Y’en a marre de la dette sociale et surtout de l’austérité

Posté par ippolito le 1 juillet 2013

La Cour des comptes prescrit une cure d’austérité pour éviter l’explosion de la dette sociale

La Cour juge trop optimistes les prévisions de l’exécutif pour la Sécurité sociale. Sans réformes, la dette sociale exploserait.

On pourrait difficilement peindre un tableau plus sombre. Les perspectives de la Cour des comptes pour le système de protection sociale français sont alarmantes, poussant le gouvernement à accélérer les réformes pour éviter un effondrement à un horizon pas si lointain. 

Pour faire leurs prévisions de long terme, les magistrats financiers écartent d’emblée les hypothèses macroéconomiques retenues par l’exécutif, qu’ils jugent bien trop optimistes.

Celles-ci tablent sur une progression de la masse salariale, sur laquelle sont prélevées les cotisations sociales, de 4 % par an en moyenne. Or, pointe la Cour, la progression constatée sur la période passée (1998-2010), qui comprenait pourtant des années de forte croissance, n’excède pas 3,5 %. Elle préfère donc tabler sur une hausse de cet ordre d’ici à 2030. 3,5 % au lieu de 4 %. Ce demi-point de différence peut sembler faible à première vue. 

En réalité, cumulé sur une vingtaine d’années, il provoque d’énormes écarts dans les prévisions de recettes pour les régimes de retraite, l’assurance-maladie et la Caisse nationale d’allocations familiales. 

Pour la Cour, au lieu de se résorber peu à peu comme le prévoit le gouvernement, le déficit annuel de la Sécurité sociale « resterait constamment supérieur à 15 milliards d’euros », soit légèrement en dessous de son niveau actuel, « et pourrait atteindre en 2030 au moins 25 milliards ». L’accumulation de ces déficits, issus pour deux tiers de la branche retraites et pour un tiers de la branche maladie, « atteindrait au moins 360 milliards fin 2030 ».

Accumulation de déficits

Et la dette gonflerait d’autant. En 1996, le gouvernement Juppé a mis en place une Caisse d’amortissement de la dette sociale. La Cades est censée rembourser progressivement, d’ici à 2025, cette accumulation de déficits, grâce à une recette spécifique qui lui est affectée, la CRDS, et à une fraction de la CSG. Mais à leur niveau actuel, ces prélèvements seraient largement insuffisants pour faire face aux échéances à venir. 

« A l’horizon 2025, la dette sociale, loin d’être résorbée, afficherait un niveau de plus de 200 milliards d’euros », prévient la Cour des comptes.

Pour éviter cette explosion de la dette, « des mesures de rééquilibrage à effet immédiat » s’imposent. Il faudrait qu’elles aient « un impact au moins égal à 20 milliards d’euros sur le solde annuel du régime général de la Sécurité sociale à l’horizon de 2017 ». 

Ce qui représenterait « 4,5 milliards de recettes ou d’économies supplémentaires à trouver chaque année » jusqu’à la fin du quinquennat. Une cure d’austérité qui serait sans précédent.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202858222890-la-cour-des-comptes-prescrit-une-cure-d-austerite-pour-eviter-l-explosion-de-la-dette-sociale-580508.php

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