Y’en a marre des mensonges sur l’inversion de la courbe du chômage

Posté par ippolito le 30 novembre 2013

Chômage : l’impossible inversion de la courbe !

Hollande sait bien que la lutte sera longue. Mais il espère encore pouvoir afficher de petites baisses mensuelles pour considérer son objectif comme rempli.

François Hollande ne pourra sans doute pas annoncer le 31 décembre qu’il a inversé la courbe du chômage. Théoriquement, il a jusqu’à fin janvier et la publication des chiffres de décembre pour remplir sa promesse déjà décalée dans le temps une fois. 

Inversera, inversera pas d’ici à la fin de l’année ? François Hollande a encore joué l’ambiguïté la plus totale sur la courbe du chômage, jeudi matin, lors d’un déplacement Seine-Saint-Denis. D’abord il semble temporiser… et puis il se reprend, et réaffirme sa célèbre promesse.

Formulé pour la première fois sur TF1 en septembre 2012, l’engagement colle au président comme le sparadrap du capitaine Haddock. « Nous devons inverser la courbe du chômage d’ici un an », avait alors simplement lâché le président. 

Avant de discrètement décaler l’échéance à fin décembre 2013 à l’occasion de ses voeux, le 31 décembre. Depuis, les déclarations contradictoires quant à sa faisabilité se sont enchaînées, jusqu’à ce jeudi 28 novembre, où sont attendus les chiffres du chômage à fin octobre. 

Cette donnée sera décisive, car c’est principale référence statistique retenue par l’exécutif pour dire s’il a réussi ou non à tenir le pari. Théoriquement donc, François Hollande a jusqu’à fin janvier pour y parvenir, les chiffres étant toujours connus avec un mois de décalage. 

Sursis jusqu’à fin janvier

Avec la baisse enregistrée en octobre, l’exécutif peut encore espérer trois mois consécutifs dans le bon sens d’ici à fin décembre. Le mois de novembre et de décembre seront décisifs.

La question est de savoir s’ils peuvent réserver une bonne surprise à François Hollande. Bruno Ducoudré, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (rattaché à Sciences Po) n’exclut pas que « le nombre d’inscrits à Pôle emploi puisse baisser ponctuellement sur quelques mois », même d’ici à la fin de l’année. 

Comment ? Grâce « aux emplois aidés et à la montée en charge des emplois d’avenir, particulièrement d’ici à la fin de l’année », et malgré les annonces continues de plan sociaux qui résonnent particulièrement aux oreilles de l’opinion. 

Vers un taux de chômage à 10,9 % ?

L’OFCE ne croit pas pour autant à une véritable inversion de la courbe du chômage. Ni cette année, ni l’année prochaine. Dans ses prévisions, l’Observatoire anticipe 50 000 chômeurs de plus entre la fin juin et la fin décembre. « La politique très volontariste de l’emploi menée par le gouvernement ne permettra pas de compenser les destructions d’emplois dans le secteur privé d’ici à la fin de l’année », explique-t-il.

Compte tenu de l’augmentation de la population active (+ 100 000 par an en tendance) et des gains de productivité attendus, il faudrait que la croissance atteigne au moins 1,5 % pour que l’économie française recommence spontanément à créer suffisamment d’emplois pour faire baisser le nombre du chômeurs. 

Mais le gouvernement lui-même ne table que sur + 0,9 % et a déjà revu à la hausse ses crédits pour les emplois aidés (contrats de génération, emplois d’avenir et contrats uniques d’insertion). L’OFCE table donc sur une hausse de 10,5 % à 10,9 % du taux chômage en 2014. À l’aune de cet indicateur publié trimestriellement par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la courbe du chômage ne serait donc pas près de s’inverser.

http://www.lepoint.fr/economie/l-impossible-inversion-de-la-courbe-du-chomage-28-11-2013-1762847_28.php

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