• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 14 octobre 2013

Y’en a marre de la dette

Posté par ippolito le 14 octobre 2013

La dette, arme de destruction massive !

La dette de la France provient des années 80. Les dépenses publiques n’ont cessé de croitre, jusqu’en 1996, alors que les recettes publiques n’ont cessé de décroitre jusqu’à aujourd’hui. 

Depuis les années 1980, la fiscalité sur les ménages les plus riches est passée de 65% à 41%, la fiscalité sur les entreprises est passée de 50% à 33%, et même à 8% pour les grands groupes du CAC40. 

Évidement, la baisse des cotisations sociales des entreprises est à l’origine du déficit de la sécurité sociale et de la réforme des retraites. La dette permet un transfert des richesses vers les plus riches, payée par l’ensemble de la population. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette,le système et les inégalités seront ainsi perpétués.

Mais pourquoi emprunter à des banques privées, alors que l’on pourrait emprunter à bon marché à la BCE ? Et bien en 1973 V.G.D’Estain et G. Pompidou réforment la banque de France en lui interdisant toute possibilité d’avance au trésor, la banque de France perd alors son rôle de service public. 

En 1976 R. Barre décide que l’Etat payera les intérêts de sa dette au delà du taux d’inflation, et en 1993, F. Mitterrand et J. Chirac, en application du traité de Maastricht, décident que l’Etat doit obligatoirement passer par les banques privées pour se financer.

Ceux qui profitent de ce système, ce sont également ceux qui pratiquent l’évasion fiscale. Ces sommes représentent en gros entre 600 et 800 milliards d’euros, soit environ 50 milliards d’euros par an. 

Plutôt que de participer au financement des services communs ou servir l’investissement industriel, ces sommes disparaissent dans les paradis fiscaux !Ceux qui pratiquent l’évasion fiscale ce sont ceux qui nous disent aimer la France, produire français, ceux là même qui nous parlent de la grandeur de la France et qui écoutent la Marseillaise la main sur le cœur, mais entre la main et le cœur, il y a leur portefeuille ! 

La dette et les intérêts de la dette sont donc remboursés à la même catégorie de personnes qui pratiquent impunément l’évasion fiscale ! C’est à dire que ceux qui se plaignent d’être trop taxés, qui fraudent le fisc, et ne payent pas leurs impôts, demandent à ceux qui travaillent de rembourser une dette qui en définitive n’est pas la leur !

La France est endettée, il faut se serrer la ceinture parait-il, et l’on cherche des solutions qui aboutissent au final à une cure d’austérité pour les populations. L’on cherche à baisser le coût du travail , mais l’on oublie les 172 milliards de niches fiscales dont bénéficient les grandes entreprises, et l’on ne parle pas des 200 milliards annuels qui ont été accaparés par le capital sur la part des salaires.

La dette permet d’amplifier les attaques contre les services publics, la protection sociale, les retraites, et d’obéir aux recommandations des marchés financiers. La dette a été l’instrument d’asservissement des pays du sud. C’est la dette qui a été responsable de nombreuses guerres et des vagues d’immigration massives pour fuir la misère. 

Au sud, avec l’appui du FMI, la dette a été le moyen pour des multinationales et leurs riches actionnaires de contrôler et de piller les richesses et les ressources de ces pays. 

Maintenant c’est encore par le biais de la dette que l’on détruit tous les acquis sociaux des pays européens. La dette est présentée comme une fatalité, alors qu’en réalité c’est une opportunité de plus qu’ont les très riches pour détrousser les plus pauvres, en mettant cela sur le dos de la fatalité !

Seul un pôle public financier permettra à la France comme aux États Européens, de se libérer de la rapacité des marchés financiers qui n’ont que trop parasité l’économie réelle. La France n’a jamais été aussi riche, mais ses richesses n’ont jamais été aussi mal partagées. 

La priorité absolue devrait être d’éradiquer la pauvreté, la précarité et de relancer l’économie par le partage, et de mettre fin à ce pillage éhonté au seul profit des actionnaires-rentiers des grandes banques internationales. La captation et la confiscation des richesses produites, par un petit nombre de prédateurs au détriment des peuples deviennent la règle. 

Faut-il rappeler que les services publics sont la seule alternative à la monétisation et à la marchandisation de la santé et de l’éducation. Pour le secteur privé, un secteur public fort est une source de croissance, capable de fournir des services indispensables, ainsi que de garantir les investissements d’avenir. 

On est dans une situation aberrante où jamais l’humanité n’a produit autant de richesse, mais la suppression de tous les gardes fous pour libéraliser le marché, et la destruction de toutes les protections et des avancées sociales, entrainent l’humanité vers des jours sombres que l’on croyait révolus. Et ce n’est pas en se lamentant que nous ferons bouger les choses…

Sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2013/10/08/la-dette-arme-de-destruction-massive/

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-dette-arme-de-destruction-141970

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la gestion des élus locaux

Posté par ippolito le 14 octobre 2013

La Cour des comptes épingle la gestion des élus locaux

Dans un rapport publié ce 14 octobre, la Cour se penche sur la gestion des collectivités locales. Celles-ci seraient trop dépensières alors qu’elles pourraient réaliser des économies de fonctionnement, en particulier de personnel.

Après avoir critiqué la gestion des finances de l’Etat puis récemment, celle de la Sécurité sociale, la Cour des comptes s’en prend aux collectivités locales. 

Dans un rapport détaillé – le premier sur ce sujet- publié ce lundi 14 octobre, elle épingle globalement les élus locaux, jugés trop dépensiers en cette période de rigueur budgétaire. De quoi intéresser les contribuables locaux qui commencent à payer leurs taxes locales.

Plus de 3% de croissance des dépenses par an

Premier constat de la Cour: les dépenses des collectivités, soit 245 milliards d’euros par an, sont celles qui ont progressé le plus fortement au cours des trente dernières années, en passant de 8,6% en 1983 à 11,7% du PIB à fin 2011, avec une croissance moyenne en volume de 3,1% par an. 

La décentralisation y est bien sûr pour quelque chose, reconnaît la Cour. Mais « le niveau élevé et la dynamique des dépenses locales ne résulte que pour un peu plus de la moitié (1,67%) des effets de transferts de compétence. 

Le reste de la hausse, soit 1,38 point de PIB a eu lieu à champ de compétences constant ». Les élus ont donc choisi d’accroître les dépenses pour fournir des services supplémentaires à leurs administrés ou augmenter leurs moyens de fonctionnement.

Second constat: la dette des collectivités locales atteignait 173,7 milliards à la fin de 2012, soit 4,2% de hausse (7,1 milliards d’euros) par rapport à 2011. Cet endettement représente 9,5% de l’ensemble de la dette publique française. 

Effort particulier sur les agents territoriaux

Selon la Cour, la baisse des dotations d’Etat depuis plusieurs années, et qui va se poursuivre au moins jusqu’en 2016, va bien sûr impacter les finances locales. Mais, la Cour estime que cette baisse programmée de dotations « devrait constituer à cet égard une incitation forte » à la maîtrise des dépenses locales. 

« Dans un contexte où il convient de limiter la pression fiscale et de réduire le déficit de l’Etat, la participation des collectivités locales à la stratégie de redressement des finances publiques implique de leur part un effort particulier de maîtrise des dépenses ». 

Indemnités avantageuses

Le rapport de la Cour insiste tout particulièrement sur les dépenses de personnel des collectivités (1,8 million d’agents). Si la hausse des dépenses de personnel (47 milliards en 2013) est en partie liée à des décision de l’Etat en matière de fonction publique, les élus sont aussi responsables. 

En embauchant bien sûr, mais aussi à cause des avancements automatiques et des régimes indemnitaires plus favorables que dans la fonction publique d’Etat ou une hausse du nombre d’heures supplémentaires. 

Quant aux arrêt de travail, plus nombreux dans le secteur public local qu’ailleurs, la Cour estime que les outils de contrôle manquent. 

http://www.bfmtv.com/economie/cour-comptes-epingle-gestion-elus-locaux-622776.html

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la foire à la taxe à Bercy

Posté par ippolito le 14 octobre 2013

FOIRE À LA TAXE À BERCY

Après 2 semaines d’improvisations et de psychodrames à Bercy, le taux de l’ impôt sur les sociétés augmentera finalement de 3 points
Tout à son grand projet de baisser les charges des entreprises pour les rendre plus compétitives, Bercy laissait entendre, début septembre, que le taux de l’ impôt sur les sociétés, de loin le plus élevé d’ Europe, baisserait l’année prochaine de 1 à 3 points.

Las ! Après 2 semaines d’improvisations et de psychodrames, le taux de l’ impôt sur les sociétés augmentera finalement de 3 points. Jusqu’à la prochaine volte-face…

Entre-temps était apparu, tout à trac, dans le budget 2014 présenté le 25 septembre, un nouvel impôt sur l’excédent brut d’exploitation ( EBE), devant rapporter 2,5 milliards ( voir Impôt surprise pour les entreprises). Devant les cris d’orfraie des patrons, Bercy réalise soudain que la nouvelle ponction pénalisera fortement les investissements – donc la croissance – et pas mal de PME. Timide rétropédalage, le 3 octobre. Le ministre de l’ Economie annonce à Pierre Gattaz, président du Medef, que ce sera en fait l’excédent net d’exploitation ( ENE) qui sera imposée. Nuance !

Ce changement homéopathique n’ayant pas convaincu, Moscovici retourne carrément sa veste et annonce, le 6 octobre, que finalement la taxation « n’aura pas lieu ».

Bercy sort alors de son chapeau le doublement de la surtaxe qui frappe l’impôt sur les sociétés, une sorte d’impôt sur l’impôt. Elle va passer de 5 à 10,7% ! Mesure « temporaire » qui ne s’appliquera que pendant 2 ans, jure-ton au ministère du Budget, et qui épargne les PME, puisqu’elle ne touchera que les boîtes réalisant plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires. Lesquelles verront donc leur impôt atteindre, en 2014, le taux impressionnant de 38% ( contre 23,5% pour la moyenne européenne).

Mais pas question de désespérer le Medef: « L’objectif reste de baisser à terme l’impôt sur les sociétés à 30%« , assure-t-on dans l’entourage du ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Courage, camarade !

Article extrait du Canard enchaîné du  09/10/13

 http://www.observatoiredessubventions.com/2013/foire-a-la-taxe-a-bercy/

Publié dans Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN