Y’en a marre de la réforme des retraites et surtout de la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 30 août 2013

Réforme des retraites: ce que ça va changer et qui va payer

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a dévoilé mardi soir ses arbitrages pour la réforme des retraites. Hausse des cotisations, allongement de la durée de cotisation, fiscalisation des majorations de pensions… la facture pour les actifs, les entreprises et les retraités.

Hausse des cotisations vieillesse et allongement de la durée de cotisation: ce sont les deux principaux leviers retenus par le gouvernement pour rétablir l’équilibre des régimes de retraite

Alors qu’on attendait les arbitrages pour début septembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a dévoilé mardi 27 août les principales mesures de sa réforme des retraites, à l’issue de deux jours de rencontres avec les partenaires sociaux. Le projet de loi sera présenté le 18 septembre en Conseil des ministres en vue d’un examen à l’Assemblée nationale le 7 octobre.

Cette réforme, la troisième en dix ans mais la première de grande ampleur pour la gauche au pouvoir, est « juste, équilibrée et structurelle », a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d’une courte déclaration à Matignon mardi soir.

Elle assure l’équilibre des régimes de retraite à l’horizon 2040. Au-delà, les régimes s’auto-équilibreront en raison du dynamisme de la démographie française et d’un rééquilibrage, à cet horizon, du ratio acti/retraité, promet le gouvernement. 

Concrètement, les mesures qui seront prises doivent générer 7,3 milliards d’euros d’économies en 2020 pour le régime général, dont le déficit atteindra alors 7,6 milliards. Voici comment.

Allongement de la durée de cotisation: 5,6 milliards d’euros d’économies
Comme annoncé d’emblée, l’âge légal de départ à la retraite ne bougera pas: il reste fixé 62 ans – 60 ans pour les carrières longues – et 67 ans pour une retraite sans décote même si le nombre de trimestres cotisés n’est pas suffisant. 

En revanche, la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein va progressivement être relevée à partir de 2020, d’un trimestre tous les trois ans. Cette mesure « s’appliquera à tous: salariés du privé, fonctionnaires et agents des entreprises publiques », a précisé Jean-Marc Ayrault.

La durée de cotisation est actuellement fixée à 41,5 ans pour la génération 1956. Elle atteindra 42 ans en 2023 pour la génération née en 1961, 42 ans et demi en 2029 pour la génération née en 1967 et 43 ans en 2035 pour la génération née en 1973. 

La durée restera fixée à 43 ans pour les générations suivantes. Cette mesure doit rapporter 2,7 milliards d’euros en 2030 et 5,6 milliards à l’horizon 2040.

Hausse des cotisations: 6,4 milliards de recettes

A court terme, pour combler le trou des retraites, le gouvernement a exclu d’augmenter la CSG, une piste évoquée ces dernières semaines, et a choisi d’augmenter les cotisations vieillesse acquittées par les entreprises et par les salariés. 

Une hausse de la CSG « pèserait sur l’ensemble des ménages, elle n’a pas été créée pour financer les retraites », a déclaré le Premier ministre. « Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées à un faible niveau et progressivement », a-t-il ajouté.

Les cotisations vieillesse seront ainsi augmentées de 0,15 point en 2014, puis 0,05 supplémentaire en 2015, 2016 et 2017, soit au total +0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017. La cotisation sociale acquittée par les salariés va ainsi passer en quatre ans de 6,75 % du salaire brut à 7,05 %, celle des employeurs de 8,40 % à 8,70 %.

Le coût pour les salariés comme pour les entreprises s’élèvera à un milliard en 2014, 2,2 milliards en 2020 et 3,2 milliards en 2040. Le patronat a mal réagi à ces annonces.  » Le gouvernement ne fait que taxer, taxer. Il a fait le choix de la facilité de la fiscalité.

 Et donc le choix du chômage. 0,1?point de cotisation en plus, c’est 5?000 chômeurs en plus à horizon cinq ans et 10?000 à horizon dix ans « , fustige le président du Medef, Pierre Gattaz, dans un entretien au Figaro.

