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Y’en a marre des déficits publics et surtout du niveau de prélèvements obligatoires

Posté par ippolito le 6 juillet 2013

La cour des comptes sonne le tocsin

Déficits. Jamais rappel à l’ordre de la Rue Cambon sur les déficits publics n’a été aussi sévère. Et — c’est une première — les sages préconisent une augmentation du temps de travail des fonctionnaires.

La Cour des comptes a planté le décor, le 27 juin, cinq jours avant le début du débat d’orientation des finances publiques à l’Assemblée, en présentant son rapport annuel sur les perspectives des comptes publics.

Premier constat : la France ne peut plus escompter redresser ses comptes en augmentant les impôts.

 Le niveau des prélèvements obligatoires dans l’Hexagone a explosé et atteint des records : 46,3 % du PIB cette année, 46,5 % prévus en 2014, où 7 milliards d’euros supplémentaires seront prélevés.

 Ils s’ajoutent aux 33 milliards de hausse d’impôts de 2013, aux 22 milliards en 2012 et aux 18 milliards en 2011…

Soit 80 milliards d’euros en quatre ans qui ont permis de faire passer notre déficit, qui s’élevait à 7,5 % du PIB en 2009, à 4,8 % à la fin de 2012. 

« La moitié du chemin a bien été parcourue. Pour autant, […] les efforts ne doivent en aucune manière être relâchés », a prévenu Didier Migaud, le président de la Cour.

Reste la seconde moitié du chemin… Contrairement aux paroles tenues et aux promesses lancées sur la baisse des dépenses, les efforts de redressement des comptes publics ont jusqu’à présent porté en quasi-totalité sur l’impôt. 

Mais cette fois, il faudra réduire le poids de la dépense publique. François Hollande a fini par reconnaître que la France ne tiendra pas son engagement d’atteindre les 3 % de déficit cette année, où le budget avait été construit sur une hypothèse de croissance de 0,8 %, qui n’est pas au rendez-vous. 

On le sait maintenant, elle sera voisine de zéro. Résultat : les recettes seront moins importantes que prévu (de l’ordre de 15 milliards). Bercy table dorénavant sur un déficit de 3,7 % en 2013. La Cour est plus pessimiste encore que le ministère de l’Économie : le déficit pourrait atteindre 4 % à la fin de l’année.

Pour réussir — enfin — à tenir ses engagements, la France va devoir faire 28 milliards d’économies en deux ans, dans le délai accordé par Bruxelles pour atteindre les 3 % de déficit budgétaire.

La Cour le rappelle : tant que notre pays aura une dette élevée (1 900 milliards d’euros), il se situera dans une zone dangereuse qui l’expose à un risque important en cas de hausse des taux d’intérêt.

Et insiste : « Si les taux augmentent ne serait-ce que de 1 %, ce sont immédiatement, pour le seul État, 2 milliards de charge d’intérêt l’année suivante et plus de 12 milliards au bout de dix ans. »

L’urgence est d’engager la dé marche de modernisation de l’action publique (Map), qui remplace dorénavant la RGPP (révision générale des politiques publiques) du précédent quinquennat. « Il est essentiel que les travaux engagés dans le cadre de la Map aboutissent », prévient la Cour.

Un avertissement à l’appui du bilan dressé, le 25 juin, à l’Assemblée par Gilles Carrez. Pour le président de la commission des Finances, la Map s’est limitée, en une année, à identifier les politiques publiques ciblées et à engager une “phase de diagnostic”. Une année perdue à tergiverser !

http://www.valeursactuelles.com/cour-des-comptes-sonne-tocsin20130702.html

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Y’en a marre de Bernard Tapie, de Christine Lagarde, de Nicolas Sarkozy et surtout de tous ces scandales et de toutes ces magouilles surtout pour les contribuables

Posté par ippolito le 6 juillet 2013

Nanard , Richard et les lampistes 28 juin 2013

«Alors, Madame Lagarde, vous me le faites à combien? 50000? 400000?» C’est Tapie qui parle. Christine Lagarde sait qu’elle va se faire enfumer, mais elle écoute. 

C’est ça, Bernard Tapie : on sait qu’il va nous enfler, mais on court se faire enfler. Le bonimenteur né. Il a commencé en vendant des postes de télé aux aveugles, puis des chasse-neige aux sahraouis, puis des Adidas aux culs-de-jatte. La tchatche. Le bagout. La voix un peu rauque, convaincante, hop!, t’es déjà sur ses genoux, sans rien avoir vu venir.

 «Allez, Christine, tu m’arbitres, et je te fais 20% sur la vaseline! Qu’est-ce que tu vas t’emmerder avec neuf procès interminables? De toute façon, je vais gagner. T’es avocate d’affaires, non? Tu sais bien qu’il vaut mieux une mauvaise transaction qu’un bon procès? 

Tu prends trois pingouins, tu me files un peu de pognon, et on oublie tout! Et moi aussi, j’oublie tout, tout ce que je sais sur Borloo, sur Sarko, sur toi…» «Que savez-vous sur moi, grands dieux?» «Que t’as une patte plus courte que l’autre — hé, patate, je rigole!» Christine frétille. «D’ac, Nanard, je t’envoie Richard.»

Souvenons-nous: le Crédit Lyonnais. Mais oui, la banque publique qui travaillait sous le contrôle de Bérégovoy et qui faisait des affaires lamentables au point d’être mise en faillite… Le CDR était chargé des ardoises du Lyonnais. Il bradait les actifs.

 Là-dedans Adidas, appartenant à Tapie. Tapie crie qu’il s’est fait rouler: franchement, c’est possible. Entre la parole d’un banquier et celle de Bernard Tapie, on hésite. Sarko décide d’aider Tapie. Il envoie au charbon Christine Lagarde et François Fillon. Christine envoie son dir cab, Stéphane Richard.

Nanard fait du blé, marine engrange

Ces gens décident d’un arbitrage par trois individus: Pierre Estoup — lui aussi mis en examen, un affidé de Tapie —, Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, propre sur lui, de droite, et Jean-Denis Bredin, avocat, propre sur lui, de gauche. Des deux derniers on n’entend jamais parler: ils laissent entendre que c’est le Pierre Estoup qui les a enfumés. 

N’empêche qu’ils ont versé 403 millions d’euros! Ils vont rendre les commissions perçues pour l’arbitrage si celui-ci est cassé?
«Simulacre d’arbitrage» «pacte d’escroquerie», «escroquerie en bande organisée», qu’en pense Christine? 

Il est bien évident qu’elle savait que c’était un simulacre, mais elle n’a pas pu s’empêcher de signer. La peur de Sarko? Non. Elle s’est fait rouler par Tapie, la grande bien élevée… Comme Tonton, coincé, raide, assis sur une baïonnette, mais qui dansait devant Nanard le lascar.

 Et comme Guéant, l’écornifleur, le pique-assiette de la République, l’homme qui piquait des dix mille euros ici ou là comme d’autres piquent des ramettes de papier au bureau, Guéant le voleur minable totalement épaté par Tapie, le voleur des grands chemins… Tous ces gens qui volent presque honnêtement, qui rapinent parce qu’ils ont le pouvoir (Tonton incapable de payer même un café) bavent devant le pirate.

Tapie fait du ciné, de la télé, du théâtre, ose aller défier Le Pen dans un meeting, met minable ce même Le Pen dans une émission de télé, vole en grand, fait de la prison, «ment de bonne foi» (sic!) mouille des hommes politiques, braille sur Inter en agitant ses 403 millions:

 «Ça vous emmerde, hein, ça vous emmerde?» Oui, ça nous emmerde, mais en même temps, Monsieur Tapie, vous êtes moins méprisable que ceux qui vous ont offert cet arbitrage ou celui qui vous offrit un poste de ministre dans le gouvernement Bérégovoy. 

Ce même Bérégovoy qui couvrait le scandale du Crédit Lyonnais pour lequel M. Haberer, inspecteur des finances, si bien élevé, n’a jamais été inquiété.
«Je suis un lampiste», gémit aujourd’hui le patron d’Orange, Stéphane Richard, mis en examen… 

Un lampiste à 1,5 million d’euros de salaire en 2012, mais bon! C’est tout de même ce lampiste qui a organisé le versement des 403 millions et quelques à Nanard. Moscovici (lampiste) déclare qu’il faut maintenir le lampiste à son poste. 

François Hollande (super-lampiste) confirme. Pendant ce temps, les lampistes votent à Villeneuve-sur-Lot pour remplacer le lampiste Cahuzac. Ils éliminent les lampistes de gauche et font confiance aux lampistes de droite. Comme les lampistes du gouvernement font confiance au lampiste Richard.

Par : Bernard Maris   

http://www.charliehebdo.fr/news/nanard-richard-lampistes-888.html

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Y’en a marre de Laurent Fabius et surtout de la réserve parlementaire des députés

Posté par ippolito le 6 juillet 2013

Les subventions de Fabius envers son village de vacances

Selon francetvinfo, lorsqu’il était député de Seine-Maritime, le ministre des Affaires étrangères a utilisé sa réserve parlementaire pour subventionner un village ariégeois.

Laurant Fabius a puisé dans sa réserve parlementaire pour subventionner un village ariégeois où il passe ses vacances (Maxppp)

Laurent Fabius aurait-il des lacunes en géographie? Selon le site francetvinfo, il a subventionné en 2011, par deux fois, le village ariégeois de Carla-Bayle, alors qu’il était député de Seine-Maritime. 

Les deux sommes, qui atteignent ensemble un montant de 50.000 euros, ont soutenu la construction de la salle des fêtes du complexe touristique du village, et la rénovation des façades d’une maison sur la place de la mairie.  

Pour ce faire, l’ex-député de la quatrième circonscription de Seine-Maritime a puisé dans sa réserve parlementaire. Cette enveloppe, qui s’élève à 90 millions d’euros à l’Assemblée nationale et 60 millions d’euros au Sénat, est répartie entre les parlementaires qui peuvent l’utiliser librement pour subventionner des projets dans leurs circonscriptions respectives.

 Longtemps resté opaque, ce dispositif fait l’objet d’un plus grand contrôle en cette période de maîtrise des dépenses publiques.

Cette révélation ne devrait pas être bien accueillie par ses anciens administrés, qui ont ainsi été privés de 25% de l’enveloppe du député. Le cabinet du ministre a indiqué que les fonds avaient été versés « à la demande du maire de cette commune pauvre » pour le financement « d’aménagements municipaux ». Laurent Fabius y possède une maison depuis une dizaine d’année. 

De plus, le maire du village, Jean-Luc Couret, a soutenu la candidature de l’actuel ministre à la présidentielle de 2007.

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-subventions-de-Fabius-envers-son-village-de-vacances-617268

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Y’en a marre de la crise mais surtout des mensonges de nos élus

Posté par ippolito le 6 juillet 2013

La croissance française ne repartira pas toute seule

Les réformes structurelles, vues en France comme une obligation imposée d’ailleurs, sont très structurellement la seule stratégie politique pour retrouver la croissance.

«La fin du tunnel» est la promesse favorite des dirigeants politiques. 

Depuis 1973 et les chocs pétroliers, qui ont renvoyé la belle croissance des Trente Glorieuses aux manuels d’histoire, tous les gouvernements se sont livrés au rituel «le pire est passé».

 En général, ils croient à leur prophétie. Il ne peut en être autrement: la lumière au bout du tunnel viendra, et elle viendra forcément avant l’heure électorale.

François Hollande est de ceux-là. Le chef de l’Etat pense que la croissance remontera inéluctablement comme la mer revient toujours dans le port pour mettre à flot tous les bateaux. Le fameux «cycle», n’est-ce pas? Son programme électoral tablait sur 1,7% de croissance en 2013, 2% en 2014 et ensuite 2% à 2,5% par an, par retour à la tendance de précrise (le PIB a crû en moyenne de 2,2% de 1995 à 2007).

L’attente du chef de l’Etat s’est déjà chargée de frustrations: 2013, au lieu de voir redécoller la France, l’a mise dans la récession. L’an prochain s’annonce positif, certes, mais bien peu: 

le gouvernement table sur un chiffre officiel de croissance de 1,2% du PIB, la Commission européenne prévoit seulement 1,1%, le FMI avance 0,9% et le consensus des économistes un tout petit 0,7%.

Mais il faut pousser le diagnostic au-delà de 2014. L’économie n’est pas la mer qui va et vient. Tout laisse penser que, en l’état actuel, la croissance française est cassée pour longtemps. Ce pour trois séries de raisons françaises et internationales.

La crise d’abord. Elle a été d’une violence inouïe (plus dure que 1929, au départ) et elle dure depuis cinq ans. Elle a conduit dans tous les pays développés à «une contraction massive des potentiels de croissance», résume Laurence Boone, chef économiste en charge de l’Europe chez Bank of America Merrill Lynch[1]. 

Des entreprises ont fait faillite, en particulier dans l’industrie, et les entreprises qui survivent ont, dans l’ensemble, beaucoup réduit leurs investissements. Total: la croissance se retrouve à un niveau nettement plus bas que sa tendance d’hier, elle a été amputée de 10 points, selon Patrick Artus, chef économiste de Natixis[2]. Avant de retrouver le rythme d’avant-crise, il faut accélérer pour remonter ce gap.

La France, pays méditerranéen

Or, deuxième raison, beaucoup de freins sont mis. La politique budgétaire est devenue, partout, restrictive. Un autre moteur, l’investissement privé, est lui aussi à l’arrêt, voire bloqué en marche arrière. L’amélioration des marges des entreprises est le préalable à leur confiance dans l’avenir, hélas, elles continuent de se dégrader. 

Quant à la consommation, le troisième moteur, elle va subir les chocs négatifs des réformes structurelles et des ajustements budgétaires, comme le souligne Patrick Artus. Et, plus globalement, les salaires sont durablement sous pression. Résultat, conclut Laurence Boone, la France se classe plutôt parmi les pays méditerranéens pour lesquels il n’y a pas beaucoup de chances que le PIB réel rattrape le retard qu’il a accumulé pendant la crise depuis 2008.

La troisième raison est fondamentale et plus inquiétante encore. La croissance de la France, comme de tous les autres pays, est plus ou moins en retard par rapport à la tendance antérieure, comme on vient de le voir. 

Mais cette tendance elle-même, nommée «croissance potentielle», est égale à la multiplication de deux facteurs: la croissance du nombre d’heures travaillées par la population, multipliée par la croissance de la productivité horaire.

L’examen du premier facteur ne laisse pas beaucoup de possibilités. Comme l’explique Gilbert Cette, professeur associé à l’université d’Aix-Marseille-II, il faut remonter le taux d’emploi des sous-employés en France: les seniors, les jeunes et les non-qualifiés.

 Les précédentes réformes des retraites ont eu déjà un effet remarquable puisque seuls 29% des plus de 55 ans étaient encore au travail en 1995, ils sont 41% aujourd’hui. Pour les jeunes, grave sujet de débat aujourd’hui, il faudrait imaginer des cumuls originaux études/emploi. Pour les non-qualifiés, tout dépendra de la réforme de l’éducation et de la formation permanente.

Nous ne retournerons pas en arrière

Mais c’est l’autre facteur, la productivité, qui apporte du neuf. Dans une étude inédite[3] qui va faire beaucoup de bruit, Gilbert Cette montre que les gains de productivité sont en déclin dans le monde développé. Il y a en cours un phénomène structurel fondamental qui serait dû à un épuisement de la révolution numérique. 

Ce constat va contre le sens commun, l’Internet a envahi nos vies. Mais les statistiques collectées par Gilbert Cette sont imparables: la productivité (dite productivité totale des facteurs) aux Etats-Unis, pays de référence en technologie, est passée d’un rythme de 1,82% l’an de 1995 à 2004, à 0,46% l’an, depuis. En France, elle est même devenue négative!

Pourquoi? La célèbre loi de Moore (doublement des capacités des puces tous les dix-huit mois) bute sur un prix devenu exorbitant. «On est dans un creux technologique», avance l’auteur, qui pense qu’une nouvelle génération viendra dans cinq-dix ans qui fera rebondir les productivités.

La conséquence est fracassante: le monde ne reviendra pas aux belles années d’avant-crise. La France, qui n’a pas la même productivité en niveau que les Etats-Unis, a une issue: profiter d’un rattrapage en facilitant la diffusion des nouvelles technologies, notamment dans les services. Elle a aussi un atout démographique.

 Mais le pari de Hollande est perdu, la reprise ne viendra plus «toute seule». Les réformes structurelles, vues en France comme une obligation imposée d’ailleurs, sont très structurellement la seule stratégie politique pour retrouver la croissance. Il n’y a pas de bout au tunnel, il faut en creuser entièrement un neuf. Cela prendra plus qu’un quinquennat.

Eric Le Boucher

http://www.slate.fr/story/74751/croissance-france-repartira-pas

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