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Y’en a marre du monde de la finance

Posté par ippolito le 18 juillet 2013

Les trois bombes financières qui pourraient exploser cet été

Aux Rencontres économiques, experts, patrons et gouvernants n’ont pas masqué leur inquiétude, notamment pour l’Europe. Retour sur trois bombes financières qui pourraient exploser cet été.

Mots-clés : Pierre Moscovici, Mario Draghi, Christine Lagarde, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne, déficit budgétaire

On sait s’amuser, aux Rencontres économiques d’Aix. Ce Davos provençal, qui a rassemblé experts, grands patrons et gouvernants de la planète du 5 au 7 juillet, s’est conclu en chansons avec l’artiste sénégalais Youssou N’Dour. L’économiste Jean–Hervé Lorenzi, organisateur de l’événement, et l’académicien Erik Orsenna ont également poussé la chansonnette. La veille, les participants étaient aussi très détendus au Théâtre de l’Archevêché, où ils ont apprécié le Rigoletto de Verdi.

Mais, cette année, la fête a été un peu gâchée. Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, a piqué une colère contre « les patrons qui doivent respecter les politiques », après avoir été critiqué par le PDG de Saint-Gobain. 

Et derrière leur apparente décontraction, les économistes n’ont pas caché leur pessimisme, notamment à propos de l’Europe. « La crise de la zone euro n’est pas terminée. Le plus grave n’a pas encore eu lieu, s’inquiète ainsi Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève. 

Les dettes publiques ne sont pas soutenables et les bilans des banques n’ont pas été vraiment nettoyés ». Les récentes turbulences financières ont relancé les inquiétudes. « La zone euro est la seule région du monde dont la croissance est à l’arrêt », a rappelé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Décryptage de ces bombes financières qui pourraient tomber sur le continent.

Cote d’alerte sur les dettes publiques

Ils sont presque tous d’accord. A Aix, les experts en finances publiques comme Anna Kinberg Batra, qui a présidé la commission des Finances au Parlement suédois, Jared Bernstein, ancien conseiller du vice-président américain Joe Biden, ou l’économiste italien Francesco Giavazzi ont dénoncé les effets dévastateurs des politiques d’austérité en Europe.

  »Les Européens ont appliqué ces coupes budgétaires au plus mauvais moment, alors que leur économie n’était pas sortie de la récession. Le résultat, c’est plus de récession, plus de chômage et plus de dette », a déploré Charles Wyplosz.

 La veille, Peter Bofinger, membre du conseil indépendant des économistes d’Angela Merkel, la chancelière allemande, avait déjà enfoncé le clou :

  »Les dirigeants européens sont en train de prendre conscience que leurs politiques de restriction budgétaire ont mené à la récession. Prenez le Portugal : c’est le bon élève de la zone euro, qui a appliqué rigoureusement les plans d’économies prônés par la Commission. 

Trois ans plus tard, il va beaucoup plus mal », déplore ce keynésien, l’un des rares, en Allemagne, à tenir ce discours. Même les agences de notation, que les Européens ont cherché à rassurer en lançant ces politiques de -rigueur, sont inquiètes :

  »Nous constatons un certain découragement face aux politiques d’austérité, qui ont eu peu d’effet sur la réduction du déficit et de la dette. Il y a un risque d’explosion sociale », confie, hors micros, Jean-Michel Six, chef économiste à Standard & Poor’s.

Alors que faire ? Certains experts ont suggéré la suspension sine die du pacte de stabilité européen, donc des objectifs de réduction des déficits, jusqu’au retour réel de la croissance. 

« Il faut supprimer toute restriction budgétaire lorsque l’activité économique est déprimée », avance Jared Bernstein. Interpellé sur cette proposition, Pierre Moscovici a botté en touche, en réclamant simplement « plus d’attention portée à la croissance et à l’emploi » dans les politiques européennes.

Conséquence de l’inefficacité du serrage de vis budgétaire : le fardeau des dettes publiques a continué de s’alourdir, dépassant largement les 100 % du PIB au Portugal, en Italie et en Grèce (voir graphique). 

Face à Christine Lagarde, Patrick Artus, le directeur de la recherche et des études de Natixis, a mis les pieds dans le plat : « C’est une illusion de penser que toutes ces dettes seront remboursées. 

En Europe, un certain nombre de pays ne sont pas solvables ». Gênée par ce sujet explosif, la directrice du FMI a répondu que « tous les pays avancés ne pouvaient pas se retrouver au Club de Paris », l’instance représentant les créanciers publics des Etats surendettés. 

Mais, elle l’a admis, son institution planche sur ce dossier, avec la création d’un groupe de travail sur « le traitement des dettes lourdes ». Traduction : comment faire accepter aux bailleurs de fonds d’abandonner une partie de leurs créances.

 Un point crucial pour beaucoup d’économistes : tant que ces « vieilles dettes », pour reprendre l’expression de Patrick Artus, ne seront pas apurées, la zone euro ne pourra pas rebondir.

Risque de krach obligataire

Une bombe à plus de 100 milliards d’euros. Selon Natixis, c’est ce que pourrait coûter une hausse des taux de 100 points de base (1 %) aux banques européennes, qui détiennent pas moins de 1.700 milliards de titres publics dans leurs bilans. 

Depuis le 19 juin, avec l’annonce par le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qu’il allait réduire ses achats massifs de bons du Trésor, les financiers sont inquiets. Les taux américains ont immédiatement grimpé (voir graphique) et entraîné ceux de la zone euro dans leur sillage. 

Aux Etats-Unis, où l’économie redémarre (195.000 emplois créés en juin, ce qui a ramené le taux de chômage à 7,6 %), cette tension sur les prix du crédit n’est pas un drame. En revanche, dans la zone euro, qui reste déprimée, le coup est rude. Après avoir exporté leur crise des subprimes, les Américains menacent aujourd’hui de casser la reprise dans le Vieux Continent en cessant de faire tourner leur planche à billets… 

Au cœur de la vieille ville d’Aix, dans les petites salles de l’immeuble historique de Sciences-Po, où il fait une chaleur étouffante, les experts prennent le risque très au sérieux. « En 1994, l’Europe avait subi une crise obligataire, car la Fed avait remonté ses taux brutalement », rappelle Michel Aglietta, économiste au CEPII et spécialiste de la finance. Mais aujourd’hui, la réaction épidermique des marchés est irrationnelle. Car la Fed agit de façon beaucoup plus modérée en annonçant qu’elle va arrêter progressivement d’injecter des liquidités ». 

Irrationnelle ou pas, une forte remontée des taux ébranlerait les banques européennes, à peine remises de la crise financière de 2008. D’autant que certaines d’entre elles se sont fragilisées en se gavant de titres publics. « Elles ont signé un pacte avec le diable , tempête Charles Wyplosz. Les Etats les ont incitées à acheter leurs dettes en leur promettant de les sauver en cas de crise ». 

Un deal qui rend les banques plus sensibles à une hausse des taux obligataires, qui diminuerait automatiquement la valeur des emprunts d’Etat dans leurs bilans. « Cela dégraderait leurs ratios de solvabilité et leurs cours de Bourse », prévoit Michel Aglietta.

Malgré cette épée de Damoclès, beaucoup restent pourtant optimistes. La raison ? Ils croient en -Super Mario. Depuis sa sortie tonitruante de l’été dernier – « l’euro est irréversible » –, qui avait cassé la spéculation, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), apparaît comme un rempart. 

« Je crois à l’engagement de la BCE d’intervenir en cas de nouvelle crise financière », confie Laura Tyson, professeur à Berkeley et ancienne conseillère de Bill Clinton.  » La BCE a créé un parapluie nucléaire avec son programme OMT, qui permet de financer un pays en difficulté subissant une -attaque sur les marchés », relève Carol Sirou, présidente de Standard & Poor’s France. Sauf que ce parapluie nucléaire est troué : 

l’OMT ne concerne que les pays sous assistance européenne, comme le Portugal ou l’Irlande. Si l’Espagne, l’Italie et la France devaient être attaquées, la BCE n’aurait pas le droit de les secourir. Mais pour les optimistes, Super Mario ne s’embarrasserait pas de ces règles contraignantes en cas de krach…

Crainte d’une explosion de la bulle chinoise

A Aix, la Chine inquiète. Dans l’empire du Milieu, le shadow banking, la distribution de crédits par les grandes entreprises – qui empruntent aux banques et reprêtent aux PME –, a bondi (voir graphique).

  »Cette explosion du crédit est préoccupante. Les autorités vont devoir la juguler, ce qui va encore ralentir la croissance », s’inquiète Jean-Michel Six. « Il n’y a pas pour autant de risque de crise financière, tempère Michel Aglietta. L’Etat central dispose de réserves de change colossales, et il peut y puiser pour recapitaliser les banques défaillantes ». 

N’empêche, la Chine, locomotive du commerce mondial, donc de l’économie très ouverte qu’est l’Europe, est en pleine décélération. Certes, son taux de croissance fait encore pâlir d’envie les Européens, prévu à 7,7 % l’année prochaine, selon Natixis.

Mais il marque un recul de presque 3 points par rapport à 2010, l’équivalent d’une récession dans les pays « matures ». Un ralentissement qui concerne aussi d’autres économies émergentes, comme l’Inde ou le Brésil, et suffisamment marqué pour pousser le FMI à réviser à la baisse ses prévisions de croissance mondiale à 3,3 % en 2013.

Dans les débats aixois, où défilent beaucoup d’experts des pays émergents, certains craignent un impact plus violent si les taux d’intérêt repartaient durablement à la hausse aux Etats-Unis : cela pousserait les investisseurs à quitter les pays du Sud vers les placements plus sûrs. 

« Certains pays émergents, comme le Brésil ou la Turquie, sont très dépendants des flux de capitaux, analyse l’économiste turc Kemal Dervis, un ancien de la Banque mondiale. Ils pourraient subir un choc bien plus fort qu’en Asie ». 

Ces risques peuvent paraître lointains. Mais quel que soit le virus qui menace la planète financière, ceux qui sont en récession et mal guéris seront les plus vulnérables. Et au sein de la zone euro, ils sont quelques-uns.

(Avec Marie Charrel)

http://www.challenges.fr/economie/20130709.CHA1928/les-trois-bombes-financieres-qui-pourraient-exploser-cet-ete.html

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Y’en a marre de l’évasion et de la fraude fiscale

Posté par ippolito le 18 juillet 2013

Les 5 enseignes françaises de grande distribution accusées d’évasion fiscale

C’est une pratique méconnue que le sénateur Jean Arthuis met en lumière : les 5 groupes de grande distribution français pratiquent l’évasion fiscale. 

Selon le sénateur UDI de la Mayenne, Leclerc, Carrefour, Système U, Auchan, et Intermarché prendraient en effet une commission aux industriels qui veulent vendre dans ces enseignes. 

Cette commission partirait ensuite dans des paradis fiscaux (Suisse et Luxembourg) et ferait perdre chaque année au fisc français 2 à 4 milliards d’euros.

Les enseignes nient

La procédure serait bien rodée. Quand un industriel français vend ses produits à un groupe de grande distribution français, il serait obligé de verser à ce groupe une commission de 2 à 5% du montant de la vente. 

Officiellement, cette somme servirait au développement de la coopération internationale entre l’industriel et la grande surface, mais en réalité, derrière cette procédure se cacherait de l’évasion fiscale. Les enseignes de grande distribution, elles, nient tout en bloc.

« Je voudrais que l’on brise l’omerta »

Le sénateur propose donc de rendre transparent ces opérations et d’obliger les groupes de grande distribution à rapatrier les sommes en France dans un amendement déposé dans la loi sur la fraude fiscale, en débat au Sénat ce mercredi. 

« Je voudrais que l’on brise l’omerta », demande Jean Arthuis sur RMC. « Ces contributions perçues par les groupes hors du territoire national seront réintégrées dans les bénéfices imposés ici en France. Il suffit d’aller voir chez les fournisseurs ce que sont ces factures, à qui elles sont payées, et au profit de quels groupes. 

Or, les sommes en cause, ce sont entre 2 et 4 milliards qui sortent du territoire national, alors même que les fournitures, depuis un site industriel français, sont livrées sur un lieu de vente en France ».

http://www.rmc.fr/editorial/400634/les-5-enseignes-francaises-de-grande-distribution-accusees-d-evasion-fiscale/

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Y’en a marre des mutuelles étudiantes

Posté par ippolito le 18 juillet 2013

Les mutuelles étudiantes dans le collimateur de la Cour des Comptes

Les rapporteurs de la Cour de Comptes ont mené une enquête auprès de 1700 étudiants affiliés à la LMDE.

L’institution financière dénonce un système coûteux qui manque d’efficacité et de productivité dans un pré-rapport. Et demande le retour des étudiants dans le giron de la sécurité sociale générale.

Services «insatisfaisants», «faible productivité» et «coûts de gestion élevés». La Cour des Comptes part en guerre contre les mutuelles étudiantes selon les informations publiées par Le Monde .

Dans une version intermédiaire précèdant la publication du rapport final en septembre, l‘institution financière fustige un manque d’efficacité.

Chaque année les étudiants sont tenus de s’affilier à une mutuelle étudiante pour bénéficier des remboursements des soins médicaux. Elles sont onze au total en France, chargées de gérer la sécurité sociale de près d’1,7 millions d’étudiants. Parmi elles, la principale, la Mutuelle des Etudiants (LMDE) est particulièrement pointée du doigt.

Insatisfaction étudiante

Les rapporteurs de la rue Cambon ont mené une enquête auprès de 1700 étudiants affiliés à la LMDE. Le constat est sévère. La note moyenne de satisfaction ne dépasse pas 2,3 sur 5. 

De toutes le mutuelles, elle est la moins bien notée. Selon le rapport, le service téléphonique est insuffisant (un appel sur 14 est pris en charge). À cela s’ajoutent les retards de remboursement de soins et les délais d’attente trop longs pour reçevoir la carte vitale .

 Près de «10 % des étudiants n’en ont toujours pas reçu et ne peuvent donc bénéficier du tiers-payant», précise Le Monde ,citant la Cour des comptes. Pourtant, les frais de gestion ont augmenté de 7% depuis 2005…

Les mutuelles régionales ne sont pas non plus épargnées, notamment sur leur service en ligne. Le délai d’obtention de la carte vitale est de 8 jours en moyenne. Alors qu’on l’obtient en deux pour la sécu générale. 

«Autant de dysfonctionnements en partie liés à l’architecture même du système de sécurité sociale étudiante, convient la Cour, qui plaide pour la suppression de ce régime spécifique», précise le journal.

La LMDE en ligne de mire

Ce n’est un secret pour personne. La situation financière de la première mutuelle de France est fragile, reconnaissait sa présidente Vanessa Favaro en février dernier. 

Depuis deux ans, la LMDE souffrirait d’un «déficit chronique». Fin 2011, elle en était à 23,4 millions de pertes cumulées sur dix ans et traînait «surtout une dette importante». Cette dernière s’élèverait à plus 65 millions d’euros au total, une somme comparable à ses recettes annuelles.

Pour pallier ces problèmes, la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN) est venue à son secours et contrôle désormais la gestion de la mutuelle étudiante.S’il est trop tôt pour en tirer les conséquences, la Cour des Comptes met en lumière un certain favoritisme. 

Certains enfants de fonctionnaires adhérents de la MGEN bénéficient «d’un traitement prioritaire» de leurs courriers et appels lorsqu’ils choisissent la LMDE. Un acte en «contradiction avec les principes du service public», indique le rapport.

Déjà critiquées par le Sénat et l’UFC Que Choisir

Depuis plusieurs années déjà, les mutuelles étudiantes étaient sur la sellette. Une enquête de l’UFC Que Choisir dressait alors un constat «calamiteux» à leur sujet. 

Qu’il s’agisse de la question de l’accès à l’information pour les étudiants, du rapport qualité et prix des prestations ou des frais de gestion des mutuelles, la revue soulignait à chaque fois les faibles performances des onze mutuelles étudiantes gérant pour le compte de la collectivité la couverture sociale obligatoire de 1,7 millions d’étudiants.

En décembre dernier, ce fut au tour du Sénat de s’en mêler. La Commission des affaires sociales avait publié un rapport proposant, in fine, d’unifier les organismes en une seule et meême sécurité sociale étudiante. 

Selon les rapporteurs, cela permettrait de faire disparaître toute concurrence dans le recrutement des étudiants. Avec un seul organisme, la compétition entre les mutuelles à la rentrée ne serait plus de mise.

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/les-mutuelles-etudiantes-dans-le-collimateur-de-la-cour-des-comptes-2484/

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Y’en a marre de Cahuzac mais surtout des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 18 juillet 2013

Commission Cahuzac – Courson : Hollande était « parfaitement informé »

Charles de Courson, président UDI de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l’affaire Cahuzac, a affirmé mercredi détenir « les preuves » que le président François Hollande était « parfaitement informé » du comportement fiscal du ministre incriminé. 

« Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé », a déclaré le député centriste de la Marne sur France 2.

Selon lui, l’ex-maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, Michel Gonelle, qui détenait l’enregistrement dans lequel on entend Jérôme Cahuzac parler de son compte en Suisse, « a informé le directeur adjoint du cabinet du président (Alain Zabulon, NDLR) le 15 décembre, qui est immédiatement allé voir le secrétaire général de l’Élysée (Pierre-René Lemas), et tous les deux, ils sont allés voir le président dans son bureau ». « Donc, il (François Hollande, NDLR) le sait le 15″ décembre, a souligné le président de la commission Cahuzac.

« Le 18, Edwy Plenel informe l’Élysée qu’ils ont toutes les preuves », a-t-il ajouté, rappelant que le journaliste, directeur du site d’information Mediapart, « est un ami personnel du président, ils ont même écrit un bouquin ensemble ».

 De fait, a-t-il encore précisé, « je dis que le président, entre le 4 et le 18 décembre, a l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse existent ». 

« Muraille de Chine »

Pourquoi François Hollande n’a-t-il pas alors remercié Jérôme Cahuzac, qui n’a été contraint à la démission que le 19 mars ? « Certains prétendent qu’il a été tenté de faire cela, mais nous ne pouvons pas auditionner le président de la République, en application du principe de séparation des pouvoirs », a-t-il indiqué, n’excluant pas cependant une audition du Premier ministre. 

De l’avis du député et « en l’état actuel » des travaux de la commission, « on peut dire que la réponse qu’(ont) faite le Premier ministre et le président et Pierre Moscovici à cette affaire n’était pas adaptée », a-t-il poursuivi au lendemain de l’audition de trois ministres, dont celui de l’Économie et des Finances.

Revenant sur l’audition de Pierre Moscovici, qui a contribué à fragiliser la réalité de la « muraille de Chine » érigée autour de Jérôme Cahuzac par son ministre de tutelle, Charles de Courson a jugé qu’elle avait été « la plus intéressante ». 

« Il nous a dit (…) qu’il y a bien eu une réunion le 16 janvier à l’Élysée suite à un Conseil des ministres, entre quatre personnes : le président de la République, le Premier ministre, lui-même – Pierre Moscovici – et Jérôme Cahuzac », a-t-il relaté, qualifiant d’ »incroyable » la présence du ministre incriminé.

http://www.lepoint.fr/politique/commission-cahuzac-courson-hollande-etait-parfaitement-informe-17-07-2013-1705617_20.php

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