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Y’en a marre de l’Europe et surtout des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 4 juin 2013

L’Union Européenne est le Père Noël de la fraude

Si l’Union européenne (UE) n’est pas souvent grande, elle est toujours généreuse. Les milliards de fonds structurels qu’elle accorde aux 27 pays membres autorisent tous les gaspillages et toutes les fraudes. Petite visite au cœur de la gabegie européenne.

Ole Harild est un Danois qui n’a pas froid aux yeux. Amateur de ski, il se ren­dait tous les ans dans les Alpes pour s’adonner à sa passion. Mais en 2006, empêché par des obligations professionnel­les, il doit renoncer aux sports d’hi­ver. Lui vient alors à l’esprit une idée très originale: plutôt que d’ailler skier à l’étranger, pourquoi ne pas s’offrir une piste à domicile, au Danemark, sur Bornholm, une pe­tite ile de la Baltique ?

À cette fin, il fait une demande de subvention au ministère de l’Agriculture danois, qui, sans sourciller, lui accorde 100 000 euros, pris sur les fonds que l’UE accorde pour le développe­ment régional! Avec cette somme, l’heureux bénéficiaire achète une machine pour tracer la piste, un petit canon à neige et 80 paires de skis destinées à la location…

Le hic, c’est que Bornholm est une île plate comme une planche à repasser où il neige très rarement. Résultat: cette station lilliputienne n’a ouvert qu’une seule journée du­rant l’hiver 2007! Ce qui amuse aujourd’hui ce sacré farceur de Ole Harild: « Je ne pensais pas qu’ils allaient soutenir quelque chose d’aussi fou. Mais comme l’argent était déblo­qué, il n’y avait pas de raison de ne pas réaliser ce projet. »

Bruxelles met les putes en selle!

De telles histoires, c’est toute la magie de l’UE. Elle accorde auxÉtats membres des fonds structu­rels, normalement destinés au dé­veloppement régional, à l’activité économique ou à la cohésion socia­le, et chaque État membre gère cette enveloppe à sa guise. Ce qui occasionne de nombreux dérapa­ges.

Une association anglaise, Open Europe, sur son site internet, s’est amusée à dresser un top 100 des gaspillages et fraudes aux subventions européennes. En cette période où les huîtres sont au menu, on découvre quelques perles …

En Espagne, dans un petit villa­ge d’Andalousie, un certain Ramon a obtenu une aide de 54000 euros pour créer une école d’équitation. Or il a recruté de drôles de mon­tures… 

Le centre équestre s’appelle Le Septième Ciel et c’est en réalité une maison close! En Angleterre, la ville de Hull a obtenu une subven­tion, au titre de la compétitivité des régions, pour créer des WC auto­matiques ouverts 24 heures sur 24.

Tout cela prête à sourire, mais on rit jaune quand on connaît le coût de ces aides. Sur la période 2007-2013, l’UE, au titre des fonds structurels, va redistribuer une somme globale de 336,3 milliards d’euros aux 27 États membres. Sur ce pactole, la France ne touchera que 12,7 mil­liards d’euros, soit seulement 3,8 %.

Serait-ce être un eurosceptique borné que de dénoncer ces gaspil­lages et ces fraudes ? Non pas. En juillet 2008, la Commission euro­péenne, dans un rapport concer­nant l’exercice 2007, a elle-même ti­ré la sonnette d’alarme.

 Elle expli­que que si « le nombre d’irrégularités communiquées a diminué dans tous les domaines, sauf pour les actions struc­turelles », en revanche “l’impact fi­nancier estimé des irrégularités a augmenté dans tous les secteurs “. Bref, moins de fraudes, mais elles coû­tent plus cher à la communauté.

Selon ce rapport, l’agriculture constitue l’exemple le plus frappant. Malgré une baisse de plus de 50 % du nombre d’irrégularités signalées, leurs incidences financières estimées ont pratiquement doublé, passant de 87 millions d’euros à 155 millions en 2007. Dans ce championnat d’Eu­rope de la fraude, il y a une région italienne, la Calabre, qui se taille la part du lion, voire de la vache.

8 millions pour souffler dans le ballon

Il y a une quinzaine d’armées, les Calabrais s’étaient déjà fait re­marquer. Pour toucher des primes sur des troupeaux fictifs, ils met­taient dans les champs des vaches en carton afin de déjouer tout contrôle aérien. 

Depuis, c’est toujours l’ar­naque. La police financière italienne estime qu’en 2006, sur 110 millions de subsides européens attribués à la Calabre, 80 auraient été détournés. 

On trouve ainsi un dentiste qui, tou­chant une subvention pour fabri­quer des panneaux solaires qui n’ont jamais vu la lumière du jour, s’est offert une Ferrari et une Formule 1. Un de ses complices s’est offert cin­quante voitures de collection. Un au­tre s’est carrément payé un yacht.

Exaspéré par la multiplication de ce genre de comportements, un député italien au Parlement euro­péen, Beniamino Donnic , mem­bre du groupe Alliance des démo­crates et des libéraux, a saisi le par­lement et demandé une enquête sur une autre affaire précise, qui touche à … la Squadra azzurra:

« Ces jours derniers, le Conseil régional de la Calabre, à des fins de promotion du territoire, a fait une large publicité à sa décision de sponsoriser l’équipe nationale italienne de football dans la perspective de la coupe du monde de 2010.

 Cette opération, d’après la pres­se, aurait coûté près de 8 millions d’euros de crédits accordés par l’Union eu­ropéenne pour la région dans le cadre du programme 2007/2013 afin d’at­teindre les objectifs de développement économique et l’intégration sociale arrétés pour les régions accusant enco­re un retard par rapport aux normes européennes.»

Et le député de rappeler que ce ne serait pas une première: « Ne serait-ce qu’en 2007, la région aurait, encore une fois pour une campagne de promotion aussi ruineuse que discu­table et confiée au photographe Olivie­ro Toscani (1), dépensé près de 6 millions d’euros de crédits prélevés sur les fonds destinés à l’industrie portuaire touris­tique et commerciale, secteur pourtant bien plus important pour le développe­ment d’une région qui compte plus de 800 km de côtes. »

Qu’un élu s’indigne des mauvais usages qui sont faits des crédits européens, c’est bien. Mais les dépu­tés devraient donner l’exemple. Un rapport de la Commission de contrôle budgétaire de l’UE vient de révéler que certains députés fai­saient un drôle d’usage de l’enve­loppe qui leur est allouée pour rémunérer leurs collaborateurs. 

Il faut savoir que les 785 députés euro­péens touchent chacun chaque mois 17500 euros, normalement destinés à rétribuer leurs assistants. Or cer­tains n’ont pas d’assistant, ou emploient fictivement des membres de leur famille, ou reversent cette indemnité à leur parti politique …

Détournements de fonds, em­plois fictifs, financement occulte: qu’elle se conjugue au niveau na­tional ou sur le plan européen, la politique présente toujours les mêmes vicissitudes.

http://www.observatoiredessubventions.com/2009/lunion-europeenne-est-le-pere-noel-de-la-fraude/

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Y’en a marre du surendettement

Posté par ippolito le 4 juin 2013

Les salariés de plus en plus touchés par le surendettement

Selon une étude de la Banque de France, les inactifs, les locataires et les célibataires restent massivement représentés.

De plus en plus de salariés et de propriétaires se retrouvent en situation de surendettement, même si les inactifs et les locataires sont de loin les plus touchés, selon l’étude typologique publiée lundi par la Banque de France. 

L’étude a été réalisée sur les 202 874 dossiers déclarés recevables entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011. Réalisée depuis 2001 sur un rythme triennal, cette enquête sera désormais publiée chaque année.

Elle révèle que la proportion de surendettés salariés parmi les déposants est passée de 36,7 % à 39 % entre 2010 et 2011. La part des déposants en contrat à durée indéterminée est aussi en progression, de 30,2 % à 31,8 %. Bien qu’en diminution, la proportion des chômeurs (25,6 %) et des personnes sans profession (11,7 %) et sans activité professionnelle (10,3 %) reste importante, à 47,6 % contre 50 % en 2010.

78,6 % sont locataires

Quant à la situation vis-à-vis du logement, la proportion des surendettés propriétaires ou propriétaires accédants augmente sensiblement, de 7,5 % à 9,3 %, au plus haut depuis 2004.

 L’étude précise que cette évolution peut se lire à l’aune de la loi Lagarde, dont les derniers textes sont entrés en application au printemps 2011. Elle disposait que le fait d’être propriétaire de sa résidence principale ne pouvait constituer un motif de refus d’un dossier de surendettement.

 Dès lors, « les commissions apprécient plus favorablement la recevabilité des dossiers dans lesquels un bien immobilier est recensé », indique l’étude. Pour autant, la hausse du poids des propriétaires dans la population des surendettés ne saurait masquer le fait que 78,6 % d’entre eux sont locataires (contre 80 % en 2010).

Autre enseignement de l’étude, les femmes restent majoritaires parmi les surendettés (55,5 % contre 51,5 % pour la population française totale), en particulier pour les dossiers orientés vers la procédure de rétablissement personnel (61,8 %).

Cette procédure permet l’effacement de toutes les dettes contractées auprès de créanciers privés, lorsque la situation du débiteur est jugée « irrémédiablement compromise ».

 Les femmes sont également très représentées (56,3 %) dans les dossiers qui constituent des redépôts (la personne a déjà déposé un dossier).

64, 2 % sont seuls

Pour l’ensemble de la population des surendettés, le phénomène du redépôt reste très important puisqu’il représente 39 % des dossiers recevables, en légère baisse par rapport à 2010 (40,4 %), mais en forte hausse par rapport à 2001 (30 %).

Concernant la situation familiale des surendettés, la proportion des personnes ne vivant pas en couple (64,2 %) reste nettement supérieure à son équivalent pour l’ensemble de la population française (52,6 %), même si elle s’est légèrement repliée par rapport à 2010 (65,3 %). 

Parmi les surendettés orientés vers la procédure de rétablissement personnel, la proportion de personnes ne vivant pas en couple passe même à 77,8 %.

http://www.lepoint.fr/argent/les-surendettes-sont-seuls-locataires-et-a-faibles-revenus-18-02-2013-1628496_29.php

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Y’en a marre de la gestion de l’enseignement public et surtout de Peillon et de Hollande

Posté par ippolito le 4 juin 2013

La Cour des comptes met Peillon au piquet budgétaire

«Enseignement public : ruineux et efficace !», Les Dossiers du Contribuable, septembre 2011.

Effectifs pléthoriques avec plus de 800.000 enseignants, performance pédagogique si désastreuse qu’elle relègue la France au 18e rang de l’OCDE, l’Education nationale multiplie les faillites et absorbe 17% du budget de l’Etat.

Dans le rapport rendu public le 22 mai (1), la Cour place délivre une série de mauvais points au ministère de la rue de Grenelle.

Pour faire court, les magistrats de la rue Cambon estiment que l’éducation à la française est un système à bout de souffle, incapable de répondre aux besoins des élèves, incapable de susciter de nouvelles vocations d’enseignants.

Dans ce contexte, « le problème n’est pas celui du nombre d’enseignants ou une insuffisance de moyens » et, alors que le pays est exsangue, la création de 60.000 postes d’ici à la fin du quinquennat ne servira à rien d’autre qu’à creuser un peu plus le déficit budgétaire.

Soixante mille recrutements superflus

Le système éducatif dispose de 837 000 enseignants (2012). La corporation totalise 44 % des agents publics employés par l’État alors que leurs rémunérations (49,9 Md€ en 2011) absorbe environ 17 % du budget général de l’État.

Comme une sorte de métastase, le corps enseignant recherche l’hypertrophie pour l’hypertrophie : ainsi, les effectifs des enseignants du secondaire se sont emballés entre 1993 et 2005 alors que le nombre d’élèves baissait !

Résultat des courses, des milliers d’enseignants du premier et second degré de l’Éducation nationale ne voient jamais un élève.
Selon un autre rapport de janvier 2005, la Cour notait déjà que l’effectif global des maîtres des écoles et des professeurs n’exerçant que partiellement leur métier à représentait 97.500 emplois équivalent temps plein, soit 13% des effectifs !

 Des réformes urgentes

Pour assainir la situation, l’instance présidée par Didier Migaud préconise de réformer la gestion des personnels enseignants et de renoncer aux fers idéologiques que l’Education nationale traîne au nom d’un égalitarisme de façade.

La Cour conseille de redéfinir le métier enseignant en adaptant les obligations réglementaires de service et  d’affecter les enseignants en fonction de la réalité des postes et des projets d’établissement.
Côté mutation, chasse gardée des syndicats, les magistrats conseillent aux services de la rue de Grenelle d’assurer une meilleure adéquation entre les exigences du poste et le profil des enseignants en y incluant un peu de psychologie.

Bilan accablant

Parmi les points noirs énumérés par le rapport, la grande faillite de l’Education nationale peut se résumer en 2 points :

- Reléguée au 18e rang de l’OCDE pour la performance de ses élèves, l’Education nationale ne parvient pas à répondre à leurs besoins. Prétendu égalitaire, le système français est « un de ceux où le poids des origines socio-économiques des élèves pèse le plus sur les résultats scolaires, et cette situation s’aggrave ».

- Incapable de répondre aux attentes des élèves, l’Education nationale ne parvient pas davantage à combler les enseignants. En 2011 et 2012, plus de 20 % des postes proposés au concours du CAPES externe n’ont pu être pourvus dans six disciplines, dont les mathématiques.

Renforcer les obligations des enseignants

Les rapporteurs soulignent que la seule obligation à laquelle sont tenus les enseignants du second degré, est d’assurer, entre 15 et 18 heures de cours hebdomadaires pendant l’année scolaire. Elle recommande d’élargir ces obligations de service à l’ensemble des activités effectuées dans l’établissement au service des élèves, sous la forme d’un forfait annuel.

En concordance avec les principaux syndicats socialo-bobos, le choix historique de l’Education nationale a été « de favoriser le nombre d’enseignants plutôt que le niveau de leur rémunération », souligne le rapport.

Cette volonté de verser de nouvelles brouettées d’enseignants dans le corps anachronique de l’Education nationale  trouve un prolongement avec les 60.000 postes promis par Vincent Peillon

Mais, il est vrai que de la part d’un ministre qui fait la promotion de la théorie du genre – qui gomme la différence entre les sexes –  dès l’âge de 6 ans, il faut s’attendre à tout.

http://www.lecri.fr/2013/05/23/la-cour-des-comptes-met-peillon-au-piquet-budgetaire/40485

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Y’en a marre des hausses du nombre de conseillers des ministères et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 4 juin 2013

Ministères : le nombre de conseillers repart à la hausse

A fin mai, les cabinets ministériels du gouvernement comptent 571 conseillers, contre 525 en août 2012, affirme le journal « Sud Ouest Dimanche ». Quinze ministères sur 39 dépassent le seuil de 15 conseillers fixé par le Premier ministre.

Les cabinets ministériels du gouvernement de Jean-Marc Ayrault comptent actuellement 571 conseillers au total, contre 525 en août 2012, relève le journal « Sud Ouest Dimanche » , et quinze ministères sur trente-neuf dépassent le seuil de quinze conseillers théoriquement fixé par le Premier ministre. 

Au comptage de mai 2013, « avec 571 postes (de conseillers), (le gouvernement) a regagné 8% d’effectifs » par rapport à août dernier, écrit le journal qui rappelle qu’à l’époque, le gouvernement Ayrault « se félicitait d’avoir 12% d’effectifs en moins par rapport à la moyenne de la période précédente (2007-2011), et donc de coûter moins cher ».

Interrogé par Sud Ouest Dimanche, Matignon a indiqué que ces chiffres restaient « loin de la deuxième année » de François Fillon, alors Premier ministre de Nicolas Sarkozy, dont le gouvernement « comptait 652 personnes dans les cabinets ».

 Cette inflation de conseillers, principalement des énarques, est « officiellement » justifiée « par la nécessité de terminer la composition des cabinets, par les nouveaux dossiers attribués aux ministres, ou par la charge de travail accrue ».

Le seuil théorique dépassé dans quinze ministères

Pour autant, 15 ministères sur 39 « dépassent désormais le seuil fixé par Jean-Marc Ayrault de 15 unités, et de 10 pour les ministres délégués », selon Sud Ouest Dimanche qui épingle le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, comme « le plus mauvais élève pour avoir dépassé de quatre unités le contingent autorisé ». « Sud Ouest Dimanche » précise que ces chiffres ne prennent pas en compte « les chargés de mission (…) dont le nom n’apparaît pas au Journal officiel ».

SOURCE AFP

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202801191966-ministeres-le-nombre-de-conseillers-repart-a-la-hausse-571363.php

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Y’en a marre de la diminution du quotient familial et surtout la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 4 juin 2013

Le quotient familial réduit et des aides modulées en fonction des revenus

Le gouvernement français a annoncé lundi une réduction du quotient familial et la modulation de certaines aides en fonction des revenus dans un souci affiché de « justice » sociale et de « solidarité » avec les foyers les plus pauvres.

« Moindre mal » pour l’Union nationale des associations familiales, « matraquage fiscal » pour l’UMP, ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à équilibrer les comptes de la Sécurité sociale, dont la réforme des retraites, à l’automne prochain, sera le levier principal.

Dans une déclaration à Matignon, le Premier ministre a rappelé le souci de préserver le principe « d’universalité » des allocations familiales, qui « continueront à être versées de façon égale à tous les enfants de toutes familles ».

« Il faut trouver des solutions pour financer, ce financement doit se faire sur la base de la justice, de la solidarité », a ajouté Jean-Marc Ayrault après avoir réuni le Haut conseil de la famille. Ces mesures doivent permettre d’économiser quelque deux milliards d’euros par an à l’horizon 2017.

« C’est pour ça que le gouvernement a choisi de faire appel aux familles les plus aisées, en réduisant un avantage fiscal à travers le quotient familial », a poursuivi le Premier ministre.

Moins de 12% des familles sont, selon lui, concernées par cette mesure, qui consiste à abaisser le plafond du quotient familial de 2.000 à 1.500 euros par demi-part.

« MOINDRE MAL »

Le rendement de ce dispositif, évalué à un milliard dès 2014, sera affecté à la branche famille, dont le déficit a atteint 2,5 milliards d’euros l’an dernier.

Environ 1,3 million de ménages verront en moyenne leur impôt sur le revenu augmenter de 64 euros par mois.

François Fondard, président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf) a évoqué « un moindre mal ».

« On ne remet pas en cause l’universalité mais on sait que ce sera douloureux pour les familles », a-t-il dit à la presse.

Un avis partagé par Jean-Louis Deroussen, président de la Caisse d’allocations familiales.

« On espère que les familles ne seront pas un moyen de gagner de l’argent lorsque la branche sera à l’équilibre, mais cela n’a pas été présenté comme une solution temporaire », a-t-il noté.

A l’UMP, Gérald Darmanin dénonce un « matraquage fiscal », accusant dans un communiqué le gouvernement de céder au « symptôme de la facilité d’augmenter les impôts au lieu de lutter contre la fraude sociale et l’assistanat ».

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a dénoncé « un scandale, une faute politique, morale et économique »

« Cette mesure qui est une augmentation d’un impôt sur les enfants n’a évidemment rien de social, elle va toucher de plein fouet les classes moyennes, et non pas les ménages les plus aisés comme on cherche à nous le faire croire », a-t-elle déclaré sur RTL. « Moi j’aurais supprimé les allocations familiales qui sont versées aux étrangers dans notre pays »

Une autre réforme concerne le montant de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). Pour les enfants nés après le 1er avril 2014, il sera divisé par deux pour les ménages dont les ressources dépassent 3.250 euros de revenu mensuel pour un couple avec un seul revenu, 4.000 euros pour un couple avec deux revenus ou une personne isolée.

PLACES EN CRÈCHE

Cette mesure s’appliquera aux nouveaux bénéficiaires. Elle devrait concerner 280.000 ménages, soit 12% des foyers éligibles à la Paje, qui verront leur allocation diminuer de 50%.

Le complément versé aux familles dans le cadre du congé parental sera par ailleurs modulé selon les ressources, touchant 20% des ménages pour une économie de 190 millions d’euros.

La réduction d’impôt pour frais de scolarité des enfants au collège et au lycée est supprimée. Quelque 1,6 million de familles verront en moyenne leur impôt sur le revenu augmenter de 12 euros par mois.

Deux prestations seront en revanche revalorisées.

Le complément familial est majoré pour les foyers vivant sous le seuil de pauvreté, touchant 385.000 foyers, et l’allocation de soutien familial (ASF) versée aux parents qui élèvent seuls leurs enfants est relevée de 25% en plus de l’inflation à l’horizon 2018, ce qui concerne 735.000 familles.

Au chapitre de la garde d’enfants, le gouvernement pose comme objectif 275.000 nouvelles solutions d’accueil au cours des cinq prochaines années, dont 100.000 places en crèche.

Pour illustrer ce volet, Jean-Marc Ayrault est allé visiter lundi matin dans le XIVe arrondissement de Paris une crèche ayant pour caractéristique d’être ouverte six jours sur sept, de 05h30 à 22h00 du lundi au vendredi.

Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/le-quotient-familial-reduit-et-des-aides-modulees-en-fonction-des-revenus-848039

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Y’en a marre de la crise et surtout de l’augmentation du nombre de chômeurs

Posté par ippolito le 4 juin 2013

208 millions de chômeurs dans le monde en 2015

Le dernier rapport de l’Organisation internationale du travail alerte sur une augmentation du nombre de chômeurs entre 2013 et 2015 ainsi qu’un creusement des inégalités.

Si la crise financière est derrière nous, ses répercussions sur le front social s’amplifient. Le dernier rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié ce lundi, alerte sur la montée du chômage et le creusement des inégalités dans les pays développés. 

Alors que la situation tend à s’améliorer dans les économies émergentes, même si l’écart entre les riches et les pauvres figure toujours parmi les plus élevés.

Entre 2007 et 2015, évalue l’OIT, le nombre de chômeurs dans le monde sera passé de 169,7 à 207,8 millions. 

Surtout, sa prévision s’est aggravée depuis le dernier rapport de janvier: l’organisation prévoit 6 millions de chômeurs en plus entre 2013 et 2015 contre 5 millions précédemment. En huit ans, les économies avancées auront connu la plus forte hausse du taux de chômage – de 55% – qui touchera en 2015 45,3 millions de personnes. À noter que l’Asie du Sud-est est la seule région du monde où le chômage a baissé.

Appauvrissement des classes moyennes

Zone particulièrement touchée, l’Union européenne doit créer 5,2 millions de postes pour revenir au niveau d’avant crise. L’Europe du Sud – Chypre, Espagne, Grèce et Portugal – est la plus impactée. Une aggravation qui s’accompagne depuis deux ans, dans ces pays, d’un creusement des inégalités et d’une hausse de la pauvreté. Elles ont globalement progressé dans 14 pays – sur 26 économies avancées -, dont la France, le Danemark ainsi qu’aux États-Unis, qui enregistre l’augmentation la plus importante.

L’OIT s’inquiète en particulier de l’appauvrissement des classes moyennes, «un phénomène nourri par le chômage de longue durée, la détérioration de la qualité de l’emploi et les travailleurs qui abandonnent le marché du travail». Un exemple, en Espagne, où les ménages à revenus intermédiaires ne représentent plus que 46% à la fin de 2010, contre 50% en 2007.

En cause, souligne l’OIT, les programmes d’austérité et les difficultés financières des PME. «Contrairement aux grandes entreprises qui ont retrouvé de la liquidité, les PME font face à de gros problèmes de profitabilité et d’accès au crédit», explique Raymond Torres, principal auteur du rapport. Il faut aussi cibler les politiques sociales sur les plus vulnérables, les moins qualifiés, les jeunes…

Par Anne Cheyvialle

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/06/03/20002-20130603ARTFIG00460-208-millions-de-chomeurs-dans-le-monde-en-2015.php

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