La facture pour les entreprises serait limitée à 500 millions
Sauf que Jean-Marc Ayrault a assuré que le coût du travail n’augmenterait pas en 2014, ni les années suivantes, réitérant sa promesse faite au patronat lundi: 

il y aura une réforme du financement de la protection sociale, et notamment de la branche famille, pour alléger le coût du travail. En clair: pour les entreprises, la hausse des cotisations vieillesse sera neutre, les cotisations familiales – 5,40%- baisseront d’autant, si ce n’est plus. Reste à savoir où le gouvernement trouvera le milliard d’euro nécessaire pour compenser la hausse en 2014 et les 3,2 milliards en 2020.

Finalement, la seule contribution des entreprises pourrait se limiter au financement du compte pénibilité qui sera mis en place à partir de 2015. Il permettra aux salariés exerçant un métier pénible de suivre une formation pour se reconvertir, travailler à temps partiel en fin de carrière ou partir plus tôt à la retraite. 

Son financement devrait, à partir de 2016, reposer sur une contribution payée par toutes les entreprises au titre de la solidarité inter-professionnelle et modulée en fonction de la pénibilité propre à chaque entreprise. « Le taux de cette contribution sera modeste », confie-t-on dans l’entourage du Premier ministre. Son rendement est estimé à 500 millions d’euros à l’horizon 2020.

Les salariés verront leur salaire net baisser

Les salariés, eux, verront vraiment leur salaire net baisser. Concrètemeent, une hausse de 0,15 point de la cotisation vieillesse représente pour un salaire au niveau du Smic une baisse de 2,15 euros par mois (25,80 euros par an) ; une hausse de 0,3 représentera un effort de 4,50 euros par mois (54 euros par an). Pour un salarié gagnant 3000 euros bruts par mois, l’effort atteindra à terme 115 euros par an.

Les retraités vont payer plus d’impôt

Les retraités seront également mis à contribution. Il n’y aura pas de gel ni de baisse des pensions via une désindexation de l’inflation. Toutefois, les pensions seront désormais revalorisées au 1er octobre et non plus le 1er avril, ce qui devrait permettre d’économiser 600 millions d’euros en 2014, 1,4 milliard à l’horizon 2020 et 2 milliards en 2040. 

Par ailleurs, les majorations de 10% attribuées aux parents de trois enfants seront soumises à l’impôt, ce qui n’était pas le cas auparavant et ce, pour tous les régimes. Cette mesure touchera un peu plus de trois millions de retraités et rapportera 1,2 milliard d’euros l’an prochain, 1,7 milliards en 2040.

Mobilisation le 10 septembre

Au total, les mesurs de redressement à court et long terme vont rapporter 3,8 milliards d’euros en 2014, 7,3 milliards en 2020 et 16 milliards en 2040. L’effort sera supporté à hauteur de 8,8 milliards par les salariés, 3,7 milliards par les retraités et 3,2 milliards par les entreprises (ou pas, en fonction de la réforme du financement de la branche famille de la Sécurité sociale).

De quoi exacerber le ras-le-bol fiscal ressenti par les contribuables alors que les avis d’impôt sur le revenu de 2012 arrivent dans les boîtes aux lettres. 

Pour faire passer la pilule de ces nouvelles hausses d’impôts, Jean-Marc Ayrault a annoncé ce mardi que le gel du barème de l’impôt sur le revenu ne sera pas reconduit l’an prochain. Cela suffira-t-il à faire passer la réforme auprès des Français? L’ampleur de la mobilisation du 10 septembre à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires, permettra de prendre la température de l’opinion.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/reforme-des-retraites-ce-que-ca-va-changer-et-qui-va-payer_399593.html#xtor=AL-189

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Y’en a marre de l’ardoise de 7 milliards d’euros laissée par la droite

Posté par ippolito le 30 août 2013

Une ardoise de 7 milliards d’euros laissée par la droite

« Les incidences budgétaires pourraient s’étaler jusqu’en 2015″, affirme la Cour des comptes, attribuant le dysfonctionnement à « un défaut manifeste d’information et de coordination entre les services » de Bercy.

La Cour des comptes critique la gestion par la précédente majorité de contentieux communautaires sur deux règles fiscales, dont l’ardoise pourrait atteindre jusqu’à 7 milliards d’euros.

Dans un référé de six pages adressé fin mai au ministère de l’Economie et rendu public mardi 27 août, la Cour évoque deux contentieux distincts portant sur des règles fiscales qui favorisaient les entreprises nationales par rapport aux autres et ont donc été invalidées par la Cour de justice de l’Union européenne.

Dans le premier cas, la taxe mise en cause a été supprimée et remplacée en 2005, suffisamment tôt pour « circonscrire l’ampleur de ce contentieux ».

Multiples dysfonctionnements

Estimé d’abord à 4,2 milliards d’euros pour l’Etat français, ce contentieux a été revu à la baisse à 2 milliards et « provisionné il y a déjà plusieurs années », a expliqué à l’AFP une source au ministère de l’Economie.

Selon cette source, néanmoins, environ 400 millions auraient pu être économisés sur cette somme si le gouvernement français avait agi encore plus vite, évitant les intérêts moratoires.

Le deuxième contentieux a, lui, fait l’objet de « plusieurs dysfonctionnements », affirment les Sages. Selon Bercy, il représente un coût de 5 milliards d’euros qui non seulement auraient pu être évités mais n’ont été provisionnés qu’à l’arrivée de la nouvelle majorité au pouvoir.

Une histoire de taxe

Créée en 2007, la taxe sur les dividendes concernée n’a en effet pas été supprimée ni remplacée par le précédent gouvernement, alors même que les dossiers de contestation s’amoncelaient: la Cour des comptes parle de « plus de 10.000 dossiers » et du « contentieux en série le plus important auquel l’Etat ait été confronté ».

« Le risque d’une condamnation de l’Etat étant devenu sérieux dès le début de l’année 2010, une modification de la règle fiscale aurait dû être envisagée afin de circonscrire les risques financiers pour le Trésor », estime la Cour, qui relève que « pas moins de quatre lois de finances rectificatives sont intervenues cette année-là et auraient pu être l’occasion d’aménager le régime fiscal ».

Pire, la taxe a été augmentée en 2011, alors que la Cour de justice de l’Union européenne risquait de condamner l’Etat français à tout moment, augmentant l’ampleur du contentieux, critique la haute juridiction. Finalement, ce n’est que dans le collectif budgétaire voté par la majorité socialiste à son arrivée au pouvoir à l’été 2012 que la taxe contestée a été supprimée et remplacée.

Un contentieux à 7 milliards 

Les coûts de l’ensemble des deux contentieux, soit 7 milliards, ont été provisionnés dans la trajectoire budgétaire du quinquennat adoptée à l’été 2012, a précisé Bercy.

« Les incidences budgétaires pourraient s’étaler jusqu’en 2015″, affirme la Cour des comptes, attribuant le dysfonctionnement à « un défaut manifeste d’information et de coordination entre les services » de Bercy.

Une hypothèse peu appréciée au ministère de l’Economie pour qui « un tel contentieux ne peut pas ne pas être connu ». « Ce n’est pas un problème d’information entre les services », ajoute-t-on en soulignant l’énormité de la somme en jeu.

http://www.challenges.fr/economie/20130828.CHA3436/une-ardoise-de-7-milliards-d-euros-laissee-par-la-droite.html

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Y’en a marre des comités théodule et surtout du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 29 août 2013

Il faut supprimer les comités Théodule

Chantier de titan pour Ayrault: la suppression des instances consultatives inutiles ( comités Théodule). On en compte plus de 700 !

Jean-Marc Ayrault deviendrait-il gaullien ? Il en prend la posture en sabrant sans trembler les comités Théodule, comme il est d’usage de surnommer les commissions, observatoires et autres conseils qui pullulent dans les ministères. Et qui permettent souvent de recycler les copains.

Paradoxe: pour mieux guerroyer contre la prolifération des comités qui ne cessent de repousser, Ayrault a commencé par… créer un nouveau comité: le Cimap, ou Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique ! Dès la première réunion, le 18 décembre 2012, Ayrault fixe pour objectif de supprimer un quart des 668 commissions qui sont officiellement recensées et dont la liste est, depuis 2008, annexée au projet de loi de finances.

A la deuxième réunion du Cimap, le 2 avril dernier, lors d’une première charrette, 108 instances ont été supprimées ou fusionnées. Exit le Conseil des affaires étrangères, où croupissent des ambassadeurs désoeuvrés. Fin de la Commission relative à la procédure de dation de blocs de titres de sociétés cotées, ou de la tout aussi poétique Commission consultative relative à la réception des betteraves dans les sucreries et distilleries. Mort en douceur des comités de suivi des plans nationaux anti-douleur de 2003-2010 et anti-hépatites de 2009-2012, devenus obsolètes.

Nouvelle hécatombe, lors de la 3ème réunion du Cimap, le 17 juillet dernier: 68 comités Théodule sont passés à la moulinette. Tels l’observatoire national des abattoirs, le Comité de mobilisation industrielle, le Conseil de modération et de prévention du ministère de la Santé… Ou, de manière plus politique, la Commission nationale des compétences et talents ( un truc inventé par Sarkozy pour proposer l’octroi de la carte de séjour). Plus fort, le comité d’éthique du Quai d’Orsay est passé sur le billot: il n’a jamais dissuadé certains ambassadeurs indélicats de faire des affaires, voire de piquer dans la caisse…

Enfin, le Conseil d’analyse de la société a été guillotiné: il avait été créé sur mesure par Raffarin en 2005 pour son ami et ex-ministre Luc Ferry. Lequel était payé 1700 euros par mois pour le présider, tout en se disant détaché de la fac de Paris-VII, qui continuait de lui verser son salaire. Son budget annuel était de 275 000 euros…

Objectif atteint, claironne désormais la com’ du Cimap: 176 commissions supprimées, soit 25,5% au bout de 8 mois, comme prévu. Le Premier ministre va-t-il s’arrêter en si bon chemin ? Après tout, il reste encore près de 500 comités Théodule ! Dont le Comité national trames verte et bleue ou le Comité de l’environnement polaire. Et Ayrault n’a même pas battu le record de Fillon qui en avait fait disparaître 225 en 2009… Pas de nouvel objectif chiffré,  pour l’heure, mais les ministres seront incités à revoir leur « stratégie de consultation » et à se tourner vers le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, en cours de création, qui ressuscitera le bon vieux Commissariat au plan.

Pour endiguer la prolifération des commissions et les doublons, Ayrault a, en outre, instauré une règle: l’interdiction de créer une nouvelle instance consultative sans en supprimer une ancienne. Ainsi, la création, ce 31 juillet, du Conseil national du développement et de la solidarité internationale a entrainé la suppression du Conseil stratégique pour la coopération non gouvernementale. Couic !

Bartolone, qui se verrait bien Premier ministre à la place du Premier ministre, réclamait pour sa part la suppression d’un tiers des commissions consultatives. Et plaide, de manière plus radicale, pour que ces diverses missions de consultation et de réflexion soient confiées aux députés, qui, après tout, sont élus pour ça. Surtout qu’ils vont avoir du temps avec le mandat unique…

L’ensemble de ces suppressions ne va pas suffire pour rééquilibrer le budget de l’ Etat. D’après les estimations gouvernementales, l’économie serait de 4 à 5 millions d’euros.

Article extrait du Canard enchaîné du  07/08/13

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/il-faut-supprimer-les-comites-theodule/

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Y’en a marre du chômage et surtout des mensonges de François hollande

Posté par ippolito le 29 août 2013

LE CHÔMAGE A AUGMENTÉ DE 10% EN UN AN

Le taux de chômage a poursuivi sa progression au mois de juillet, avec encore 6 300 demandeurs d’emploi supplémentaires, mettant en doute les chances pour François Hollande d’en inverser la courbe d’ici à la fin de l’année.

François Hollande pourra-t-il tenir son engagement d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année ? 

Pas sûr, à la découverte des derniers chiffres : au mois de juillet, Pôle Emploi a encore enregistré 6 300 demandeurs d’emploi supplémentaires en catégorie A, celle qui recense les chômeurs sans aucune activité, soit une augmentation de 0,2% en un mois.

A la fin du mois de juillet, la France comptait ainsi 3 285 700 demandeurs d’emploi dans cette catégorie. En un an, le taux de chômage a bondi de 10%.

Petite éclaircie pour les jeunes travailleurs

Une fois n’est pas coutume, les jeunes travailleurs sont relativement épargnés : le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a baissé de 0,8 % en juillet en catégorie A, mais a tout de même crû de 6,9 % en un an.

Au contraire, les chômeurs âgés de plus de 50 ans paient toujours le plus lourd tribut : leur taux de chômage s’est accru de 0,9% de juin à juillet 2013, et a explosé de 15,1% au cours de l’année écoulée.

http://www.rmc.fr/info/513982/chomage-a-augmente-10pour-cent-un-an/

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Y’en a marre de la crise et surtout de la situation de la France

Posté par ippolito le 29 août 2013

Pourquoi la France ne survivra pas à la crise

Bien sûr, la France est un grand pays doté de nombreux atouts et d’un système social admirable. Mais pour avancer, elle doit cesser de rejeter toute réforme, alerte The New York Times.
 
Pendant des décennies, les Européens n’en ont eu que pour l’Allemagne, sa puissance et son rôle, vu l’importance de ce pays pour la stabilité et la prospérité de l’Europe. On appelait ça la « question allemande ». 

Aujourd’hui, c’est de “la question française” qu’il s’agit en Europe : le gouvernement socialiste de François Hollande saura-t-il endiguer le lent déclin de la France et l’empêcher d’être irrémédiablement reléguée au deuxième rang des pays européens ? 

La question est de savoir si un système de démocratie sociale, qui pendant des décennies s’est targuée de fournir à ses citoyens un niveau de vie stable et élevé, pourra survivre à la mondialisation, au vieillissement de sa population et aux graves chocs budgétaires de ces dernières années.

Transformer un pays est toujours une tâche difficile. Mais, dans le cas de la France, le défi semble particulièrement complexe, notamment à cause de l’amour-propre* et de l’opinion que cette nation a d’elle-même – celle d’un leader européen et d’une puissance mondiale. 

Mais aussi parce que la vie en France est très confortable pour une bonne partie de la population et que le jour du Jugement dernier semble encore bien loin – en particulier pour les syndicats, qui sont petits mais puissants.

Un si beau modèle social

En réalité, la reprise économique pourrait se révéler un obstacle supplémentaire, car les Français seront tentés d’espérer qu’une croissance modeste suffira une fois de plus à masquer les problèmes de fond, à la manière d’un tranquillisant. 

Les Français sont fiers de leur modèle social, et à juste titre. L’assurance-maladie et les retraites sont satisfaisantes, beaucoup partent à la retraite à 60 ans ou même avant, et il est courant de prendre cinq ou six semaines de vacances en été. A temps plein, ils travaillent trente-cinq heures par semaine et les nombreuses régulations en place les empêchent d’être licenciés ou renvoyés.

Néanmoins, dans une économie mondiale toujours plus concurrentielle, la question n’est pas de savoir si le modèle social français est valable ou non, mais si les Français auront encore longtemps les moyens de le maintenir. Et vu la tendance actuelle, la réponse est non, certainement pas sans d’importantes transformations structurelles des retraites, des impôts, des avantages sociaux, de la réglementation du travail et des attentes [de la population].

Le Parti socialiste de François Hollande et l’extrême gauche française ne semblent pas avoir compris la fameuse déclaration du neveu du prince, dans Le Guépard, le célèbre roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sur les bouleversements sociaux : « Il faut que tout change pour que rien ne change. » 

En parlant avec les politiciens et les travailleurs français, on a parfois l’impression qu’ils se voient tous comme des communards et des révolutionnaires, des combattants de gauche – et pourtant, parallèlement, ils veulent conserver le confort du monde qu’ils connaissent, à l’instar de l’extrême droite. 

La jeunesse n’est plus ce qu’elle était 

En mai 1968, les étudiants de l’université de Nanterre ont déclenché ce qu’ils pensaient être une révolution. Des étudiants français en cravate et socquettes ont lancé des pavés sur la police et ont exigé que le système sclérosé de l’après-guerre évolue. 

Aujourd’hui, les étudiants de Nanterre craignent de ne pas trouver d’emploi et de perdre les allocations versées par l’Etat. Ce qu’ils veulent, c’est que rien ne change. Pour Raphaël Glucksmann, qui a dirigé sa première manifestation lycéenne en 1995, les jeunes de sa génération envient avec nostalgie leurs prédécesseurs rebelles, mais ils n’ont pas le courage de lutter dans ce contexte économique difficile.

“Aujourd’hui, les jeunes manifestent pour s’opposer à toutes les réformes, explique-t-il. Nous ne voyons pas d’autre solution. Nous sommes une génération sans repères.”

Les Français comprennent pourtant qu’à long terme ils n’ont pas intérêt à empêcher une modification structurelle de leur économie très régulée.
Les alertes sont partout : un chômage record, notamment chez les jeunes, une croissance lente par rapport à l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l’Asie, ou encore des dépenses publiques qui atteignent quasiment 57 % du PIB, soit le taux le plus élevé de la zone euro et 11 points de plus que pour l’Allemagne. Le gouvernement emploie 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre 50 en Allemagne.

En 2012, environ 82 % des emplois créés étaient des contrats temporaires, contre 70 % cinq ans plus tôt, et contrairement aux emplois à temps plein, ces contrats ne permettent pas d’accéder à la classe moyenne française. Cette situation contraint quasiment toute une génération à vivre dans la précarité, y compris ceux qui travaillent dur et qui font de longues études.

Points forts 

A Amiens, dans le Nord, l’entreprise Goodyear possède deux usines de pneus. Dans l’une, les ouvriers ont accepté à contrecœur de modifier leurs emplois du temps afin que l’usine ne ferme pas. Dans l’autre, ils ont refusé et Goodyear essaie actuellement (mais ce n’est pas si facile en France) d’en négocier la fermeture, mettant ainsi davantage de monde à la porte. “Je fais partie d’une génération qui a connu le Programme commun de la gauche, explique Claude Dimoff, ancien dirigeant syndical de l’usine qui a fait preuve de plus de flexibilité. Nous avions des projets pour l’avenir et des valeurs différentes, mais tout cela a été oublié. La gauche a complètement laissé tomber ses promesses.”

Le pays a encore beaucoup de points forts : la France est la cinquième économie mondiale, elle a une solide expérience dans la gestion, les sciences et l’innovation, et le fossé entre les riches et les pauvres, même s’il grandit, y reste plus réduit que dans la plupart des pays occidentaux. 

Lorsque les Français travaillent, ils travaillent dur : la productivité de la main-d’œuvre, qui est sans doute le principal indicateur du potentiel économique d’un pays, reste relativement élevée, même si elle accuse un recul certain. Mais avec de longues vacances et des semaines de trente-cinq heures, les Français travaillent moins longtemps que la plupart de leurs concurrents, ce qui met d’autant plus de pression sur les entreprises et l’économie.

Impossibles réformes

Sondage après sondage, les Français répètent qu’ils veulent des réformes et une modernisation de leur système – tant que cela n’a aucun impact pour eux. C’est l’éternel défi politique, et on reproche à Nicolas Sarkozy, le prédécesseur conservateur de François Hollande, de ne pas avoir respecté sa promesse de mettre en œuvre de grandes transformations structurelles.

S’il se plaignait constamment, par exemple, des conséquences catastrophiques de la semaine de trente-cinq heures, Nicolas Sarkozy ne l’a jamais abrogée. A la place, il s’est contenté de jouer avec la fiscalisation des heures supplémentaires, une mesure que François Hollande s’est empressé de supprimer. L’un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, a admis que l’ancien président avait tout simplement peur d’affronter les syndicats et le tollé social que de véritables changements provoqueraient. 

Beaucoup s’accordent à penser que seule la gauche peut lancer de grandes réformes structurelles et sociales. Mais, pour cela, il faudrait que François Hollande, qui bénéficie de la majorité parlementaire, se décide à s’opposer à son propre parti pour préparer l’avenir. C’est ce qu’a fait l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder au début des années 2000, lorsqu’il a apporté une série de mesures qui expliquent en grande partie la bonne santé de l’Allemagne aujourd’hui.
Concertation

François Hollande affirme croire au dialogue avec les partenaires sociaux, une méthode qui a jusqu’à présent préservé une paix relative, mais n’a pas apporté de véritable réforme. Grâce à un accord avec les syndicats centristes, il a réussi à rendre le marché du travail légèrement plus flexible : il est désormais plus facile d’appliquer des horaires variables et les charges sont plus élevées pour les contrats à court terme. A partir de 2014, les entreprises bénéficieront d’un crédit d’impôt d’environ 27 milliards de dollars [20 milliards d’euros], en partie financé par une hausse de la TVA.

Mais, souvent, des mesures qui semblent courageuses à leur échelle n’ont que peu de résultats. Sans compter que ces efforts modestes ont eu lieu à l’apogée du pouvoir de François Hollande, qui est désormais sur la pente descendante.

Note :*En français dans le texte.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/08/27/pourquoi-la-france-ne-survivra-pas-a-la-crise?page=all

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Y’en a marre de la pression fiscale en France et de François hollande

Posté par ippolito le 29 août 2013

Impôts, impôts, impopulaires !

Tout le monde le dit : en France, on paie trop d’impôts. Et ce n’est pas parce que la droite le répète matin, midi et soir, que c’est faux. La France est « un enfer fiscal », assure même le Medef qui en a fait le thème de son université d’été. 

Avec 46% de prélèvements, la France n’est pas loin, en effet, de détenir un record. Pour autant, ce débat politique sur le niveau des prélèvements obligatoires en France donne lieu à un festival d’hypocrisie politique sans nom. 

Hypocrisie à gauche d’abord : le gouvernement dit avoir pris conscience du « ras-le-bol fiscal » des Français, renonce donc à augmenter la CSG pour sauver le régime des retraites, mais augmente le montant des cotisations sociales. Quelle différence ? 

Hypocrisie aussi à droite : l’UMP peut légitimement dénoncer les augmentations d’impôts décidées par le tandem Hollande-Ayrault. Mais à condition de rappeler que jamais les impôts n’avaient autant augmenté que durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. 

Si les Français ont aujourd’hui un tel rejet des hausses d’impôts, c’est bien parce qu’en 2011, les impôts avaient déjà augmenté de 30 milliards d’euros. Puis de 20 milliards en 2012 (12 milliards signés Sarkozy et 8 milliards signés Hollande). Oui, du coup, les 20 milliards de hausse de prélèvements pour 2013 apparaissent assurément insoutenables. Celles prévues pour 2014 carrément insupportables. 

Et ce n’est pas tout : au 1er janvier, la TVA va augmenter de 19,6 à 20% et toucher l’ensemble des Français. Nicolas Sarkozy voulait, lui, la faire passer à 21,6% ! La droite devrait applaudir : non, elle condamne. 

A l’inverse, la gauche – comme la droite et le patronat le réclamaient – va faire baisser les charges des entreprises grâce au Crédit Impôt compétitivité pour un montant de 20 milliards d’euros. Là encore, la droite devrait applaudir :

 mais non, elle condamne. Elle dit que, plutôt qu’augmenter les impôts, il faut baisser les dépenses publiques, mais ne dit jamais lesquelles. Elle réclame plus de places de prison, plus de policiers à Marseille, mais elle ne dit jamais comment on fait sans augmenter les impôts. 

Sans rougir, Jean-François Copé promet même aujourd’hui que la droite baissera les impôts quand elle sera de retour aux affaires. Sauf qu’elle n’a cessé de les augmenter quand elle était au pouvoir. 

L’impôt est l’acte citoyen par excellence. Pour qu’il soit accepté – et acceptable -, il doit être socialement juste. Depuis un an, il est certes un peu plus juste qu’à l’époque du bouclier fiscal, mais la grande réforme fiscale promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle, celle qui devait rendre à l’impôt sa lisibilité et son efficacité, n’a pas eu lieu. Voilà le résultat !

LAURENT NEUMANN 

http://www.marianne.net/Impots-impots-impopulaires-_a231563.html

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