• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 22 août 2013

Y’en a marre de la hausse des fruits et des légumes

Posté par ippolito le 22 août 2013

Les fruits et légumes, ou l’histoire d’une fausse flambée des prix

En cette période de disette économique, le pouvoir d’achat des français et le portefeuille des consommateurs est un sujet d’actualité de premier plan. La presse l’a fort bien compris en reprenant abondamment une étude de l’association Familles Rurales comparant les prix des fruits et légumes vendus au consommateur entre 2012 et 2013. 

Il est donc permis de voir un peu partout depuis quelques jours, que les prix ont flambés, que les consommateurs sont asphyxiés et qu’une des solutions pour pallier à la crise est de cultiver soi-même ses légumes sur un petit lopin.

L’étude annuelle que l’association Familles rurales mène depuis plusieurs années a certes des objectifs louables, mais face à ce déchainement d’opinions de toutes sortes et à l’intensité de la reprise médiatique du sujet, notre syndicat Jeunes Agriculteurs, qui regroupe des agriculteurs de toutes filières sur l’ensemble du territoire français, constate la nécessité de réagir afin d’expliquer plus clairement les raisons de cette hausse affirmée des prix des fruits et légumes.

En effet, bien que les observatoires des prix soient des vigies créées pour soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs et épauler les agriculteurs dans leur défense de prix rémunérateurs, il est important de considérer les méthodologies d’enquêtes et de réintroduire les résultats obtenus dans leur contexte avant de pouvoir tirer des conclusions.

Des volumes plus faibles

Le premier élément de contexte que je souhaite évoquer au nom de notre syndicat est un diagnostic de la saison 2013: il existe un déficit de volumes sur l’ensemble des productions maraichères et arboricoles. 

Le président des Familles Rurale, Mr Thierry Damien le dit lui-même: « les mauvaises conditions climatiques de mai et juin ont retardé l’arrivée des productions sur les étals et fait diminuer les volumes, faisant d’autant grimper les prix ».

A titre d’exemple, les pêches et nectarines, dont les cours ont augmenté de respectivement 15 et 5% par rapport à 2012, affichent un déficit de production de 20 à 25% sur le territoire national, selon la Fédération des Producteurs de Fruits.

Un retard dans la production

Il est important de rappeler à quel point le printemps 2013 a été difficile pour tout le monde, pour les agriculteurs comme les amoureux du grand air. Aussi les conditions climatiques difficiles (basses températures, précipitations, absence de soleil…) ont entrainé un retard dans la production.

Concrètement, c’est l’ensemble de la production européenne de fruits et légumes qui déplore un retard de l’ordre de 10 à 15 jours. Pour reprendre l’exemple des pêches en France et toujours selon les données de la Fédération des Producteurs de Fruits, le retard est de 7 à 15 jours.

Le Réseau des Nouvelles du Marché, service d’information sur les prix et volumes rattaché au minsitère de l’Agriculture l’indique clairement, « si l’an dernier nous faisions au 13 août les cotations (du marché – ndlr) des pommes Gala du Sud Ouest à 1,10€ le kilo, cette année à la même date, les cotations se font uniquement sur des pommes Gala du Chili que l’on trouve à 4€ le kilo. À 

cause du retard de production, les Gala du Sud-ouest sont toujours sur leurs arbres car pas assez mûres ». Si les fruits ne sont pas encore présents sur les étals et que la demande est là, ce n’est pas étonnant que la grande distribution dans sa logique « commerçante » ait recours à de l’importation étrangère. 

Ces données peuvent servir de première approche pour expliquer l’augmentation des prix entre 2012 et 2013 constatée par l’observatoire des prix – et notamment celle de 30% du prix des pommes.

Une méthodologie d’enquête peu expliquée

La question calendaire est un élément important pour expliquer la variation des prix d’une année à l’autre. Pour l’observatoire des prix de Familles Rurales qui existe depuis plusieurs années, la méthodologie d’enquête consiste à relever les prix de nombreuses productions chaque année à date. La date fixe fait partie du cahier des charges dans une logique de constance entre année afin d’obtenir des chiffres comparatifs « valides ».

Cependant, si le calendrier reste le même 3 années sur 4, il est rare que deux années successives subissent le même calendrier climatique. Il serait en effet pratique de savoir qu’il pleuvra chaque année le X d’avril et qu’il fera beau le Y de juillet, mais ce n’est hélas pas le cas.

En agriculture, les printemps froids et humides et/ou les printemps chauds et secs ne conditionnent pas de la même manière les productions et peuvent entrainer en fonction de leur nature de l’avance ou du retard sur la mise en marché. 

Si nous voulons comparer des données économiques agricoles il est absolument nécessaire de les comparer au même stade saisonnier de production.

Pour revenir à l’étude de Familles Rurales, il aurait été beaucoup plus judicieux de comparer les prix des divers fruits et légumes au même stade du cycle de production, c’est à dire en tenant compte du retard dans les productions enregistré entre 2012 et 2013: l’histoire de la pomme ci dessus l’illustre parfaitement.

Cette absence de prise en considération du retard de production est la grande faille de cette analyse – auxquels encore une fois les Jeunes Agriculteurs adhèrent au principe – et dévalue énormément sa justesse et les commentaires médiatiques qui en ont été fait autour.

Une grande distribution qui ne joue pas toujours le jeu

Il n’est pas possible de passer à côté de la grande distribution sur ce genre de sujet. Les distributeurs, en tant que circuit aval principal des producteurs sont des interlocuteurs privilégiés du monde agricole. 

Production et négoce travaillent ensemble depuis toujours. Cependant, le poids économique des distributeurs leur permet depuis des années de maintenir le flou autour des marges réalisées et d’avoir suffisamment fatigué le public pour qu’il se détache de ce problème, ce qui leur laisse une trop grande marge d’action.

Lors de périodes exceptionnelles comme celle que l’on traverse cette année, un peu fair-play de la part des grandes enseignes leur permettrai de baisser un peu leur marge plutôt que de les maintenir « à tout prix ». Le témoignage d’un producteur dans le Gard, Laurent Ducurtil, est assez explicite à ce sujet: « les marges des distributeurs ont progressé de 20 à 30%.

 On m’a envoyé des photos de pêches que j’ai vendues à Bordeaux: elles sont parties du Gard à un prix compris entre 1,70€ et 1,80€, elles arrivent sur les étals entre 4,20€ et 4,30€. Qu’on répercute une hausse oui, mais à ce point, c’est indécent ».

Année climatique exceptionnelle, crise économique, chiffres sortis de leur contexte, reprise médiatique incomplète… de nombreux facteurs peuvent expliquer la hausse constatée des fruits et légumes sur les étals.

 Notre syndicat Jeunes Agriculteurs et l’ensemble de nos producteurs de fruits et légumes souhaitent répéter que si potentiellement les prix des fruits et légumes sont plus élevés cette année, la consommation de produits français reste un gage de qualité et de durabilité pour le consommateur. Il est important de soutenir une filière pourvoyeuse d’emplois qui, je souhaite le rappeler, n’est pas éligible aux subventions européennes et qui reste tournée vers la qualité depuis des années pour pouvoir se démarquer des concurrents étrangers.

C’est bien l’esprit de notre syndicat que d’inciter les consommateurs à opter pour des fruits et légumes de proximité et de saison, pour bénéficier de prix plus bas, pour une consommation écologiquement plus responsable, mais également en appui aux producteurs locaux. 

La hausse de la consommation de fruits et légumes est un bon signal et doit se poursuivre. 

Chez Jeunes Agriculteurs, nous parlons souvent de consom’acteurs: consommer durablement, en prenant en compte les aléas des productions, mais aussi en portant une attention toute particulière sur le gaspillage alimentaire.

http://www.huffingtonpost.fr/francois-thabuis/prix-fruits-legumes-stopper-augmentation_b_3789114.html?utm_hp_ref=france

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

Y’en a marre qu’on nous prenne pour des cons

Posté par ippolito le 22 août 2013

La France de 2025 risque fort de ressembler à celle d’aujourd’hui, le rayonnement en moins, à cause de l’incapacité des gouvernements à mener des réformes de fond. Car douze ans pour trouver des consensus d’une part et introduire le changement d’autre part, c’est bien peu dans un pays comme le nôtre.

Qu’est-ce qu’une douzaine d’années pour mener des réformes de fond? Bien peu. Certes, un gouvernement doit définir une vision et fixer des échéances pour pouvoir indiquer le cap des politiques publiques, dans la continuité. Mais tout ceci n’a de sens que dans la perspective de réformes à engager.

Or, à ce stade, la rentrée des ministres, avec le séminaire gouvernemental du 19 août sur «La France de 2025» ressemble plutôt à une réunion de potaches organisée par Matignon pour occuper la scène médiatique afin que personne n’ignore que la fin des vacances a sonné.

Car 2025, c’est demain. Et les réformes de fond en sont toujours au stade de la réflexion, alors qu’elles sont forcément longues à mener. Autant dire que, dans un monde qui change, la probabilité est grande que la France de 2025 ressemble à celle d’aujourd’hui. Les Français ont tout à y perdre.

L’épouvantail de la réforme des retraites

Il en est ainsi des retraites. Personne n’ignore que le système actuel a besoin d’une révision en profondeur, à cause aussi bien de la croissance démographique que de l’allongement de l’espérance de vie, de l’inaccessibilité du plein emploi ou de l’hétérogénéité des carrières professionnelles.

Les jeunes qui entrent sur le marché du travail de plus en plus tard s’inquiètent du recul de l’âge auquel ils pourront aspirer à prendre leur retraite, et dans quelles conditions. La multiplicité des régimes (une vingtaine aujourd’hui) rend le système illisible.

Et pourtant les retraités dépendant de plusieurs régimes (polypensionnés) sont de plus en plus nombreux à cause de carrières de moins en moins linéaires avec de plus en plus de passerelles du secteur privé au public, par exemple. De même, la place des femmes sur le marché du travail ou le recul du mariage face à l’union libre induisent une nouvelle approche de la réversion.

On pourrait multiplier les raisons qui justifieraient une réforme en profondeur, sans mettre fin au système par répartition et à la solidarité intergénérationnelle tels que les décrit le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’autres pays ont échafaudé des réformes en profondeur, pour introduire par exemple le système de retraite par points. Mais pour passer de l’ancien système au nouveau, de longues périodes de transition doivent être ménagées.

L’Italie a par exemple étalé le basculement sur quarante ans. La Suède va aller plus vite: seulement vingt ans. Et pour en arriver là, il a fallu dans ces pays, comme en Allemagne, mener de longues concertations, sur plusieurs années, avec l’ensemble des partenaires sociaux. Mais en France, on n’en est pas là.

Majorité et opposition dos à dos

Des réformes ont bien été menées, sous les gouvernements Balladur, Jospin, Raffarin et Fillon. Mais à chaque fois, on s’est contenté de déplacer les curseurs s’appliquant aux cotisations, à la durée d’activité ou à l’âge. Sans ouvrir de grand chantier, tout en sachant, comme en 2010, que les décisions prises seraient totalement insuffisantes dans la durée.

A l’époque, l’opposition de gauche et la plupart des syndicats réclamaient une réforme en profondeur et dénonçaient une précipitation stérile. Ils avaient raison: le système est à nouveau déséquilibré, imposant au gouvernement Ayrault une nouvelle réforme des retraites.

Mais il semble encore une fois que l’on se borne à déplacer un curseur, en l’occurrence un relèvement de la CSG pour financer le système sans le remettre à plat. Tout le contraire de ce que préconisait déjà Michel Rocard dans son livre blanc sur les retraites en… 1991.

Hollande sur les retraites aura-t-il un horizon aussi limité que Sarkozy, qu’il critiquait? Comme on ne peut engager de nouvelle réforme tous les ans sur un sujet qui ne se conçoit que dans le très long terme, il y a fort à parier que le système français des retraites n’aura guère évolué en 2025. Au moins peut-on espérer qu’une véritable concertation aura fini par aboutir.

L’inviolable édifice fiscal

Même chose pour la réforme de la fiscalité. Les ajouts à la réglementation s’empilent, ajoutant de la complexité, au point que plus personne ne semble oser toucher à l’édifice. Le «mille-feuilles» dénoncé par tous a la peau bien plus dure que tous ses détracteurs qui craignent, s’ils s’y attaquent, un retour de bâton. Dernier en date, François Hollande, qui avait promis la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, ne semble plus pressé de s’atteler à la tâche.

L’alignement de la taxation du capital sur celle du travail a été opéré par le gouvernement Ayrault; c’est un marqueur important pour la gauche, même si la droite avait déjà progressé dans la même direction. Il n’apparaît pas que l’on aille plus loin.

Car d’un côté, l’Etat ne peut se permettre de réduire ses recettes. De l’autre, toute réforme qui alourdirait la fiscalité pour les contribuables les plus riches ou ceux de la classe moyenne deviendrait vite insupportable, d’autant que la France fait partie des pays européens où la fiscalité est la plus élevée (50,2% sur les revenus des personnes physiques en 2013 et 36,1% sur les sociétés, pour des moyennes européennes respectives de 38,7% et 23% d’après Eurostat). Pas de grand soir fiscal, donc, en prévision.

Et comme tout remise en question ambitieuse implique là-aussi une installation longue et progressive, la France n’est pas prête de changer de paradigme fiscal, fût-ce au prix d’une perte de compétitivité. De ce point de vue, le budget 2014 ne révélera pas de reflux des prélèvements obligatoires, la France semblant condamnée pour longtemps —jusqu’en 2025?— à figurer dans le groupe des pays où l’on taxe le plus.

Une réforme de l’Etat et une transition énergétique au ralenti

Il est vrai que la politique budgétaire dépend étroitement des dépenses publiques. De ce point de vue, l’Etat français fait montre d’une incapacité surprenante à se réformer pour alléger son fonctionnement, sous les gouvernements de droite comme de gauche. La lutte contre l’inflation normative et la simplification administrative semblent de bien peu de profondeur face à l’ampleur du travail dans un pays qui passe pour le champion mondial de la paperasserie.

Pourtant, il y a plus de vingt ans que les premières lois de décentralisation ont été édictées pour permettre aux institutions de se rapprocher du citoyen pour que leur action soit plus efficace et moins coûteuse. Mais on a assisté surtout à une duplication des lieux de pouvoir, forcément payée par les contribuables. Peut-on aujourd’hui espérer une réforme de l’Etat dans les douze prochaines années? Le temps presse; mais il a jusqu’à présent toujours manqué aux gouvernements.

On pourrait s’interroger aussi sur le caractère réaliste ou non de la promesse présidentielle d’abaisser à 50% la place du nucléaire en France dans le mix énergétique de 2025, alors que la France ne cesse d’accumuler les retards dans les énergies renouvelables pour prendre le relais. Des économies sont toujours possibles. Mais ce n’est pas d’ici à 2025 que le parc résidentiel français, aujourd’hui le secteur le plus consommateur d’énergie, aura pu être profondément transformé. Surtout sans nouvelles incitations.

En fait, le séminaire gouvernemental sur «la France de 2025» ouvrait juste un chantier qui aboutira à la fin de l’année à un rapport réalisé par la Commissariat à la stratégie et à la prospective, et qui sera remis à l’Elysée. Autrement dit, juste une opération de communication pour rien, sinon rompre avec le pessimisme ambiant en cette rentrée. Encore faudrait-il manifester un peu de volontarisme…

Gilles Bridier

http://www.slate.fr/story/76638/2025-douce-france

Publié dans Y'en a marre de François Hollande, Y'en a marre des mensonges | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du cumul des mandats et surtout de Philippe Duron

Posté par ippolito le 22 août 2013

Philippe Duron : champion de France des cumulards

Le député socialiste cumule 4 mandats et 24 fonctions qui laissent entrevoir des centres d’intérêt surprenants, et une propension à tisser ses réseaux.

Philippe Duron est champion de France. Et même si son titre implique des performances physiques hors du commun, il n’est pas ici question de Ligue 1, de natation ou de saut à la perche. 

Avec 28 titres différents, le député socialiste du Calvados est tout simplement détenteur de la médaille d’or du cumul des mandats et des fonctions, toutes catégories confondues, devant le sénateur-maire UMP Gérard Larcher (3 mandats et 19 fonctions).

Selon une enquête du Parisien en collaboration avec l’association de lutte contre la corruption Anticor, en plus de cumuler les mandats de député du Calvados et de maire de Caen, il est aussi à la tête de l’agglomération Caen-la-Mer et de Caen Métropole, qui gère l’aménagement du territoire pour 143 communes.

 En plus de ces 4 mandats électifs, le maximum fixé par la loi (un mandat exécutif, parlementaire, local et intercommunal), Philippe Duron serait également titulaire de 24 autres fonctions, aux noms souvent pompeux, qui laissent entrevoir des centres d’intérêt divers et variés, et une propension à tisser ses réseaux. 

En vrac, l’élu est à la fois président du conseil d’administration de Normandie Aménagement – une société visant à soutenir des projets immobiliers – et de la Conférence de l’Arc atlantique – censée promouvoir une trentaine de villes côtières en Europe, il est membre du collège Collectivités territoriales au conseil d’administration de l’Institut des hautes études de développement et d’aménagement des territoires en Europe, mais aussi administrateur du Comité pour l’organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen. Il est président du conseil de surveillance du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen. La liste est encore longue… 

Difficile d’évaluer les revenus que procure un tel dévouement ! Le chiffre de 55 000 euros circule, mais il est invérifiable. En revanche, il est acquis qu’une telle carte de visite procure d’innombrables avantages en nature : notes de frais, voiture et chauffeur, voyages, secrétariat…

« Soigner son carnet d’adresses »

Plus surprenant, il semble également avoir un tropisme pour la Macédoine, dont il préside le groupe d’amitié avec la France, ce qui ne l’empêche pas d’aimer sa langue maternelle, puisqu’il en fait la promotion en tant que membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. Et pour soigner son carnet d’adresses, il est également vice-président de l’Union amicale des maires du Calvados et membre du bureau de l’Association des maires des grandes villes de France.

Mais outre les animaux politiques, nos amis les bêtes semblent également accaparer une partie substantielle de son emploi du temps présidentiel. L’élu semble avoir fait des canassons son dada : il est membre de l’incontournable groupe d’études cheval à l’Assemblée nationale, qui réunit 63 députés de sensibilités politiques variées dont le rôle est d’ »auditionner les acteurs du cheval et d’intervenir auprès des autorités ministérielles et de Bruxelles sur les défis nombreux auxquels est confronté le monde du cheval ». 

Une activité qui ne manque pas de selle ! Mais pour éviter toute discrimination animalière, il est également représentant de l’Association de gestion de la fourrière et du refuge d’animaux de Verson.

Si 83 % des parlementaires sont des « cumulards », selon les chiffres du Parisien, cette collection d’attributions suscite tout de même le courroux de certains élus. 

Après les dernières élections législatives, lorsque Philippe Duron fut nommé à la tête du conseil d’administration de la controversée et convoitée Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), son ancien rival aux législatives, Philippe Lailler (MoDem), s’était insurgé de cette situation sur le site internet du Modem 14 :

  »Pourtant surchargé en terme de fonctions et de mandats, nous en avions comptabilisé 38 (28 selon les chiffres du Parisien, NDLR) lors des élections législatives, le Premier ministre a, en effet, offert une nouvelle couche au millefeuille de mandats du maire de Caen… »

« On est tous plus ou moins président d’un groupe d’amitié »

« On est tous plus ou moins président ou membre d’un groupe d’amitié à l’Assemblée nationale, et pas toujours de celui que l’on souhaite. Mais on n’est pas rémunéré pour ça, c’est plus un affichage qu’autre chose », explique Cécile Untermaier, député PS de Saône-et-Loire, qui reconnaît cependant que « ces activités prennent du temps ». 

Très active pour porter le projet du non-cumul, la vice-présidente de la commission Cahuzac désigne les cumulards comme Philippe Duron comme « des féodaux locaux qui profitent du système en se servant des règles ».

Lorsqu’on lui lit l’interminable liste des fonctions de Philippe Duron, le président du PRG et sénateur Jean-Michel Baylet, farouche opposant à la réforme qui mettra fin au cumul des mandats lors de la prochaine législature, n’en démord pas : 

selon lui, la loi élaborée par, entre autres, Lionel Jospin (et qui est encore en vigueur) apporte « suffisamment de garde-fous » en la matière, même s’il apporte une nuance : « Je ne suis pas hostile à dire qu’il ne faut pas cumuler les fonctions et les responsabilités (contrairement aux mandats, NDLR). »

Probablement accaparé par ses innombrables activités, Philippe Duron n’a pas donné suite aux appels du Point.fr. En 2012, il s’était déjà prononcé contre la fin du cumul : « On se privera de beaucoup de compétences au Parlement », avait-il expliqué sur France 3. 

Mais il avait expliqué sur Normandie TV qu’il la voterait tout de même et se l’appliquerait. En 2017, s’il est réélu, l’élu sera donc obligé de choisir entre son mandat de maire et de député. 

Selon le site Tendanceouest.com, il a d’ores et déjà indiqué qu’il opterait pour le premier choix. Mais il pourra toujours se consoler, car la loi lui permettra encore d’être conseiller municipal, conseiller régional ou général en plus d’une des deux fonctions précitées. 

En attendant, une pétition pour mettre fin au cumul des mandats lui étant adressée et rassemblant 384 signataires a été lancée sur Internet.

La liste (non exhaustive) des fonctions de Philippe Duron : 

Député du Calvados,
Membre de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale,
Président du groupe d’amitié avec la Macédoine,
Membre du groupe d’études cheval à l’Assemblée nationale,
Membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, 
Maire de Caen, 
En charge du développement de la ville de Caen,
Président du conseil de surveillance du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, président de la Conférence des villes de l’Arc atlantique,
Président du conseil d’administration de Normandie aménagement,
Président de Caen Presqu’île,
Membre d’honneur du conseil d’administration de l’École d’ingénierie et travaux de la construction de Caen
Représentant de l’Association de gestion de la fourrière et du refuge d’animaux de Verson,
Administrateur du Comité pour l’organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen,
Président de la Société d’économie mixte : gestion du mémorial de la Bataille de Normandie,
Vice-président de l’Union amicale des maires du Calvados,
Membre du bureau de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF)
Président de l’Agglomération Caen-la-Mer,
Administrateur de l’Assemblée des communautés de France,
Président de Caen Métropole,
Membre de droit du conseil national du Parti socialiste,
Coprésident de l’association Transport Développement Intermodalité Environnement,
Vice-président de la Conférence de réseaux transfrontaliers et interrégionaux de villes (CECICN),
Membre de l’association Avenir Transport,
Membre du collège Collectivités territoriales au conseil d’administration de l’Institut des hautes études de développement et d’aménagement des territoires en Europe,
Administrateur de l’association Relais des sciences,
Administrateur de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France,
Membre du bureau de l’Institut de la gestion déléguée

http://www.lepoint.fr/politique/philippe-duron-champion-de-france-des-cumulards-21-08-2013-1715883_20.php

Publié dans Y'en a marre des promesses non tenues | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN