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Y’en a marre du flop des contrats de génération et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 22 octobre 2013

Sapin confirme le flop des contrats de génération
 
Moins de 13.000 petites entreprises ont demandé à ce jour à bénéficier de l’aide de 4000 euros par an pour embaucher un jeune et maintenir un senior dans l’emploi. L’objectif, déjà revu à la baisse, de 25.000 contrats signés en 2013 est inenvisageable et remet en cause celui des 500.000 sur l’ensemble du quinquennat.

Les contrats de génération, promis par François Hollande lors de la campagne de 2012, ne séduisent toujours pas en masse les entreprises. Certes, à la mi-octobre, 12.802 entreprises de moins de 50 salariés ont demandé à bénéficier de la prime de 4000 euros par an, durant trois ans, en échange de l’embauche d’un jeune en CDI et d’un maintien d’un senior dans l’emploi, a annoncé le ministère du Travail. Mais il ne s’agit que du nombre de demandes, donc de dossiers déposés, pas de ceux acceptés. Environ 85 % le sont, selon le ministère.

Les entreprises de taille moyenne, de 50 à 300 salariés, boudent pour leur part carrément le dispositif. Seules 650 demandes ont été enregistrées par l’administration, sur un total de 25.000 groupes en France. «Ce bilan est insuffisant faute d’accord de branche permettant le développement des contrats de génération dans ces sociétés», plaide-t-on dans l’entourage du ministre du Travail, Michel Sapin. De fait, seules sept branches – dont la métallurgie et l’agroalimentaire – ont signé à ce jour une convention, couvrant potentiellement 2,5 millions de salariés, sur un total de 17 millions.

Date de fin de négociation repoussée sine die

Les grandes entreprises, celles de plus de 300 salariés, ont pour leur part été un millier, sur un total de 4500, à signer un accord d’objectifs d’embauches dans le cadre du dispositif. Pour elles, il s’agit avant tout d’une obligation de conclure avec leurs représentants du personnel un accord ou de définir, en cas d’échec, un plan d’actions. 

Le gouvernement avait fixé au 30 septembre la date butoir des négociations dans les grandes entreprises. Mais devant la très lente mobilisation, ce délai a été allongé, sans qu’il en soit précisé le terme. Le ministère du Travail veut en effet faire preuve de «souplesse» sur le sujet. Reste que 37 entreprises du CAC 40 ont signé un tel accord. EDF, Michelin et Sanofi n’ayant pas réussi à boucler leur négociation et dû définir un plan d’actions.

«Dans ce contexte, l’objectif des 75.000 embauches fin 2013 ne veut plus dire grand-chose», reconnaît-on dans l’entourage de Michel Sapin tout en minimisant l’importance de ce chiffre… déjà revu à la baisse de 25.000 en mars dernier. Quant à celui de 500.000 sur l’ensemble du quinquennat, il ressemble de plus en plus à un vœu pieu…

 Pour sa défense, le ministère du Travail précise que les contrats de génération ne sont pas des emplois aidés comme les autres. Le dispositif est «plus complexe, plus protéiforme», assurent les services de Michel Sapin. À tel point que nombre d’entreprises disent ne pas s’y retrouver.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/10/22/09005-20131022ARTFIG00278-sapin-confirme-le-flop-des-contrats-de-generation.php

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Y’en a marre du coût de la transformation de France télévisions

Posté par ippolito le 22 octobre 2013

LA TRANSFORMATION DE FRANCE TÉLÉVISIONS A COÛTÉ 101 MILLIONS D’ EUROS

Selon un document secret, la fameuse transformation du groupe public en entreprise unique a coûté 101,2 millions d’euros. Pour ce qu’elle a rapporté, on verra plus tard…

Sur le papier, il était mirifique, le grand projet d’ « entreprise unique » de France Télévisions. Fusionner la quarantaine de sociétés chapeautées par le groupe public ( France 2, 3, 4, 5, RFO et leurs filiales), mutualiser les moyens des chaînes, supprimer leurs patrons au profit de directions centrales, uniformiser les statuts des uns, aligner les salaires des autres… Finis les doublons et les gaspillages, vive les synergies et les économies !

Lancée en 2009, dans un concert d’auto-congratulations, par l’ex-PDG Patrick de Carolis, l’opération a été menée à terme, 4 ans plus tard, par son successeur Rémy Pflimlin. Pas de quoi faire la fête ! Pour l’instant, cette colossale réforme se traduit surtout par une immense facture: 101,2 millions d’euros. Une paille.

La douloureuse tient en 7 pages, intitulées: « Coûts de transition liés à la mise en place de l’entreprise commune France Télévisions« . Un document de synthèse tout droit sorti de la direction du groupe France Télévisions, dont le Canard enchainé a pu déguster, sans modération, les multiples tableaux et leurs chiffres à six éros. Cabinets conseils, études savantes, voyages ( de travail bien sûr), nouveaux systèmes informatiques, déménagements et emménagements, plans de départ, tables rondes sociales, formations, etc. : le détail des dépenses et des prestations est aussi foisonnant que délirant !

Premiers bénéficiaires de ce grand chantier public: l’américain Bain & Company et le français Ineum Consulting, 2 cabinets privés de consultants internationaux plutôt décomplexés quant à leurs honoraires. Pour leurs « missions de conseil stratégique » et d’ « accompagnement à la conduite du changement », le premier s’est embourbé 11,3 millions d’euros, et le second a empoché 3,06 millions entre 2009 et 2010.

