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Y’en a marre de l’indécente grève dans le football

Posté par ippolito le 27 octobre 2013

Taxe à 75% dans le football : l’indécente grève des millionnaires

On croît rêver ! Alors que le football souffre d’une image détériorée depuis la grêve de 2010 et alors qu’ils ont obtenu un mécanisme limitant fortement l’impact de la taxe à 75%, les clubs professionnels viennent de décider de se mettre en grève et vont rencontrer le président la semaine prochaine.

Une demande catégorielle indécente
 
Bien sûr, certains défendent cette grève. Ils évoquent la carrière courte des joueurs et qu’il serait injuste de les taxer de la sorte. Sauf que cette taxe ne concerne que les revenus supérieurs à un million, soit 60 SMICs ! 

En outre, sur leur premier million, ces joueurs disposent déjà de 600 000 euros de revenus nets par an, assez pour préparer leur retraite… Que pendant deux ans, leurs revenus supérieurs à un million soit fortement taxés ne semblent pas injuste vu l’effort de tous les français. En outre, il faut noter que 95% de la taxe sera payée par les 6 clubs les plus riches du championnat.
 
Mais surtout, il faut quand même voir que les revenus des joueurs de football ont flambé depuis 20 ans. Le joueur le plus payé à l’époque était Marco Van Basten avec 3 millions par an. Christiano Ronaldo émarge aujourd’hui à 17 millions. Basile Boli touchait 730 000 euros par an à l’OM, quand Yohann Gourcuff touche 4,4 millions aujourd’hui. 

Bref, comme les salaires ont été multipliés par 6 en 20 ans, il est totalement indécent de se plaindre de cet effort de deux ans, d’autant plus que les taux marginaux d’imposition ont baissé entre temps (56,8% il y a 20 ans, contre 45% aujourd’hui).
 
Un gouvernement faible, très faible

De manière hallucinante, ce caprice d’enfants gâtés et de clubs qui défient les lois de l’économie (le PSG va dépenser 400 millions pour… 150 de recettes) est écouté par l’Etat ! Cela s’est fait de manière discrète, et tout le monde ne le rappelle pas, mais Pierre Moscovici a inclus un dispositif spécifique destiné à limiter la facture pour les clubs.

 En effet, la ligue avait estimé que la taxe devait coûter 82 millions, dont 45 pour le seul PSG. En limitant par la loi la taxe à 5% du chiffre d’affaires des clubs, la facture a été divisée par deux, l’Etat abandonnant plus de 10% des recettes globales prévues !

Et encore, théoriquement, le chiffre d’affaire, ce sont les recettes et non les dépenses. A ce titre, le PSG pourrait voir sa facture encore divisée par 3 ! Il était déjà totalement effarant que le gouvernement donne un tel passe-droit au football. Il est donc indécent que les clubs et le milieu du football continuent de se plaindre après avoir obtenu un allègement bien peu républicain de 50% de la facture. 

Mais il est ubuesque que le gouvernement continue à les cajoler et que François Hollande leur accorde du temps la semaine prochaine, semblant indiquer qu’une deuxième négociation est possible.
 
Devant ce caprice indécent de millionnaires, la seule chose qu’ils mériteraient, c’est que le gouvernement supprime la limitation à 5% du chiffre d’affaires. Malheureusement, l’idée, possible, que les clubs obtiennent à nouveau quelque chose la semaine prochaine est possible, et donc, franchement révoltante.
 

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/taxe-a-75-dans-le-football-l-142744

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Y’en a marre de la politique fiscale et surtout de son manque de vision

Posté par ippolito le 27 octobre 2013

Les mystères de la fiscalité française

Que peut-on demander à une politique fiscale ? L’impossible, bien sûr. C’est-à-dire qu’elle soit juste, efficace, nourrissant le budget de l’Etat et stimulant la croissance, tout en étant aussi claire qu’un cristal de Baccarat. 

Comme chacun sait, le modèle social français est exigeant : il consomme quelque 46 % de la richesse du pays, prélevés sous forme de contributions directes et indirectes.

Ce n’est pas ce taux qui est ici en question. Trop haut, disent les uns, qui y voient un frein à la croissance et à l’investissement ; légitime, disent les autres, qui vantent le niveau de prestations sociales du pays. Le débat est infini.

Concentrons-nous sur la dernière des qualités requises d’une politique fiscale : la clarté. Et disons-le tout net : les Français n’y ont pas droit.

Si la droite a peu de leçons à donner en ce domaine, la gauche, elle, bat des records d’illisibilité. La dernière des initiatives fiscales de Bercy relève d’une crise de schizophrénie aiguë. Elle risque d’être aussi peu comprise que l’étonnant rodéo fiscal de ces dernières semaines :

 l’annonce d’un nouvel impôt, celui-là sur l’excédent brut d’exploitation des entreprises, abandonné trois jours plus tard et remplacé par une augmentation de l’impôt sur les sociétés – le gouvernement ayant réalisé, le temps d’un week-end de réflexion, que son projet initial pénaliserait l’investissement, clé de notre avenir économique…

Cette fois, il s’en prend à une partie de l’épargne courante, celle des ménages de la classe moyenne. Il a besoin de 600 millions d’euros pour colmater le déficit de la Sécurité sociale. Il ne touche pas aux formes les plus populaires de l’épargne – Livret A, Livret Jeunes, etc.

 Mais, sous prétexte de simplification, il uniformise par le haut – un taux de 15,5 %, d’ailleurs décidé par la droite – le prélèvement social opéré sur nombre de produits d’épargne courants tels que l’assurance-vie, les plans d’épargne en actions ou les plans d’épargne-logement.

Lire notre décryptage : PEA, PEL, assurance-vie : cinq questions sur la taxation des produits d’épargne

Tant pis pour les épargnants qui ont souscrit ce type de contrat alors que ce taux était inférieur. Bilan : une nouvelle hausse des prélèvements, avec un certain effet rétroactif !

Or ce type d’épargne, investie à long terme, est celui-là même que le gouvernement veut favoriser. C’est l’épargne dont ont besoin les PME pour se développer et créer des emplois (en principe, la priorité du gouvernement). 

C’est l’épargne qui devrait permettre à ces mêmes PME de gagner enfin en taille. C’est l’épargne la plus productive, celle qui permet l’investissement à long terme et qu’il faut précisément protéger de l’arbitraire fiscal conjoncturel.

L’un des atouts de la France est son niveau d’épargne (15,6 % du revenu national), qui fait qu’elle n’ajoute pas à sa dette publique un fort endettement privé (comme c’est le cas en Grande-Bretagne). Mais cet argent est trop souvent investi dans une épargne dite de précaution, quand il faudrait l’orienter vers des entreprises, souvent sous-capitalisées et en mal de fonds propres.

Parce que le gouvernement se refuse à une réflexion de fond sur le financement de l’Etat social dans la France du XXIe siècle, il bricole, il pose des rustines, il bouche un trou ici pour accorder là un cadeau fiscal, il navigue à vue. Or une politique fiscale n’est pas qu’affaire de taux. Elle suppose une vision. On la cherche.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/26/les-mysteres-de-la-fiscalite-francaise_3503489_3232.html

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Y’en a marre de la générosité de notre couverture maladie

Posté par ippolito le 27 octobre 2013

Coût des étrangers en France : la bataille fait rage

L’affaire Leonarda rouvre les vannes. Depuis l’expulsion retentissante de la jeune fille rom de 15 ans interpellée le 9 octobre et de sa famille, les immigrés en France sont au centre des discussions. Une guerre des chiffres s’observe dans la sphère publique. Au cœur de l’agitation : le coût financier des immigrés.

Une véritable « hystérie générale contre les étrangers », telle que la qualifie le site Politique.net, qui a donné lieu, ces derniers jours, à des analyses détaillées des prestations sociales, qui leur sont accordées.

La couverture maladie : trop généreuse ou indispensable ?

Le quotidien « Le Figaro » a ainsi révélé le nombre d’aides, dont a pu bénéficier la famille Dibrani, au cours des quatre années passées en France – 311 euros mensuels -, ainsi que le coût de son expulsion – 11 800 euros -, dans un article à charge contre cette famille « très aidée ». Déboutée en janvier 2011 par la Cour nationale du droit d’asile, la famille Dibrani aurait dû cesser de percevoir l’intégralité des aides, provenant du centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada), juge le quotidien. Ce que le Cada n’a pas complètement fait . « Humanité oblige », ironise l’auteur de ce papier, daté du 22 octobre.

Réagissant à ce système qu’il juge laxiste, Brice Hortefeux a lui estimé, le 15 octobre sur RTL, que l’Aide Médicale d’État (AME) – un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins – « profitait à tous, y compris à des personnes, qui sont venues sur le territoire, sans nous demander l’autorisation ». « Ça coûte un demi-milliard, et c’est totalement gratuit alors que, pour les Français, il peut y avoir jusqu’à 50 euros de franchise », a poursuivi l’ancien ministre UMP. Un constat erroné selon le journal « Libération », qui relève que 4,5 millions de résidents légaux, dont des Français, bénéficient d’un équivalent encore plus avantageux que l’AME, la CMU-C.

Cependant, le président de l’UMP Jean-François Copé, a réitéré sa proposition, déjà formulée en 2012, selon laquelle l’AME – qui bénéficie à 200 000 étrangers – doit être supprimée, sauf cas d’urgence. Une option, qui pourrait conduire à un « vrai problème sanitaire en France », estime, pour sa part, Yves Jégo, député de Seine-et-Marne et vice-président du parti centriste UDI, dans Paris Match. « Ne pas soigner les gens, c’est laisser se répandre des épidémies potentielles, qui peuvent être dangereuses pour l’ensemble de la société. Sans parler de l’aspect humanitaire: nous sommes attachés au fait que ceux qui vivent sur notre territoire, et qui sont malades, doivent être soignés », observe-t-il.

Une exception française ?

Mais pour l’UMP, il s’agit surtout de rectifier une situation, qui fait de la France une exception en la matière au niveau européen. La réforme du droit du sol, bruyamment proposée par Jean-François Copé, comprend notamment, que la France soit « rendue moins attractive socialement ». Car selon le maire de Meaux, l’Hexagone est trop accueillant par rapport à ses voisins européens.

Faux, rétorque à nouveau « Libération » qui affirme que « la France est loin d’être le pays qui accueille le plus de migrants : 149 500 étrangers, contre 497 000 au Royaume-Uni, 430 400 en Espagne, ou 317 200 en Allemagne », d’après des chiffres de l’organisme européen Eurostat.

Une bataille des données, dans laquelle le magazine conservateur « Valeurs actuelles » n’a pas manqué d’intervenir. Ce dernier va plus loin, en dénonçant un lobby pro-Rom, dans un article daté du 23 octobre intitulé « Roms, l’argent du lobby ».

Pas de quoi apaiser le débat qui relaie à l’envi les sujets chers à l’extrême droite. Marine Le Pen s’est d’ailleurs contentée de rappeler sa position – en faveur de la suppression de l’AME et du droit du sol – sensiblement similaire à l’aile dure de l’UMP, tout en accusant l’ex-parti majoritaire d’usurper ses thèmes de prédilection à des fins électoralistes.

Du côté des socialistes, on se remet sans doute difficilement de l’éclatement de l’affaire, au vu de leurs timides interventions dans le débat. Rare voix à se faire entendre, celle du président PS de la commission des Lois de l’Assemblée, Jean-Jacques Urvoas. « La droite parle trop d’immigration, la gauche pas assez », résume-t-il.

http://www.france24.com/fr/20131025-france-cout-etrangers-france-bataille-fait-rage-rom-immigration

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Y’en a marre des nouvelles cachotteries de la réserve parlementaire

Posté par ippolito le 26 octobre 2013

Les nouvelles cachotteries de la réserve parlementaire

Les 199 députés UMP ont eu un haut-le-cœur en découvrant, la semaine passée, le montant de leur réserve parlementaire pour 2014. Ils ne disposent que de 110 000 euros au lieu des 130 000 attribués à tous leurs collègues sur cette ligne budgétaire qui permet aux élus de distribuer des subventions aux associations ou aux mairies de leur circonscription.

On comprend ce que veut dire « de l’argent liquide »

Ou est passée la différence ? Vérification faite, c’est le président du groupe, Christian Jacob qui tente de se l’approprier pour pouvoir la répartir entre les élus de son choix. 

Calcul : 199 fois 20 000 euros représente la modique somme de 3,98 millions, à la disposition de Jacob. Un pactole qui s’ajoute à l’enveloppe de 260 000 euros dont il bénéficie comme tous les autres patrons de groupe politique.

Les députés « spoliés » soupçonnent Jacob de vouloir utiliser ce trésor de guerre pour les tenir en laisse. Ils imaginent déjà que seuls les copéistes et les fillonistes repentis auront le droit de puiser dans le bas de laine du patron…

Furieux, plusieurs députés UMP ont interrogé le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, sur la légalité du procédé. Réponse : Jacob aurait dû demander l’accord écrit de chaque membre de son groupe avant d’opérer sa ponction. Quelques élus plumés, comme l’ex-ministre Xavier Bertrand, veulent donc demander à « Barto » de rétablir d’office leurs 130 000 euros.

Leurs collègues socialistes s’en sortent mieux. leur président, Bruno Le Roux, assure au « Canard » qu’ils disposeront bien tous du pactole réglementaire de 130 000 euros. Avec une liberté surveillée. Le Roux a demandé aux camarades d’adresser à son bureau les dossiers de subvention au lieu de les communiquer directement comme naguère, au rapporteur général du Budget de l’Assemblée, qui se charge de leur exécution. Le patron du groupe PS aura ainsi le moyen de contrôler l’utilisation de la réserve parlementaire. Et de faire pression sur les fortes têtes…

Heureusement que les députés avaient promis, voilà tout juste un an, une transparence absolue sur sa répartition et son utilisation. Depuis, le site de l’Assemblée affiche les sommes allouées aux parlementaires. Mais plus c’est transparent, plus c’est opaque. L(addition de toutes les enveloppes mise à la disposition des parlementaires se monte à 83,93 millions d’euros, sur une enveloppe budgétaire de 90 millions. restent donc 6,07 millions. Destinés à quoi ?

A être répartis entre les grands chefs de l’Assemblée, qui les rétrocèdent ensuite discrétionnairement à des députés amis. A condition qu’ils sachent tendre la pa-patte…

Au moyen-âge les seigneurs prélevaient aussi une taxe sur l’argent du bon peuple…

Le Canard Enchaîné du 9 octobre 2013 -http://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/10/10/les-nouvelles-cachotteries-de-la-resrerve-parlementaire/

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Y’en a marre des subventions pour les roms

Posté par ippolito le 26 octobre 2013

Roms : l’argent du lobby

Les Roms sont soutenus par une nébuleuse d’associations, qui bénéficient largement du soutien financier des pouvoirs publics.

La scène se déroule sur le plateau de l’émission Mots croisés, sur France 2, le 30 septembre dernier. Thème du débat : “La France et les Roms”. Sous la direction d’Yves Calvi, les partisans de l’application des lois affrontent les défenseurs d’une communauté supposée « discriminée sur une base ethno-raciale ».

À côté de la vindicative Marie-Arlette Carlotti, ministre chargée de la Lutte contre l’exclusion, Laurent El Ghozi, cofondateur du collectif Romeurope, fait figure de sage avec sa barbe blanche et sa voix mesurée. Son discours n’en est pas moins caricatural.

Pour celui qui se flatte d’être à l’origine de la circulaire Valls d’août 2012, « les Roms forment la population la plus discriminée de toutes, dans tous les pays d’Europe et de tous les temps […]. Alors qu’ils sont inoffensifs ». À la fin de l’émission, El Ghozi brandit un petit livre rouge édité par le collectif Romeurope et intitulé Ceux qu’on appelle les Roms, luttons contre les idées reçues : « Il faut lire ce petit fascicule, tout est dit sur les discriminations dont sont victimes les Roms », affirme-t-il.

