• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 13 août 2013

Y’en a marre de la hausse des prix des fruits et des légumes

Posté par ippolito le 13 août 2013

Hausse spectaculaire du prix des fruits et légumes cet été

Les prix des fruits et des légumes ont flambé respectivement de 14 et 17% sur un an cet été, selon une étude de l’association Familles Rurales parue ce mardi dans La Croix. La palme revient à la courgette, avec une hausse de 32%.

Mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Le prix moyen des fruits a flambé cet été de 14% et celui des légumes de 17% sur un an, selon une étude de Familles Rurales parue mardi dans La Croix, qui relève que les produits étrangers sont de plus en plus nombreux.

Par rapport à l’été 2012, le prix moyen des légumes rejoint ainsi celui enregistré en 2008, année de mauvaises récoltes, et celui des fruits atteint un plus haut jamais enregistré, selon l’Observatoire des fruits et légumes 2013 qui porte sur deux relevés effectués durant l’été.

La courgette (+32,6%), la poire (+31,4%) et la pomme (+30,4%) présentent les hausses les plus marquées, selon l’association de défense des consommateurs. L’augmentation la plus sage concerne la nectarine (+5,35%) et un seul produit, la cerise, voit son prix baisser.

Les mauvaises conditions météo, constatées depuis début 2013, et une demande tardive en fruits et légumes d’été sont en grande partie responsable de ces hausses des prix, avaient expliqué plus tôt dans l’été des responsables agricoles. Ce que confirme le président de Familles Rurales à La Croix: « Cette surchauffe de prix est liée à la météorologie exécrable du printemps », juge Thierry Damien, le président de l’association.

Des fruits moins chers à l’étranger

Le prix moyen d’un kilo de fruits atteint 3,78 euros en 2013, et 2,21 euros pour les légumes, mais les tarifs varient bien sûr selon les points de vente. Un panier composé d’un kilo de chacun des 8 fruits et 8 légumes du panel coûte ainsi 43,05 euros en hard-discount, 51,57 euros en hyper ou supermarché et 55,24 euros au marché. Ce panier revient donc 12 euros plus cher au marché que dans un hard-discount.

Familles Rurales note que sur les 16 produits du panel, 10 provenant de l’étranger reviennent moins cher au consommateur, une proportion en hausse par rapport aux années précédentes.

Le bio en nette hausse

L’écart de prix entre les fruits et légumes conventionnels et les produits biologiques reste important (70% plus cher pour les fruits bio et 73% de plus pour les légumes bio). Après une baisse des prix l’année dernière, ils repartent à la hausse, les produits bio étant davantage soumis aux aléas climatiques. Néanmoins, leur augmentation (+19% pour les fruits bio et +15% pour les légumes) reste en ligne avec celle des produits conventionnels, relève Familles Rurales.

Pour cette étude, l’association a déployé 76 veilleurs qui ont relevé les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux dans 37 départements français, pendant les semaines du 10 au 16 juin et du 8 au 14 juillet.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/hausse-spectaculaire-du-prix-des-fruits-et-legumes-cet-ete_398471.html#xtor=AL-189

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la hausse de la CSG pour financer les retraites

Posté par ippolito le 13 août 2013

La hausse de la CSG pourrait aussi financer l’assurance-maladie et la dette sociale

Le gouvernement doit arbitrer un relèvement du taux de la CSG entre 0,2 et 0,5 point. Les déficits accumulés par l’assurance-maladie rendent explosive la question de la dette sociale.

L’assurance-maladie et la dette sociale pourraient, comme les retraites, être financés par la hausse de la CSG 

La hausse de la CSG tient la corde pour financer les retraites. La question qui se pose maintenant est plutôt de savoir jusqu’à quel niveau, sachant que 0,1 point de CSG en plus rapporte 1,2 milliard d’euros. 

Deux scénarios sont sur la table, François Hollande et Jean-Marc Ayrault n’ayant pas tranché. D’abord la hausse «à minima», de 0,2 à 0,3 point de CSG, qui servirait uniquement à financer la branche retraite (l’exécutif cherche 7 milliards à l’horizon 2020), sachant que d’autres financements sont prévus : mise à contribution des retraités -via notamment la fiscalisation de la bonification de pension de 10 % pour les parents de trois enfants ou plus-, mais aussi des entreprises.

Une autre option est examinée qui consisterait à relever davantage la CSG, jusqu’à 0,5 point. Car il n’y a pas que les retraites à financer. Une partie des recettes nouvelles pourrait renflouer l’assurance-maladie, dont les comptes restent dans le rouge vif en dépit de la modération des dépenses. Autre contrainte qui s’est invitée : la dette sociale. Un sujet politiquement explosif.

Les déficits de l’assurance-maladie et de la branche famille ne cessent d’augmenter

La réforme de 2010 a réglé la question des déficits de la branche retraite : l’amortissement de cette dette est garanti pour toute la décennie grâce au Fonds de réserve des retraites, qui verse chaque année les sommes nécessaires à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). 

La Cades reprend à mesure ces déficits, sans qu’il y ait besoin de relever la CSG ou la CRDS. Mais les déficits de l’assurance-maladie et de la branche famille continuent, eux, de s’accumuler. Faute de reprise par la Cades, cette dette doit être financée sur les marchés par la Sécurité sociale, via des emprunts de court terme. 

Le Parlement l’a autorisée cette année à avoir un découvert (plafond de trésorerie) maximum de 29 milliards d’euros. Plafond qui devra être relevé sensiblement l’année prochaine si rien n’est fait, car la somme des déficits maladie et famille va dépasser 10 milliards cette année et sera encore très élevée en 2014. 

Pour l’heure, les taux courts étant quasi nuls, cela ne pèse pas sur les comptes : la charge d’intérêts payée par l’Acoss (la «banque» de la Sécurité sociale) ne sera que de 35 millions cette année. Mais en cas de coup de chaud sur les dettes souveraines, la situation pourrait vite s’inverser et il faudrait alors s’assurer que l’Acoss trouve toujours preneur sur les marchés. En outre, le Parlement n’apprécie jamais de voir la Sécurité sociale rester à découvert sur de tels montants (les agences de notation non plus).

Une trop forte hausse de la CSG pourrait peser sur la reprise
Le gouvernement pourrait dès lors transférer de nouvelles dettes à la Cades en 2014. Elle a déjà repris 216 milliards depuis sa création en 1996, dont 84 milliards qui sont amortis. 

Les déficits 2012 et 2013 (voire 2014) des branches maladie et famille sont dans le viseur. Sachant que pour transférer 20 milliards de dettes, il faut apporter environ 2 milliards de recettes annuelles nouvelles à la Cades, afin de ne pas prolonger la durée de vie de cette Caisse (la loi l’interdit). 

L’extinction de la Cades est prévue entre 2023 et 2025. Les partisans d’une telle option soulignent que quitte à annoncer une hausse de la CSG, autant tout faire d’un coup, sachant que de toute façon, il faudra transférer de nouvelles dettes à la Cades au plus tard en 2015. 

Ceux qui prônent une hausse visant uniquement à financer les retraites craignent les effets sur le pouvoir d’achat d’un relèvement trop marqué de la CSG, qui mettrait en danger la reprise escomptée en 2014.

Par Etienne Lefebvre

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202944003836-la-hausse-de-la-csg-pourrait-aussi-financer-l-assurance-maladie-et-la-dette-sociale-594394.php

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la baisse du livret A et de Hollande

Posté par ippolito le 13 août 2013

Hollande et le Livret A: Hold-up sur la vérité

C’est le mélange des genres, la belle confusion, le grand n’importe quoi. 
Pierre Duquesne, pour l’Humanité, livre un article à charge contre une récente décision du gouvernement, transférer 30 milliards d’euros des fonds collectés via le Livret A à d’autres activités de crédit bancaire que le financement de la construction de logements sociaux. Cette décision suivait une rencontre, la première depuis son élection, entre François Hollande et des représentants de la profession bancaire, à l’Elysée, début juillet.
 
L’accusation est simple, elle se lit ailleurs qu’à l’Huma: ce « détournement » « met en péril le financement des logements sociaux »; Hollande, qui aurait oublié que son « ennemi, c’est la finance », lui aurait « fait un joli chèque »; ces 30 milliards seraient un « joli cadeau aux banques, déjà épargnées par la loi bancaire ».

