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Y’en a marre de la surpopulation carcérale mais surtout des chiffres qui affolent…

Posté par ippolito le 23 juillet 2013

Surpopulation carcérale : les chiffres qui affolent

C’est un nouveau record. D’après les chiffres de l’administration pénitentiaire, 68 569 personnes sont détenues au 1er juillet 2013. Du jamais vu. L’augmentation rapide des personnes placées sous écrou pose tout d’abord le problème des infrastructures. 

Sur ce plan, la France se classe parmi les plus mauvais élèves en Europe. Elle connaît en 2013, une surpopulation de l’ordre de 113,4 prisonniers pour 100 places, selon le rapport rendu par le Conseil de l’Europe en mai dernier (la moyenne des pays de l’UE se situant à 107,3). 

Soit 68 569 détenus pour seulement 56 953 places. Cette situation, couplée à l’insalubrité des établissements, alimente un climat de tension permanent qui nuit à la fois aux détenus et aux conditions de travail des surveillants pénitenciers.

 Le taux élevé de suicides en est également une conséquence. En 2010, il concernait 15 ,5% de détenus sur 10 000 contre une moyenne de 6,7% pour l’ensemble des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.

UNE DENSITÉ D’OCCUPATION OSCILLANT ENTRE 84% ET 300% SELON LES ÉTABLISSEMENTS

Sur 247 sites d’emprisonnement dans toute la France, dix ont une densité supérieure à 200% et 32 une densité comprise entre 150 et 200%. Il y a aussi des différences importantes entre les maisons d’arrêts (où se trouvent les prévenus et les courtes peines), les centres de détention (pour les peines moyennes) et les maisons centrales (pour les longues peines). 

François Bes, de l’Observatoire international des prisons, précise que « le taux d’occupation national dans les maisons d’arrêt est de 135% ; alors qu’il est de 95% pour les centres de détention et 84% pour les maisons centrales ». 

Pire. En outre-mer, le taux d’occupation des maisons d’arrêt atteint 200% en Nouvelle Calédonie et 300% en Polynésie. La palme revient à la prison de Nuutania, (Tahiti), où la densité s’élève à 313%.

35,4 % DES PRISONNIERS DÉTENUS POUR UNE COURTE PEINE

La plus forte concentration carcérale regroupe les individus purgeant une courte peine, de moins d’un an. Ils représentent un quart des prisonniers (soit 35,4%, le dixième rang européen). 

C’est pourquoi la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, propose d’abolir les peines planchées. En plus de libérer de la place, cela pourrait réduire, selon elle, les risques de récidive. Le nombre de prisonniers purgeant une peine d’au minimum 10 ans de prison, est par ailleurs en nette hausse en 2011 (+14%).

Pourtant, seuls 10% des auteurs de crimes et délits seraient envoyés en prison… C’est en effet, ce que rapporte Xavier Bebin, secrétaire général de l’institut pour la Justice : « chaque année, 1,2 millions d’auteurs de crimes et délits sont présentés à la Justice. 

Mais seuls 80 000 d’entre eux sont envoyés en prison, soit moins de 10%. »  Selon ce dernier, pour aller en prison aujourd’hui, en France, il faut « soit commettre un crime extrêmement grave, soit avoir un lourd casier judiciaire ».

http://www.marianne.net/Surpopulation-carcerale-les-chiffres-qui-affolent_a230651.html

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Y’en a marre de la baisse de la compétitivité de la France

Posté par ippolito le 23 juillet 2013

La compétitivité française, est-ce simple comme un Big Mac ?

L’indice Big Mac, qui compare depuis 1986 le prix du célèbre burger dans 58 pays, vient d’être mis à jour par le quotidien britannique « The Economist ». 

Certains estiment que cette dernière étude illustre la perte de compétitivité française.
 
Un nouveau coup de poignard vient d’être porté à la compétitivité française. Cette fois-ci, le coupable n’est pas une étude à rallonge avec force chiffres compliqués à l’appui, mais un simple Big Mac.

D’après la fournée estivale de l’indice Big Mac du quotidien britannique « The Economist », publié la semaine dernière, le prix moyen en France du burger star de la chaîne de restauration rapide McDonald’s (3,66 euros) est l’un des plus élevés au monde. En Europe, seul un Finlandais paie davantage (4,25 euros). En Grèce, ce sandwich coûte 33% de moins que dans l’Hexagone.

Est-ce grave docteur ? Peut-être : le Big Mac a été choisi en 1986 par « The Economist » car il représenterait, d’après le quotidien, un formidable outil de comparaison du pouvoir d’achat et de la compétitivité. 

Ce sandwich a, en effet, un caractère universel : il est conçu de la même manière partout dans le monde, en utilisant les mêmes ingrédients (à l’exception de l’Inde). 

Qu’il soit plus cher en France qu’en Chine ou même qu’en Grèce peut se comprendre : le coût de la main d’œuvre est loin d’être le même. Mais qu’il coûte davantage qu’en Allemagne peut étonner. 

Le « think tank » économique français “l’institut Bruegel” et le quotidien le « Figaro » soulignent, vendredi 19 juillet, que ces données sont la preuve du décrochage de compétitivité en France dû à des salaires trop élevés dans l’Hexagone.

Spécificité française

Pas si vite. “Réduire la question de la compétitivité d’un pays à une comparaison des salaires est un peu court en terme de réflexion économique”, s’amuse Benjamin Carton, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII).

D’autres facteurs, comme les dépenses en recherche et développement ou les incitations fiscales entrent également en ligne de compte.

Même en se bornant au secteur de la restauration rapide, les économistes dénoncent l’exercice qui consiste à tirer des conclusions hâtives de l’indice Big Mac. Ce n’est, en effet, pas parce que les matières premières sont les mêmes, que leur prix est identique partout. 

“Les intermédiaires de la filière viande peuvent se faire des marges plus importantes en France qu’en Allemagne, ce qui peut contribuer à la différence de prix”, explique Christophe Blot, directeur adjoint du département analyses et prévisions de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). 

Quid des taxes ? “Une hausse de la TVA dans la restauration rapide [attendue pour janvier 2014, NDLR] peut avoir entraîné une hausse des prix préventive”, souligne, pour sa part, Benjamin Carton.

En outre, l’indice Big Mac se marie mal avec la spécificité du marché français. C’est le plus important d’Europe pour McDonald’s, qui y règne en maître quasi-incontesté. “L’absence de vraie concurrence lui permet de pratiquer des prix plus élevés que dans d’autres pays”, rappelle Benjamin Carton.

À cause de ces bémols cet économiste en conclut qu’”utiliser l’indice Big Mac pour comparer la compétitivité, c’est faire tellement de raccourcis qu’on ouvre la porte à bien des erreurs”. 

En l’occurrence, rappelle Christophe Blot, la perte de compétitivité française “est bel et bien une réalité, mais il existe des indicateurs plus sérieux et instructifs pour l’analyser”. 

L’indicateur de « The Economist » est au final, d’après eux, un indice “fast food” : facile à digérer, mais qui laisse un peu sur sa faim.

http://www.france24.com/fr/20130719-competitivite-big-mac-index-economist-economie-france-comparaison-allemagne-critique-burger-macdo

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Y’en a marre de la forte hausse des prix des carburants depuis juillet

Posté par ippolito le 23 juillet 2013

Carburants : forte hausse des prix depuis début juillet

Plus 4,2 centimes pour le diesel, plus 5 centimes en moyenne pour le sans plomb.

Depuis le 1er juillet, le prix des carburants augmente en raison d’une hausse des cours du pétrole. Selon Carbeo, le site d’informations sur les stations-service et les prix des carburants en France, «après une accalmie sur les prix en juin, les premières hausses  eu lieu début juillet et se sont accentuées depuis trois semaines.»

En moyenne sur le territoire, le prix du gazole s’établit ce lundi à 1,377 € par litre. Le sans-plomb 95 est à 1,576 € par litre, tandis que le sans-plomb 98 a franchi le seuil symbolique de 1,60 € par litre, à 1,626 € ^par litre.

«Nos indicateurs montrent que cette hausse depuis le 1er juillet a été plus rapide sur les sept dernier jours, avec une hausse moyenne des prix des carburants en France de 2,5 centimes par litre cette dernière semaine», poursuit encore Carbeo.

Prix des carburants le 22 juillet

Source : Carbeo

Depuis le début du mois, les cours du pétrole sont aussi élevés qu’en février 2012. Au final, le prix du pétrole a progressé de près de 8% depuis le début du mois. Mais on est encore loin du record absolu établi en juillet 2008. A l’époque, le prix du baril dépassait 140 dollars.

http://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/carburants-forte-hausse-des-prix-depuis-debut-juillet-22-07-2013-2999449.php

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Y’en a marre des incertitudes sur la réformes des retraites

Posté par ippolito le 23 juillet 2013

Réforme des retraites: ce qui est sûr, ce qui l’est moins et…ce qui ne se fera pas

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a terminé sa phase de concertation avec le patronat et les syndicats sur la future réforme des retraites. Elle va remettre dans quelques semaines au Premier ministre ses propositions. 

On sait déjà que les retraités – via une augmenation du taux de CSG et/ou une désindexation partielle des pensions?- seront mis à contribution. Les actifs aussi, si l’on en croit François Hollande, connaîtront un allongement de la durée de cotisation. Des mesures spécifiques aux femmes sont aussi attendues.

Réforme des retraites, rendez-vous fin août. Officiellement, la phase de concertation démarrée le 4 juillet entre le gouvernement et les organisations professionnelles (patronales et syndicales) s’est terminée le 18 juillet, une fois toutes les délégations reçues par la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. 

Officiellement toujours, rien n’a filtré des intentions du gouvernement. « On n’a aucune visibilité, on n’a eu aucun détail de la réforme et le fond du problème a été à peine abordé », explique à La Tribune Eric Aubin, le « monsieur retraite » de la CGT.

Officiellement, enfin, la phase active de concertation est finie. Maintenant, Marisol Touraine doit concocter les grandes lignes de la future réforme pour les transmettre au Premier ministre. 

A son tour, Jean-Marc Ayrault convoquera les organisations patronales et syndicales les 26 et 27 août pour leur faire part de ses décisions. Un calendrier serré qui ne plaît pas beaucoup à Eric Aubin : « trois semaines de concertation c’est court, la méthode n’est pas très bonne ».

Alors certes, à ce stade, rien n’est encore réellement décidé mais des petites phrases de François Hollande « il faudra travailler davantage car la durée d’espérance de vie s’allonge », à celles de Marisol Touraine « les retraités feront leur part d’effort », en passant par le besoin impérieux de trouver 7 milliards d’euros pour équilibrer le régime général à l’horizon 2020, on peut commencer à esquisser les contours de la réforme. Surtout si l’on tien compte des recommandations du rapport Moreau.

Un effort demandé aux retraités…

Marisol Touraine a donc été très claire. A la différence des précédentes réformes, cette fois les retraités devront contribuer, leur niveau de vie moyen étant très proche de celui des actifs au travail.

 Comment ? Le gouvernement a plusieurs choix alternatifs… ou cumulatifs. Il peut aligner le taux de CSG sur les pensions des retraités les plus aisés, actuellement de 6,6%, sur celui des salariés (7,5%), ce qui rapporterait immédiatement 2 milliards d’euros. Une mesure bien tentante….

Il peut aussi abaisser le plafond de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités. Ainsi, s’il passait de 3.660 actuellement à 2.500 euros, cela représenterait une économie de 500 millions. 

Autre piste pour mettre à contribution les retraités : la désindexation partielle des pensions par rapport à l’inflation. Ainsi, selon le rapport Moreau, le seul fait de sous indexer de 1,2 point en 2014, 2015 et 2016 les pensions soumises au taux plein de CSG (6,6%), puis de sous indexer de 0,5% celles soumises à un taux réduit de CSG (3,8%) et enfin de ne pas toucher à celles (les plus basses) exonérées de CSG rapporterait 2,8 milliards d’euros. 

Mais la perte de pouvoir d’achat serait sévère, sachant que l’inflation s’établira autour de 2%, et que la désindexation a déjà été décidée pour les retraites complémentaire Arrco et Agirc.

… ainsi qu’aux actifs et aux entreprises

Du côté des actifs, si l’on écoute bien le président de la République, onn’échappera pas à une augmentation de la durée de cotisation. 

Selon le rapport Moreau, augmenter la durée d’assurance de 41,75 ans (pour la génération 1957) à 43 ans (pour la génération 1962), à raison de 1 trimestre par an, permettrait d’économiser 600 millions d’euros. On sent bien que cette mesure est vraiment dans l’air !

C’est même sur ce point précis que certains syndicats appellent déjà à la mobilisation dans la rue le 10 septembre. Le Medef, lui, prônait un recul de l’âge légal de départ à la retraite. Il ne semble pas que le gouvernement choisisse cette voie. 

En revanche, Marisol Touraine étudierait la possibilité de prendre en compte les périodes de stage effectuées par des jeunes dans le calcul de la durée de cotisation.

Une autre piste, sérieusement à l’étude ce qui fait hurler le patronat, serait une très légère hausse de la cotisation vieillesse. Toujours selon le rapport Moreau, une hausse de 0,1 point par an du taux de cotisation déplafonné ferait rentrer 3 milliards d’euros. Si la hausse est de 0,2 point, ce serait donc 6 milliards !… Tentant, très tentant. 

Actuellement, cette cotisation déplafonnée s’élève à 1,6% du salaire pour les employeurs et à 0,1% pour les salariés. Quelle serait la clé de répartition d’une potentielle hausse ? La question reste pour l’instant sans réponse.

Un paquet social pour « adoucir » la réforme 

Au ministère des Affaires sociales, on précise que la réforme comportera de nombreuses dispositions sociales destinées à rétablir davantage d’équité face à la retraite. 

Ainsi, la majoration de 10% des pensions de retraite réservée aux parents ayant eu trois enfants et plus pourrait être davantage « fléchée » vers les femmes. Sans que l’on sache vraiment encore de quelle façon. De même, la récurrente question des polypensionnés sera également sur la table. On en sera davantage dans quelques semaines.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130722trib000776921/reforme-des-retraites-ce-qui-est-sur-ce-qui-l-est-moins-etce-qui-ne-se-fera-pas.html

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