Financée par le conseil régional d’Île-de-France, cette brochure se révèle en fait un outil de propagande qualifiant toute critique de “préjugé” et passant sous silence tous les aspects indéfendables liés à l’implantation des Roms sur le territoire français. Si les questions de logement, d’éducation ou de santé sont traitées en détail et de manière résolument positive, pas un mot, par exemple, sur l’exploitation de mineurs contraints par des voyous à la mendicité, voire au vol et à la prostitution. Les tsiganes sont exclusivement présentés comme « les boucs émissaires d’une politique sécuritaire ».

En réalité, loin d’être une communauté soumise à la vindicte de Français xénophobes, les Roms sont soutenus par de puissants lobbys. Le collectif Romeurope compte une quarantaine d’associations financées par l’argent public. Sans viser à l’exhaustivité, un rapide florilège de leurs subventions suffit à donner le vertige.

En 2011, derniers chiffres disponibles, la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les tsiganes et les gens du voyage (Fnasat) a reçu 328 930 euros pour la “prévention de l’exclusion”, d’après le Jaune des associations, une annexe du projet de loi de finances détaillant l’effort de l’État en faveur du secteur associatif.

On relève un total de 153 536 euros versés à la Cimade pour un “projet régional de défense des migrants” et un programme assez flou de “préparation à la sortie” (sic). La Ligue des droits de l’homme a reçu 40 000 euros pour “le débat citoyen, la défense des droits et la lutte contre les discriminations”. L’association parisienne Hors la rue, spécialisée dans la prise en charge de mineurs délinquants “essentiellement d’origine roumaine”, a perçu 20 000 euros.

Hors de Romeurope, l’Association pour l’aide à la scolarisation des enfants tsiganes et autres jeunes en difficulté (Aset) n’a reçu que 2 000 euros. Mais il est impossible, au niveau national, de dénombrer la multitude d’associations spécialisées dans la défense des Roms bénéficiant de subventions.

Ces associations réclament notamment des aides à chaque échelon des collectivités publiques : communes, départements, régions. En 2012, le conseil régional d’Île-de-France s’est ainsi fendu d’un chèque de 10 380 euros pour Romeurope. La Cimade a perçu 58 698 euros, l’Association familiale des gens du voyage, 8 500, et Uravif, 25 500. En province, la région Nord Pas-de- Calais a versé 53 375 euros à Areas, gens du voyage et Roms migrants. Un exemple entre mille.

Cette manne d’argent public n’est pas toujours bien gérée. Selon nos informations, après SOS Racisme, France terre d’asile est dans le collimateur de l’Inspection générale de l’administration (IGA), qui rendra un rapport d’ici au 30 octobre.

Pas de quoi gêner ces groupes de pression qui se sont mobilisés dans l’affaire Leonarda.

@Valeurs

http://www.valeursactuelles.com/roms-l’argent-lobby20131023.html

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Y’en a marre de la menace de grève dans le football

Posté par ippolito le 26 octobre 2013

Grève dans le foot : les vraies « cailleras » du ballon rond

Ceux qui faisaient la leçon aux « grévistes » de Knysna ridiculisent le football français avec leur menace indécente, à coups d’arguments inaudibles et de mauvaise foi.

Conquête du mouvement ouvrier, le droit de grève est un droit constitutionnel fondamental. En France, et ailleurs en Europe, il est le fruit de décennies de luttes, le plus souvent sanglantes. Des générations de travailleurs ont combattu courageusement pour obtenir au fil du XIXe siècle la possibilité d’y recourir pour défendre leurs intérêts. Ce droit est consubstantiel à l’expression de la dignité de tout individu au travail.

Aujourd’hui encore, des pans entiers de l’économie mondiale ne disposent toujours pas, dans les faits, des moyens de pouvoir l’exercer. Sans doute les milliers d’ouvriers népalais ou thaïlandais exploités sur les chantiers de la coupe du Monde 2022 au Qatar rêvent-ils parfois de se mettre en grève pour protester contre des conditions de travail proches de l’esclavage qui ont déjà fait plusieurs dizaines de victimes. Voilà pourquoi, voir une poignée de nantis, présidents de clubs de footballs professionnels, brandir cet étendard a quelque chose de profondément indécent, et même d’assez avilissant pour la condition humaine.

Aucune raison d’être exonéré

Les mêmes hiérarques du ballon rond vilipendaient le comportement des sales gosses de l’équipe de France qui avaient refusé de descendre d’un bus à Knysna. Ils sont pires. Les « cailleras » du ballon rond, c’est « la bande à Louvel », le président de l’Union des clubs de football professionnel (UNCPF), pas celle à Ribéry. Le poisson pourrit par la tête et le football français a décidément mauvaise mine.

Quoique l’on pense du caractère baroque de la taxe à 75 %, et de son utilité économique sujette à caution, comment une poignée de privilégiés peut-elle à ce point revendiquer de s’affranchir de tout intérêt collectif ? 

Comment imaginer qu’une activité si peu productive au regard de son chiffre d’affaires envisage de s’exonérer d’une taxe éphémère (deux ans seulement), et limitée à 5 % du CA des clubs, un impôt symbolique gage de solidarité dans un monde en crise, quand chaque jour apporte sa litanie de plans sociaux, de drames du chômage et d’efforts fiscaux.

Que les clubs se privent d’un joueur inutile…

Si la taxe à 75 % s’applique, le PSG devrait verser chaque année 20 millions d’euros, une somme dérisoire au regard des moyens déployés par ses actionnaires qataris. Songeons par exemple qu’elle ne représente pas même la moitié de ce que le club a déboursé pour s’offrir un joueur fantomatique, surpayé, et renvoyé sur le banc de touche du nom de Javier Pastore.

L’OM devrait débourser 5,3 millions, l’OL 4, 9 millions, Lille 4,8 millions ou encore Bordeaux 3, 3 millions… Et alors ? Les présidents de ces clubs ont beau gémir comme des poulets qu’on égorge, ces sommes sont elles aussi ridicules au regard des multiples transferts ratés qu’ils ont déjà réalisés pour des montants parfois supérieurs. Que ces clubs se privent d’un joueur inutile par an et ils pourront remplir sans mal leur devoir de contribuables !

En fait, si les clubs de football professionnel sont si fragiles économiquement, c’est tout simplement qu’ils ont été très mal gérés depuis des années. Dans quel autre secteur économique, la masse salariale pourrait-elle peser pour près de 90 % du budget d’une entreprise sans remettre en cause son existence même ?

La mauvaise foi en prime

On le sait, la bulle spéculative qui s’est emparée du monde du football professionnel finira par éclater. Les clubs surendettés, français pour certains, et surtout espagnols ou anglais, finiront par s’écrouler. Ne serait-il pas temps d’ausculter ce mirage financier plutôt que de fermer les yeux et d’attendre la catastrophe sans rien faire, comme on l’a fait pour la bulle des subprimes?

Quant au dernier argument avancé par ces mauvais citoyens, celui qui a trait au niveau sportif, il relève d’une insondable mauvaise foi. A part le PSG et Monaco, il paraît que la taxe à 75 % condamnerait tous les autres clubs, de Marseille à Lille, de Lyon à Bordeaux à voir s’exiler leurs meilleurs joueurs. 

Dès lors, ils ne seraient plus compétitifs sur la scène internationale. Ah bon ? Le raisonnement souffre d’un léger biais : ces clubs sont déjà nuls ! Et l’on ne parle pas là seulement des raclées encaissées chaque semaine par l’OM en Ligue des champions face à des ténors européens (Dortmund, Arsenal, Naples). 

Est-il besoin de rappeler que les clubs français perdent désormais régulièrement contre des équipes danoises (Esbjerg qui élimine Saint-Etienne de la Ligue Europa), chypriotes (Apollon Limassol qui humilie Nice) ou israélienne (Tel Aviv qui vient l’emporter à Bordeaux), autant de clubs beaucoup moins riches que les nôtres ?

François Hollande a pris la décision saugrenue d’accorder audience aux millionnaires grévistes jeudi prochain. On se prend à rêver qu’il ne leur cède en rien. A défaut, tout recul achèverait de le déconsidérer auprès de ses rares soutiens. Et l’on encouragerait volontiers les détenteurs de PEL, PEA et autres assurance-vie à prendre rapidement rendez-vous à l’Elysée.

http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20131025.OBS2752/greve-dans-le-foot-les-vraies-cailleras-du-ballon-rond.html

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