’en a marre de Cahuzac mais surtout des mensonges et des secrets de polichinelle

Posté par ippolito le 24 mai 2013

Cahuzac : le fisc savait depuis 2001, selon Gonelle

Devant la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du compte en Suisse, le premier détenteur de l’enregistrement de Jérôme Cahuzac dit avoir alerté l’administration dès 2001, par l’intermédiaire de l’un de ses proches.

Y-a-t-il eu dysfonctionnement de l’Etat dans l’affaire Cahuzac ? C’est la question à laquelle tente de répondre la commission d’enquête parlementaire, présidée par le député Charles de Courson, et dont les travaux ont débuté ce mardi. 

Sa mission : retracer et comprendre les événements qui ont eu lieu entre le 4 décembre 2012, date des premières révélations de Mediapart sur l’existence d’un compte suisse appartenant à l’ancien ministre, et le 2 avril 2013, jour des aveux et de la mise en examen de ce dernier. 

Protagoniste très attendu, Michel Gonelle, ancien rival politique de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, a répondu aux interrogations des députés dès 16 heures. 

Une audition qui, suite aux nombreuses questions, a «dérapé de plus d’une heure», selon les propos du président; retardant l’audition suivante de la directrice de cabinet de Jérôme Cahuzac à Bercy, Amélie Verdier.

«Troisième voie»

Pendant plus de deux heures, les députés de la commission ont cherché à retracer les initiatives prises par Michel Gonelle, dès 2000, date à partir de laquelle il était en possession de l’enregistrement de la voix de Jérôme Cahuzac évoquant son compte en Suisse. 

Michel Gonelle explique avoir écarté à l’époque l’option de parler aux médias. De même, il ne choisit pas non plus de se tourner vers le procureur de la République. Un point qui lui sera à plusieurs reprises reproché par les membres de la commission. 

C’est en dehors de toute procédure officielle que Michel Gonelle a donc trouvé ce qu’il nomme «une troisième voie» : informer, au printemps 2001, un fonctionnaire des impôts, faisant partie de son «cercle intime», qui avec son accord, s’est chargé de relayer l’information à la Direction nationale d’enquêtes fiscales (DNEF).

Une révélation qui implique un nouvel acteur dans l’affaire, dont Michel Gonelle n’a pas souhaité donner l’identité, tout en offrant suffisamment de détails à son sujet. L’avocat a par ailleurs évoqué d’autres noms au cours de son audition : 

celui notamment d’un responsable de la DNEF de Bordeaux, qui aurait eu connaissance du dossier. Autre acteur évoqué, Jean-Louis Bruguière, à qui il a confirmé avoir remis une copie de l’enregistrement, de manière non préméditée, lors d’une visite privée du magistrat, fin 2006.

Ainsi, sur les deux supports CD de l’enregistrement de Cahuzac, Michel Gonelle a précisé que l’un était resté en sa possession, l’autre étant parti entre les mains de Jean-Louis Bruguière. Lequel des deux s’est retrouvé dans les bureaux de Mediapart ?

 La commission n’a pas réussi à obtenir de réponse à ce sujet. Michel Gonelle a formellement démenti avoir transmis ce support à qui que ce soit d’autre, tout en ajoutant qu’il n’envisageait pas que Jean-Louis Bruguière ait pu donner le sien. «Mais son exemplaire a dû circuler», a-t-il ajouté. Le président de la commission, après avoir consulté ses collègues, a donc proposé que Jean-Louis Bruguière soit également entendu par la commission.

Tour à tour prolixe et évasif, Michel Gonelle a laissé planer le flou sur les démarches qu’il a pu entreprendre. Au point d’irriter les députés présents : «Vous avez fait une utilisation oblique, voire détournée, de l’administration. 

A aucun moment vous n’avez saisi directement la justice ou l’administration fiscale», s’est agacée Marie-Françoise Bechtel. Face aux reproches récurrents, l’avocat a gardé la même défense pendant toute l’audition. Evoquant le manque de certitudes d’abord sur les faits reprochés à l’ancien ministre. 

Mais plus encore, la crainte de se retrouver sur la place publique et le risque de représailles juridiques: «Cahuzac, ce n’est pas un adversaire comme les autres. Si on fait un pas de travers, il sait répliquer».

Michel Gonelle est aussi revenu sur son entretien avec un membre du cabinet de François Hollande, qui lui aurait conseillé l’immobilisme suite aux révélations qu’il était venu lui apporter : «Une porte se fermait, j’en ai été déçu», a-t-il soutenu.

 Alors, il n’en démord pas : «Moi et mon entourage avons eu une attitude parfaitement républicaine.» Ce qui n’est pas l’avis des députés, notamment de Jean-Marc Germain qui s’est montré plus incisif, reprochant à Michel Gonelle de n’avoir donné aucune explication convaincante : 

«Nous sommes gênés. Vous n’avez pas fait votre devoir de citoyen.» Ce à quoi Michel Gonelle a répliqué : «Je n’ai pas la prétention d’être l’Etat. Vous instruisez mon procès mais je ne crois pas que ce soit moi qui ai fait les choses les plus graves dans cette affaire».

«Secret de Polichinelle»

Mardi matin, dès 9 heures, Edwy Plenel, patron de Mediapart, avait, le premier, pris la parole face aux membres de la commission d’enquête parlementaire: «La seule limite à notre témoignage sera le secret des sources», avait-il précisé. 

Comme attendu, aucun nom n’aura donc était évoqué. Mais, selon les deux journalistes du site, Edwy Plenel et Fabrice Arfi, la liste des témoins est longue. «Il est normal qu’ils aident le travail journalistique», a souligné Edwy Plenel, en faisant référence aux responsables et membres de cabinets qui avaient joué un rôle dans la révélation de l’affaire. 

Pas de noms, mais des pistes : DCRI, ex-DST, DGSE, douane, nombreux sont ceux qui, selon Fabrice Arfi, auteur de l’enquête de Mediapart, pourraient avoir des choses à raconter.

«Amateurisme», «instrumentalisation» : les deux journalistes n’ont pas mâché leurs mots à l’égard du gouvernement, et notamment du ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici : «Nous attendons qu’il admette qu’il a fait une erreur», a lancé Edwy Plenel à la commission. 

Accusé d’avoir «mal travaillé», le patron de Bercy n’est pourtant pas le seul incriminé par les journalistes qui s’en sont pris à tout un système : «Un pouvoir exécutif tétanisé, un pouvoir législatif coalisé, enfin, un pouvoir judiciaire immobile.». 

Un lourd bilan prononcé par le président de Mediapart à l’encontre de l’Etat qui n’aurait pas joué son rôle face à ce qu’il qualifie de «secret de Polichinelle». Même constat de Fabrice Arfi : «Depuis le début des années 2000, l’appareil d’Etat avait reçu des informations sur l’existence d’avoirs cachés.»

Plaidant pour une grande loi sur la liberté d’information, prenant en exemple le Freedom of Information Act américain, Edwy Plenel a appelé, en concluant son audition, les députés de droite comme de gauche à adopter «une logique de majorité d’idée» et à ne pas être dans un affrontement partisan autour des révélations journalistiques. «Si la commission d’enquête pouvait tirer cela vers le haut, le travail de Mediapart n’aura pas était vain», a-t-il conclu.

Par AMANDINE CAILHOL

http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/21/cahuzac-le-fisc-savait-depuis-2001-selon-gonelle_904571

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Y’en a marre des incertitudes sur la réforme des retraites

Posté par ippolito le 23 mai 2013

Retraites : les derniers indices sur la réforme encore flous

Avec un déficit cumulé de 21,3 milliards d’euros, les retraites devraient faire l’objet d’une nouvelle réforme. Mais le gouvernement reste flou sur ses intentions.

La négociation programmée au printemps 2013 entre les partenaires sociaux sur la question des retraites approchant, de plus en plus de spéculations voient le jour sur la nature d’une hypothétique réforme à venir. 

Quel levier sera activé cette fois pour tenter de réduire un déficit cumulé qui dépasse aujourd’hui les 20 milliards d’euros selon les derniers chiffres du Conseil d’orientation des retraites (Cor) ? 

Va-t-on demander aux actifs de cotiser plus ? Aux séniors de partir plus tard à la retraite ? Aux retraités de se serrer la ceinture en baissant le montant des cotisations ? Lundi 28 janvier, Najat Vallaud-Belkacem indiquait tout simplement sur RMC et BFMTV qu’aucune de ces options n’était envisagée.

  »N’est à l’ordre du jour ni le fait de travailler plus longtemps, ni le fait de réduire les pensions, ni le fait d’augmenter les cotisations », assurait la porte-parole du gouvernement face à Jean-Jacques Bourdin. Comment alors réduire le déficit du régime général, toujours dans le rouge écarlate malgré la réforme de 2010 ? Point de réponse.

A la sortie du Conseil des ministres le mercredi 30 janvier, Najat Vallaud-Belkacem est brièvement revenue sur sa position. La ministre a prudemment indiqué qu’il fallait « bien se garder d’une vision paramétrique d’une réforme des retraites ». 

Plus explicitement, mais sans donner vraiment de détail, la porte-parole du gouvernement a affirmé que « réduire la réforme à la simple question de savoir si nous allons choisir l’un de ces paramètres et le modifier de façon aveugle est loin de représenter la réalité de ce que nous sommes en train de faire ». Une légère révision tout de même comparé à l’assurance de l’avant-veille.

De fait, avec de plus en plus de retraités mais aussi de moins en moins d’actifs cotisants (la faute au chômage notamment), la réforme devra nécessairement se baser sur l’un des trois paramètres cités, si ce n’est sur les trois à la fois. La conférence sociale prévue en juillet sur le financement de la protection sociale ne pourra faire l’impasse sur ces thèmes hautement sensibles. 

D’autant plus sensible que le Medef a déjà dévoilé sa position : le patronat préconise de repousser à 63, 65, voire 67 ans, l’âge de départ à la retraite. Un allongement de la durée de cotisation à 43 annuités a aussi été évoqué. Un gel des pensions ou la fin de leur indexation sur l’inflation est aussi sur la table pour tenter de contenir l’hémorragie.
 
La rédaction, L’Internaute

http://www.linternaute.com/argent/epargne/retraites-les-derniers-indices-sur-la-reforme-encore-flous-0113.shtml

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Y’en a marre de la gestion defaillante de l’éducation nationale et surtout de Hollande et de Peillon

Posté par ippolito le 23 mai 2013

La Cour des comptes critique la création de 60 000 postes dans l’Education nationale

Dans un rapport très attendu, la Cour des comptes estime que l’Education nationale ne souffre pas d’un manque de moyens mais d’un problème de « gestion défaillante ». Un rapport qui tombe mal pour Vincent Peillon, en remettant en cause la politique éducative engagée depuis un an. 

« L’Education nationale ne souffre pas d’un manque de moyens ou d’un nombre trop faible d’enseignants, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants ». Tel est le principal constat de la Cour des comptes dans un rapport rendu public mercredi 22 mai et intitulé « Gérer les enseignants autrement ». 

La publication de ce rapport tombe mal: le ministre Vincent Peillon vient de signer un protocole avec les organisations syndicales sur la revalorisation des salaires enseignants. 

Et sa loi de refondation de l’école républicaine, à l’examen au Sénat cette semaine, prévoit le recrutement de 60 000 postes supplémentaires en cinq ans dans l’Education nationale, promesse de campagne de François Hollande. 

Un diagnostic connu

Les propos et le constat de la Cour ne sont pas neufs. Depuis le rapport Pochard, remis en 2008 à Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos, la question de la gestion des 837 000 enseignants est l’un des enjeux majeurs des politiques éducatives. 

Les solutions sont connues: réformer les décharges horaires des enseignants -projet envisagé par Gilles de Robien, ministre de Jacques Chirac, et enterré par Nicolas Sarkozy dès son arrivée au pouvoir-, modifier le statut des enseignants, inchangé depuis 1950, et leurs obligations réglementaires de service, améliorer les suivis de carrière, les affectations des enseignants et professionnaliser leur évaluation, développer enfin une véritable politique de ressources humaines.  

La Cour souligne que cette « bonne gestion » constitue un enjeu primordial de maîtrise de la dépense publique: les enseignants pèsent lourd dans les comptes publics, près de 49,9 milliards d’euros de masse salariale en 2011, soit 17% du budget de l’Etat.  

Affectations, rémunérations et obligations de service

Outre une politique éducative fondée essentiellement sur l’attribution de moyens supplémentaires, la rue Cambon critique « l’articulation incohérente entre les obligations réglementaires de service (ORS) et les missions légales des enseignants ». 

En d’autres termes, les ORS ne recoupent pas l’ensemble des missions des enseignants qui incluent aussi la préparation des cours, les corrections, le suivi des élèves, l’accompagnement personnalisé, les relations avec les parents, le travail en équipe, la correction des examens, les formations… 

Autre point de tension: l’affectation des enseignants, « inadaptée aux besoins des élèves et aux exigences des postes ». « Le système ne tient pas compte des profils des enseignants: en 2011, 65 % des néo-titulaires du second degré ont été affectésen établissement difficile ou comme remplaçants, contre 33% pour le reste des enseignants ». 

« Ce système favorise l’instabilité des enseignants débutants et encourage peu la mobilité des enseignants expérimentés », pointe encore la Cour. A 30 ans d’ancienneté, un enseignant est présent en moyenne depuis 20 ans dans son établissement. Enfin, rappelle la Cour, le système d’affectation automatique « au barème » a été jugé illégal par le Conseil d’État à plusieurs reprises. 

Autre dysfonctionnement pointé par la cour: les faibles écarts de rémunération. Ce système désavantage les meilleurs enseignants. Ainsi, en cumul sur 40 ans de carrière, un enseignant qui progresserait toujours « au grand choix » percevrait 16,4 % de plus que celui qui progresserait uniquement « à l’ancienneté, et au bout de 10 ans de carrière, l’écart maximum de rémunération n’est que de 6%, relève ainsi la cour. 

Quatre axes de recommandations

Forte de ces constats, les recommandations de la cour s’orientent autour de quatre axes: « redéfinir le métier enseignant en adaptant en particulier » les obligations réglementaires de service »; « mieux valoriser les ressources humaines, au niveau individuel et des équipes »; « affecter les enseignants en fonction de la réalité des postes et des projets d’établissement » et « assurer une gestion de proximité ». 

La Cour fait trois propositions choc: financer la réforme du métier enseignant en réduisant les volumes horaires au lycée, introduire la bivalence dans le secondaire (la possibilité pour les professeurs d’enseigner deux disciplines), et annualiser les emplois du temps. Ces trois pistes figuraient déjà dans le rapport Pochard de 2008, aussitôt enterré par le ministre d’alors, Xavier Darcos. 

Dans sa démonstration, la Cour met en avant l’exemple du Canada (Ontario) dont les résultats aux tests Pisa 2009 sont meilleurs que la France. La politique canadienne se fonde notamment sur des dotations budgétaires articulées à l’évaluation des resultats scolaires, des obligations de service incluant 4 heures par semaine pour le travail en équipe, une formation continue renforcée, et un accompagnement des nouveaux enseignants. Une feuille de route claire pour Vincent Peillon, qui doit lancer à l’automne des « discussions » sur le métier enseignant. 

http://www.lexpress.fr/education/la-cour-des-comptes-critique-la-creation-de-60-000-postes-dans-l-education-nationale_1250594.html

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Y’en a marre du gaspillage de l’argent public et surtout de manuel Valls

Posté par ippolito le 23 mai 2013

Manuel Valls : gaspillage de l’argent public et saccage des propriétés

Chaque choix sécuritaire implique un choix budgétaire que financent les contribuables. Or, en voyant les choix sécuritaires faits par Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, et la différence de traitement entre les manifestants pacifiques de la « manif pour tous » et les pilleurs délinquants du PSG déferlant dans le 16e arrondissement de Paris les 12 et 13 mai 2013, les contribuables sont en droit de se demander si leur argent est bien utilisé pour la bonne cause.

Monsieur Valls arrête en priorité les opposants à la loi « mariage pour tous ». Il met en œuvre des moyens considérables, tous les jours, pour faire taire une opposition politique, arrêter des adolescents, des jeunes cadres et des mères de familles pour les mettre en garde à vue. Ce sont des cibles faciles car non-violentes et respectueuses puisque ce sont des citoyens honnêtes, qui travaillent et paient leurs impôts.

Pendant ce temps, alors qu’il avait tous les renseignements nécessaires, Manuel Valls ne fait pas ce qu’il faut pour mettre hors d’état de nuire des vrais voyous, délinquants et criminels – tout le monde a vu les images sur les chaînes de télévision et personnes ne peut se tromper sur qui sont ces gens. Ces criminels en puissance, pilleurs et voleurs, ont célébré le titre de champion de Ligue 1 du PSG à leur manière en ravageant tout sur leur passage, des Champs-Elysées au Trocadéro en passant par l’avenue Victor Hugo.

Autant les participants de la « manif pour tous » sont mis violemment et immédiatement hors état de nuire, autant les casseurs font ce qu’ils veulent sous le regard des CRS qui hésitent à intervenir. Il y a un problème évident.

L’inquiétant Monsieur Valls

Soyons clair : les forces de l’ordre, que ce soit les CRS, les policiers, les gendarmes, sont payés par les contribuables. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, est payé par les contribuables. Il est donc redevable à chacun d’entre nous de son action car c’est de notre argent que les autorités publiques et les forces de l’ordre se servent. Mais personne ne semble s’en souvenir et la gestion sécuritaire de l’Etat devient très inquiétante.

Inquiétante d’une part parce que Manuel Valls donne l’ordre d’arrêter sans ménagement des opposants pacifiques à une loi plutôt que des délinquants dangereux notoires. Ce genre de choix possède je-ne-sais-quelle menace d’autoritarisme politique déplacé. Nous pouvons avoir des craintes légitimes pour la liberté d’expression dans notre pays.

Inquiétante d’autre part, parce que Manuel Valls utilise l’argent des contribuables a de fins qui ne sont en aucun cas celles qui sont prévues par sa fonction. En effet, Monsieur Valls doit se rappeler qu’il est là pour organiser la protection des citoyens honnêtes, la protection des propriétés privées et publiques, la protection de la liberté d’expression même de celle de ses opposants politiques. Cela s’appelle une démocratie.

Manuel Valls engendre deux gaspillages financiers scandaleux

Premier gaspillage : en allouant un budget considérable pour mettre hors d’état de nuire les manifestants pacifiques des « manifs pour tous ». Il tombe d’ailleurs dans le ridicule. 

Tous les jours, que ce soit dans les journaux ou sur les réseaux sociaux, des exemples pathétiques d’arrestations musclées de maman, de jeunes étudiants, de pères de famille exaspèrent les honnêtes citoyens. Les heures de garde-à-vue ne se comptent même plus. 

Et ne parlons pas des matraquages et des gazages effectués vers des foules où se trouvaient des enfants en poussettes lors des dernières grandes manifestations à Paris. L’argent des contribuables ne doit pas servir à des telles actions  - voire exactions – commises par les forces de l’ordre et totalement injustifiées.

Deuxième gaspillage : en étant responsable, par son incapacité à choisir les bonnes priorités, de 1 millions d’euros de dégâts résultants des destructions et pillages des voyous du PSG. Manuel Valls n’a pas mis les moyens nécessaires pour assurer la protection des parisiens et des commerçants du 16e arrondissement.

 Aussi surprenant que cela puisse être pour Monsieur Valls, les casseurs sont plus dangereux que les familles. Et alors que Monsieur Delanoë, le maire de Paris, était devenu tout rouge de colère parce que le gazon du Champs de Mars avait été un peu abîmé et réclamait une réparation immédiate de 100.000 euros, les dévastations des 12 et 13 mai derniers, toutes faites sous les yeux des caméras et des CRS inactifs, se montent à 1 millions d’euros ! On attend la réaction outrée de Monsieur Delanoë. 

En attendant, les contribuables parisiens, qui financent déjà les forces de l’ordre incapables de les protéger, vont devoir en plus financer les réparations des dégradations commises !

Deux poids, deux mesures ?

Surtout que Monsieur Valls ne se cache pas derrière le Préfet de Police de Paris. ! Qu’il ne se défausse pas pour dire « c’est pas moi, c’est lui ». Nous lui demandons d’assumer le gaspillage qu’il fait de l’argent  des contribuables en arrêtant des manifestants pacifiques et n’anticipant pas le saccage des propriétés par des criminels. Qu’il en tire toutes les conséquences, comme on dit dans le jargon politique…

Si rien n’est fait, c’est donc qu’il y a bien deux poids, deux mesures. L’argent des contribuables ne doit pas servir à financer un tel système. Manuel Valls devrait savoir que c’est comme cela que l’on perd la considération et la confiance d’un peuple.

Jean de Selzac

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/manuel-valls-gaspillage-de-largent-public-et-saccage-des-proprietes/

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Y’en a marre des magouilles et des scandales surtout avec l’argent des contribuables

Posté par ippolito le 23 mai 2013

Tapie-Lagarde : les dessous politiques d’une ténébreuse affaire

Le fait que la patronne du FMI se trouve, aujourd’hui, seule en première ligne, ne doit pas nous tromper : ce qui se joue ici est bien « un scandale d’Etat ». Tapie est riche…de l’argent des contribuables !

« Un scandale d’Etat ». François Bayrou en avait eu l’intuition dès les premières heures, et chaque jour qui passe semble lui donner un peu plus raison : le processus d’arbitrage ayant permis, le 7 juillet 2008, d’accorder à Bernard Tapie la somme faramineuse de 403 millions d’euros dans le cadre de son litige avec le Crédit Lyonnais, ressemble effectivement de plus en plus à un « scandale d’Etat ». 

Un de plus, serait-on tenté de dire. Plus de 400 millions d’euros d’argent public ! Que cela plaise ou non, Bernard Tapie est redevenu riche avec l’argent des contribuables. Dès lors, la question, juridique, politique, morale, est simple : comment a-t-on pu en arriver là ? 

Pour en avoir une idée, il faut lire le réquisitoire de la cour de discipline budgétaire : il est terrible, accablant même. Sans rentrer dans les détails techniques de cette affaire, on croit bel et bien comprendre que la décision d’un tel arbitrage a été prise à l’Elysée et que Christine Lagarde n’a fait en réalité qu’exécuter des ordres venus d’en haut. En tous cas, tous ceux qui étaient contre une telle procédure d’arbitrage ont été systématiquement écartés. 

La direction générale du Crédit Lyonnais était contre : écartée. 
La Caisse des dépôts et Consignations était contre : écartée. 
L’Agence des participations de l’Etat (APE) était contre : écartée. 
Les fonctionnaires de Bercy étaient contre : écartés. 

En 2006, la cour de cassation elle-même avait rendu un arrêt favorable à l’Etat contre les demandes de Bernard Tapie : l’Elysée n’a pas non plus voulu en tenir compte. 

Le 2 octobre 2007, un conseil d’administration du CDR, l’organisme chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, se réunit. Trois administrateurs émettent alors des réserves circonstanciées sur la procédure d’arbitrage : même chose, on ne les écoute pas. En réalité, la décision est déjà prise. 

Pire : parmi les trois arbitres désignés, l’entre d’entre eux, Pierre Estoup, omet de signaler qu’il a déjà travaillé à quatre reprises avec l’avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne. 

On sait, en outre, que Bernard Tapie a été reçu à plusieurs reprises et dans la plus grande discrétion à l’Elysée entre 2007 et 2010. Exactement comme le procureur de Nanterre Philippe Courroye, alors chargé de la délicate affaire Bettencourt, avait été reçu en secret à huit reprises par le chef de l’Etat.

Tapie, lui, jure – « les yeux dans les yeux » ? – que Nicolas Sarkozy ne lui a « jamais parlé de l’arbitrage ». 

Mais est-ce le cas des deux officiers traitants de ce dossier explosif, Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, et son adjoint, François Pérol, aujourd’hui patron de Banques Populaires-Caisses d’Epargne ? 

Toujours est-il qu’aujourd’hui, seule Christine Lagarde se retrouve devant la Cour de Justice de la République. Et l’on verra d’ailleurs, dans quelques heures, si les juges, qui s’apprêtent à l’entendre demain et vendredi, décident de la mettre en examen pour « complicité de faux et détournement de fonds publics » ou s’ils la ménagent en lui accordant un statut de témoin assisté. 

Car deux autres personnages au moins sont dans le viseur : Jean-François Rocchi, président du CDR de 2006 à 2013, un proche de Claude Guéant, et Bertrand Scemama, président de l’EPFR, la structure publique qui chapeaute le CDR. 

Pour autant, Christine Lagarde, droite dans ses escarpins, maintient sa position officielle : personne ne lui a imposé les décisions qu’elle a prises dans ce dossier, dit-elle. Ni Sarkozy, ni personne. Elle veut assumer, seule. Une noble attitude qui arrange sans doute Nicolas Sarkozy, mais qui gêne singulièrement François Hollande. Et pour cause… 

En accord avec l’Elysée, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, vient en effet d’annoncer au journal Le Monde que « si une atteinte aux intérêts de l’Etat est avérée, alors Bercy se constituera partie civile ». Que l’Etat envisageait même un recours en révision contre cet arbitrage qui, répétons-le, a enrichi Tapie de 403 millions d’euros. 

Sauf que, dans le même temps, explique Pierre Moscovici, toujours en accord avec l’Elysée, « Mme Lagarde garde toute la confiance des autorités françaises dans ses fonctions à la tête du FMI ». Cherchez l’erreur… 
  

http://www.marianne.net/Tapie-Lagarde-les-dessous-politiques-d-une-tenebreuse-affaire_a229018.html

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Y’en a marre des aides illicites surtout pour les contribuables

Posté par ippolito le 22 mai 2013

Aides illicites : les Préfets se cachent, l’opposition a peur d’agir, le contribuable paye en silence

Ce lundi 29 avril, les syndicats (à l’exception de la CGT) et la direction de PSA Peugeot Citroën se sont mis d’accord sur le plan social accompagnant la fermeture du site de production d’Aulnay. 

Depuis le mois de juillet 2012, suite à l’annonce par le groupe PSA de fermer le site, plusieurs centaines de salariés, avait décidé de mener une grève illimité. Largement responsable de la radicalisation du conflit, la confédération nationale du travail a utilisé des associations « faux nez » pour indemniser les familles des salariés en grève.

L’association Contribuables Associés, alertée il y a quelques mois par certains de ses membres, avait dénoncé les montants de subventions publiques allouées de façon illicite à des associations d’aide aux grévistes de l’usine de PSA d’Aulnay. 

En tout, ce sont plus de 132.000 euros de subventions qui auront été versés par une dizaine de communes et d’autres collectivités de la région Ile-de-France à deux associations d’aides aux familles des grévistes des usines automobiles de la ville d’Aulnay.

 Intervenir dans un conflit social par le financement d’une « caisse de grève » est pourtant interdit aux collectivités ; déjà en 2007, dans un conflit semblable, la ville de Saint-Denis avait été condamnée pour avoir versé une subvention à l’une des deux associations (Entraide et solidarité aux salariés de Seine-Saint-Denis et leurs familles). Mais les élus n’en n’ont eu cure.

Bien évidemment, il aurait été inhumain de laisser des familles d’ouvriers concernés dans la misère. Mais les procédés utilisés par la CGT et ses alliés dans le cas de la grève d’Aulnay sont éminemment contestables. 

En effet, la CGT, qui opère ici dans ses terres (le département de Seine-Saint-Denis) a cherché à faire durer le conflit pour des raisons d’image. Preuve en est que c’est d’ailleurs le seul syndicat à ne pas avoir signé les accords mettant fin au conflit. 

Les collectivités (Aulnay-sous-Bois, Tremblay-en-France, Drancy, Sevran, Seine-Saint-Denis, …etc) ont favorisé indirectement cet enlisement au seul profit, in fine, de la CGT.

Il eut été pourtant possible d’opérer autrement. Par exemple, les communes auraient pu intervenir par l’intermédiaire des CCAS (centres communaux d’action sociale), structures publiques dédiées à ce genre de situation.

 Mais, sous les feux des médias, les élus ont préféré voter illégalement (*) ces subventions, par lâcheté, calcul ou peut-être même de bonne foi, et intervenir dans un conflit du travail pour s’afficher en humanistes soucieux de leurs administrés. Il est toujours plus simple, en effet, d’être généreux avec l’argent des autres.

Pourquoi n’ont-ils pas exigé de la confédération syndicale qu’elle prenne ses responsabilités ? L’analyse des comptes de la centrale montre pourtant que ce syndicat, déjà financé majoritairement par le contribuable, possède plusieurs dizaines de millions d’euros de trésorerie (87 millions en 2010, sur une partie seulement des entités). La CGT aurait donc pu, sans aucun problème, prendre à sa charge ce financement.

Les quelques Préfets saisis par les contribuables locaux semble préférer fermer les yeux, en évitant de contrôler la légalité des subventions votées. Les élus locaux de l’opposition ne donneront pas suite et ne saisiront pas les tribunaux pour faire annuler les subventions. 

Encore une fois, l’irresponsable CGT aura fait payer aux autres les conséquences de son positionnement, et continuera ainsi à sévir tant que personne n’aura le courage de se lever contre elle, pour demander, comme notre association l’exige, la fin des subventions publiques.

Julien Lamon, avec l’aide précieuse de messieurs Gabriel Levy et Claude Jaillet

http://www.lecri.fr/2013/05/02/aides-illicites-les-prefets-se-cachent-lopposition-a-peur-dagir-le-contribuable-paye-en-silence/40131

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