Y’en a marre de l’éventuelle hausse de la CSG

Posté par ippolito le 25 août 2013

Augmenter la CSG ou pas: terrain sensible pour le gouvernement 

Augmentera, augmentera pas? Recourir à la CSG pour combler une partie du déficit des retraites apparaît comme une piste « cohérente » pour le gouvernement, mais il devra mettre les formes pour le faire accepter, en plein débat sur un « ras-le-bol » fiscal des Français.

Instaurée en 1991 pour principalement financer l’assurance maladie, la contribution sociale généralisée (CSG) était de 1,1% à sa création. Son taux a progressivement été relevé pour atteindre 7,5% pour les salaires, 6,6% pour les pensions de retraites et 6,2% pour les allocations chômage.

La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, la dernière au sein de l?exécutif à évoquer son éventuelle hausse, a déclaré mardi que cette option avait « sa cohérence ». Tout en précisant que les décisions n’étaient « pas prises ».

De récentes informations de presse, jamais démenties, avaient fait état d’un possible relèvement de 0,2 à 0,5 point, pour combler une partie du déficit des retraites, qui va dépasser les 20 milliards d’euros d’ici à 2020, tous régimes confondus.

L’augmentation de la CSG présente le mérite d’approvisionner immédiatement les caisses, à l’inverse des autres mesures à l’étude, comme l’allongement de la durée de cotisation.

Une hausse de 0,2 point apporterait 2,4 milliards d’euros, et jusqu’à 6,1 milliards si le gouvernement la relève de 0,5 point.

Mais le Premier ministre, qui reçoit lundi et mardi les partenaires les sociaux pour leur présenter les grandes lignes de cette complexe réforme des retraites, devra faire preuve de pédagogie: le patronat et les syndicats ont déjà dit leur opposition à une hausse de la CSG.

« Les recettes de la CSG doivent être attribuées en priorité à la santé et à la perte d?autonomie. Pour les retraites, l?augmentation modérée des cotisations des entreprises et des salariés est plus logique », a dit dans une interview au JDD Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui va ouvrir le calendrier des ultimes concertations à Matignon.

La CFTC va aussi faire entendre sa voix. « Lors des premières concertations, cette piste (d’une hausse de la CSG) n’avait pas paru intéresser le gouvernement. Je pense que le Medef a fait pression. Nous ne sommes pas sûrs que ce soit la bonne réponse et sans doute ne l’appuierons-nous pas lundi lorsque nous verrons le gouvernement », a déclaré Pascale Coton, la numéro deux de ce syndicat.

« Extraordinairement dangereux politiquement »

Pourtant, le principal syndicat patronal, qui réclame plutôt une augmentation de la durée des cotisations à 43 ans (contre 41,5 actuellement) et de l’âge légal de départ à la retraite à 63 ans (contre 62) n’y est pas favorable. « Ce serait une très mauvaise idée d’utiliser les impôts, la CSG, d’augmenter les cotisations sociales ou patronales car on réduirait la compétitivité de nos entreprises », dit Pierre Gattaz, le patron du Medef.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, le financement des retraites des métiers pénibles doit passer par « une cotisation employeur » et non par une augmentation de cette contribution.

L’exercie s’avère d’autant plus compliqué pour le gouvernement que le contexte ne s’y prête pas. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici vient lui-même d’évoquer « un ras-le-bol fiscal des Français ». Les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales, taxes locales), à 46,3% du produit intérieur brut en 2013, ont atteint un record.

Et la facture devrait s’alourdir avec la hausse de la TVA à partir de janvier et peut-être l’instauration d’une « contribution climat énergie », annoncée à la surprise générale jeudi.

Dans les rangs de la majorité, certains font également entendre leur désaccord. Le député PS Jean-Marie Le Guen, spécialiste des questions de santé publique, s’est dit « très réticent ». « C’est extraordinairement dangereux politiquement et socialement de donner priorité aux retraites par rapport à l’assurance maladie ».

Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale, le MoDem ou le Parti de gauche sont aussi contre, quand des économistes plaident pour une « pause fiscale ».

Bruxelles aussi met son grain de sel. Pour le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, la France doit « absolument » éviter d’augmenter les impôts. Si elle devait s’y trouver contrainte, le gouvernement pourrait, « à la rigueur », recourir à une fiscalité écologique.

http://fr.news.yahoo.com/augmenter-csg-terrain-sensible-gouvernement-130342352.html

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Y’en a marre de la hausse des impôts

Posté par ippolito le 25 août 2013

Impôt sur le revenu : pourquoi votre note augmente
 
Le verdict est en train de tomber. Les avis d’impositions arrivent dans les boîtes aux lettres avec souvent de mauvaises surprises cette année. Pourquoi ça augmente ? Explications.

Pour la seconde année fiscale de l’ère Hollande, les augmentations d’impôts vont commencer à être très nettement visibles. Depuis le jeudi 23 août, les 18 millions de contribuables qui s’acquittent de l’impôt sur le revenu commencent à recevoir dans leurs boîtes aux lettres leurs avis d’impositions.

 Et pour beaucoup de ceux qui l’ont déjà reçu, un constat : le montant à payer avant le 16 septembre 2013 est en hausse. La note est si salée que certaines voix, même au PS, commencent à s’inquiéter du « ras-le-bol fiscal » des Français et demandent que les impôts n’augmentent pas davantage. Pourquoi les impôts sur les revenus de 2012 ont-ils tant augmenté ?

Rappelons en premier lieu que les heures supplémentaires réalisées en 2012 sont désormais fiscalisées depuis que le gouvernement à supprimé la mesure de Nicolas Sarkozy. 

Mais ce sont surtout trois mesures nouvelles qui viennent saler la note cette année. D’abord, le gel du barème de l’impôt sur le revenu, décidé par François Fillon puis prolongé par le gouvernement Ayrault. 

Concrètement, l’impôt sur le revenu, qui tenait compte jusqu’à aujourd’hui de l’inflation, permettait aux contribuables ayant vu leurs revenus augmenter dans les mêmes proportions que les prix de rester dans les mêmes taux d’impositions. 

En gelant le barème, les foyers dont les revenus ont légèrement augmenté seront taxés un peu plus sur la part correspondant à la tranche supérieure de l’impôt. 

L’inflation étant de l’ordre de 2 % cette année, l’impôt sur le revenu pourrait augmenter « mécaniquement » dans les mêmes proportions. Les revenus les plus bas, correspondant aux deux premières tranches d’imposition, bénéficient cependant de décotes.

Second facteur de hausse dans certains foyers plus aisés : la création d’une tranche supérieure du barème de l’impôt à 45 %. Les contribuables gagnant plus de 150 000 euros par an et par part devront ainsi s’acquitter de 45 % d’impôts sur le revenu contre 41 % auparavant (pour les revenus supérieurs à 70 800 euros). 

Enfin, l’abaissement du plafond du quotient familial de 2 336 à 2 000 euros par demi-part additionnelle pèse également sur l’avis d’imposition. En somme, pour chaque demi-part (premier et second enfant), il n’est plus possible de déduire plus de 2 000 euros de l’impôt sur le revenu.

http://www.linternaute.com/argent/impots/impots-sur-le-revenu-hausse-d-impots-augmentation-des-impots-0813.shtml

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Y’en a marre des hausses d’impôts et de la pression fiscale en France

Posté par ippolito le 25 août 2013

Hausse d’impôts : ce qui a changé en 2012, ce qui changera en 2013 et 2014

Les avis d’impositions ont commencé à arriver chez les contribuables et doivent être renvoyés avant le 16 septembre au fisc. Voici tout ce qu’il faut savoir sur les hausses d’impôts présentes et futures.

Mots-clés : Impôt, Retraites, TVA, CSG, Impôt de solidarité sur la fortune, Impôt sur le revenu, taxe carbone, niche fiscale

Certaines voix s’élèvent pour que les impôts n’augmentent pas davantage, estimant que les Français ont déjà suffisamment contribué à la réduction du déficit public. Sipa

Ce n’est pas seulement la rentrée des classes qui grève le budget des ménages en ce début d’année, mais aussi le fisc qui se rappellent aux Français. Avis d’imposition, solde à verser, taxe foncière et d’habitation : 

voici le point sur les augmentations d’impôts déjà décidées par le gouvernement et visibles dès aujourd’hui sur les feuilles d’imposition sur les revenus 2012 mais aussi celles à venir.

Ce qui change sur l’avis d’imposition 2012

Que ce soit par Internet ou par la Poste, les avis d’imposition 2012 ont commencé à arriver chez les contribuables. Il ne faudra pas trop tarder à les remplir puisque les services fiscaux français attendent le règlement du solde de l’année 2012 pour le 16 septembre 2013.

 La date fixée est la même pour les personnes assujettis à l’impôt sur la fortune (ISF) dont le patrimoine net imposable est inférieur ou égal à 2,70 millions d’euros. Les autres l’ayant réglé en juin.

Voici les changements : 

Le gel du barème de l’impôt sur le revenu.

En principe indexé sur l’inflation, il correspond de fait à une augmentation nette d’impôt de 2%, à revenus constants. Les deux premières tranches d’imposition bénéficient cependant de décotes afin de ne pas être touchées par ce gel prévu dans la loi de finances 2013. 

Création d’une tranche supérieure du barème de l’impôt à 45%.  
Elle est créée pour les contribuables gagnant plus de 150.000 euros annuels par part. 

Réduction du plafond du montant que les niches fiscales permettent de retrancher de son impôt total à 18.000 euros.

Le plafond est réduit à 18.000 euros plus 4% des revenus nets imposables.

Abaissement du plafond du quotient familial de 2.336 à 2.000 euros par demi-part additionnelle

Concernant l’ISF, le seuil d’entrée reste à 1,3 million d’euros de patrimoine.Cependant, il existe désormais 6 tranches d’imposition de 0,5 à 1,5% avec un plafonnement à 75% de l’ensemble des revenus nets.

Les revenus du capital acquis en 2012 restent taxés par le biais d’un prélèvement forfaitaire libératoire.
Ce prélèvement forfaitaire libératoire correspond à un pourcentage, fixe quel que soit le revenu. 

Ce qui va changer sur la feuille d’imposition 2013

Taxation des revenus des intérêts et des dividendes (pour 60%).
Ils seront taxés selon le barème de l’impôt sur le revenu. 

Alignement de la fiscalité des plus-values mobilières (actifs financiers) sur le barème de l’impôt sur le revenu

Cependant, cet alignement se fera mais avec deux régimes d’abattements. Le premier, « de droit commun », prévoit un abattement de 65% au delà de huit ans de détention (après un palier à 50% au delà de deux ans de détention).

Le second, « incitatif », prévoit un abattement maximum de 85% après huit ans de détention, après deux paliers à 50% au bout d’un an et 65% au bout de quatre ans.

Le plafond des niches fiscales sera désormais fixé à 10.000 euros 
Le plafond du quotient familial baissera à nouveau, à 1.500 euros par demi-part

Les autres augmentations prévues et possibles en 2013 et 2014

Taxation des plus-values immobilières réalisées sur tout bien qui n’est pas résidence principale évolue dès le 1er septembre de cette année.

La durée minimale de détention du bien pour être exonéré à 100% passe de 30 à 22 ans. L’exonération d’impôt sur le revenu sera de 6% à compter de la 6e année de détention jusqu’à la 21e puis de 4% au terme de la 22e.

Les transactions effectuées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014 bénéficieront en outre d’un abattement exceptionnel de 25%. (le nouveau régime est moins avantageux concernant les cotisations sociales)

Augmentation de la TVA

Déjà votée, l’évolution des taux de TVA prendra effet au 1er janvier. Concrètement, le taux réduit (produits de première nécessité, comme les produits alimentaires ou l’énergie) passe de 5,5% aujourd’hui à 5%.

Mais parallèlement, le taux normal augmente de 19,6% à 20% et le taux intermédiaire (restauration…) de 7 à 10%.

Le gouvernement a déjà annoncé qu’il demanderait un nouvel effort aux ménages et aux entreprises de 6 milliards d’euros. Le détail des mesures sera dévoilé avec la présentation du projet de loi de finances 2014 en septembre mais plusieurs pistes circulent déjà :

Le rabotage de nouvelles niches

Un nouveau gel du barème (ce qui reviendrait à une augmentation de 1,2% des impôts à revenus constants)

Une augmentation de la taxe sur le gazole.

D’autres augmentations pourraient intervenir pour combler une partie du déficit des retraites estimé à 20 milliards d’euros en 2020. Parmi elles, une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) est étudiée par le gouvernement mais aussi une possible augmentation des droits de mutation payés par les acquéreurs pour toute transaction immobilière. 

Mais des voix d’élèvent au gouvernement pour calmer la hausse des prélèvements. Ainsi, cette semaine, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a annoncé qu’il comprenait « le ras-le-bol fiscal » et le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius a affirmé qu’il y avait « un niveau [de prélèvement] au-delà duquel on ne doit pas monter ».

Enfin, Bruno Le Roux, chef de file des socialistes à l’Assemblée Nationale a annoncé ce vendredi 23 août qu’il « n’y aura pas de nouveaux impôts » durant le quinquennat.

Mais on peut douter de cette volonté puisque de nouveaux prélèvements sont annoncés régulièrement. Pas plus tard que jeudi 22 août le ministre de l’Ecologie Philippe Martin, a annoncé l’instauration d’une « contribution climat-énergie », plus connue sous le nom de « taxe carbone ». 

Mais selon le député de Seine-Saint-Denis sur RTL,   »ce n’est pas une fiscalité punitive, c’est quelque chose qui ne devra pas entraîner de recettes nouvelles mais qui devra changer des comportements » en matière « d’écologie ». 

(avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20130823.CHA3212/impots-ce-qui-a-change-en-2012-et-ce-qui-changera-en-2013-et-2014.html

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Y’en a marre des mirages et surtout des mensonges de Francois Hollande

Posté par ippolito le 24 août 2013

Hollande et le mirage de la croissance

Interrogés sur leur vision de la France en 2025, les membres du gouvernement ont rendu des copies bien naïves.

Pour les ministres du gouvernement français, l’été a pris fin le 19 août. Le président Hollande avait fixé la rentrée treize jours avant la fin du mois d’août et leur avait donné comme devoir une rédaction exposant leur vision de la France dans douze ans.

On ne peut que le féliciter d’avoir invité son équipe à voir loin – espérons néamoins qu’il aura également la sagesse de reléguer rapidement ces compositions aux archives, car elles relèvent d’un optimisme naïf là où le réalisme était de mise. 

Certaines frôlent même le délire, et aucune ne s’attaque aux grandes priorités de la France : réduire les dépenses publiques, repousser l’âge légal de départ à la retraite et mettre fin au blocage de la réforme du travail par les syndicats.

Si l’on entend soutenir la reprise glaciale que connaît le monde développé depuis le krach de 2008, la priorité est d’empêcher une autre crise dans la zone euro. 

Pour cela, il faut favoriser la croissance en France et s’assurer que le pays ne suivra pas la Grèce, l’Espagne et le Portugal sur le chemin d’un chômage en hausse constante, d’une dette débridée et d’une austérité forcée.

Elu sur la promesse de ne pas imposer l’austérité, M. Hollande a été contraint d’en inventer sa propre version. Il a augmenté les impôts à deux reprises et promis de recommencer l’année prochaine.

Confiance dans l’Etat

La semaine dernière, il a reçu une nouvelle aussi bonne que rare : l’économie française a enregistré une croissance de 0,5 % au deuxième trimestre 2013. C’est mieux que de rester dans la récession, mais ce n’est probablement qu’une brève éclaircie dans un ciel bien sombre, et manifestement cette nouvelle ne fait qu’encourager le président à retarder encore plus les réformes structurelles dont la France a tant besoin.

Ce qu’il attendait de son gouvernement, c’était la vision d’une France prospère en 2025, car plus productive, moins grevée par les impôts et suffisamment porteuse de perspectives d’avenir pour empêcher les cerveaux les plus brillants de fuir vers Londres, New York et Shanghai. 

Ce n’est pas du tout ce qu’il a récolté.Ainsi, son ministre des Finances, Pierre Moscovici, reconnaît l’importance de réduire la dette et le chômage, mais laisse entendre qu’on peut y parvenir en augmentant les dépenses publiques, pas en les diminuant. 

M. Moscovici projette même une nouvelle Europe sociale, avec des dépenses mieux coordonnées. De son côté, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, décrit à son patron une France au premier rang mondial dans tous les domaines, des nanotechnologies à l’optimisation des procédés industriels, mais ne dit pas vraiment comment y parvenir si ce n’est en faisant confiance à l’Etat pour choisir les chevaux gagnants. 

La ministre de la Justice imagine pour ses successeurs un rôle nouveau comme pourvoyeurs d’espoir et de réhabilitation plutôt que de condamnations. Quant à la ministre du Logement, elle promet 6 millions de nouvelles habitations et un accès au logement pour tous sans aucun stress.

Comment la France va-t-elle financer tout cela ? La réponse est sans doute détaillée dans les annexes, car elle n’est visible nulle part dans les comptes rendus officiels. Laurent Wauquiez, étoile montante du centre droit, a salué, hilare, la performance en la qualifiant de “surréaliste”. La Commission européenne et le FMI n’ont plus qu’à espérer que rien de tout cela ne se traduira par des mesures politiques.

Les ministres de M. Hollande n’ont apparemment pas apprécié d’avoir eu des devoirs à faire. En retour, ils fournissent de la matière pour des gros titres embarrassants et donnent l’impression qu’ils préféreraient revenir aux Trente Glorieuses plutôt que de réduire les dépenses et soumettre les syndicats. Venant du pays amateur de grands projets fantasques, il fallait peut-être s’y attendre. Cela n’en reste pas moins inquiétant.—

http://www.courrierinternational.com/article/2013/08/23/hollande-et-le-mirage-de-la-croissance

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Y’en a marre des hausses d’impôts et surtout de la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 24 août 2013

Hausses d’impôts: la gauche a-t-elle frappé trop fort?

Alors que les avis d’imposition arrivent dans les boîtes aux lettres des Français, des voix s’élèvent au sein de la majorité pour demander un allègement de la pression fiscale. Les impôts vont pourtant continuer d’augmenter en 2014.

La facture fiscale s’alourdit

C’est la désagréable surprise de la rentrée: comme chaque année au retour de vacances, les Français vont recevoir dans les prochains jours leurs avis d’imposition. Les premiers à destination des contribuables mensualisés partent dès demain, les autres arriveront mi-septembre, de même que les avis de paiement de l’impôt de solidarité sur la fortune.

La pilule risque d’être amère pour les quelque 36 millions de ménages qui vont devoir s’acquitter du solde de leur impôt sur le revenu de 2012 ainsi que pour les 300.000 ménages assujettis à l’ISF. Ils vont prendre à cette occasion la pleine mesure des hausses d’impôts votées par le gouvernement à l’automne dernier dans la loi de finances 2013.

Les ménages les plus aisés vont particulièrement devoir mettre la main au portefeuille. Une nouvelle tranche d’imposition à 45% pour les ménages dont les revenus dépassent 150.000 euros par part a été créée par la gauche au pouvoir.

Elle concerne environ 50.000 contribuables et doit rapporter cette année 320 millions d’euros. S’ajoute, pour les ménages déclarant plus de 250.000 euros de revenus, la  » surtaxe Sarkozy  » de 3% et de 4% pour les ménages gagnant plus de 500.000 euros (soit un taux marginal d’imposition de 49%). Cette taxe a concerné 30.000 ménages en 2012 et rapporté 630 millions d’euros.

L’ISF a également été alourdi : l’ancien barème avec un taux marginal de 1,8% a été restauré, contre 0,5% sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Résultat : le rendement de l’ISF devrait rapporter plus de 5 milliards d’euros cette année contre 4,3 milliards en 2012. Les plus valus values mobilières sont désormais taxées à 24% contre 19% auparavant. La plafond des niches fiscales a quant à lui été raboté de 15%, à 18.000 euros majorés de 4% du montant du revenu imposable.

Les riches ne sont pas les seuls concernés par les hausses d’impôts. Les classes moyennes aussi. La mesure la plus douloureuse prise par le gouvernement Ayrault est la poursuite du gel du barème de l’impôt sur le revenu décidé pour 2011 et 2012 par la précédente majorité. La non indexation des taux d’imposition sur l’inflation a un impact fort et touche tous les ménages.

En 2012, près d’un million de contribuables ont ainsi été soumis à l’impôt alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant. Même si les ménages les plus modestes – ceux soumis aux deux premières tranches de l’IR – seront épargnés, le gel du barème va se traduire par une hausse d’impôt de 2% pour près de 16 millions de foyers fiscaux.

Enfin, le plafond du quotient familial, la réduction d’impôt liée à chaque enfant, a été abaissé de 2.336 à 2.000 euros jusqu’au deuxième enfant (4.000 au-delà). Cette baisse va toucher 2,5% des ménages, soit quelque 883.000 foyers sur un total de 7 millions bénéficiant du quotient, et rapporter 490 millions d’euros.

Au total, ces hausses d’impôts vont induire une hausse des cotisations et des impôts payés par les ménages de l’ordre de +1,1 point de revenu en 2013, selon l’Insee. Une ampleur comparable à 2012.

La hausse va se poursuivre en 2014

Et ce n’est pas fini. Les impôts vont continuer d’augmenter l’an prochain. La promesse de stabilisation de la pression fiscale a été repoussée à 2015. Pour tenir l’objectif de ramener le déficit public sous 3% du PIB dès 2014, six milliards d’euros d’impôts nouveaux sont prévus et six autres devront être trouvés pour compenser la fin de certains dispositifs fiscaux.

Au menu : alourdissement de la fiscalité du capital, taxation des plus-values de cession, nouveau coup de rabot sur le plafond des niches fiscales, abaissement du quotient familial, suppression de la réduction d’impôts pour frais de scolarité. A cela s’ajoutera une hausse de la TVA pour financer le crédit d’impôt compétitivité et emploi pour les entreprise. La CSG devrait elle aussi augmenter pour financer les retraites, de 0,2 à 0,5 point.

Conséquence: le taux des prélèvements obligatoires va atteindre 46,5% du PIB en 2014, contre 46,3% cette année et 45% en 2012. Un niveau record qui commence à inquiéter au sein de la majorité et même du gouvernement.

La majorité prend conscience du « ras-de-bol fiscal »

Pour les Français, la coupe est pleine. Ils en ont « ras-le-bol ». Le mot a été lâché par Pierre Moscovici. « Je suis très sensible à ce ras-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens, qu’ils soient des ménages, des consommateurs ou qu’ils soient des entreprises », a reconnu lundi 20 août le ministre de l’Economie et des Finances au micro de France Inter.

« Il y a un point limite lorsque le système fiscal donne le sentiment que ceux qui travaillent et investissent ne le font plus que pour payer des impôts », a déclaré Julien Dray, vice-président PS de l’Ile-de-France, dans une interview ce jeudi à L’Opinion.

« Il faut faire attention parce qu’il y a un niveau [en matière de fiscalité] au-delà duquel on ne doit pas monter », a renchérit aujourd’hui sur RMC-BFMTV le numéro deux du gouvernement, Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères , qui fut ministre de l’Economie et des Finances de 2000 à 2002 dans le gouvernement de Lionel Jospin, ne rate jamais une occasion de mettre son grain de sel dans les questions budgétaires.

Des voix s’élèvent pour alléger la pression fiscale

Dans un billet mis en ligne sur son blog mardi 20 août, le député socialiste de l’Essonne Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, suggère de revenir partiellement la fin de l’exonération fiscale des heures supplémentaires, mesure phare de l’ère Sarkozy abrogée par le gouvernement à son arrivée au pouvoir, à l’été 2012. Il propose de créer une mesure de franchise des heures supplémentaires exceptionnelles et faiblement rémunérées qui permettrait aux salariés les plus modestes d’être exonérés d’impôt sur le revenu.

Cette initiative a reçu le soutien de Laurent Grandguillaume, député PS de la Côte-d’Or. Les centristes de l’UDI ont renchéri en proposant ce jeudi la défiscalisation des heures supplémentaires pour tous les salariés qui gagnent moins de deux fois le SMIC et pour les PME de moins de 50 salariés. On croyait le débat sur les heures sup’ enterré, il ne l’est pas.

L’UMP fait déjà bataille sur la baisse des impôts

L’UMP, elle, semble avoir trouvé son cheval de bataille pour les prochaines échéances électorales : la baisse des impôts. Laurent Wauquiez, vice-président de l’UMP, a proposé ce jeudi dans une interview jeudi au groupe de quotidiens de province Ebra (Le Progrès, les DNA, etc.) « un pacte » pour les municipales dont le premier point serait le refus de toute augmentation d’impôts.

Dans une interview au Figaro magazine à paraître vendredi, Jean-François Copé, le président de l’UMP, affirme que son camp devra « assumer une baisse massive des impôts » à son retour au pouvoir. Une promesse qui trouvera certainement plus d’écho dans l’opinion publique que celle du gouvernement de stabiliser les impôts.

 Par Emilie Lévêque 

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/hausses-d-impots-la-gauche-a-t-elle-frappe-trop-fort_399197.html

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Y’en a marre du cumul des mandats

Posté par ippolito le 24 août 2013

Cumul des mandats : Christian Poncelet, 147 ans de mandat électif

C’est le record à battre. Alors que l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur l’interdiction du cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutif locale, Le Monde a évoqué l’archétype du cumulard. Il s’agit de Christian Poncelet, l’ancien président du Sénat (celui qui avait fait visiter ses faux appartements à France 2 pour éviter de montrer le luxe de son vrai appartement de fonction).

En cinquante ans de carrière, Poncelet a occupé quasiment tous les postes existants. Un parcours retracé au début de l’été par Le Monde : 

« Tout commence en 1962, lorsqu’il obtient son premier mandat de député des Vosges, renouvelé en 1967 et en 1968, qu’il conservera jusqu’en 1972. 

Député : dix ans. 

Dans le même temps, il pose les fondations de ce qui deviendra son fief électoral. Elu conseiller général en 1963, il est systématiquement réélu depuis. Il devient président du conseil général en 1976, fonction qu’il occupe toujours depuis onze mandats consécutifs. 

Conseiller général : cinquante ans.

En 1965, il devient conseiller municipal de Remiremont. Il est ensuite premier adjoint et, enfin, maire en 1983, poste que la loi anti-cumul l’obligera à quitter en 2001.

Elu municipal : trente-six ans.

Il siège aussi au conseil régional de la Lorraine de 1978 à 1992. 

Conseiller régional : quatorze ans. 

Au passage, il s’offre même une éphémère présence au Parlement européen de 1979 à 1980.

Député européen : un an.

Après avoir exercé différentes fonctions ministérielles dans les gouvernements successifs de Pierre Messmer, Jacques Chirac et Raymond Barre, de 1972 à 1977, c’est vers le Sénat qu’il se tourne.

Elu sénateur en 1977, il achève actuellement son quatrième mandat de neuf ans, ayant même obtenu un petit rab d’un an en raison de la modification du calendrier électoral.

 Sénateur : trente-six ans ».

Au total, alors que Poncelet se targue de n’avoir jamais perdu une élection, l’ancien président du Sénat a donc cumulé 147 ans de mandat électif. Une pratique qualifiée par Le Monde de « maladie française ». Aujourd’hui, 468 députés et 264 sénateurs détiennent au moins un autre mandat local.

*** Sources
- Patrick Roger, « Poncelet, 147 ans de mandats électifs », Le Monde, 02.07.2013
- Patrick Roger, « La maladie française du cumul des mandats », Le Monde, 02.07.2013

http://www.politique.net/2013082202-poncelet-147-ans-de-mandat.htm

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