Lire un tissu d’approximations mensongères dans le journal fondé par Jean Jaurès, dont on vient de célébrer le triste 99ème anniversaire de son assassinat, est toujours agaçant. 

Dix précisions contre une intox
 
1. Ce Pierre Duquesne-là n’avait peut-être pas lu le rapport d’un homonyme remis le 19 septembre dernier augouvernement. Ce dernier rappelait que l’augmentation du plafond de placement du Livret A (et du Livret de Développement Durable, ex-CODEVI) allait s’accompagner d’un transfert de fonds ainsi collectés vers le financement des PME. Inutile donc, quelques mois plus tard, de jouer à la surprise.
 
2. Les fonds collectés via le Livret A et livrets de développement durable s’élèvent à 343 milliards d’euros à fin décembre 2012 (dont 250 milliards sur le seul Livret A). D’un simple point de vue arithmétique, on jugera donc que la récente décision gouvernementale pèse pour moins de 10% des sommes collectées (8,7% très précisément). 

Hurler à la mort du logement social, crier au « casse du siècle » ou on-ne-sait-quel hold up avec pareil ratio prête à sourire. Le rapport susnommé précise: « L’ensemble de ces besoins annuels pour le logement et la politique de la ville peut être estimé à 19-20 Mds€, dont au moins 3 Mds€ de plus que la production actuelle de prêts pour parvenir à la construction de 150 000 logements sociaux par an envisagée par le gouvernement. » (page 11). Vous avez bien lu: le logement social réclame aujourd’hui environ 20 milliards d’euros. 
 
3. Mais il y a mieux, que l’article, à l’image de nombre de critiques, se garde bien d’évoquer: les fonds collectés par le Livret A sont déjà utilisés pour bien autre chose que le financement du logement social. 

Quelques jours après la rencontre élyséenne, le Parisien, dans son édition magazine du weekend, publiait un intéressant graphique où l’on comprenait que moins de 20% des encours du Livret A étaient utilisés à cette fin (Cf. graphique).
 
Dans son rapport de septembre 2012, Pierre Duquesne rappelait déjà que les « dépôts disponibles au fonds d’épargne sont prioritairement utilisés pour faire des prêts », soit 133 milliards d’euros d’encours fin 2011. Le logement social et la politique de la ville accaparaient 118 milliards d’euros de cette enveloppe. 

Mais les dépôts non utilisés sous forme de crédits sont en fait placés dans un portefeuille d’actifs financiers, représentant 101 milliards d’euros fin 2011. Ce dernier « est placé majoritairement en produits de taux pour 90 Mds€ (dont près de deux tiers en titres d’État et le reste en divers placements, dont des obligations d’entreprises à hauteur de 6 Mds€). 

Environ 10 Mds€ sont placés dans un portefeuille d’actions. Enfin, les OPCVM et les actifs non cotés (capital-investissement, immobilier, infrastructure) représentent un peu moins d’1 Md€. » (Source: Rapportsur la réforme de l’épargne réglementée , Pierre Duquesne, 19 septembre 2012 page 25).
 
4. Loin d’être un placement en déshérence et fragilisé, le Livret A reste le placement chéri des ménages: 185 milliards d’euros d’encours fin 2009; 195 milliards fin 2010; 217 milliards fin 2011; 250 milliards fin 2012. 

En fait, depuis que la collecte a été autorisée aux banques – cassant ainsi un monopole de la CDC (via la Poste et les Caisses d’Epargne), les encours n’ont cessé d’augmenter fortement (contre une hausse moyenne d’environ 0,7% par an entre 1980 et 2007).
 
5. Le lecteur imprudent ou mal informé comprendra que les 30 milliards d’euros ont été « donnés » aux banques. C’est tout le sens premier du mot « cadeau ». Or c’est faux. Les fonds du Livret A appartiennent à leurs détenteurs, des particuliers ou des associations.
 
6. On notera aussi, fait rarement rappelé dans cette polémique de petite semaine, que le plafond de ce placement a été augmenté de 15.300 euros à 19.125 euros au 1er octobre 2012, puis à 22.950 euros au 1er janvier dernier. 

En d’autres termes, l’actuel gouvernement a élargi les capacités d’épargne populaire pour ce placement atypique et protégé créé il y a bientôt 200 ans. 

C’était l’une des promesses de campagne du candidat Hollande. Ce relèvement a fait progresser l’encours du Livret A de quelque 31 milliards. D’après la Banque de France cependant, « les ressources bancaires en provenance de la clientèle ont diminué de 11 milliards » en 2012 (avant le second relèvement du plafond).
 
7. La rémunération du Livret A est basse, elle a même été récemment abaissée à 1,25%. Ceux qui crient au scandale devraient aussi rappeler que le Livret A est un compte d’épargne à taux réglementé. 

Elle est basse parce qu’elle correspond à un placement sans risque, sans contrainte de détention (les fonds sont retirés ou placés sans aucune condition sauf un minimum de 10 euros) et défiscalisé, c’est-à-dire nets d’impôts et de cotisations sociales: les fonds placés sont garantis à 100% par l’Etat.

« En ce qui concerne la rémunération du livret, elle est en principe déterminée automatiquement chaque semestre depuis le 1er août 2004, selon un mode de calcul fixé par le règlement n° 2003-03 du 24 juillet 2003 du Comité de la réglementation bancaire et financière. » Source: ministère des finances

8. La question de la profitabilité des banques n’est pas non plus le sujet: si l’ampleur du profit des banques françaises est une chose qui s’adresse politiquement à deux niveaux: en observant leurs pratiques tarifaires à l’encontre de leurs clients, notamment modestes; en évaluant leur contribution fiscale aux comptes de l’Etat (via l’impôt sur les sociétés, la traque des paradis fiscaux, etc).
 
9. La crise boursière n’a eu qu’une conséquence contre les banques que d’aucuns à gauche devraient trouver heureuse: les banques occidentales se sont vues imposées de plus grands ratios de couverture de leurs placements (« Bâle III »). 

La conséquence est double. Primo, il leur faut davantage collecter des fonds pour assurer le même niveau de crédit. Secundo, toutes choses égales par ailleurs, ce même crédit est plus cher.

« Le secteur fait valoir que la différence entre ses dépôts et ses crédits, de l’ordre de 350- 400 Mds€, devra être comblée d’une manière ou d’une autre, éventuellement par une réduction des crédits octroyés aux entreprises, singulièrement les PME . » (rapport de Pierre Duquesne, 19/09/2012, page 9)

Bref, avec ce transfert, le gouvernement a cherché à procurer de l’argent pas cher car sans risque pour le financement de l’économie.
 
10. Les parties prenantes du logement, et notamment social, ont quand même raison de protester. C’est de bonne guerre ! Cet argent transféré ne sera plus disponible pour financer le logement social, c’est un fait. 

Mais accuser le gouvernement de diminuer le dit financement à cause de cette simple mesure est approximatif et mensonger. Répétons: 80% des sommes collectées par le Livret A ne sont déjà pas utilisées pour le logement social. Pourquoi penser que les 30 milliards d’euros ainsi transférés ne seront pas plutôt prélevés sur le portefeuille financier, par exemple ?

Et où il faut être vigilant…
Si certains ont des envies de vigilance, qu’ils les exercent sur trois autres terrains:

Primo, il faudra surveiller l’évolution du crédit, et notamment de son coût. Que les banques prêtent plus cher qu’elles n’empruntent n’est pas vraiment la question, contrairement à ce que laisse entrevoir certaines critiques. Le Livret A est rémunéré bas car il est sans risque et défiscalisé; pas grand chose à voir avec le crédit aux entreprises.

Secundo, le crédit supplémentaire rendu possible sera-t-il bien utilisé pour le financement des PME ? Quels sont les outils de contrôles ? Comment le contrôle s’exercera-t-il ? Le climat de suspicion généralisé du moment rend cette surveillance et sa précision aussi importante que la précédente.

Tertio, on regrettera que le doublement du plafond de versement dans le Livret A – qui a finalement profité à ceux des ménages qui avaient déjà atteint le plafond précédent – n’ait pas été interdit aux mineurs. Comme l’écrivait ce Pierre Duquesne auteur du rapport de septembre, « chacun peut comprendre qu’un enfant mineur n’a pas vocation à détenir 30 600 € à revenu défiscalisé. » (page 19). Rappelons que l’an dernier, pour les seuls ménages, l’encours moyen par livret était d’environ 3 300 € pour les livrets A .
 
A suivre… 

Bien sûr.

http://www.marianne.net/sarkofrance/Hollande-et-le-Livret-A-Hold-up-sur-la-verite_a1239.html

Publié dans Y'en a marre de François Hollande, Y'en a marre des banques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des incertitudes sur la réforme des retraites

Posté par ippolito le 13 août 2013

Réforme des retraites: Ce que vous réserve le gouvernement pour la rentrée

SOCIAL – Une hausse de la CSG semble désormais inéluctable…

L’automne s’annonce salé pour les ménages. Le 25 septembre, le ministre de l’Economie présentera son projet de loi de finances pour 2014 en Conseil des ministres avec à la clé une augmentation des impôts de 6 milliards d’euros, une semaine avant la présentation de la réforme des retraites, examinée par le Parlement en octobre. Il y a urgence. Si rien n’est fait, le déficit cumulé des régimes de retraites atteindra les 20 milliards d’euros d’ici 2020.

>> Hausse d’impôts: Ce que vous prépare le gouvernement pour 2014

La bataille public-privé

Une chose est certaine, il n’est pas question pour l’exécutif de reculer l’âge de départ à la retraite, aujourd’hui à 62 ans pour les personnes nées après 1955, après avoir donné la possibilité à ceux ayant commencé à travailler très jeune de partir dès 60 ans.

Sur la question ultra-sensible de la base de calcul des pensions fixée au 25 meilleures années dans le privé et sur les six derniers mois dans le public, pas de révolution à venir. Tout au plus un léger rapprochement entre les deux. Le rapport de la Commission Moreau remis en juin et qui sert de base à cette réforme suggérait de faire passer la durée de référence de trois à dix ans en y intégrant les primes.

>> Retraites: les fonctionnaires sont-ils favorisés?

Allongement de la durée de cotisation

En revanche, un allongement de la durée de cotisation est acquis. Les experts de la Commission proposait de l’augmenter «rapidement» à 43 ans pour la génération née en 1962, puis à 44 ans pour les personnes nées en 1966, contre 41,5 ans actuellement. Reste à voir si François Hollande poussera le curseur aussi loin. Pour un jeune qui trouve son premier emploi à 26 ans, cela voudrait dire travailler jusqu’à 70 ans pour avoir une pension à taux plein.

Autre levier pour redresser les comptes des régimes de retraite, soumettre à l’impôt sur le revenu la majoration de 10% des pensions pour les parents avec plus de 3 enfants, un dispositif qui coûte 5,7milliards d’euros par an. Cette fiscalisation permettrait de rapporter 800 millions d’euros.

Une perte de pouvoir d’achat

Et pour éviter d’augmenter les cotisations des entreprises, donc le coût du travail, au moment où l’exécutif fait de la compétitivité son cheval de bataille, ce dernier devrait proposer une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Principal avantage: une assiette dite large frappant 97% des revenus salariaux et du patrimoine.

Ce lundi, Les Echos évoquent une augmentation de 0,2 à 0,5 point pour un rendement de 2,4 milliards à six milliards d’euros. En prenant le salaire brut moyen des Français qui était de de 2.764 euros en 2010 selon l’Insee, une progression de la CSG de 0,2 point représenterait une perte de pouvoir d’achat d’environ cinq euros par mois sur la fiche de paie.

Gare à l’effet psychologique

«Cette hausse marginale peut cependant avoir un effet psychologique auprès des Français plus important que son effet réel», met en garde l’économiste Philippe Crevel. Au moment, où le chef de l’Etat perçoit une fragile reprise, il ne faudrait pas casser le dernier ressort d’une croissance toujours atone: la consommation. D’autant que les retraités qui bénéficient d’un taux réduit de CSG à 6,6% sur leur pension contre 7,5% pour les revenus actifs pourraient voir cet avantage disparaître.

Mais le gouvernement doit certainement se dire qu’une hausse de la CSG frapperait aussi les revenus du patrimoine aujourd’hui frappés par des prélèvements sociaux de 15,5%. «C’est un calcul politique. Au lieu d’épargner, il s’agit d’inciter les Français à consommer pour éviter l’effet récessif d’une hausse de la CSG», décrypte Philippe Crevel.

http://www.20minutes.fr/economie/1209409-20130812-reforme-retraites-reserve-gouvernement-rentree

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN