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Y’en a marre que les banques se gavent et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 10 août 2013

Les banques se gavent sur les marchés

Avec des résultats multipliés par deux ou par six au deuxième trimestre, les banques françaises accentuent leurs dépendances aux marchés, suppriment des postes plutôt que de financer l’économie.

Ramasser des profits en stimulant la crise, en alimentant l’envolée financière et en réduisant les effectifs. C’est, en résumé et à la lecture de leurs résultats pour le premier semestre, la stratégie que semblent avoir adoptée les banques françaises pour contenter leurs actionnaires. 

Une multiplication par deux pour la Société générale ou par six pour le Crédit agricole SA, entre avril et juin, il n’y a aucun doute : avec respectivement 955 et 696 millions d’euros de profits, les résultats sont « supérieurs aux attentes ». 

Les actions s’envolent et ce malgré l’environnement économique toujours chaotique. Avec des records réalisés via les banques de financement et d’investissement (BFI), autrement dit celles qui agissent sur les marchés financiers, la financiarisation est de nouveau en ordre de marche.

Pour le Crédit agricole qui a communiqué, hier, l’apport de la BFI au groupe est de 254 millions d’euros (en hausse de 38 %). La Société générale, la semaine dernière, a également fait état d’une solide « performance » de ses activités de marché au deuxième trimestre en multipliant par près de trois, à 374 millions d’euros, son résultat net pour un chiffre d’affaires en hausse de près de 40 % à 1,69 milliard. 

Seule la BNP Paribas a de son côté constaté une baisse de près de 40 % de cette division, mais envisage de faire progresser la gestion des actifs de 10 % au cours des trois prochaines années. 

Pas de panique cependant, malgré les reculs, la première de la classe affiche, tout de même, un bénéfice trimestriel de 1,76 milliard d’euros.
Les restructurations lancées l’an dernier ont ouvert la voie à ces superbénéfices. 

Selon l’étude sur l’emploi réalisée par l’Association française des banques, le syndicat patronal des banques, l’année 2012 a marqué un tournant : le nombre de personnes travaillant dans le secteur bancaire français a diminué de 1,6 %, du jamais vu depuis treize ans. 

Mais la saignée se poursuit. En septembre, la banque d’investissement française Natixis devrait annoncer la suppression de 500 à 700 postes dans le cadre d’un plan de départs volontaires.

Si cette destruction d’emploi s’est principalement réalisée dans les BFI, avec des réductions d’effectifs de 5 %, dont 10 % dans les activités de front office (- 20% chez les traders par exemple), les banques passent à l’étape suivante. En développant les banques en ligne, les groupes ne cachent plus leur volonté de supprimer des postes d’accueil, voire même des agences. 

Une étude de décembre 2012 du cabinet Roland Berger estimait ainsi que 2 % à 4 % des agences bancaires pourraient, chaque année, fermer leurs portes. La banque de détail représente 70 % des salariés du secteur.

La Société générale a fait passer en février son plan d’économies de 550 à 1 450 millions d’euros. De son côté, la direction du Crédit agricole a annoncé avoir réduit ses effectifs dans le monde de 9,5 % entre le deuxième trimestre 2012 et le deuxième trimestre 2013, soit l’équivalent d’environ 8 000 postes. 

Au niveau des caisses régionales, après 279 suppressions de postes en 2012, le groupe envisage d’en supprimer encore 1 400 en 2013, selon des informations parues dans la presse en début d’année. 

Déçue par les résultats de sa banque de détail en France, la BNP, elle, n’hésite pas à supprimer des emplois en France pour recruter 500 effectifs outre-Rhin, là où la conjoncture paraît plus favorable. 

Au final, la loi bancaire votée à la mi-juillet, plutôt que de s’attaquer à l’ennemi, semble l’avoir dopé.

500 000. C’est, en euros, le montant de l’amende infligée par l’Autorité des marchés financiers à la Société générale pour « lacunes dans la mise en œuvre » d’une procédure d’audit dans ses activités de fonds de gestion et pour ne pas s’être munie « de moyens informatiques suffisants pour son activité ». 

Cette amende s’ajoute à une première amende, d’un montant de 280 000 euros, prononcée par l’AMF en juillet dernier, lui reprochant « de ne pas avoir servi au mieux l’intérêt des porteurs » en évaluant de façon « précise et indépendante des produits financiers complexes » 
vendus par le fonds commun de placement (FCP) Sgam Invest Prudence PEA.

http://www.humanite.fr/m/node/547041

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Y’en a marre de la corruption de nos élus et surtout de leur réélection

Posté par ippolito le 10 août 2013

La corruption mène à tout à condition d’en sortir : Pierre Bédier, redevenu conseiller général en est la preuve !

Pierre Bédier, , ex-secrétaire d’état, ancien maire UMP de Mantes-la-Jolie, est redevenu conseiller général après avoir été condamné pour corruption et recel de biens sociaux !

On ne pourra pas lui reprocher de ne pas dire les choses. A peine réélu, le 7 juillet dernier, conseiller général des Yvelines, Pierre Bédier, très épanoui devant les caméras de télévision, lançait : « Je n’ai jamais quitté cette ville à laquelle des liens singuliers m’unissent. » Quoi de plus vrai, de plus juste que cet aveu ? 

Non, Bédier, chiraquien de choc, ex-secrétaire d’État aux programmes immobiliers de la Justice, condamné en 2008 pour corruption passive et recel d’abus de bien sociaux à 6 ans inéligibilité, n’a jamais quitté Mantes-la-Jolie, dont il fut maire, et c’est en marionnettiste surdoué qu’il a installé des pantins à sa place en attendant son inéluctable retour.

Au temps du clan des chiraquiens …

Contraint de quitter le conseil général des Yvelines et sa présidence, Pierre Bédier pousse immédiatement un ami fidèle, Michel Vialay, pour contrer les appétits de Christine Boutin, qui aurait bien mis la patte sur ce riche département solidement ancré à droite. 

Le bras de fer tourne à la bérézina pour la madone du Parti Chrétien-démocrate, et c’est l’obscur Vialay qui devient conseiller général/ Il chauffe, évidemment la place pour le patron, qui conserve un bureau au conseil général et fait profil bas quelques années. Enfin, presque.

Sur son blog, Bédier tient à faire régulièrement savoir à ses lecteurs ce qu’il a enduré : son faux retrait de la vie politique ressemble – mais oui- aux longues années de détention de Mandela. Tant de larmes, d’années perdues, tout ça pour de ridicules enveloppes de biftons qui se baladaient, la justice à de ces aveuglements… 

Comme le dit Henri Guaino, qui, lui non plus, ne voit pas où est le propblème : « Il a le droit au pardon qu’on accorde bien à tous les voyous de la terr. » Ce n’est pas faux, mais les voyous ont souvent droit à un petit détour par la case prison, tandis que Bédier n’a eu que du sursis.

Peu avant que la Cour de cassation confirme sa condamnation, en 2009, Bédier a également organisé sa succession à l’Assemblée. Pour éviter que son départ forcé ne donne lieu à une élection partielle que la droite aurait vraisemblablement perdue, il s’est fait nommer pour une mission de six mois, pirouette légale qui permit légalement à son suppléant de devenir député sans organiser d’élection. Et encore une place gardée au chaud ! Quand on vous dit que c’est un métier.

Le jour où Bédier l’a décidé, Vialay a démissionné. Et, comme sa suppléante était Madame Bédier, Pascale de son petit nom, eh bien ça n’a pas posé de problème. Beau boulot ! Sa campagne a été des plus discrètes, les médias étant systématiquement tenus à l’écart.

 Et ils ont répondu présent, les Copé, Larcher, Guaino Copé et Bédier, vielle histoire, celle des de jeunes loups qui ont remporté, en 1995, l’un Meaux, l’autre Mantes-la-Jolie, ces deux communes de banlieue où la droite avait beaucoup à faire après que la gauche eut tout gangrené avec sa démagogie, ses concessions au communautarisme et sa fumeuse politique de la ville…

Le 7 juillet 2013 au soir, Bédier, bronzé, le blazer négligemment jeté sur l’épaule, souriait, L’abstension de plus de 70%, il s’en moque bien Il parle intérêt général et « générations futures ». Il a aussi, même si c’est moins important, des projets personnels : après être revenu au conseil général, en redevenir le président. 

Alain Schmitz, qui occupe le poste, pourrait lui céder la place et devenir sénateur, grâce au départ de sénatrice la titulaire actuelle, Marie-Annick Duchêne, à qui on essaie de faire comprendre qu’à 73 ans, il est temps d’aller faire des confitures. Mais Mme Duchêne n’est pas de ce bois là. Va falloir lui tordre le bras. Copé sait faire.

Bédier doit aussi une fière chandelle à la majorité en place. Les députés, socialistes en tête, ont enterré sans états d’âme, le 19 juin, une disposition du projet de loi sur la transparence de la vie politique qui interdisait tout mandat public à un élu convaincu de corruption. C’est ce qui s’appelle dégager la route.

L’important, c’est que le conseiller général réélu ne distribue pas d’enveloppes pour remercier !

Le Canard Enchaîné – 7 août 2013 – Anne-Sophie Mercier

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/08/08/la-corruption-mene-a-tout-a-condition-den-sortir-pierre-bedier-redevenu-conseiller-general-en-est-la-preuve/v

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Y’en a marre de la SNCF surtout pour les contribuables

Posté par ippolito le 10 août 2013

2,7 millions d’ euros pour un séminaire SNCF à Tanger

Didier Migaud a été ironique lors de son discours de présentation du rapport de la Cour des comptes, le 12 février dernier. 

De son air toujours souriant, le Premier président de la juridiction financière lançait que « le rapport public annuel ne vise pas –du moins pas seulement– à épingler tel ou tel fait ou tel ou tel comportement qu’il est de notre devoir de porter à la connaissance du public », ne pouvant s’empêcher aussitôt d’ajouter :

 « Ce qui est le cas cette année avec […] l’organisation d’un séminaire des managers opérationnels de la SNCF à Tanger en 2011 pour un montant total de 2,7 millions d’euros, soit 1430 euros par jour et par personne. »

C’est vrai qu’on travaille mieux sous le soleil marocain que sous la grisaille française. Plus d’un client – pardon il faut dire « usager » selon la terminologie en vigueur à la SNCF –, a dû s’étrangler en entendant cela. 

Les 3000 abonnés qui font, par exemple, le Tours-Paris tous les jours pour se rendre sur leur lieu de travail, à un prix d’abonnement excessif, dans des rames à peine rénovées, savent maintenant à quoi sert l’argent qu’ils déboursent tous les mois.

 Le prix moyen de l’aller-retour Paris-Tours est de 122 euros ; un Paris-Lyon aller-retour est à 184 euros et un Paris-Marseille aller-retour à 201 euros. Et tout ceci sans abonnement, ni tarif spécial, il s’agit simplement du tarif que le passager lambda paiera. 

Les 2,7 millions d’euros qu’ont coûté ces vacances  – pardon ce « séminaire», selon la terminologie en vigueur à la SNCF– des managers opérationnels, c’est le prix de 22131 allers retours Paris-Tours ou de 14 673 allers-retours Paris-Lyon ou bien encore de 13 432 allers-retours Paris-Marseille…

 En d’autres termes, cette dépense aurait pu contribuer à diminuer significativement le montant des billets que les simples citoyens et contribuables doivent débourser pour se déplacer…

« Le séminaire annuel des managers de la SNCF a été organisé, en septembre 2011, à Tanger et a réuni pendant quatre jours environ 600 personnes pour un montant total de 2,7 millions d’euros », souligne le rapport de la Cour des Comptes.  Le chiffre global est effrayant et le détail est édifiant : 

«Le coût unitaire s’est élevé à 4289 euros par personne, soit 1430 euros par jour et par personne. » Sans compter que chaque participant a reçu en cadeau une tablette numérique : 650 ont été distribuées au total. Et puis, certaines dépenses sont curieuses. 

La Cour des comptes parle de « l’édification d’une tente pour un coût de 367 000 euros », puis d’un « dîner à 314 euros par personne » et enfin de la visite privée d’un port « facturée 60300 euros. 

» Et cerise sur le gâteau : 1,1 million d’euros pour des frais annexes, c’est-à-dire pour une prestation d’ «accompagnement et de scénarisation de contenu» sans qu’aucun bilan de l’opération n’ait été effectué.

Pour les habitués de l’Afrique du Nord, pour ceux qui connaissent les prix pratiqués au Maroc ou en Tunisie, pour tous ceux qui ont un jour monté un événement dans les pays du Maghreb pour une société ou une organisation occidentale, ce montant soulèvera immédiatement une foule de questions ainsi qu’un sourire en coin. 

La Cour des comptes souligne d’ailleurs qu’un audit externe de 2009 avait recommandé à la SNCF un tarif moyen de 300 euros par jour et par personne pour ce type de manifestation, ce qui est déjà généreux. 

L’entreprise publique n’aurait donc dû payer que 720000 euros pour les 600 personnes pour quatre jours. La Cour des comptes a caractérisé la dépense en ces termes : 

« Son impréparation a entraîné un dépassement de 82 % du montant initial sans justification suffisante.» Une «impréparation» qui coûte cher en effet, qui n’est pas justifiée, et ne le sera sans doute jamais… 

Chaque contribuable aimerait voir les factures de ce séminaire dont le budget est plus digne de New York que d’une ville et une visite privée marocaine. 

En tout cas, l’économie marocaine a pu bénéficier des largesses de l’opérateur ferroviaire, tant mieux pour elle. Espérons au moins que les managers qui profitaient du soleil de Tanger ont bu à la santé des « usagers » de la SNCF qui leur ont financé ce séminaire.

Article extrait de:

Les Dossiers du Contribuable: Elus, syndicalistes, fonctionnaires de Bercy… Ils partent en vacances avec votre argent !

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/27-millions-d-euros-pour-un-seminaire-sncf-a-tanger/

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Y’en a marre des Bévues administratives

Posté par ippolito le 10 août 2013

Bévue administrative : 14 détenus déjà libérés
 
Quatorze détenus ont été remis en liberté suite à une décision de la Cour de cassation sur une vieille erreur administrative, a indiqué vendredi le ministère de la Justice.

Au total, 1.784 des 3.499 condamnations susceptibles d’être concernées par les décisions de la Cour de cassation ont été examinées, a indiqué la Chancellerie dans un communiqué.

Sur ces cas, 14 personnes ont été remises en liberté. Onze d’entre elles purgeaient des peines inférieures ou égales à 8 mois, deux inférieures ou égales à 1 an et une égale à 3 ans, selon le ministère qui souligne que «14 autres condamnés ont pu être maintenus sous écrou (en détention, ndlr) pour purger d’autres peines d’emprisonnement».

Le ministère indique qu’un nouveau point chiffré sera fait lundi sur ce dossier, qui a donné lieu a une vive attaque de la ministre Christiane Taubira contre l’opposition de droite, au pouvoir lorsque l’erreur ayant conduit à ces libérations a été commise.

La Cour de cassation, plus haute juridiction française, avait le 26 juin donné raison a un Franco-Arménien, condamné par contumace en 1989, et qui souhaitait regagner la France après la prescription (délai à l’issue duquel la peine ne peut plus être exécutée) de 20 ans en matière criminelle.

Il lui avait été opposé une série d’actes interrompant cette prescription. Or, la définition de ceux-ci avait été fixée par un décret de décembre 2004 et la Cour de cassation a souligné qu’une telle liste ne pouvait être fixée que par la loi.

Elle a depuis été transcrite par une loi en mars 2012, mais la Cour de cassation a donné raison au demandeur, qui contestait la validité des actes interruptifs opposés à sa demande de prescription au titre du décret de 2004.

Le ministère de la Justice a du vérifier toutes les condamnations dont la prescription avait été rejetée aux mêmes motifs entre le décret de 2004 et la loi de 2012.

http://www.dna.fr/actualite/2013/08/09/bevue-administrative-14-detenus-deja-liberes

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