Pour les précieuses consultations en matière de ressources humaines, et histoire de fluidifier un peu la ré-organisation sociales, des dizaines d’autres petits experts privés ont été dignement rémunérés. Le cabinet Secafi-Alpha, très proche de la CGT, a touché, pour le « suivi de la réforme », 660 000 euros. Pour l’ « accompagnement de la négociation avec les syndicats », Dialogues, un club d’experts ami de la direction de France Télévisions, a eu droit à 77 000 euros. Pour une prestation similaire de « négociations sociales », Altedia  a ramassé 275 000 euros ! Etc…

Dans cet invraisemblable listing, les euros coulent à flots pour tout et rien. Coût de l’ « assistance à la mise en oeuvre d’une classification des emplois », 165 000 euros. La « mise en place du nouveau système de paie », 607 000 euros. Le dossier « ouverture du capital de la régie », qui n’a jamais eu lieu: 1,1 million d’euros. Le changement revient cher. L’ « accompagnement au changement culturel dans les directions fusionnées », c’est 200 000 euros. L’analyse de la « perception du changement », elle, a nécessité 2 études, pour 96 000 euros. Bien sûr, redoutant que ses salariés ne vivent mal tous ces… changements, France Télévisions a recruté 2 spécialistes en risques psychosociaux ( Socotec et JLO Conseil): 536 000 euros !

Ajoutons-y les coquettes dépenses immobilières ( 15,7 millions) ou de « communication interne » pour mettre en place le projet: 3,9 millions de d »placements ( pour les télés d’outre-mer, entre autres) et de « conventions managériales ». Enfin un vaste plan d’incitation au départ à la retraite – plus de 700 partants à 45 000 euros par tête de pipe, en moyenne – laisse ce gros chiffre dans la colonne des dépenses: 35,6 millions d’euros. France Télévisions est effectivement une entreprise publique unique…

Le résultat de cette overdose de frais ? Dans les couloirs, producteurs, salariés et syndicats passent leur temps à se plaindre du foutoir. Ils se retrouvent face à une armée mexicaine de dirigeants ou une médecine du Travail en surchauffe. Vu le boxon, le pauvre Pflimlin a réinstauré les directeurs de chaîne. Et des centaines de recrutements, ces dernières années, ont fait oublier la vague de départs à la retraite à 35 millions: le groupe France Télévisions comptait 10 206 postes voilà 3 ans, contre… 10 200 aujourd’hui. Six postes de moins: le dégraissage du mammouth est en marche !

En lançant sa réforme, Carolis avait osé chiffrer ses promesses: 66 millions d’euros d’économies attendus dès 2012. Et 4 fois plus les années suivantes ! Personne n’en a vu la couleur, si bien que Pflimlin a dû lancer un… nouveau plan de rigueur, avec flingage d’émissions et énième charrette de volontaires ( 361 postes annoncés cette semaine). Les contrôleurs de l’audiovisuel public rigolent jaune, à commencer par la député PS Martine Martinel. Dans un rapport d’information du 25 septembre, elle a clos le débat sur le grand projet de Carolis: « La mise en place de l’entreprise (…), à ce stade, semble générer plus de surcoûts que d’économies. Il est impossible de chiffrer les économies déjà réalisées ou celles qui pourront l’être dans les prochaines années par l’entreprise commune. » Tout es dit ! Et rien n’est contesté par l’actuelle direction de France Télévisions.

Dépenser 100 millions d’euros pour ne pas réussir à économiser un fifrelin, c’est une réussite peu commune !

Article extrait du Canard enchaîné du  16/10/13

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/la-transformation-de-france-televisions-a-coute-101-millions-d-euros/

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Y’en a marre du coût de l’opération au Mali

Posté par ippolito le 22 octobre 2013

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La guerre au Mali a coûté 647 millions d’euros à la France en 2013

On connaît enfin le coût global de la guerre au Mali. Alors que circulaient des chiffres allant de 70 millions d’euros (février 2013) à 200 millions (avril 2013), le coût total sur l’année apparaît bien plus élevé. Selon Le Canard enchaîné, qui s’est procuré un document envoyé par l’état-major des armées à la commission sénatoriale de la Défense, la France aura dépensé, sur l’année 2013, 647 millions d’euros pour l’intervention au Mali, soit quasiment 1,9 million d’euros par jour ! Un chiffre issu des dépenses prévisionnelles des militaires français en mission à l’étranger.

Actuellement, 3200 soldats français sont encore au Mali. François Hollande souhaitait réduire la présence française à 1000 soldats à la fin de l’année 2013 mais ce retrait partiel devra sans doute être retardé, car les casques bleus de l’ONU ne sont pas encore opérationnels. La facture de 647 millions d’euros est donc appelée à grossir. Et ce d’autant plus que le retrait de militaires a également un coût. A titre d’exemple, toujours d’après le document consulté par Le Canard enchaîné, le retrait des troupes d’Afghanistan a coûté 259 millions d’euros en 2013.

Au total, la France aura ainsi dépensé, en 2013, plus d’un milliard d’euros de surcoût lié à des opérations extérieures dans le monde.

*** Sources
- « 70 millions d’euros : c’est le prix de la guerre au Mali », AFP, 07.02.2013
- « L’intervention au Mali a déjà coûté plus de 200 millions d’euros », AFP, 25.04.2013
- « Mali : le retrait des troupes françaises retardé ? », Europe 1, 18.09.2013
- « 1,9 million par jour au Mali », Le Canard enchaîné n°4851, 16.10.2013

http://www.politique.net/2013102101-cout-guerre-au-mali.htm

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