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Y’en a marre de la situation de la France

Posté par ippolito le 15 juin 2013

Economie: la France décroche

Attractivité. Coût du travail, fiscalité et absence de visibilité… Pour les investisseurs étrangers, la France n’est plus une économie d’envergure internationale. Ils lui préfèrent le Royaume-Uni et l’Allemagne. 

« Il faut bien comprendre que la crise dans la zone euro est terminée ! » Du Japon, où il était en voyage officiel la semaine dernière, François Hollande est bien le seul à le penser. Importations (— 0,7 %), exportations (— 0,6 %), investissements (— 1,8 %), stocks (— 0,1 %), PIB (— 0,3 %) et chômage (10,4 %) acquis selon l’Insee pour 2013… 

Tous les moteurs de la croissance française sont aujourd’hui en panne. Début juin, la situation s’est encore aggravée : notre pays ne fait plus rêver les investisseurs étrangers. 

C’est ce qui ressort du baromètre de l’attractivité de la France 2013, une étude publiée par Ernst & Young, sur la base des flux d’investissements étrangers en Europe et en France et après l’analyse de la perception et des atten tes des décideurs internationaux.

« Les résultats sont d’autant plus décevants lorsqu’ils sont observés à la lumière des chiffres européens », constate le cabinet de conseil. En 2012, il y a eu environ 3 800 investissements directs étrangers en Europe. Conséquence de la crise économique et financière, ce nombre a très légèrement fléchi mais le recul est nettement plus marqué en France : 

— 13 %. Elle est revenue à son niveau de 2003 : dix ans pour rien ! C’est dans l’industrie que la baisse a été la plus brutale : les projets d’investissements se sont effondrés de 25 % en un an ! Côté nombre d’emplois créés, cela ne va pas mieux : le chiffre a plongé de 20 %…

« C’est un décrochage ! », s’alarme Marc Lhermitte, associé chez Ernst & Young et coordinateur de l’étude. En 2011, la France s’était fait doubler par l’Allemagne en nombre de projets. 

En 2012, la situation s’est aggravée : elle a certes conservé sa troisième place mais elle s’est fait distancer par les deux premiers du classement : le Royaume-Uni (+ 3 %) et l’Allemagne (+ 5 %). Ils ont accueilli plus du tiers des investissements en Europe. Ernst & Young les qualifie de « leaders » : 

« Ils sont spontanément comparés à des compétiteurs d’envergure mondiale tels que la Chine ou les États-Unis. » Le cabinet de conseil range la France parmi les « vulnérables », aux côtés de la Suisse, des Pays-Bas et de l’Italie, et dresse un constat sans appel : « La France n’est plus perçue par les investisseurs étrangers comme une économie d’envergure internationale. » A-t-elle encore la capacité de répondre à l’appel de la mondialisation ?

Première raison du décrochage, le coût du travail. Trop élevé en France, il est responsable de l’écart de compétitivité avec nos deux voisins : « En temps de crise, les marges diminuent, la compétitivité par les coûts devient un élément essentiel de choix pour s’implanter, explique Marc Lhermitte. 

La France présente certes des atouts, mais ils sont jugés insuffisants par les investisseurs étrangers pour justifier l’écart de prix ! » Eurostat a calculé qu’en 2012 le coût horaire moyen était de 34,20 euros en France ; c’est 13 euros de plus qu’au Royaume-Uni, 4 euros de plus qu’en Allemagne et en moyenne 11 de plus que dans l’Union européenne. 

« Nous étions moins chers que l’Allemagne, il y a encore cinq ans, se souvient Marc Lhermitte. Depuis plusieurs années, nous étions sur une pente stagnante, elle est désormais déclinante. »

Pourtant il y a un an, lors du bras de fer qui a opposé Philippe Varin au gouvernement, Jean-Marc Ayrault avait balayé d’un revers de main l’argument du coût horaire, élément clé de la compétitivité d’une entreprise, développé par le président du directoire de PSA. 

Carlos Ghosn, le président de Renault-Nissan, était venu à son secours, dénonçant lui aussi un coût du travail trop élevé pesant sur la compétitivité de son groupe. À la fin de 2012, Jean-Marc Ayrault a jugé que ce coût « n’était plus un sujet tabou ». 

Depuis, le crédit d’impôt pour la compétitivité et pour l’emploi (CICE) — bien compliqué à mettre en oeuvre — a été mis en place et devrait avoir pour conséquence une baisse des charges de 20 milliards d’euros. « Il va aider un peu », estime Laurence Parisot, présidente du Medef. Il ne sera toutefois pas suffisant pour redresser l’écart de compétitivité, qui serait de 80 milliards avec l’Allemagne.

« En France, on met toujours l’accent et à juste titre, sur les coûts et les charges qui pèsent sur le travail, reconnaît Bruno Luisetti, président de Mondelez France (ex-Kraft Foods), qui a été interrogé par Ernst & Young. Pour être compétitive, une entreprise doit avant tout opérer dans un climat favorable, où elle ne risque pas de voir les règles du jeu changer en cours de route. » Une crainte relayée par Olivier Campenon, vice-président de BT Global Services : 

« Lorsque je dois convaincre mon board des atouts du site France, je suis confronté à deux handicaps : le premier a trait à l’instabilité de l’écosystème français, qui subit trop de changements ; elle introduit une incertitude dommageable. Le second tient au poids jugé trop lourd de la fiscalité. »

C’est donc sans surprise que les patrons interrogés par Ernst & Young considèrent que les trois mesures les plus attendues pour renforcer l’attractivité de notre pays sont l’allégement du coût du travail, la fiscalité des entreprises et l’assouplissement de l’environnement administratif et juridique des entreprises. Nous en sommes aujourd’hui bien loin…

Le choc de simplification que François Hollande a appelé de ses voeux lors de sa dernière conférence de presse sera-t-il suffisant pour attirer de nouveau les entrepreneurs étrangers ? Pas sûr, car le passif de la France s’est incroyablement alourdi depuis un an : 

le président de la République et le gouvernement ne cessent de montrer qu’ils n’aiment ni les entreprises, ni les patrons ; ce sont pourtant eux seuls qui créent des emplois et la richesse. Sans que ce soit clairement exprimé dans l’étude, les atermoiements gouvernementaux sur la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à un million d’euros — et surtout qui doit la payer : le salarié ou l’employeur ? — ont dû peser sur les réponses des patrons. 

Leurs craintes sont multiples : projet de taxation des plus-values lors de la cession d’entreprises qui a donné naissance au mouvement des Pigeons, menaces de nationalisation partielle, projet de loi Florange qui oblige, en cas de fermeture de site, à chercher un repreneur, messages confus et contradictoires des ministres à Bercy, etc. 

Depuis la réalisation de l’étude, la cession bloquée de Dailymotion à Yahoo! a dû renforcer les investisseurs internationaux dans l’idée que la France n’était pas le meilleur pays européen où s’implanter.

Notre pays tient parce que les patrons américains l’apprécient encore. Ils portent en effet près du tiers des implantations ou des extensions en France. 

Que ce soit le géant de l’e-commerce Amazon, le groupe GE (General Electric) ou le transporteur Fedex, les sociétés américaines ont multiplié les projets ces derniers mois. Mais le risque de voir se tarir le flux d’investissement venu d’outre-Atlantique est grand : 

« Une trop forte médiatisation des divergences entre les parties prenantes — de Titan à Goodyear — pourrait avoir un effet dévastateur », considère Ernst & Young, d’autant que le nombre de projets en provenance d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Suisse ou de Belgique s’est effondré en 2012.

http://www.valeursactuelles.com/france-décroche20130611.html

Publié dans Y'en a marre de François Hollande, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du rapport Moreau sur la réforme des retraites surtout pour les retraités

Posté par ippolito le 15 juin 2013

Rapport Moreau: menace sur le pouvoir d’achat des retraités, fonctionnaires compris

L’une des propositions choc du rapport Moreau permettrait d’économiser plusieurs milliards d’ici 2020… en n’augmentant plus les pensions au rythme de l’inflation.

Le rapport Moreau prévoit de ne plus indexer les pensions de retraites sur l’inflation mais selon un calcul plus complexe qui ferait baisser le pouvoir d’achat quand la croissance n’est plus au rendez-vous.

Hausse de la durée de cotisation, alignement du taux de CSG des retraités sur celui des actifs, fiscalisation des majorations de pensions… Les propositions du rapport Moreau, remis vendredi 14 juin au Premier ministre, sont désormais connues.

Le gouvernement s’est engagé à en discuter avec les partenaires sociaux cet été avant de présenter son projet de loi à la rentrée. Parmi le catalogue de mesures, l’une d’entre elles se révèle aussi surprenante qu’explosive – et surtout, potentiellement ravageuse pour le pouvoir d’achat : la révision du mode d’indexation des retraites. 

« Ce serait une façon technique et un peu perverse de baisser progressivement le niveau des pensions », dénonce Philippe Pihet, président FO de l’Arrco. « Une telle mesure serait peu compréhensible pour le grand public », ajoute Philippe Crevel, du cercle des Epargnants. C’est peu dire !

Tentons d’y voir un peu plus clair. Aujourd’hui, pour calculer la retraite d’un salarié du privé quittant le marché du travail, on prend en compte ses vingt-cinq meilleures années de salaire, que l’on actualise pour compenser l’inflation. 

Le rapport Moreau suggère de revenir sur ce principe et de ne plus compenser intégralement la hausse des prix. De quoi économiser plusieurs milliards d’ici 2020. Plusieurs mécanismes sont proposés. Tous seraient limités à trois ans, et s’appliqueraient également aux fonctionnaires :

-  Un gel total des pensions. Cela rapporterait 6 milliards d’euros d’ici à 2016, mais Yannick Moreau, ancienne présidente du Comité d’orientation des retraites (Cor), l’a elle-même exclu : ce serait bien trop brutal. Syndicats comme Medef, pour une fois d’accord, ont déjà clairement annoncé qu’ils ne voulaient pas entendre parler d’une telle option.

-  Une sous-indexation des retraites d’un point sous l’inflation. De quoi, si l’on épargne les petites pensions, économiser  3,5 milliards d’euros d’ici 2016. Une telle mesure a déjà été adoptée en début d’année pour les retraites complémentaires. Le gouvernement espère donc secrètement que les partenaires sociaux l’accepteront aussi pour les régimes de base. Mais rien n’est moins sûr.

-  Une sous-indexation différente selon les catégories de retraités. Ceux payant un taux de CSG de 6,6% verraient ainsi leur pension sous-indexée de 1,2 point par rapport à l’inflation, tandis que ceux, moins aisés, payant une CSG de 3,8% se verraient appliquer une sous-indexation de 0,5%. De quoi économiser 2,8 milliards d’ici 2020.

Complexe ? C’est certain. Mais quelles que soient les modalités choisies, une chose est sûre : indolore les premières années, une désindexation serait à terme très douloureuse pour le pouvoir d’achat des retraités. Il suffit de regarder l’impact qu’a eu la dernière mesure de ce genre, en 1993. 

A l’époque, les retraites étaient indexées sur l’évolution générale des salaires. Un mode de calcul très généreux que la réforme de Balladur a fait sauter, pour le remplacer par une indexation sur les prix.

Résultat : le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le dernier salaire versé et la retraite, a baissé de près de dix points ! « Appliquer une telle mesure aujourd’hui reviendrait à programmer l’appauvrissement des retraités de demain », dénonce Eric Aubin, de la CGT.

- Un niveau de pension qui prendrait en compte la conjoncture dès 2020

La commission Moreau ne s’arrête pas là. Car si les mesures précédentes ne concerneraient que la période 2013-2016, elle propose de modifier également le mode d’indexation après 2020, et cette fois de façon pérenne.

Officiellement, l’objectif est double : « modifier le système d’indexation afin de le rendre moins dépendant des hypothèses de croissance », et « mettre en place un mode de pilotage des retraites », indique le rapport.

Là encore, le discours mérite un éclairage. Aujourd’hui, on l’a vu, les retraites sont indexées sur les prix. Problème : depuis quelques années, l’inflation est un peu supérieure au taux de croissance.

Résultat, quand l’activité ralentit, les cotisations encaissées pour financer les régimes se tassent, mais les pensions versées, elles, continuent d’augmenter, comme les prix. « Un tel système ne permet pas d’assurer l’équilibre financier de nos retraites », a expliqué Yannick Moreau.

Pour corriger ce biais, elle et son comité d’expert ont concocté plusieurs équations complexes -nous vous épargnerons les détails-, qui permettraient de réindexer en partie la base de calcul de chaque retraite sur l’évolution générale des salaires de ceux qui travaillent encore, mais en l’atténuant, soit lorsque la croissance est mauvaise, soit quand le ratio du nombre d’actifs par retraité se dégrade. Ce qui devrait être le cas jusqu’en 2035…

La responsabilité laissée néanmoins aux politiques

Quelle option choisir ? Le rapport suggère que le sujet soit discuté tous les ans par un comité d’experts qui, en fonction du contexte économique, ferait ses propositions au gouvernement. Ce dernier trancherait ensuite pour la modalité à appliquer. « Ce pilotage annuel, plus fin, nous éviterait de devoir remettre la réforme sur la table tous les cinq ans », a expliqué Yannick Moreau.

Peut-être. Mais une chose est sûre : la grande réforme systémique, avec passage à un régime identique pour tout le monde, est une fois de plus passée à la trappe. 

Et le mécanisme de pilotage envisagé, censé rendre le système plus facile à gérer, le rendra plus complexe encore aux yeux des cotisants. Le choc de simplification ne passera pas par les retraites…

http://www.challenges.fr/economie/20130614.CHA0818/rapport-moreau-menace-sur-le-pouvoir-d-achat-des-retraites-fonctionnaires-compris.html

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des primes de Guéant et surtout de tous ces scandales politiques

Posté par ippolito le 15 juin 2013

Primes en liquide : ouverture d’une enquête préliminaire sur Guéant

Un rapport précise que l’ex-directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Sarkozy a touché 10 000 euros par mois, en liquide, entre 2002 et 2004.

Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert vendredi une enquête préliminaire sur les primes en liquide perçues par Claude Guéant. 

L’enquête a été ouverte à la suite de la publication d’un rapport d’inspection selon lequel quelque 10 000 euros mensuels, puisés dans les « frais d’enquête et de surveillance » des policiers, ont été « remis » à Claude Guéant entre 2002 et 2004 alors qu’il était directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

L’actuel ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait aussitôt annoncé avoir transmis ce rapport à la justice. Le parquet de Paris a confié l’enquête, qui vise d’éventuels détournements de fonds et recel, à la Division nationale des investigations fiscales et financières (DNIFF). 

Lors de la publication de l’enquête administrative, l’entourage de Claude Guéant avait relevé que ces sommes ne lui étaient pas destinées, mais utilisées pour un système de « gratifications », notamment pour les policiers en charge de la protection du ministre Sarkozy.

Claude Guéant avait affirmé avoir bénéficié de ces primes lorsqu’il était Place Beauvau, pour expliquer le paiement en liquide de plusieurs factures découvertes lors d’une perquisition le visant. Les frais de police figurent sur une ligne budgétaire du ministère de l’Intérieur de près de dix millions d’euros en 2013. 

Cet argent liquide est géré par la DGPN (Direction générale de la police nationale) et réparti entre les différents services de police pour récompenser des enquêteurs par exemple. Ces fonds ont souvent fait l’objet d’âpres débats parmi les forces de l’ordre et ont souvent été réformés après des abus. 

En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait instauré une prime de résultats exceptionnels (PRE) pour tenter de régulariser les gratifications.

Le Point.fr – Publié le 14/06/2013 à 17:37 – Modifié le 14/06/2013 à 18:05

http://www.lepoint.fr/societe/primes-en-liquide-ouverture-d-une-enquete-preliminaire-contre-gueant-14-06-2013-1681035_23.php

Publié dans Y'en a marre des politiques, Y'en a marre des scandales financiers | Pas de Commentaire »

 

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