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Y’en a marre des retraites dorées des patrons du CAC 40

Posté par ippolito le 31 décembre 2013

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Les retraites dorées des patrons du CAC 40

En piochant dans les résultats 
financiers des groupes du CAC 40, les scandales sur les retraites chapeaux et les indemnités de départ sont monnaie courante. Le système est rodé afin d’inciter les dirigeants à contenter les actionnaires.

Avec 2 millions par an de retraite provisionnés pour Franck Riboud par le groupe Danone, près de 48 000 euros versés par mois à Thierry Desmarest, ancien patron de Total…

Les 21 millions d’euros mis de côté par PSA pour son PDG sur le départ, Philippe Varin, ne sont pas une erreur de casting. Un système élaboré de rentes, d’indemnités et de privilèges existe au sein du CAC 40. Il vise à inciter ses dirigeants à tout faire pour que leur groupe crache le maximum de dividendes pour les actionnaires.

Total fonctionne à robinet ouvert

Franck Riboud, PDG du géant mondial du yaourt, devance tous ses confrères du CAC. S’il était remplacé au débotté à la tête du groupe, il pourrait avoir droit, selon les dispositions adoptées par l’entreprise et ratifiées en assemblée générale, à une indemnité de départ, certes soumise à des conditions de performance, mais qui pourrait aller jusqu’à 6 millions. Par ailleurs, lors de son départ en retraite, il pourrait percevoir une retraite chapeau annuelle de l’ordre de 2 millions d’euros !

Au 31décembre 2012, la part du montant total de l’engagement du Groupe Danone au titre des retraites des dirigeants de l’entreprise est de 64,9millions d’euros, équivalant à plus de 2% de la totalité des salaires versés par le groupe en 2012.

La retraite chapeau n’est ni un parachute doré ni une indemnité de départ. Réservée aux cadres dirigeants des entreprises, elle est versée en complément de la retraite légale, sous forme de rente pendant la durée de la retraite du bénéficiaire, pour permettre à ce dernier de préserver un niveau de vie pas trop différent du sien pendant son activité.

La rente du PDG est en général calculée sur la base de ses trois derniers salaires (primes comprises) quand le commun des salariés doit, lui, produire ses 25 meilleures années. Les salariés versent des cotisations pour leur retraite, pas les PDG qui encaissent sans payer.

Le code de bonne conduite Afep-Medef, refondu en juin 2013, recommande pour sa part de plafonner les retraites supplémentaires à 45% du revenu de référence, ce qui fait déjà beaucoup. Mais, évidemment, ce texte, pourtant pas très rigoureux, n’a rien de contraignant.

Le groupe Total fonctionne lui aussi à robinet ouvert. C’est ainsi que Thierry Desmarest, PDG du groupe jusqu’en 2012, a pu bénéficier d’une retraite de 575 290 euros par an, soit 47 941 euros par mois. Christophe de Margerie, qui lui a succédé, aura droit au moment de son départ en retraite à une indemnité de 810 250 euros et à une pension annuelle pouvant aller de 755 477,10 à 1 366 405,60 euros par an (soit de 62 956,43 à 113 867,12 euros par mois).

Dans les rapports financiers annuels

Pour Henri de Castries, président du directoire de chez Axa, l’indemnité de départ pourrait aller jusqu’à 4 540 306 euros. Par ailleurs, les cadres dirigeants d’Axa bénéficient d’un régime de retraite supplémentaire qui s’ajoute à celui des salariés «normaux».

Ce sont là quelques exemples piochés au hasard de la consultation de rapports financiers annuels publiés par les cracks du CAC et qui n’ont rien d’une nouveauté. Avant même les révélations sur la retraite chapeau de Philippe Varin, PDG de Peugeot, les scandales sur les indemnités de départ astronomiques, les rentes viagères mirobolantes et les rémunérations extraordinaires versées par les grands groupes du CAC 40 à leurs dirigeants ont été nombreux.

On se souvient notamment que l’ancien PDG de Carrefour, Lars Olofsson, demeuré seulement un an à la tête du groupe, avait perçu une indemnité de départ de 1,5 million d’euros. Que Maurice Lévy, du groupe Publicis, alors président du lobby des grandes entreprises privées, avait eu droit à un bonus de 16 millions d’euros.

Comment expliquer une telle gabegie ?

Les rémunérations versées, les avantages accordés à ces dirigeants sont le plus souvent sous condition. Pour toucher le maximum, ils doivent impulser une gestion de leur groupe permettant de dégager la rentabilité financière la plus élevée, une masse de dividendes suffisamment importante pour satisfaire la cupidité des gros actionnaires.

Retraite moyenne à 1 547 euros.

Des dizaines de millions d’euros que touchent les patrons 
du CAC 40 à l’heure de la retraite, les salariés lambda 
sont loin du compte quand sonne la fin de leur carrière. 
Aussi, d’après une étude de l’Insee datant du 24 avril 2013, 
le niveau de vie annuel médian des Français âgés de 65 ans 
et plus s’élèverait, à 18 560 euros (1 547 euros par mois).

Les femmes sont particulièrement désavantagées. 
Fin 2012, le revenu moyen d’une femme à la retraite 
(de 65 ans et plus) et ayant eu une carrière complète atteignait péniblement les 1 196 euros ; pour celles qui ont eu une vie professionnelle avec des arrêts, cette moyenne baisse 
à 777 euros par mois. Les hommes s’en tirent mieux avec 
une moyenne de 1 790 euros par mois pour des carrières complètes, contre 1 489 euros pour les autres.

http://www.humanite.fr/m/node/556040

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Y’en a marre de l’envolée du prix des taxis

Posté par ippolito le 31 décembre 2013

L’incroyable envolée du prix des taxis

Le gouvernement vient d’accorder une hausse des tarifs de 3,9% au 1er janvier. Depuis 2008, le prix d’une course aura ainsi augmenté de 21,5%. C’est trois fois plus que l’inflation!

Avec la nouvelle hausse de tarifs accordée par l’Etat au 1er janvier 2014, une course qui coûtait 50 euros début 2008 passera à plus de 60 euros. Pas de quoi inciter les consommateurs à prendre plus souvent le taxi. 

Nouveau coup de bambou pour les Français qui ont encore de quoi se payer une course en taxi. Tenant compte du passage de la TVA de 7 à 10%, le gouvernement a décidé de revaloriser leur tarif de 3,9%. Même en prenant en compte les 3% de TVA en plus, cette revalorisation qui interviendra au 1er janvier reste supérieure à l’inflation, puisque selon les dernières évaluations de l’Insee, la hausse des prix sur un an se limite à 0,7%.

Mais elle intervient surtout après plusieurs années de fortes hausses. Il y a un an, les tarifs des taxis avait bénéficié d’un coup de pouce de 2,6%. Et, depuis plus de 5 ans, les tarifs ont augmenté nettement plus vite que l’inflation. Le 1er mars 2008, le gouvernement a ainsi accordé au lobby des taxis, une hausse de 3,2%. 

10 mois plus tard, rebelote avec une augmentation de 3,1%. Le 1er janvier 2010, les taxis n’avaient obtenu que 1,2% mais l’année suivante, la revalorisation avait atteint 2,1%, puis 3,7% au 1er janvier 2012. Au total, cela correspond à une augmentation de 21,5%. Autrement dit, la même course facturée 50 euros le 1er février 2008, coûtera 60,75 euros à compter de 2014.

une hausse trois fois supérieure à l’inflation

Peu de professions peuvent se targuer d’avoir bénéficié d’une revalorisation de 21,5% en moins de 6 ans alors même que la crise a poussé les entreprises à limiter au minimum les hausses de salaires. Entre 2008, le Smic atteignait 8,61 de l’heure. Au 1er janvier 2014, il passe à 9,54 euros.

 Cette hausse de 10,8% est deux fois inférieure à celle du tarif des taxis. Toujours sur la même période, les prix n’ont globalement augmenté que de 7,7% et le litre de gazole de 6% (avec de fortes variations d’abord à la baisse puis à la hausse).

A titre de comparaison, en Allemagne, où les tarifs sont décidés au niveau local, les hausses n’interviennent que tous les deux à trois ans. Et selon un porte-parole du syndicat national ‘BZP Deutscher Taxi- und Mietwagenverband, les « augmentations à deux chiffres sont très rares ». 

http://www.challenges.fr/entreprise/20131230.CHA8811/l-incroyable-envolee-du-prix-des-taxis-le-tarif-des-courses-en-augmentation-de-3-9-au-1er-janvier-2014.html

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Y’en a marre du coût du philharmonie de Paris

Posté par ippolito le 30 décembre 2013

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Philharmonie de Paris : comment Delanoë et Hidalgo ont voulu cacher une dette de 151 millions d’euros dans le budget municipal

Pas encore ouverte, mais déjà la cacophonie. En 2015, une nouvelle salle de spectacle de 2 400 places doit ouvrir Porte de Pantin à Paris. Il s’agit de la Philharmonie de Paris, un projet co-financé par la mairie de Paris et l’Etat pour un coût atteignant 386,5 millions d’euros (soit trois fois le coût initial) et comprenant une salle de concert, six salles de répétitions, dix studios, un foyer, une salle polyvalente, un lieu d’exposition et trois restaurants.

Une dépense injustifiée ? C’est l’avis des détracteurs de ce projet qui considèrent que Paris n’avait pas besoin d’une nouvelle salle de spectacle de ce type, les salles existantes comme Pleyel, Gaveau, le théâtre des Champs Elysées ou encore la Cité de la musique n’ayant un taux de remplissage que de 70% en moyenne.

Mais qu’importe, le projet, remporté par le groupe Bouygues, est lancé. En revanche, c’est son financement, caché, qui est aujourd’hui épinglé par une enquête du Canard enchaîné.

Une dépense quasiment invisible dans le budget de la mairie de Paris

La moitié du financement de la philharmonie de Paris est assurée par la mairie, à hauteur de 151 millions d’euros. Une grosse somme, qui, curieusement, n’apparaît pas dans le budget de la ville de Paris comme l’a relevé Le Canard enchaîné.

« Le Conseil de Paris n’a jamais voté un budget en bonne et due forme pour financer cet investissement », assure l’hebdomadaire. Lequel n’a trouvé trace de ce projet que dans deux « subventions exceptionnelles », qui seront versées en 2014, d’un montant de 15,6 millions d’euros. A quoi correspond cette somme ?

Aux premières échéances de prêt contracté par « l’Association Philharmonie de Paris », qui est le maître d’ouvrage du projet. Oui, car au lieu d’emprunter directement ou de financer le projet sur ses fonds propres, le maire Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo (membre de droit du conseil d’administration) ont mis en place un montage financier destiné à cacher le coût des 151 millions d’euros pour la ville :

c’est l’association qui a emprunté la somme auprès d’une banque, la ville remboursant les échéances via des « subventions » annuelles. Ainsi, alors que la philharmonie coûtera 151 millions d’euros à la ville, seule une subvention de 15,6 millions d’euros n’est visible pour l’instant.

Ce montage financier coûte 25 millions d’euros de plus

Selon Le Canard enchaîné, ce curieux montage financier, destiné à cacher le réel coût du projet aux contribuables parisiens, a lui-même… un coût plus élevé que si la mairie avait emprunté l’argent directement. « L’association a emprunté à la Société générale au taux de 5,2%.

A un moment où la Ville empruntait à 3,5%. Le montant des intérêts est donc de moitié plus élevé que si la Ville avait emprunté directement. Soit, pour les Parisiens, une ardoise alourdie de 25 millions d’euros », calcule Le Canard enchaîné.

Contactée par l’hebdomadaire, la mairie a assuré qu’elle allait revoir les modalités d’emprunt auprès de la Société générale. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Tout simplement parce qu’en laissant « une association s’endetter à la place de la Mairie, Delanoë masque l’endettement de la Ville. L’emprunt de 151 millions n’apparaît pas dans les comptes », insiste Le Canard.

Le vrai coût du projet a également été caché

Si la Mairie a tenté de cacher cet endettement, c’est notamment parce que le vrai coût de la Philharmonie de Paris n’a jamais été révélé. En 2009, le premier appel d’offres pour le projet s’élevait à 175 millions d’euros. Un chiffre totalement fantaisiste : Bouygues avait fait un devis de 300 millions et le groupe Vinci de 360 millions d’euros. Après négociations, Bouygues, resté seul dans la course, a accepté de ramener le budget à 215 millions d’euros. Un chiffre encore sous-évalué de l’aveu même de Jean Nouvel, architecte du projet.

Interrogé par France 2, le 9 décembre dernier, il reconnaissait que le vrai coût a été caché aux contribuables : « Si vous voulez construire, vous devez accepter les termes d’un contrat de départ dont vous savez qu’il est faux. On vous dit que, si vous dépassez de 1 euros, vous ne serez pas pris. Si on veut faire le projet, on est obligé de mentir », a-t-il déclaré. Aujourd’hui, on estime que le vrai coût de ce projet titanesque atteint 386,5 millions d’euros.

Comme il fallait s’y attendre, en pleine campagne municipale, l’UMP de Paris a vivement réagi à la suite de la publication de l’article du Canard enchaîné et a demandé au préfet de Paris d’effectuer un « contrôle de légalité » du budget 2014, jugé insincère. Et dire que les contribuables ont faillit ne pas être au courant…

*** Sources
- Jean-Jacques Larrochelle, « Couacs et mauvais tempo à la Philharmonie », Le Monde, 18.11.2013
- « Le financement de la future Philharmonie dans le collimateur », 20minutes.fr, 26.12.2013
- Hervé Martin, « Symphonie de mensonges à la Philharmonie de Paris », Le Canard enchaîné n°4861, 24.12.2013

http://www.politique.net/2013123001-philarmonie-de-paris.htm

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Y’en a marre de la hausse de la TVA

Posté par ippolito le 30 décembre 2013

TVA : la hausse qui fâche

Annoncée il y a un an, la hausse de la TVA entrera en vigueur le 1er janvier. Elle peut paraître indolore car le principal taux ne passera que de 19,6 à 20%. Il concerne la majorité des biens et le gouvernement le rappelle sans cesse. 

Les critiques concernent essentiellement la hausse du taux dit intermédiaire, qui va grimper de 7% à 10% pour le transport, l’hôtellerie-restauration, les services à la personne et les déchets. 

Ces quatre secteurs répercuteront la hausse dans les prix facturés aux consommateurs. Elle sera d’autant plus lourde que le taux a quasiment doublé en deux ans : en janvier 2012, il était déjà passé de 5,5 à 7%.

Les transports représentent le secteur qui touchera le plus les Français au quotidien. Les usagers vont encaisser une inflation de 1,3% à partir du 1er janvier, selon l’Insee. 

C’est la plus forte hausse après le tabac (+1,5%) dont les prix augmenteront de 20 centimes à partir du 13 janvier. La SNCF a déjà annoncé qu’elle majorerait le prix des billets de 3% pour répercuter cette hausse de la TVA. Idem pour la RATP qui épargnera toutefois le ticket à l’unité (1,70 euros), acheté par les plus modestes, et le forfait mensuel Navigo des zones 1 à 5, maintenu à 113,20 euros. 

Les élus locaux ont dénoncé pendant plusieurs mois cette majoration, en vain. À trois mois des élections municipales, cette mesure est malvenue pour eux. Sur le traitement des déchets, géré par les collectivités locales, ils ont aussi prévenu que la hausse de 7 à 10% risquerait d’affecter, au bout du compte, les impôts locaux en 2014.

Le BTP s’en sort bien

Côté entreprises, l’hôtellerie et la restauration voient encore leur TVA augmenter alors qu’elles avaient décroché un taux de 5,5% en 2009. Le peu d’emplois créés depuis, 5.000 à 6.000 par an, a convaincu le gouvernement de ne plus leur accorder ce bénéfice fiscal. 

En revanche, le BTP s’en sort plutôt bien. Les travaux de rénovation énergétique bénéficieront d’un coup de pouce avec une TVA abaissée de 7 à 5,5%. Elle concernera toute une série d’équipements comme les fenêtres et parois isolantes, les chaudières écologiques, qui pèsent au total 14 milliards d’euros sur le gâteau des 40 milliards de travaux réalisés chaque année en France. Le reste supportera une TVA revue à la hausse.

« La profession craint un retour du travail au noir, explique Jean-Luc Mermillon, en charge de la fiscalité à la Fédération française du bâtiment. Mais on ne va pas se plaindre de notre sort, quel autre secteur peut revendiquer une telle aide. » 

Sûrement pas les services à la personne dont la TVA a augmenté dès le 1er juillet 2013. Aide à domicile, aux personnes âgées, près de 2 millions de salariés travaillent dans ce secteur qui pèse environ un tiers des emplois créés ; 4,4 millions de ménages ont recours à ces services et seront touchés par la hausse de la TVA.

http://www.lejdd.fr/Economie/TVA-la-hausse-qui-fache-645853

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Y’en a marre de la hausse des tarifs bancaires

Posté par ippolito le 29 décembre 2013

Hausse des tarifs bancaires: Les démunis payent les étrennes des banquiers

La hausse des tarifs bancaires, le 1erjanvier prochain, touchera d’abord des services de base, donc les plus modestes. L’Association française des usagers de banque (Afub) appelle ni plus 
ni moins à 
«se révolter».

Le père Noël des banques n’est passé que pour les riches. Les établissements bancaires vont augmenter leurs tarifs au 1erjanvier, et surtout pour leurs prestations de base. Ce sont donc les plus pauvres qui devront payer plus, au point qu’une association de consommateurs appelle à «se révolter».

Dans quatre des principales banques françaises (Caisse d’épargne, Crédit agricole, Société générale et CIC), le prix de la carte à autorisation systématique, la moins chère du marché, augmente bien au-delà de l’inflation, entre 1% et 3%. Si son prix est stable à La Banque postale à 28,50euros par an, elle culmine à 39,15euros à la banque de l’écureuil. Parallèlement, la carte internationale à débit différé, la plus chère et uniquement utile aux plus riches, reste, elle, stable autour de 45euros par an.

Les banques impunies

Les virements suivent la même logique. Si tous les établissements les proposent désormais gratuitement sur Internet, ils augmentent à la Caisse d’épargne, à la Société générale et au CIC, pour s’établir à près de quatre euros en moyenne par opération.

Sous couvert d’évolution technologique, ce sont là aussi des inégalités qui se creusent. La fracture numérique touche avant tout les catégories fragiles (plus modestes, plus âgés) tandis que les classes supérieures, dotées des derniers outils (Smartphones…), ont beaucoup moins de mal à s’adapter à ces innovations.

Forcément, l’Association française des usagers de banque (Afub) est en colère. Serge Maître, son secrétaire général, ne mâche pas ses mots. «Ce qui est exécrable, c’est que ça va concerner les produits du quotidien, pas des produits exceptionnels (…) mais les virements, les prélèvements, les tenues de la carte bancaire de base. La carte de luxe, elle, est en baisse. » Chargé de mission banque-assurance à l’UFC Que-choisir, Maxime Chipoy, trouve lui aussi «choquant» que «ces évolutions touchent les plus modestes».

Déjà dénoncés par l’UFC en juin 2013, ce sont surtout les «frais de tenue de compte» qui le préoccupent. «Ces nouveaux frais, généralisés à toutes les banques alors que la plupart d’entre elles n’en appliquaient pas encore il y a trois ans, ne renvoient à aucun service identifiable. Cette opacité semble cacher quelque chose et appelle les pouvoirs publics à imposer une transparence dans leur définition.»

En 2013, ils étaient de l’ordre de 22 euros par an en moyenne, un chiffre en progression de 56% (!) par rapport à 2010. Et ils vont encore lourdement augmenter en 2014. Ainsi, la Banque populaire, qui ne les faisait pas payer jusqu’à présent, va ponctionner 1,50 euro par mois au titre de ces frais, pour tous les clients non titulaires d’une convention de relation – donc, à nouveau, les moins aisés.

La loi bancaire votée en juillet dernier par le Parlement entend mieux encadrer les activités et les tarifs. Outre une harmonisation des termes utilisés par les banques, et une plus grande facilité pour changer d’établissement, ce texte « prévoit un plafonnement des commissions d’intervention, prélevées lors d’incidents de paiement et qui peuvent s’accumuler à grande vitesse pour les ménages à découvert», se défend le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici.

« Ces commissions sont désormais plafonnées pour tous les clients (à 80 euros par mois – NDLR) et, ajoute le ministre, un plafond plus bas s’appliquera aux plus vulnérables», selon des critères qui seront fixés par décret. Jusqu’à présent, les commissions d’intervention rapportaient aux banques françaises plus de trois milliards d’euros chaque année…

Pour autant, le texte n’a pas tenu toutes ses promesses. «Le changement d’établissement bancaire est loin d’être aussi facile qu’annoncé, c’est une grosse lacune de la loi», estime Maxime Chipoy, qui considère que «la galère pour faire transférer un compte joue en faveur d’une impunité des banques».

Serge Maître va plus loin et voit dans cette loi la source même de l’importance des hausses au 1erjanvier. « Les appétits tarifaires se déplacent chaque fois que l’on plafonne », estime le responsable de l’Afub, regrettant que la loi n’intervienne pas sur les hausses annuelles. En attendant une «régulation durable des tarifications», il appelle les usagers à «se révolter».

«Ces hausses ne sont pas une fatalité, assure-t-il. Depuis 2009, le banquier qui veut vous imposer sa nouvelle tarification doit vous envoyer sa plaquette tarifaire, mais surtout il doit ajouter une lettre. Et il ne le fait jamais. Nous pouvons donc résister.»

Recherche super-rentabilité désespérément

Contraintes d’augmenter leur niveau de fonds propres et de liquidités, avec la mise en application de la nouvelle réglementation, connue sous le nom de Bâle 3, les banques mettent les bouchées doubles pour retrouver leur rentabilité à deux chiffres d’avant la crise.

Et c’est la banque de détail qui devient la vache à lait des banques françaises. Pour accroître leurs performances, elles n’hésitent pas à se restructurer, en supprimant des postes, en fermant des agences, à augmenter leurs tarifs de «tenue de comptes», à multiplier les assurances.

Et les résultats sont là. À l’instar de la Société générale, qui affiche une rentabilité groupe avant impôt de 6%, alors que sa banque de détail affiche 24% de rentabilité. En moyenne, ce taux s’établit à 14% pour les banques de détail européennes, selon une étude qui porte sur neuf pays (France, Allemagne, Italie, Russie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie et Royaume-Uni).

http://www.humanite.fr/m/node/555961

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Y’en a marre du chômage et des promesses de François Hollande

Posté par ippolito le 29 décembre 2013

Une inversion de la courbe s’est cachée dans les mauvais chiffres du chômage

Le chômage ne sera pas encore stabilisé fin 2013. L’inversion de tendance, objectif de François Hollande, serait reportée de six mois.

L’ennui, dans les jeux de rôles politiques, c’est que les réactions sont toujours convenues, et donc attendues. Lorsque Michel Sapin, ministre du Travail et de l’Emploi, affirme que la baisse du chômage est amorcée alors que ses services font état pour novembre de 17.8000 demandeurs d’emplois supplémentaires, le citoyen a le droit de se demander jusqu’où peut aller la langue de bois.

Certes, il est légitime comme le fait le ministre de prendre un peu de recul pour remarquer que, si on considère les évolutions trimestrielles, la croissance du chômage s’est atténuée tout au long de l’année. Mais soutenir que l’objectif de François Hollande —réitéré quelques jours avant Noël— d’inverser la courbe du chômage fin 2013 est gagné, c’est plonger l’opinion publique dans un abîme d’incompréhension. Ralentir la hausse du chômage n’est pas le faire  reculer.

Car malgré tout, les chiffres sont têtus et le nombre de chômeurs sans aucun emploi a augmenté de 5,6% sur un an et encore de 0,5% en novembre, d’après les statistiques officielles. Sans aller jusqu’à l’auto-flagellation qui ne conviendrait pas à un gouvernement en place ni à un ministre en exercice, il n’y a pas de quoi afficher une quelconque satisfaction.

Pour l’opposition, c’est pain béni. Jean-François Copé à la tête de l’UMP n’a pas laissé passer l’occasion de réclamer au chef de l’Etat un acte de contrition en reconnaissant son échec, préconisant tout une série de dispositions que la droite elle-même ne sut pas intégrer à sa politique économique lorsqu’elle était aux affaires. Ce qui démonétise le commentaire en le réduisant à une critique politicienne systématique, alors que l’enjeu mériterait bien une forme d’opposition plus constructive.

Le chômage des seniors s’aggrave

Pourtant, les statistiques de novembre livrent bien d’autres enseignements que les déclarations sans nuances des uns et des autres.

Si l’on considère le chômage des seniors, la tendance à la stabilisation annoncée par Michel Sapin pour l’emploi en général n’est absolument pas d’actualité. Le chômage des plus de 50 ans augmente de 11,7% sur douze mois, et encore de 1,3% en novembre (deux fois plus que pour l’ensemble des demandeurs d’emploi).

Les dispositions prises pour le maintien des seniors dans l’emploi font chou blanc, et les entreprises n’ont pas mis en œuvre les mesures envisagées pour garder leurs salariés âgés comme elles s’y étaient engagées au moment de la réforme des retraites. Productivité et compression de masse salariale obligent : le nombre des réductions de postes dus aux plans sociaux et aux  ruptures conventionnelles ne cesse d’augmenter, l’économie française détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée.

Au final, la durée moyenne de chômage pour les seniors a encore augmenté en 2013, et on dénombre maintenant 582.000 personnes inscrites à Pole Emploi depuis plus de trois ans, soit une hausse de 17,4% en un an. On comprend que le gouvernement n’entre pas dans les détails.

Le chômage des jeunes sort de l’ornière

A l’inverse, si l’on regarde le chômage des jeunes sans aucun emploi ou en temps partiels réduits (catégories A, B et C), on note une progression limitée sur un an à 1,1%, soit une quasi stabilisation soulignée par les résultats de novembre. Ils révèlent une baisse de 0,9% du nombre des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans dans ces catégories. Ce n’est d’ailleurs pas une première: cette année, le chômage des jeunes a connu plusieurs mois de recul.

Certes, les emplois aidés ont favorisé cette tendance, et l’on connait les difficultés qui existent pour les transformer en véritables emplois pour les jeunes qui en bénéficient. Malgré tout, pour cette catégorie de chômeurs et même si on ne peut parler de véritable embellie, il existe  bien une réelle inversion de la courbe du chômage. Reste maintenant à consolider cette tendance.

Le chômage ne refluera pas début 2014

Les résultats de la politique du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ne peuvent être que ténus. Le scénario de l’Unedic montre la complexité de la tâche:

«En 2014, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A progresserait à nouveau; on dénombrerait ainsi +75.600 inscrits sur l’année. En effet, l’emploi total progresserait grâce au ralentissement des destructions d’emploi marchand et aux emplois d’avenir et CUI-CAE, mais cela ne serait pas suffisant pour compenser le dynamisme de la population active».

Pas de miracle possible, l’équation est connue: à moins de 1% de croissance —voire 1,5%— l’économie ne crée pas suffisamment d’emplois pour offrir un travail aux nouveaux arrivants sur le marché. Et les hypothèses de croissance retenues ne dépassent pas 0,9% pour 2014: c’est mieux que 0,2% en 2013, mais encore insuffisant pour insuffler une reprise solide sur le marché de l’emploi.

L’Insee est globalement sur la même ligne. Grâce essentiellement aux emplois aidés, l’emploi non marchand devrait continuer à progresser (de 33.000 postes) au premier semestre 2014, écrit l’institut dans sa note de conjoncture de décembre.  Mais à cause de l’augmentation  de la population active (113.000 personnes), le taux de chômage doit encore progresser au premier semestre de l’an prochain pour atteindre 11%.

Ainsi, on ne saurait pronostiquer une inversion de tendance sans un décalage d’au moins six mois sur le calendrier fixé par le chef de l’Etat. Le chômage devrait être à peine stabilisé au début de l’été prochain, dans l’espoir qu’une sortie de la récession de la zone euro entraîne dans son sillage une reprise de l’activité en France, et de l’emploi, au deuxième semestre.

Gilles Bridier

http://www.slate.fr/story/81683/inversion-courbe-cachee-mauvais-chiffres-chomage

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