• Accueil
  • > Archives pour le Samedi 7 septembre 2013

Y’en a marre des impôts et des taxes

Posté par ippolito le 7 septembre 2013

Pas de « pause fiscale » pour les ménages
  
La ligne budgétaire est lancée. Après le « ras-le-bol fiscal » accrédité par le ministre de l’Économie, puis la « pause fiscale » revendiquée par François Hollande, c’était, hier, au tour du ministre du Budget de confirmer les intentions du gouvernement. 

« Notre objectif est d’aller vers la stabilisation de la pression fiscale », a expliqué Bernard Cazeneuve, avant d’annoncer que le projet de budget 2014 comprendrait « beaucoup moins » que les 6 milliards de prélèvements supplémentaires, issus d’impôts nouveaux, attendus jusqu’alors. Le journal les Échos avance le chiffre de 2 milliards d’euros.

Moins de hausse d’impôts, donc, mais seulement du côté des entreprises, car pour les ménages, la facture sera une nouvelle fois salée. 

Comme l’illustre la future réforme des retraites : pour les entreprises, la hausse des cotisations retraites (+ 0,3 point à l’échéance 2017) sera compensée par une baisse équivalente des prélèvements sociaux destinés à la branche familles. La suppression des réductions d’impôts pour les familles avec des enfants dans le secondaire et le supérieur (lire ci-dessus) en est un autre exemple. 

À cela s’ajoutera la hausse de la TVA, prévue pour financer le crédit impôt-comptitivité accordé aux entreprises (20 milliards d’euros) : le taux normal passera de 19,6 % à 20 %, et un taux intermédiaire grimpera de 7 % à 10 % (restaurants, travaux à domicile, transports collectifs…). 

Auxquels s’additionnera la future contribution énergie climat, qui taxera l’ensemble des consommations énergétiques à l’exception des énergies renouvelables. Seule compensation, la fin du gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une mesure qui avait, entre 2011 et 2012, pénalisé 400 000 foyers fiscaux en les rendant imposables, selon Vincent Drezet, du syndicat Solidaires finances publiques. 

Et ce n’est pas tout. Les réductions de déficits promis à Bruxelles par le gouvernement seront réalisées sur les dépenses : 14 milliards d’euros de baisse sont attendus. Reprenant la rhétorique de la droite – « chaque économie supplémentaire, ce sont des impôts en moins pour les Français, et moi, je veux être le ministre des économies, pas le ministre des impôts » –, Bernard Cazeneuve a détaillé ses mesures d’économies : 

diminution de 2 % des dépenses de fonctionnement des différents ministères, « maîtrise » du budget d’opérateurs de l’État comme l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ou Réseau ferré de France, ou nouvelle réduction, de 1,5 milliard d’euros, de la dotation aux collectivités territoriales.
Clotilde Mathieu

http://www.humanite.fr/m/social-eco/pas-de-pause-fiscale-pour-les-menages-548338

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des mensonges et des promesses non tenues de François Hollande

Posté par ippolito le 7 septembre 2013

À quoi va ressembler la pause fiscale de Hollande ?

Le gouvernement renonce à trouver 6 milliards de nouveaux prélèvements en 2014. Mais la facture n’en sera pas moins salée.

On en sait désormais beaucoup plus sur la « pause fiscale » annoncée par François Hollande en 2014. L’exécutif s’était engagé dans son programme de stabilité budgétaire d’avril à fournir un effort structurel de 1 % du PIB, soit 20 milliards d’euros, pour réduire le déficit. 

14 milliards (0,7 % du PIB) devaient provenir d’économies par rapport à la hausse naturelle des dépenses publiques si aucune mesure nouvelle n’était prise, et 6 milliards (0,3 % du PIB) d’impôts nouveaux. 

Le gouvernement va finalement renoncer à une bonne part de ces prélèvements supplémentaires. Le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve l’a encore confirmé ce matin sur Europe 1, sans toutefois se montrer plus précis sur le chiffre. 

Les Échos affirment jeudi qu’ils pourraient être limités à seulement 2 milliards, soit trois fois moins que prévu jusqu’à présent ! Un chiffre qui confirme ce que nous disait il y a quelques jours le rapporteur général du Budget de l’Assemblée nationale. « On a décidé de tout faire pour ne pas casser le surcroît de croissance, et donc on fera moins que les 0,3 % du PIB de hausses d’impôts prévues dans le pacte de stabilité, probablement entre 0,1 et 0 % », expliquait Christian Eckert.

Marge de manoeuvre

Pas question pour autant de – trop – laisser filer le déficit : l’effort de redressement des comptes sera exactement conforme aux exigences des partenaires européens de la France, explique-t-on (de bonne source à Bercy) au Point. 

Dans le cadre du délai de deux ans qu’il a accordé fin avril à la France pour atteindre les 3 % de déficit, le Conseil de l’Union européenne lui a en effet demandé de revenir à un déficit de 3,6 % en 2014, « ce qui correspondrait à une amélioration du solde structurel de 0,8 % », et non pas de 1 %, comme le prévoyait Paris jusqu’à présent.

 Une marge de manoeuvre que le gouvernement n’avait pas jugé utile d’exploiter jusqu’à présent, de peur de laisser les comptes déraper, mais dans laquelle François Hollande s’engouffre maintenant pour tenter de sauver l’embryon de croissance enregistré au deuxième trimestre ! 

L’équation est donc sensiblement modifiée. Le gouvernement ne doit plus trouver que 16 milliards supplémentaires pour les finances publiques au lieu de 20, dont 14 grâce aux baisses de dépenses. 

Compenser l’extinction d’impôts de 2013

Mais la pause fiscale de François Hollande pourrait tout de même laisser un goût amer aux Français. Car la facture totale qui leur sera présentée l’année prochaine sera au total bien supérieure à 2 milliards d’impôts supplémentaires. 

Le gouvernement doit en effet aussi compenser tout ou partie des mesures fiscales prises en 2013 et dont les effets déclineront ou disparaîtront en 2014. Un trou de 6 milliards d’euros à combler en tout ou partie.

Les entreprises apporteront leur écot, via un nouvel impôt sur les bénéfices en cours d’élaboration. Ce nouveau prélèvement, annoncé par l’Opinion et Le Figaro et confirmé au Point, participera à l’impératif de simplification fiscale, car il remplacera deux impôts répondant aux noms barbares de C3S et imposition forfaitaire annuelle (IFA), qui pèsent actuellement sur le chiffre d’affaires des entreprises. Il devrait rapporter à lui seul 2,5 milliards d’euros supplémentaires à l’État. Le reste des rentrées fiscales sur les entreprises serait obtenu grâce à des mesures de lutte contre l’optimisation fiscale des grands groupes.

Des hausses difficiles à digérer

En revanche, les entreprises devraient voir la hausse de leurs cotisations annoncée dans le cadre de la réforme des retraites intégralement compensée. Un effort qui pourrait être financé sans prélèvement ailleurs grâce à une baisse des dépenses publiques légèrement supérieure à ce qui était prévu.

Mais les ménages ne seront pas pour autant épargnés. Dans le débat d’orientation budgétaire de juin, le gouvernement annonçait son intention de trouver des recettes en rabotant les niches fiscales et en luttant contre la fraude. Eh bien, cette réflexion est toujours en cours. 

Les Échos de jeudi évoquent par exemple la disparition de deux niches fiscales pour frais de scolarité des enfants, ce qui devrait rapporter 440 millions d’euros. Les parents d’enfants scolarisés dans le secondaire ou le supérieur bénéficiaient jusqu’alors d’une réduction d’impôt pour chaque enfant. Ça ne devrait pas être le cas l’année prochaine.

Les contribuables plutôt aisés verront également le plafond du quotient familial baisser une deuxième fois de 2 000 à 1 500 euros, ce qui doit faire entrer 1 milliard d’euros dans les caisses. 

À cette hausse d’impôt annoncée début juin dans le cadre de la réforme de la politique familiale, il faut ajouter celles prévues dans la réforme des retraites. Il s’agit du report de l’indexation des pensions d’avril à octobre (600 millions d’euros de recettes l’année prochaine, selon Matignon), de la fiscalisation des majorations de pensions pour les parents ayant élevé plus de 3 enfants (1,2 milliard en 2014) et de la hausse des cotisations retraites salariés (1 milliard d’euros).

Enfin, il ne faut pas oublier la hausse de TVA destinée à financer le crédit d’impôt compétitivité-emploi en faveur des entreprises. Elle ne fera certes pas partie du budget 2014, mais elle entrera bien en vigueur à partir du 1er janvier. 

Le gouvernement peut bien claironner qu’il va parvenir ainsi à stabiliser le taux de prélèvement obligatoire à 43,6 % du PIB avec un an d’avance grâce à sa « pause fiscale », mais il aura bien du mal à en convaincre les Français. 

http://www.lepoint.fr/economie/a-quoi-va-ressembler-la-pause-fiscale-de-hollande-05-09-2013-1721520_28.php

Publié dans Y'en a marre de François Hollande, Y'en a marre des impôts et des taxes, Y'en a marre des mensonges, Y'en a marre des promesses non tenues | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des dépenses publiques

Posté par ippolito le 7 septembre 2013

Baisser les dépenses publiques? Oui, mais comment ?

Le gouvernement paraît décidé à s’engager sur la voie d’une réduction significative des dépenses publiques. Quelles peuvent être ses pistes d’action? Des dirigeants socialistes peuvent-ils infléchir ainsi leur politique sans perdre leur âme?

Pierre Gattaz, le nouveau président du Medef, peut être satisfait. Non seulement la hausse des cotisations patronales au régime d’assurance vieillesse sera intégralement compensée par une baisse des cotisations familiales, mais le ministre de l’Economie Pierre Moscovici s’est engagé à faire baisser les dépenses publiques:

«57 % de dépenses publiques dans le PIB, ça ne va pas. Il faut réduire le poids des dépenses publiques dans le PIB, le faire résolument, le faire vite et le faire fort.»

Pierre Moscovici avait déjà fait des déclarations montrant qu’il était sensible au «ras-le-bol fiscal» et, apparemment, il n’est plus seul à vouloir en tenir compte. Impôts, taxes et cotisations sociales devraient encore augmenter l’année prochaine, mais moins que cela n’était initialement prévu. Il ne sera pas fait appel à la CSG ni pour financer les retraites ni pour prendre le relais du financement des allocations familiales. Dans ces conditions, si l’on veut continuer à réduire le déficit public, il ne reste plus qu’une solution: accélérer le rythme de la réduction des dépenses publiques.

Le gouvernement Ayrault s’engage ainsi sur une voie qui n’est pas des plus faciles. Réduire les dépenses publiques est encore plus difficile et moins populaire qu’augmenter les impôts, surtout si l’on se place dans la logique de beaucoup d’électeurs de gauche: un gouvernement socialiste doit prendre l’argent des riches et des entreprises pour le redistribuer.

Se montrer réceptif au discours des patrons et réfléchir à des coupes dans les dépenses publiques, c’est une trahison. Déjà, Jean-Luc Mélenchon accuse le «gouvernement Hollande» de «picorer avec entrain dans la main du Medef». C’était inévitable!

Et pourtant, cela fait une bonne trentaine d’années que des gens de gauche remettent en cause le dogme de l’impôt et des dépenses publiques dans un monde qui a beaucoup évolué depuis l’époque des programmes conçus par les pères fondateurs du socialisme. Déjà, dans les années 70, le soutien de l’activité par la dépense publique avait montré ses limites. La relance malheureuse de 1981 en France a définitivement montré que la dépense publique n’était pas la panacée.

Des politiques libérales avec un zeste de social
Mais que faire alors, sinon mener des politiques inspirées par les économistes libéraux avec un zeste de politique sociale en plus? 

En Angleterre, à force de remettre en cause les dogmes anciens et de se vouloir new, le New Labour a fini par ne plus être labour du tout. Quant aux politiques menées par le chancelier allemand Gerhard Schröder, on ne voit plus très bien ce qui pourrait leur mériter le qualificatif de sociales-démocrates. Bref, la réduction des dépenses publiques pose un vrai problème politique.

Pourtant, on ne voit pas très bien quel pourrait être l’autre terme de l’alternative, sinon des déficits insoutenables ou de nouvelles hausses des prélèvements obligatoires qui plomberaient l’économie et provoqueraient de profonds remous dans l’opinion. Il faut y aller.

Normalement, il est prévu de réduire les dépenses publiques de 14 milliards d’euros l’an prochain par rapport à ce que donnerait leur évolution naturelle. Rapporté à un total de dépenses de plus de 1.100 milliards, cela fait une coupe de l’ordre de 1,3%.

Cela paraît faisable, même si ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire: salaires des fonctionnaires, retraites, paiement des intérêts de la dette, etc., un certain nombre de dépenses s’imposent et ne peuvent être réduites instantanément. Mais à y regarder de plus près, on constate que des réductions significatives peuvent être envisagées sans que cela n’apporte de changement radical à l’organisation de la société française.

Ne pas exagérer l’exception française

D’ailleurs, il ne pas exagérer l’ampleur de l’exception française. A lire ou à entendre certains commentaires, on a l’impression que la France se distingue complètement de tout ce qui se fait ailleurs. La réalité est un peu plus nuancée.

Il est vrai que nous nous plaçons dans les premiers rangs par l’importance des dépenses publiques dans le PIB: en 2011, selon les dernières statistiques publiées par Eurostat, le total des dépenses publiques atteignait 49,1% dans l’Union européenne à 27, et quatre pays dépassaient 53% —le Danemark (57,6%), la France (56%), la Finlande (55%) et la Belgique (53,3%).

 Dix des douze pays entrés dans l’Union en 2004 et 2007 étaient à des niveaux inférieurs à 46%, pour une raison essentielle: le niveau de protection sociale n’y est pas au même niveau que dans les anciens pays membres de l’Union.

Si l’on regarde ce qui se passe dans d’autres grands pays hors d’Europe, on voit, toujours pour cette année 2011, selon l’OCDE, des chiffres de 42% pour le Japon, 41,9% pour le Canada, 41,6% pour les Etats-Unis et même 30,2% pour la Corée du sud (chiffre d’ailleurs si bas que les experts de l’OCDE incitent fortement les dirigeants coréens à augmenter les prestations sociales, notamment le régime de retraite de base, pour maintenir la cohésion sociale). En fait, dans ce domaine, il n’y a pas d’exception française, mais plutôt une exception européenne.

Ne rien faire serait dangereux

La crise financière de 2008 a fortement contribué à faire monter les chiffres. A la hausse des dépenses sociales entraînée par la montée du chômage (à l’exception notable de l’Allemagne, qui a réussi à garder un taux de chômage bas) s’est ajoutée une baisse du PIB. Résultat: en proportion du PIB, les dépenses publiques ont bondi de plusieurs points. En France, par exemple, elles n’atteignaient «que» 53,3% du PIB en 2008 et ont brutalement monté à 56,8 % l’année suivante.

En théorie, il suffirait d’attendre que la croissance revienne, que le PIB remonte et que le surcroît de dépenses sociales provoqué par la crise se dégonfle pour qu’on retrouve le niveau de dépenses publiques de 2008, qui était jugé élevé mais soutenable. 

C’est du moins la thèse que défendent certains économistes, qui estiment que couper dans les dépenses publiques va avoir un effet négatif sur l’activité et ne réglera aucun problème. Mais cette politique qui consisterait à ne rien faire serait pour le moins dangereuse et plomberait nos finances publiques pour de longues années, sans aucun bénéfice, en supposant même que nos partenaires européens tolèrent ce laxisme.

On peut en effet tolérer des déficits s’ils résultent de dépenses d’investissement destinées à relancer l’activité et à relever le niveau des capacités de production. On peut plus difficilement tolérer des politiques qui consistent à redistribuer de l’argent qu’on n’a pas.

Degré zéro de la pensée

Que faire? On va encore entendre ce discours stupide, ce degré zéro de la pensée: il faut réduire le train de vie de l’Etat! Comme si le problème venait de quelques bouteilles de champagne consommées indûment et de quelques voitures officielles de trop. Ce n’est pas le train de vie de l’Etat, d’une entité abstraite, qui est en cause, c’est le niveau de vie de la nation, c’est-à-dire de chacun de nous.

Quels sont en effet les grands postes de la dépense publique? Le premier, en France comme dans tous les pays, c’est l’ensemble protection sociale (retraites, chômage, etc.) et santé, qui représente généralement plus de la moitié du total (57,3% dans l’Hexagone). 

Viennent ensuite les services publics généraux (les services administratifs, le service de la dette publique, avec 11,5% du total), l’éducation (10,8%), les affaires économiques (avec toutes les aides aux entreprises, 6,2%), le logement et les équipements collectifs (3,4%), la défense (3,2 %), l’ordre et la sécurité publique (3,1%), les loisirs, la culture et les cultes (2,5%) et enfin la protection de l’environnement (1,9%). Cette nomenclature utilisée dans toute l’Europe permet les comparaisons entre pays et présente le grand mérite de montrer où se situent les grandes masses.

Dans tous les domaines, des économies sont certainement possibles. La suppression régulière, année après année, de postes au ministère des Finances, par exemple, montre que l’informatique permet des gains de productivité.

Mais, à d’autres moments, il ne s’agit plus de faire la même chose d’une façon simplement plus efficace, il faut carrément revoir ses objectifs et les moyens à déployer en conséquence: c’est le cas par exemple de la défense. La dernière réforme des retraites, pourtant considérée par beaucoup comme une réforme a minima, prévoit aussi que les retraités feront un effort (revalorisation retardée, fiscalisation de la majoration réservée aux parents de trois enfants ou plus).

Demander la réduction de la dépense publique, ce n’est pas demander des efforts aux seuls fonctionnaires, c’est s’engager à en fournir soi-même, chacun à son niveau. C’est bien pour cela qu’il est plus difficile de baisser la dépense que d’augmenter les impôts… Mais ce n’est pas forcément antisocial: tout est dans la façon de faire. Même un gouvernement de gauche peut se lancer dans cette aventure sans se renier.

http://www.slate.fr/story/77338/baisse-depenses-publiques

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’absenteisme

Posté par ippolito le 7 septembre 2013

Service et santé en tête, l’absentéisme au travail en France a grimpé de 18% en 2012. Une première depuis 3 ans. L’absentéisme aurait aussi coûté près de 7 milliards d’euros aux entreprises. En matière d’absentéisme, les Français abusent-ils ?

Les Français sont de plus en plus absents au travail. Selon une étude CSA pour Alma Consulting Group publiée le taux d’absentéisme a grimpé de 18% l’an dernier. 

Le taux d’absentéisme (4,53% contre 3,84% en 2011) représente une moyenne de 16,6 jours d’absence par salarié (contre 14 jours en 2011). Cette hausse a touché pratiquement toutes les régions, principalement l’Ile-de-France, le Nord, la Méditerranée et le Grand Ouest. Il est en baisse dans le Sud-Ouest et Rhône-Alpes.

16 milliards d’euros pour le secteur privé

L’absentéisme a concerné en premier lieu le secteur des services avec 20 jours d’absence et celui de la santé (19,7 jours). L’absentéisme dans le BTP reste stable (10,3 jours). Le phénomène est en forte hausse dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. 

L’absentéisme a coûté en 2012 aux entreprises 6,98 milliards d’euros et 8,77 milliards d’euros à l’Etat en termes d’indemnités journalières, soit une facture de près de 16 milliards d’euros pour le secteur privé. 

Cette enquête a été réalisée du 18 mars au 6 mai 2013 auprès des directeurs des ressources humaines (DRH) de 323 entreprises représentant 315.801 salariés en 2012.

http://www.rmc.fr/info/517400/absenteisme-travail-francais-abusent-ils/

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la réforme des retraites surtout pour les salariés

Posté par ippolito le 7 septembre 2013

Salariés, combien va vous coûter la réforme des retraites ?

Après deux mois de tergiversations, le gouvernement a finalement abandonné l’augmentation de la CSG pour une hausse des cotisations vieillesse. Résultat : ceux qui perçoivent les plus gros salaires seront largement mis à contribution. Nos calculs.

Salariés, artisans, commerçants, professions libérales… personne n’y échappera. D’après la réforme présentée par le gouvernement, tous les régimes sont concernés par la hausse de la cotisation vieillesse. Reste à préciser la manière dont cette augmentation sera ficelée pour les statuts autres que salariés.

Pour le régime des salariés, cette augmentation devrait être progressive sur 4 ans : +0,15 point en 2014, puis +0,05 point pour les trois années suivantes, soit une hausse de 0,3 point pour les salariés et 0,3 point pour les employeurs.

Mais le texte publié par les services du Premier ministre ne précise pas si cette augmentation concerne la cotisation déplafonnée (c’est-à-dire celle calculée sur l’ensemble du salaire) ou la cotisation calculée dans la limite du plafond de la sécurité sociale. Pour Marc Darnault, associé dirigeant d’Optima Retraite, « il s’agit sûrement de la cotisation déplafonnée, comme le suggérait le rapport Moreau qui préconisait une hausse de 0,1 point par an pendant 4 ans ». « Cela permettrait de faire rentrer plus d’argent dans les caisses qu’une augmentation de la cotisation plafonnée, tout en faisant peser l’effort sur ceux qui perçoivent les salaires les plus élevés », ajoute Philippe Caré, directeur formation et accompagnement RH, chez SIACI Saint-Honoré, courtier en assurance des entreprises.

Le hic, c’est que cette augmentation va s’ajouter à deux autres déjà programmées. La première concerne la cotisation d’assurance vieillesse plafonnée et vise à financer l’ouverture du dispositif « carrières longues ». Ce dernier permet à ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans de partir en retraite dès 60 ans. Un décret publié en juillet 2012 prévoit une augmentation progressive de 0,25 point pour les salariés et autant pour les employeurs sur une période qui a débuté le 1er novembre 2012 et qui se terminera le 1er janvier 2016.

La seconde concerne les régimes complémentaires, Arrco et Agirc : l’accord signé par les partenaires sociaux le 13 mars prévoit une hausse des taux de cotisations de 0,1 point au 1er janvier 2014 et au 1er janvier 2015.

Au total, si on tient compte de l’ensemble des augmentations à venir, un salarié qui gagne aujourd’hui 2.000 euros par mois aura 120 euros de cotisations en plus par an à payer en 2017. Pour un cadre rémunéré 5.000 euros par mois, l’addition sera d’environ 275 euros en plus par an.

Voici les taux de cotisation vieillesse déplafonnée qui seront appliqués sur les salaires depuis le 1er novembre 2012 (date de la première augmentation) jusqu’au 1er janvier 2017 :

Nathalie Cheysson-Kaplan

http://bourse.capital.fr/indices-boursiers/autres-bourses/cours-indice-dowjones-324977

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN