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Y’en a marre des comités théodule et surtout du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 29 août 2013

Il faut supprimer les comités Théodule

Chantier de titan pour Ayrault: la suppression des instances consultatives inutiles ( comités Théodule). On en compte plus de 700 !

Jean-Marc Ayrault deviendrait-il gaullien ? Il en prend la posture en sabrant sans trembler les comités Théodule, comme il est d’usage de surnommer les commissions, observatoires et autres conseils qui pullulent dans les ministères. Et qui permettent souvent de recycler les copains.

Paradoxe: pour mieux guerroyer contre la prolifération des comités qui ne cessent de repousser, Ayrault a commencé par… créer un nouveau comité: le Cimap, ou Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique ! Dès la première réunion, le 18 décembre 2012, Ayrault fixe pour objectif de supprimer un quart des 668 commissions qui sont officiellement recensées et dont la liste est, depuis 2008, annexée au projet de loi de finances.

A la deuxième réunion du Cimap, le 2 avril dernier, lors d’une première charrette, 108 instances ont été supprimées ou fusionnées. Exit le Conseil des affaires étrangères, où croupissent des ambassadeurs désoeuvrés. Fin de la Commission relative à la procédure de dation de blocs de titres de sociétés cotées, ou de la tout aussi poétique Commission consultative relative à la réception des betteraves dans les sucreries et distilleries. Mort en douceur des comités de suivi des plans nationaux anti-douleur de 2003-2010 et anti-hépatites de 2009-2012, devenus obsolètes.

Nouvelle hécatombe, lors de la 3ème réunion du Cimap, le 17 juillet dernier: 68 comités Théodule sont passés à la moulinette. Tels l’observatoire national des abattoirs, le Comité de mobilisation industrielle, le Conseil de modération et de prévention du ministère de la Santé… Ou, de manière plus politique, la Commission nationale des compétences et talents ( un truc inventé par Sarkozy pour proposer l’octroi de la carte de séjour). Plus fort, le comité d’éthique du Quai d’Orsay est passé sur le billot: il n’a jamais dissuadé certains ambassadeurs indélicats de faire des affaires, voire de piquer dans la caisse…

Enfin, le Conseil d’analyse de la société a été guillotiné: il avait été créé sur mesure par Raffarin en 2005 pour son ami et ex-ministre Luc Ferry. Lequel était payé 1700 euros par mois pour le présider, tout en se disant détaché de la fac de Paris-VII, qui continuait de lui verser son salaire. Son budget annuel était de 275 000 euros…

Objectif atteint, claironne désormais la com’ du Cimap: 176 commissions supprimées, soit 25,5% au bout de 8 mois, comme prévu. Le Premier ministre va-t-il s’arrêter en si bon chemin ? Après tout, il reste encore près de 500 comités Théodule ! Dont le Comité national trames verte et bleue ou le Comité de l’environnement polaire. Et Ayrault n’a même pas battu le record de Fillon qui en avait fait disparaître 225 en 2009… Pas de nouvel objectif chiffré,  pour l’heure, mais les ministres seront incités à revoir leur « stratégie de consultation » et à se tourner vers le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, en cours de création, qui ressuscitera le bon vieux Commissariat au plan.

Pour endiguer la prolifération des commissions et les doublons, Ayrault a, en outre, instauré une règle: l’interdiction de créer une nouvelle instance consultative sans en supprimer une ancienne. Ainsi, la création, ce 31 juillet, du Conseil national du développement et de la solidarité internationale a entrainé la suppression du Conseil stratégique pour la coopération non gouvernementale. Couic !

Bartolone, qui se verrait bien Premier ministre à la place du Premier ministre, réclamait pour sa part la suppression d’un tiers des commissions consultatives. Et plaide, de manière plus radicale, pour que ces diverses missions de consultation et de réflexion soient confiées aux députés, qui, après tout, sont élus pour ça. Surtout qu’ils vont avoir du temps avec le mandat unique…

L’ensemble de ces suppressions ne va pas suffire pour rééquilibrer le budget de l’ Etat. D’après les estimations gouvernementales, l’économie serait de 4 à 5 millions d’euros.

Article extrait du Canard enchaîné du  07/08/13

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/il-faut-supprimer-les-comites-theodule/

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Y’en a marre du chômage et surtout des mensonges de François hollande

Posté par ippolito le 29 août 2013

LE CHÔMAGE A AUGMENTÉ DE 10% EN UN AN

Le taux de chômage a poursuivi sa progression au mois de juillet, avec encore 6 300 demandeurs d’emploi supplémentaires, mettant en doute les chances pour François Hollande d’en inverser la courbe d’ici à la fin de l’année.

François Hollande pourra-t-il tenir son engagement d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année ? 

Pas sûr, à la découverte des derniers chiffres : au mois de juillet, Pôle Emploi a encore enregistré 6 300 demandeurs d’emploi supplémentaires en catégorie A, celle qui recense les chômeurs sans aucune activité, soit une augmentation de 0,2% en un mois.

A la fin du mois de juillet, la France comptait ainsi 3 285 700 demandeurs d’emploi dans cette catégorie. En un an, le taux de chômage a bondi de 10%.

Petite éclaircie pour les jeunes travailleurs

Une fois n’est pas coutume, les jeunes travailleurs sont relativement épargnés : le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a baissé de 0,8 % en juillet en catégorie A, mais a tout de même crû de 6,9 % en un an.

Au contraire, les chômeurs âgés de plus de 50 ans paient toujours le plus lourd tribut : leur taux de chômage s’est accru de 0,9% de juin à juillet 2013, et a explosé de 15,1% au cours de l’année écoulée.

http://www.rmc.fr/info/513982/chomage-a-augmente-10pour-cent-un-an/

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Y’en a marre de la crise et surtout de la situation de la France

Posté par ippolito le 29 août 2013

Pourquoi la France ne survivra pas à la crise

Bien sûr, la France est un grand pays doté de nombreux atouts et d’un système social admirable. Mais pour avancer, elle doit cesser de rejeter toute réforme, alerte The New York Times.
 
Pendant des décennies, les Européens n’en ont eu que pour l’Allemagne, sa puissance et son rôle, vu l’importance de ce pays pour la stabilité et la prospérité de l’Europe. On appelait ça la « question allemande ». 

Aujourd’hui, c’est de “la question française” qu’il s’agit en Europe : le gouvernement socialiste de François Hollande saura-t-il endiguer le lent déclin de la France et l’empêcher d’être irrémédiablement reléguée au deuxième rang des pays européens ? 

La question est de savoir si un système de démocratie sociale, qui pendant des décennies s’est targuée de fournir à ses citoyens un niveau de vie stable et élevé, pourra survivre à la mondialisation, au vieillissement de sa population et aux graves chocs budgétaires de ces dernières années.

Transformer un pays est toujours une tâche difficile. Mais, dans le cas de la France, le défi semble particulièrement complexe, notamment à cause de l’amour-propre* et de l’opinion que cette nation a d’elle-même – celle d’un leader européen et d’une puissance mondiale. 

Mais aussi parce que la vie en France est très confortable pour une bonne partie de la population et que le jour du Jugement dernier semble encore bien loin – en particulier pour les syndicats, qui sont petits mais puissants.

Un si beau modèle social

En réalité, la reprise économique pourrait se révéler un obstacle supplémentaire, car les Français seront tentés d’espérer qu’une croissance modeste suffira une fois de plus à masquer les problèmes de fond, à la manière d’un tranquillisant. 

Les Français sont fiers de leur modèle social, et à juste titre. L’assurance-maladie et les retraites sont satisfaisantes, beaucoup partent à la retraite à 60 ans ou même avant, et il est courant de prendre cinq ou six semaines de vacances en été. A temps plein, ils travaillent trente-cinq heures par semaine et les nombreuses régulations en place les empêchent d’être licenciés ou renvoyés.

Néanmoins, dans une économie mondiale toujours plus concurrentielle, la question n’est pas de savoir si le modèle social français est valable ou non, mais si les Français auront encore longtemps les moyens de le maintenir. Et vu la tendance actuelle, la réponse est non, certainement pas sans d’importantes transformations structurelles des retraites, des impôts, des avantages sociaux, de la réglementation du travail et des attentes [de la population].

Le Parti socialiste de François Hollande et l’extrême gauche française ne semblent pas avoir compris la fameuse déclaration du neveu du prince, dans Le Guépard, le célèbre roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sur les bouleversements sociaux : « Il faut que tout change pour que rien ne change. » 

En parlant avec les politiciens et les travailleurs français, on a parfois l’impression qu’ils se voient tous comme des communards et des révolutionnaires, des combattants de gauche – et pourtant, parallèlement, ils veulent conserver le confort du monde qu’ils connaissent, à l’instar de l’extrême droite. 

La jeunesse n’est plus ce qu’elle était 

En mai 1968, les étudiants de l’université de Nanterre ont déclenché ce qu’ils pensaient être une révolution. Des étudiants français en cravate et socquettes ont lancé des pavés sur la police et ont exigé que le système sclérosé de l’après-guerre évolue. 

Aujourd’hui, les étudiants de Nanterre craignent de ne pas trouver d’emploi et de perdre les allocations versées par l’Etat. Ce qu’ils veulent, c’est que rien ne change. Pour Raphaël Glucksmann, qui a dirigé sa première manifestation lycéenne en 1995, les jeunes de sa génération envient avec nostalgie leurs prédécesseurs rebelles, mais ils n’ont pas le courage de lutter dans ce contexte économique difficile.

“Aujourd’hui, les jeunes manifestent pour s’opposer à toutes les réformes, explique-t-il. Nous ne voyons pas d’autre solution. Nous sommes une génération sans repères.”

Les Français comprennent pourtant qu’à long terme ils n’ont pas intérêt à empêcher une modification structurelle de leur économie très régulée.
Les alertes sont partout : un chômage record, notamment chez les jeunes, une croissance lente par rapport à l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l’Asie, ou encore des dépenses publiques qui atteignent quasiment 57 % du PIB, soit le taux le plus élevé de la zone euro et 11 points de plus que pour l’Allemagne. Le gouvernement emploie 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre 50 en Allemagne.

En 2012, environ 82 % des emplois créés étaient des contrats temporaires, contre 70 % cinq ans plus tôt, et contrairement aux emplois à temps plein, ces contrats ne permettent pas d’accéder à la classe moyenne française. Cette situation contraint quasiment toute une génération à vivre dans la précarité, y compris ceux qui travaillent dur et qui font de longues études.

Points forts 

A Amiens, dans le Nord, l’entreprise Goodyear possède deux usines de pneus. Dans l’une, les ouvriers ont accepté à contrecœur de modifier leurs emplois du temps afin que l’usine ne ferme pas. Dans l’autre, ils ont refusé et Goodyear essaie actuellement (mais ce n’est pas si facile en France) d’en négocier la fermeture, mettant ainsi davantage de monde à la porte. “Je fais partie d’une génération qui a connu le Programme commun de la gauche, explique Claude Dimoff, ancien dirigeant syndical de l’usine qui a fait preuve de plus de flexibilité. Nous avions des projets pour l’avenir et des valeurs différentes, mais tout cela a été oublié. La gauche a complètement laissé tomber ses promesses.”

Le pays a encore beaucoup de points forts : la France est la cinquième économie mondiale, elle a une solide expérience dans la gestion, les sciences et l’innovation, et le fossé entre les riches et les pauvres, même s’il grandit, y reste plus réduit que dans la plupart des pays occidentaux. 

Lorsque les Français travaillent, ils travaillent dur : la productivité de la main-d’œuvre, qui est sans doute le principal indicateur du potentiel économique d’un pays, reste relativement élevée, même si elle accuse un recul certain. Mais avec de longues vacances et des semaines de trente-cinq heures, les Français travaillent moins longtemps que la plupart de leurs concurrents, ce qui met d’autant plus de pression sur les entreprises et l’économie.

Impossibles réformes

Sondage après sondage, les Français répètent qu’ils veulent des réformes et une modernisation de leur système – tant que cela n’a aucun impact pour eux. C’est l’éternel défi politique, et on reproche à Nicolas Sarkozy, le prédécesseur conservateur de François Hollande, de ne pas avoir respecté sa promesse de mettre en œuvre de grandes transformations structurelles.

S’il se plaignait constamment, par exemple, des conséquences catastrophiques de la semaine de trente-cinq heures, Nicolas Sarkozy ne l’a jamais abrogée. A la place, il s’est contenté de jouer avec la fiscalisation des heures supplémentaires, une mesure que François Hollande s’est empressé de supprimer. L’un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, a admis que l’ancien président avait tout simplement peur d’affronter les syndicats et le tollé social que de véritables changements provoqueraient. 

Beaucoup s’accordent à penser que seule la gauche peut lancer de grandes réformes structurelles et sociales. Mais, pour cela, il faudrait que François Hollande, qui bénéficie de la majorité parlementaire, se décide à s’opposer à son propre parti pour préparer l’avenir. C’est ce qu’a fait l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder au début des années 2000, lorsqu’il a apporté une série de mesures qui expliquent en grande partie la bonne santé de l’Allemagne aujourd’hui.
Concertation

François Hollande affirme croire au dialogue avec les partenaires sociaux, une méthode qui a jusqu’à présent préservé une paix relative, mais n’a pas apporté de véritable réforme. Grâce à un accord avec les syndicats centristes, il a réussi à rendre le marché du travail légèrement plus flexible : il est désormais plus facile d’appliquer des horaires variables et les charges sont plus élevées pour les contrats à court terme. A partir de 2014, les entreprises bénéficieront d’un crédit d’impôt d’environ 27 milliards de dollars [20 milliards d’euros], en partie financé par une hausse de la TVA.

Mais, souvent, des mesures qui semblent courageuses à leur échelle n’ont que peu de résultats. Sans compter que ces efforts modestes ont eu lieu à l’apogée du pouvoir de François Hollande, qui est désormais sur la pente descendante.

Note :*En français dans le texte.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/08/27/pourquoi-la-france-ne-survivra-pas-a-la-crise?page=all

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Y’en a marre de la pression fiscale en France et de François hollande

Posté par ippolito le 29 août 2013

Impôts, impôts, impopulaires !

Tout le monde le dit : en France, on paie trop d’impôts. Et ce n’est pas parce que la droite le répète matin, midi et soir, que c’est faux. La France est « un enfer fiscal », assure même le Medef qui en a fait le thème de son université d’été. 

Avec 46% de prélèvements, la France n’est pas loin, en effet, de détenir un record. Pour autant, ce débat politique sur le niveau des prélèvements obligatoires en France donne lieu à un festival d’hypocrisie politique sans nom. 

Hypocrisie à gauche d’abord : le gouvernement dit avoir pris conscience du « ras-le-bol fiscal » des Français, renonce donc à augmenter la CSG pour sauver le régime des retraites, mais augmente le montant des cotisations sociales. Quelle différence ? 

Hypocrisie aussi à droite : l’UMP peut légitimement dénoncer les augmentations d’impôts décidées par le tandem Hollande-Ayrault. Mais à condition de rappeler que jamais les impôts n’avaient autant augmenté que durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. 

Si les Français ont aujourd’hui un tel rejet des hausses d’impôts, c’est bien parce qu’en 2011, les impôts avaient déjà augmenté de 30 milliards d’euros. Puis de 20 milliards en 2012 (12 milliards signés Sarkozy et 8 milliards signés Hollande). Oui, du coup, les 20 milliards de hausse de prélèvements pour 2013 apparaissent assurément insoutenables. Celles prévues pour 2014 carrément insupportables. 

Et ce n’est pas tout : au 1er janvier, la TVA va augmenter de 19,6 à 20% et toucher l’ensemble des Français. Nicolas Sarkozy voulait, lui, la faire passer à 21,6% ! La droite devrait applaudir : non, elle condamne. 

A l’inverse, la gauche – comme la droite et le patronat le réclamaient – va faire baisser les charges des entreprises grâce au Crédit Impôt compétitivité pour un montant de 20 milliards d’euros. Là encore, la droite devrait applaudir :

 mais non, elle condamne. Elle dit que, plutôt qu’augmenter les impôts, il faut baisser les dépenses publiques, mais ne dit jamais lesquelles. Elle réclame plus de places de prison, plus de policiers à Marseille, mais elle ne dit jamais comment on fait sans augmenter les impôts. 

Sans rougir, Jean-François Copé promet même aujourd’hui que la droite baissera les impôts quand elle sera de retour aux affaires. Sauf qu’elle n’a cessé de les augmenter quand elle était au pouvoir. 

L’impôt est l’acte citoyen par excellence. Pour qu’il soit accepté – et acceptable -, il doit être socialement juste. Depuis un an, il est certes un peu plus juste qu’à l’époque du bouclier fiscal, mais la grande réforme fiscale promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle, celle qui devait rendre à l’impôt sa lisibilité et son efficacité, n’a pas eu lieu. Voilà le résultat !

LAURENT NEUMANN 

http://www.marianne.net/Impots-impots-impopulaires-_a231563.html

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