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Y’en a marre de l’inexorable montée des inégalités et surtout de la crise

Posté par ippolito le 23 septembre 2013

L’inexorable montée des inégalités

Quand il y a de la croissance, les inégalités augmentent : l’essentiel va à une infime minorité (les 93% de croissance des revenus qui vont à 1% de la population en 2010 aux Etats-Unis). Mais quand c’est la crise, les inégalités augmentent également, comme le montre cette nouvelle enquête.

L’appauvrissement du pays

Cette nouvelle enquête de l’INSEE démontre encore une fois la faillite du système économique actuel. Elle rappelle, de manière utile que le revenu médian des français (qui sépare les 50% qui gagnent le plus des 50% qui gagnent le moins) était seulement de 1630 euros par mois en 2011.

Les 10% qui gagnent le moins disposent de moins de 900 euros par mois, les 10% les plus riches gagnent un peu plus de 3200 euros par mois. Des chiffres utiles à rappeler à une élite qui pense être beaucoup plus proche que la moyenne du fait de l’envolée des très hauts salaires, soulignée par Emmanuel Todd. Pire, il faut noter que les revenus des plus riches ont nettement progressé en 2011.

Aujourd’hui, 8,7 millions des Français vivent sous le seuil de pauvreté, 14,3% de la population, contre 14% en 2010. Pire, depuis 2008, notre pays compte pas moins de 900 000 pauvres de plus. Il faut noter que la pauvreté progresse fortement pour les chômeurs (38,9% contre 35,8%) et les jeunes de moins de 30 ans (19,4% contre 17,7%).

De manière totalement hallucinante, la ministre déléguée en charge de la lutte contre l’exclusion a déclaré que ces chiffres « confortent le gouvernement dans ses choix  », comme si ses choix allaient réduire d’une quelconque manière la propagation du fléau.

Un agenda anti-social

Il n’est pas inintéressant de mettre en parallèle la tribune de Jean Peyrelevade dans les Echos. Utilisant la rhétorique classique du besoin de compétitivité, et faisant comme si le pouvoir d’achat des ménages avait monté (alors que Jacques Sapir a bien montré qu’il baisse depuis 2005 environ), il propose de réduire le coût unitaire du travail de 1% tous les ans pour « modérer la progression salariale  ».

Pour faciliter la chose, il propose d’augmenter progressivement le temps de travail et de « revenir progressivement sur les 35 heures » en clair « travailler plus pour une rémunération inchangée  ».
Il ajoute à sa potion amère un allongement de la durée de cotisation pour les retraites ainsi qu’une réduction des dépenses de l’Etat. Bref, il propose une recette qui ressemble fortement à la mauvaise potion qu’ont avalé la Grèce et l’Espagne et qui a abouti aux résultats désastreux que l’on connaît.

On peut au moins reconnaître à Jean Peyrelevade de dire ce qu’il pense et de ne pas trop camoufler derrière l’agenda de compétitivité sa volonté de baisser les salaires. E t on se demande bien comment la France pourrait se redresser avec une baisse simultanée de la demande publique et privée…

Ce système économique produit une explosion des inégalités avec des pauvres toujours plus pauvres et des riches toujours plus riches. Mais les mauvais docteurs néolibéraux affirment qu’il faut encore saigner les plus pauvres pour que nous allions mieux. A croire qu’ils veulent une révolution.

parLaurent Pinsolle

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-inexorable-montee-des-inegalites-140908

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Y’en a marre de l’évasion fiscale et surtout des paradis fiscaux

Posté par ippolito le 23 septembre 2013

Pourquoi les paradis fiscaux menacent les démocraties

Arte diffuse ce soir un documentaire à ne rater sous aucun prétexte. On y apprend comment « l’optimisation fiscale » asphyxie les Etats les plus endettés.

Barack Obama a beaucoup fait pour la renommée d’Ugland House. A l’occasion de plusieurs discours sur l’évasion fiscale, le président américain avait cité en exemple cet immeuble de George Town, la capitale des îles Caïmans, célèbres pour leur climat tropical et leur douceur fiscale, s’étonnant que ce modeste édifice héberge, selon les registres commerciaux, pas moins de 18.000 sociétés et un cabinet d’avocats. « C’est soit le plus grand immeuble du monde, soit la plus grande escroquerie fiscale du monde », s’interrogeait avec ironie Obama.

Comme le bâtiment en question ne compte que quatre étages, on suppose que la seconde option est la bonne. Un autre immeuble fait beaucoup mieux. Comme le montre le journaliste Rémy Burkel dans Evasion fiscale, le hold-up du siècle, cet immeuble est sis dans le Delaware, un petit Etat de l’Est américain qui passe pour la Suisse des Etats-Unis, davantage en raison de son taux d’imposition et du secret protégeant le nom des actionnaires que pour son panorama. Dans ce bâtiment d’un étage, près de 280 000 sociétés seraient enregistrées, l’Etat accueillant à lui seul pas loin de la moitié des entreprises cotées à Wall Street.

Jusqu’à 30.000 milliards de dollars nicheraient dans les paradis fiscaux

Preuve que, en matière d’évasion fiscale, des discours aux actes, il y a souvent plus qu’un pas. « Les paradis fiscaux, c’est fini », avait ainsi répété à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président de la République, criant victoire avant même d’avoir livré bataille. Inaction des politiques d’un côté, industrialisation de la fraude de l’autre.

 Résultat, selon les estimations des spécialistes, entre 21.000 et 30.000 milliards de dollars seraient hébergés dans des paradis fiscaux, soit entre 10 et 15% de la richesse mondiale et l’équivalent des deux tiers de la dette mondiale.

Rémy Burkel décortique les méthodes d’optimisation fiscale, évoluant souvent dans la zone grise du droit internationa : délocalisation du siège social, création de trusts, facturation par des filiales situées dans des paradis fiscaux de différents services pour alléger les impôts sur les bénéfices dans le pays producteur…

Mais où sont donc les bananes de Jersey, premier exportateur mondial de ce fruit?

Une telle ingéniosité pour détourner les taux d’imposition donne lieu à des situations cocasses. Sur l’île de Jersey, le journaliste est parti à la recherche de champs de bananes: en dépit d’un climat peu clément, l’endroit est le premier exportateur mondial de ce fruit. 

Mais aucune banane ne pousse sur la plus grande des îles Anglo-Normandes, et aucune cargaison n’y transite. Quant au siège social de Fyffes, le plus gros producteur mondial, il s’agit d’un bureau vide que se partagent une vingtaine de sociétés.

« La majorité des échanges mondiaux se font entre les filiales des multinationales, celles-ci s’étant réorganisées pour profiter des paradis fiscaux », explique John Christensen, ancien spécialiste de l’optimisation fiscale aujourd’hui à la tête de Tax Justice Network, un organisme de référence dans la lutte contre la fraude.

Des pratiques qui sapent les fondements de nos démocraties. Ainsi, près de 200 milliards d’euros appartenant à de riches Grecs dormiraient dans des coffres-forts suisses. Soit un an de PIB et les deux tiers de la dette du pays. 

Vincent Monnier

http://www.challenges.fr/economie/20130829.CHA3670/paradis-infernaux.html

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Y’en a marre des promesses de François Hollande

Posté par ippolito le 23 septembre 2013

La promesse

François Hollande a reconnu dimanche soir sur TF1 avoir « beaucoup » augmenté les impôts depuis son accession au pouvoir. « C’est beaucoup, donc ça devient trop! », a-t-il assuré, revenant sur sa promesse d’une « pause fiscale » en 2014 face au « ras-le-bol » repris par le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici.

  »En dehors de la TVA et du plafond du quotient » familial, le président a promis qu’il n’y aura « plus de hausses d’impôts » ni « aucune taxe nouvelle ». Au contraire, certains vont voir leur avis d’imposition s’alléger.

Il y aura bien d’autres « hausses d’impôts »

Si l’on exclut la TVA et la hausse du plafond du quotient familial, d’autres contribuables vont bien voir leurs impôts augmenter en 2014, contrairement à ce qu »a dit François Hollande dimanche soir.

La cotisation aux mutuelles des salariés sera ainsi réintégrée dans l’impôt sur le revenu. Treize millions de salariés sont concernés et devront s’acquitter en moyenne de 77 euros supplémentaires auprès du fisc. Le gain total pour l’Etat devrait être de 12 milliards d’euros.

Les familles qui ont un enfant dans le secondaire ou le supérieur vont perdre un avantage fiscal. La somme qu’elles versent à Bercy augmentera de 61 euros par collégien, 153 euros pare lycéen et 183 euros par étudiant. Plus d’un million de familles sont concernées et l’Etat pourrait y gagner 440 millions d’euros.

Les retraités ayant eu trois enfants vont voir leur bonus de 10% sur leurs pensions être soumis à l’impôt sur le revenu. Trois millions de retraités vont ainsi payer, en moyenne, 400 euros d’impôts supplémentaires.

Et comme les impôts ne concernent pas que les particuliers, il faut rappeler que les entreprises vont devoir se soumettre à la taxe de 75% sur les rémunérations  supérieures à un million d’euros et à un impôt sur l’excédent brut d’exploitation.

Les plus modestes des contribuables paieront moins d’impôts

Les premières tranches du barème de l’impôt sur le revenu seront, selon François Hollande, « allégées ». Par deux mécanismes. D’abord, en 2014, l’Etat a décidé de réintroduire l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation. 

En clair, ceux qui ont vu leur salaire augmenter au rythme de la hausse des prix ne vont pas payer d’impôt en plus. Certains foyers, situés dans les premières tranches de l’impôt, vont même devenir non imposables, si leurs revenus n’ont pas bougé.

Autre mécanisme, une hausse de la décote. Ce dispositif est complexe. Il s’applique aux contribuables dont le montant de l’impôt sur le revenu avant réduction ou crédit d’impôt est inférieur à 960 euros par an. A ces foyers, on retire de la somme qu’ils doivent au fisc 480 euros moins la moitié du montant de l’impôt sur le revenu. Exemple, une personne qui devait 700 euros, ne paie que 570 euros. En 2014, il pourrait payer encore moins d’impôts.

« Aucune taxe nouvelle »

Ces derniers jours, avant la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, la presse se faisait l’écho de création de nouvelles taxes, comme c’est de tradition avec ce texte. François Hollande les a balayées. Aux oubliettes les taxes sur l’aspartame, les cigarettes électroniques, le rosé-pamplemousse et autre vin blanc-citron, les boissons énergisantes…

« Très prochainement », a également déclaré le chef de l’Etat, un crédit d’impôt sera accordé pour la rénovation thermique tandis que, selon lui, la future contribution climat énergie montera en puissance « de manière limitée » et n’aura « pas d’effet en 2014″. 

Sur l’éventuelle taxation du diesel, objet d’un nouveau et substantiel couac gouvernemental, il est resté en revanche évasif, se contentant de noter que « ce n’est pas rendre service à l’écologie (…) que de la réduire à des impôts ».

Un bilan neutre?

Au niveau de l’Etat, les prélèvements obligatoires ne devraient augmenter que de 0,05% du PIB. Oui, il y aura bien une « pause fiscale ». Mais les ménages ne vont pas être épargnés. 

Selon Guillaume Allègre, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques cité dimanche dans le JDD, le prélèvement moyen supplémentaire par ménage sera de 600 euros.

http://www.lejdd.fr/Economie/Hollande-oublie-de-nouvelles-hausses-d-impots-629174

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Y’en a marre des impôts surtout pour les familles

Posté par ippolito le 23 septembre 2013

Impôts : familles, je vous hais !

Fiscalité. Baisse du plafond du quotient familial, fin de certaines niches fiscales, hausse des cotisations sociales et de la TVA, fiscalisation des majorations de retraite… 

En 2014, comme en 2013, les contribuables paieront davantage d’impôts. N’en déplaise au gouvernement, qui persiste à nier toute augmentation des prélèvements obligatoires. 
 
Une “pause fiscale”, comme celle qu’appelait de ses voeux François Hollande à la fin du mois d’août ? Quelle pause ? On devrait plutôt parler d’enfer fiscal puisque, après 2013, où les prélèvements obligatoires atteindront un nouveau record à plus de 46 % du PIB, la pression sur les contribuables s’alourdira une nouvelle fois en 2014, d’au moins 12 milliards d’euros, dont 10 milliards payés par les seuls mé nages. 

C’est ce qui ressort du projet de budget 2014 présenté en Conseil des ministres. Construit sur une hypothèse de croissance de 0,9 % en 2014, son but est d’atteindre moins de 3 % de déficit en 2015, après 3,6 % en 2014.

« Notre responsabilité, c’est de faire en sorte que l’éclaircie se confirme », explique Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. Pas sûr qu’elle se confirme chez les particuliers dont le ras-le-bol fiscal est aujourd’hui à son comble, à gauche et à droite, comme le montre le dernier sondage CSA pour Nice-Matin, où il apparaît que 84 % des Français n’en peuvent plus d’être fiscalement autant matraqués. 

Certains seront contraints de couper dans leurs dépenses de consommation courante pour pouvoir régler leurs impôts, ce qui pèsera forcément sur la croissance : pas la peine d’aller plus loin pour démontrer que trop d’impôt tue l’impôt ! 

L’année prochaine, François Hollande ne réussira pas à stabiliser les prélèvements obligatoires, pas plus qu’il n’a réussi à inverser la courbe du chômage en un an — rappelons-nous, sa première promesse date du 9 septembre 2012 — ou qu’il n’a réussi à réduire le déficit à 3 % en 2013, comme il l’avait pourtant affirmé avant l’élection présidentielle. Il est vrai qu’à l’époque, la crise économique n’était chez les socialistes qu’une idée répandue par et chez les esprits chagrins…

Comment croire également le gouvernement, lorsqu’il prétend qu’« il n’y aura pas d’augmentation générale des prélèvements obligatoires hors TVA et réduction des niches fiscales » ? on admirera ici l’art de la jonglerie verbale des fonctionnaires de Bercy… 

Les contribuables auront une autre appréciation lorsqu’ils recevront en septembre 2014 leur avis d’imposition sur leurs revenus de 2013, et notamment les familles, à qui le projet de budget — il modifie en profondeur plusieurs règles relatives au calcul de l’impôt sur le revenu — réserve un sort tout particulier. S’il fallait encore donner une preuve de la haine du gouvernement envers la famille, la voilà !

Premier dispositif visé, le quotient familial. Créé après la guerre dans le but de favoriser la natalité, il fait varier le montant de l’impôt sur le revenu (IR) en fonction du nombre d’enfants ; un mécanisme de plafonnement a toutefois été mis en place pour limiter l’effet de ce quotient dans le calcul du montant de l’impôt. 

En octobre 2012, l’actuel gouvernement l’avait réduit de 2 336 à 2 000 euros par demi-part ; c’était une des promesses de campagne de François Hollande : « Je rendrai le quotient familial plus juste en baissant le plafond pour les ménages les plus aisés. » 

En 2013, cette mesure concerne 883 000 foyers fiscaux, qui perdront en moyenne 555 euros. Et que dire de la création d’une nouvelle tranche supérieure du barème de l’impôt à 45 %, de la limitation à 10 000 euros du montant des niches fiscales, du gel du barème de l’impôt sur le revenu, du changement de la fiscalité des revenus du capital, de la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, etc. ? 

http://www.valeursactuelles.com/impôts-familles-je-vous-hais20130917.html

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