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Y’en a marre des privilèges de nos élus

Posté par ippolito le 23 décembre 2013

Municipales à Paris : la liste des élus de droite et de gauche qui ont un logement social

Et si le meilleur moyen pour obtenir un logement HLM à Paris était de se faire élire ?

C’est la question qu’on peut se poser à la lecture des différents articles recensant tous les élus qui bénéficient d’un logement social dans la capitale. 

Même si dans de nombreux cas, ces élus avaient obtenu ces logements avant leur élection, on peut se demander s’il est légitime qu’ils y restent. Car Paris manque cruellement de logements sociaux. 

Selon des chiffres publiés par Lemonde.fr, « en 2011, on comptait 387 000 demandeurs de logements sociaux en Ile-de-France.

Seuls 75 000 à 80 000, soit 20 % environ du total, en ont obtenu, dont 11 000 à 12 000 à Paris ». Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), candidates à la mairie de Paris en 2014, se sont engagées à ce qu’aucun conseiller de Paris ne soit locataire d’un logement attribué par la ville de Paris. Mais ça, c’est pour l’année prochaine. 

En attendant, plus d’une dizaine d’élus bénéficie d’un logement social, en toute légalité. Et tous les partis politiques sont concernés :

Majorité de Delanoë (PS et PC)

- Claudine Bouygues, adjointe PS aux droits humains et à l’intégration (56 m² dans le 17e arrondissement, 696 euros euros par mois).
- Liliane Capelle, adjointe PS aux seniors (100 m² dans le 11e arrondissement, 1 800 euros par mois).
- Pierre Mansat, adjoint groupe PC chargé de Paris métropole (75 m² dans le 12e arrondissement, 1 100 euros par mois).
- Didier Guillot, adjoint PS à la vie étudiante (113 m² dans le 18e arrondissement, 1 900 euros par mois).
- Jean Vuillermoz, adjoint PC chargé du sport (53 m² dans le 20e arrondissement, 300 euros par mois, hors charge).

Opposition municipale UMP

- Geoffroy Boulard, adjoint à la sécurité du 17e arrondissement (74 m², 1 170 euros par mois). Le bail est au nom de son épouse.
- Jean-Jacques Giannesini, tête de liste UMP (80 m² dans le 19e arrondissement, 1 200 euros par mois). Il a promis qu’il allait quitter l’appartement.
- Jacques-Yves Bohbot, tête de liste UMP (88 m² dans le 4e arrondissement, 1 500 euros par mois). Il a promis que le bail bénéficierait à son épouse et ses quatre enfants.

Les autres partis politiques également touchés

D’autres élus sont concernés, mais la presse n’a pas trouvé les chiffres : c’est le cas des centristes avec l’UDI Edith Gallois (qui assure avoir aujourd’hui résilié son bail) et la membre du Modem, Fadila Mehal. 

Parmi les heureux élus, on trouve également Alexis Corbière, premier adjoint du 12ème arrondissement (et secrétaire national du Parti de Gauche de Mélenchon), Fabienne Giboudeaux (EELV) ou encore Gérard d’Aboville, conseiller du 15e arrondissement (et qui a promis de résilier son bail… s’il est élu !).

Selon une enquête de la mairie de Paris, datant de 2010, 17 élus du Conseil de Paris vivent dans un logement social.

*** Sources
- S. Laurent, « L’interminable liste des élus en logement social », Lemonde.fr, 05.12.2013
- M. Hajdenberg, « Cinq adjoints de Delanoë vivent dans des logements sociaux », Mediapart, 04.12.2013
- V. Vantighem, « Un élu UMP occupe un logement social de 74 m² », 20minutes.fr, 04.12.2013
- Sophie de Ravinel, « NKM et Hidalgo souhaitent imposer plus de transparence aux élus », Le Figaro, 03.12.2013
- T. Pézerat, « Jack-Yves Bohbot, locataire d’un logement social de 88 m2″, Le lab, 13.11.2013
- MA. Gairaud, « Logement social à Paris : les élus toujours dans la tourmente », Le Parisien, 16.12.2013

http://www.politique.net/2013122301-municipales-paris-logements-sociaux.htm

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Y’en a marre de Claude Guéant

Posté par ippolito le 23 décembre 2013

Guéant avoue 4.000 euros mensuels en cash

Il a régné sur la police, comme directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy de 2002 à 2007, puis comme premier flic de France lui-même de 2011 à 2012. 

Mais mardi, Claude Guéant s’est retrouvé du mauvais côté du bureau, en garde à vue dans les locaux de la direction nationale des investigations financières. Une garde à vue de plus de quinze heures, de 8h30 à 23h 30. « L’audition proprement dite n’a duré que cinq ou six heures, pas plus », pondère son avocat Me Philippe Bouchez El Ghozi. 

Les policiers, agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris pour détournement de fonds publics, veulent savoir pourquoi Claude Guéant a perçu des primes de cabinet en espèces alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau.

Le ministère de l’Intérieur « a maintenu l’exception » des primes…

« Il s’est expliqué longuement sur ce système qui existait depuis 1926, et qui concernait au ministère de l’Intérieur jusqu’à 400 personnes », explique son avocat. Selon lui, Claude Guéant a détaillé aux enquêteurs comment, lorsque Lionel Jospin avait mis fin à l’utilisation des fonds spéciaux pour les primes de collaborateur de cabinet, le ministère de l’Intérieur « a maintenu l’exception ».

« À l’Intérieur, il a fallu trois ans pour mettre les choses à niveau. On ne pouvait pas dire aux gens, du jour au lendemain, que leur traitement était amputé. Les dotations de l’État pour compenser ces pertes de revenus sont passées de 434.000 euros en 2002 à une somme de l’ordre d’1,3 million d’euros en 2005. Entre-temps, le ministère de l’Intérieur, privé de fonds spéciaux, a assuré la transition par ses frais d’enquête et de surveillance (FES) », confie l’avocat. 

Interrogé sur le rôle de Nicolas Sarkozy, s’il avait validé, approuvé, ou décidé ces décisions, Claude Guéant a « pris sur lui », s’employant à mettre hors de cause l’ancien ministre de l’Intérieur. « M. Guéant a expliqué aux enquêteurs que M. Sarkozy ne s’était pas occupé de ces questions qui s’étaient réglées à son niveau à lui », indique Me Bouchez El Ghozi.

… et admis avoir conservé des compléments de salaires

Concrètement, alors directeur de cabinet, Claude Guéant recevait tous les mois une enveloppe de l’ordre de 10.000 euros en espèces puisés des FES de la police et versée par Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale. 

Ce dernier a confirmé le montant lors de sa garde à vue simultanée de mardi. Selon nos sources, Claude Guéant a admis avoir conservé pour lui environ 4.000 euros mensuels au titre des compléments de salaires, de 2002 à 2004. 

Il a également déclaré avoir « redistribué » les 6.000 euros restants entre plusieurs autres membres du cabinet dont le directeur de cabinet adjoint, le délégué police et le chef de cabinet.

 Interrogés par les enquêteurs préalablement à la garde à vue de Claude Guéant, Daniel Canepa, ancien directeur adjoint, Jacques Lamotte, ancien contrôleur général des services actifs de la police nationale, et Michel Camux, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, auraient bel et bien confirmé avoir reçu des espèces. « Chantal Jouanno, Roselyne Bachelot ou Valérie Pécresse ont dit qu’elles n’avaient pas reçu d’espèces, mais c’est normal parce qu’elles n’étaient pas fonctionnaires du ministère de l’Intérieur », plaide Me Bouchez El Ghozi.

Ces explications ont-elles convaincu le parquet de Paris?

  »Le dossier est en cours d’analyse », confie-t-on chez le procureur Molins. Le parquet peut désormais soit classer l’affaire, soit la confier à un juge d’instruction, soit la renvoyer directement devant un tribunal correctionnel. 

Quoi qu’il en soit, Claude Guéant n’en aura pas fini avec les auditions judiciaires. Deux juges, Serge Tournaire et René Gourman, enquêtent sur sa vente suspecte de tableaux, cédés 500.000 euros en 2008 à un avocat de Malaisie, quelques semaines avant l’achat d’un appartement parisien. 

Les juges, qui ont demandé l’audition de l’avocat malais, attendent le retour d’une commission rogatoire en Malaisie pour entendre l’ancien ministre. Selon plusieurs experts, les deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe ont été largement surévalués. « Nous avons remis aux enquêteurs une expertise qui démontre que la vente de ces deux toiles s’est faite à un prix raisonnable », réplique l’avocat du ministre. 

Enfin, autre dossier, celui de l’arbitrage de Bernard Tapie dans le volet Adidas. Persuadés que les 403 millions d’euros donnés à Tapie ont été le résultat d’un « simulacre d’arbitrage », les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff devraient à leur tour convoquer l’ancien homme fort des années Sarkozy.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Gueant-avoue-4-000-euros-mensuels-en-cash-644978

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Y’en a marre de la dette et des déficits

Posté par ippolito le 22 décembre 2013

La France va emprunter 173 miliards d’euros en 2014

La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d’euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.

La France va emprunter 173 milliards d’euros sur les marchés à moyen et long terme en 2014, anticipant une remontée de ses taux d’emprunt après une année 2013 au cours de laquelle ses coûts de financement sont tombés à un plus bas historique.

Ce montant, net des rachats de dette, est un peu plus faible que celui anticipé lors de la présentation du budget en septembre (174 milliards d’euros), mais plus élevé qu’en 2013 (169 milliards), selon un communiqué publié vendredi par l’Agence France Trésor (AFT).

La différence par rapport à septembre tient au fait que l’AFT a racheté depuis cette date un milliard d’euros de dette qui arrivait à échéance en 2014. En tout, l’AFT a racheté pour 23 milliards d’euros de dette en 2013, dont 13 arrivant à échéance en 2014 et 10 en 2015, ce qui lui permet d’alléger d’autant ses remboursements à venir.

Au total, les besoins de financement de la France s’élèvent à 176,4 milliards d’euros pour l’an prochain, couverts pour l’essentiel par les 173 milliards d’emprunts, complétés par des ressources annexes. La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d’euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.

L’AFT, chargée de placer la dette française sur les marchés, publie son programme pour 2014 alors que 2013 a été l’année de tous les records. Le taux moyen pour l’ensemble des emprunts à moyen et long terme s’est établi à 1,54% cette année, un plus bas historique, contre 1,86% en 2012 et 4,15% en moyenne entre 1998-2007.

Le taux d’emprunt à dix ans a atteint son plus bas historique en mai dernier

La France s’est même offert le luxe de voir son taux d’emprunt à 10 ans atteindre son plus bas historique à 1,66% le 2 mai sur le marché secondaire où s’échange la dette déjà émise.

« 2013 est une très bonne année pour le marché de la dette française, avec des coûts de financement au plus bas à moyen et long terme. C’est le signe de la confiance dans le crédit de la France et la qualité technique de la dette française », a indiqué Ambroise Fayolle, directeur général de l’AFT lors d’une rencontre avec la presse.

Ces coûts de financement témoignent du fait que malgré une croissance très faible dans le pays les investisseurs sont friands de dette française, facilement échangeable et plus rémunératrice que des valeurs refuges comme les titres de l’Allemagne.

Le niveau de la charge de la dette a atteint 45 milliards d’euros en 2013

Ils sont également le reflet de l’apaisement des tensions en zone euro et de politiques monétaires très accommodantes des banques centrales. Les abaissements de note qu’a subi la France ces derniers mois n’ont eu en outre aucune conséquence sur son taux d’emprunt.

L’AFT a précisé que le niveau de la charge de la dette atteignait 45 milliards d’euros en 2013, soit 1,9 milliard d’euros de moins par rapport à ce qui était prévu, en raison d’une inflation et de taux d’emprunt plus bas qu’anticipé.

Pour l’an prochain, l’AFT table sur une charge de la dette à 46,7 milliards d’euros. Pour 2014, l’AFT a confirmé qu’elle s’attendait à une remontée de ses taux d’emprunt à 3,3% en moyenne pour l’échéance à 10 ans, contre 2,23% en 2013. « Nos hypothèses sont prudentes concernant la remontée des taux », relève Ambroise Fayolle.

« La remontée des taux devrait aussi être favorisée par une reprise économique en Europe »

L’annonce en mai dernier par la Réserve fédérale américaine (Fed) d’un prochain changement de cap avait entraîné une hausse des taux d’emprunts des États-Unis, puis dans la zone euro. 

La décision de réduire en janvier 2014 les rachats d’actifs, prise mercredi, n’a en revanche pas pesé sur les taux en zone euro, qui bénéficient par ailleurs d’une politique monétaire favorable de la Banque centrale européenne (BCE).

« La remontée des taux devrait aussi être favorisée par une reprise économique en Europe », estime Ambroise Fayolle. Une croissance plus vive pourrait pousser les investisseurs à être plus téméraires et à se détourner légèrement des placements les plus sûrs, comme la dette française.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/20131220trib000802142/la-france-va-emprunter-173-miliards-d-euros-en-2014.html

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Y’en a marre de la caisse des dépôts

Posté par ippolito le 22 décembre 2013

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Cité du cinéma : la Caisse des dépôts a-t-elle investi sous pression politique ?

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) s’est-elle fait forcer la main par l’exécutif pour financer la Cité du cinéma, ce projet fou de Luc Besson d’installer un Hollywood français en bord de Seine, inauguré en grande pompe le 21 septembre 2012 ? Plus de 150 millions d’euros ont été investis par la Caisse dans l’affaire, en fonds propres et en prêts.

La justice devra trancher la question, après la décision du procureur de la République de Paris, François Molins, d’ouvrir une enquête préliminaire, lundi 16 décembre, sur « les conditions de financement de la construction et du fonctionnement » de ce complexe associant plateaux de tournage et école de cinéma.

Une note de la Cour des comptes révélée le 16 novembre par Le Parisien avait dénoncé « un financement public (…) décidé contre l’avis des services de l’Etat et de la Caisse des dépôts et consignations, principal financeur du projet ». L’argent public aurait été engagé, selon les magistrats, dans le seul but de faire aboutir le projet « qu’une société privée [Europacorp, propriété de Luc Besson] portait pour son bénéfice ».

Des proches de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant, ex-secrétaire général de l’Elysée, et Christophe Lambert, ex-proche de l’ancien président de la République et actuel directeur général d’Europacorp, auraient joué un rôle déterminant dans l’affaire.

Ce qui est reproché à la Caisse des dépôts. Qu’en est-il ? La Caisse, institution publique autonome, centrée sur des projets d’intérêt général, a-t-elle agi au mépris de ses règles de gouvernance ? Et en ignorant les risques pris sur les deniers publics pour servir des intérêts privés ?

La façon dont l’opération Besson a été conduite a de quoi interpeller. Car selon l’enquête du Monde, qui confirme les témoignages recueillis par Le Canard Enchaîné du 27 novembre, la commission de surveillance de la Caisse n’a jamais été saisie du projet par le directeur général de l’époque, Augustin de Romanet, ni même officiellement informée.

L’examen du dossier Besson a commencé fin 2008 et la décision d’investir prise en mars 2010 au sein du comité national des engagements de la Caisse. Or, l’analyse des procès-verbaux de la commission de surveillance entre 2008 et 2012 en atteste : il n’est fait mention d’aucun débat sur le sujet au sein de cette instance de contrôle composée de représentants de l’Etat et de parlementaires.

Il s’agit d’une institution pourtant centrale dans la gouvernance de la Caisse, où se discutent surtout les grandes orientations stratégiques, mais aussi des dossiers concrets, comme des prises de participation importantes et des dossiers sensibles… ce qui, pour ces deux derniers points, était le cas de la Cité du cinéma.

Une décision qui n’a pas été débattue. En réalité, le projet Besson n’a été qu’évoqué, deux fois, brièvement, devant la commission de surveillance. Et chaque fois incidemment et de façon elliptique. La première fois, seule à être consignée dans ces procès-verbaux, c’est le 24 mars 2010, lors d’une discussion sur les principes devant guider les décisions d’investissement de la direction du développement territorial et du réseau de la Caisse.

M. de Romanet a cette déclaration rapide, mais qui pourrait être lourde de sens : « La Cité du cinéma ne rentre pas nécessairement dans la matrice, néanmoins, elle doit être soutenue car elle répond à une forte demande publique. » C’est tout à ce moment-là.

La seconde fois, c’est le 16 mars 2011, donc un an après la signature du projet, à l’occasion de l’examen du rapport annuel de la direction du développement territorial et du réseau de la Caisse. Selon des témoins, Franck Borotra, ancien ministre et député RPR, qui siège à la commission en tant que personnalité qualifiée, fait part de son interrogation sur le sens du soutien de la Caisse dans deux des projets présentés, la Cité de la mode et la Cité du cinéma.

De son côté, à plusieurs reprises sur la période, selon des sources internes à la Caisse, Michel Bouvard, alors président de la commission de surveillance, réclame les fiches techniques de l’opération. Il ne les obtient pas. Enfin, le secrétaire du comité de groupe de la Caisse (CGT), Jean-Philippe Gasparotto, n’a de cesse de demander des comptes, en alertant sur la prise de risque financier et sur les nombreuses rumeurs d’intervention de l’Elysée.

« D’un engagement de 30 à 40 millions d’euros prévu au début, qui ne justifiait pas un passage en commission de surveillance, on est passé à 150 millions. A mesure que Besson peinait à trouver les fonds, la Caisse s’est retrouvée avec un investissement majoritaire. Cela aurait nécessité un passage en commission, même si celle-ci était polarisée sur des sujets lourds dont l’investissement avec l’Etat dans La Poste », estime, sous couvert d’anonymat, un haut responsable de la Caisse. En clair, l’examen du dossier en commission n’était pas obligatoire au sens des textes de gouvernance. Mais il s’imposait.

Sur la même ligne, un ancien membre de la commission de surveillance estime même qu’il aurait fallu, pour faire les choses dans les règles de l’art, que le financement Besson soit présenté, a posteriori, au fameux comité des investissements créé fin 2010 par la Caisse, justement pour éviter toute décision de mauvaise gestion après l’affaire EADS de 2006 et l’épisode controversé d’achats d’actions par le groupe public.

Une décision prise sous pression du pouvoir politique. « La Cité du cinéma est un de ces projets baroques dans lesquels la Caisse s’est engagée à la demande expresse de l’Etat. M. de Romanet, ancien chiraquien, était dans une position inconfortable vis-à-vis de M. Sarkozy. Il se savait attendu au tournant. Il aurait dû se protéger dans cette opération en faisant jouer tous les organes de gouvernance », glisse cette source. Avant de formuler cette hypothèse : « Il a peut être pêché par maladresse… Car si la commission de surveillance avait été saisie, elle n’aurait peut-être pas rejeté le projet, mais demandé des garanties. »

Interrogé, M. de Romanet dément formellement avoir agi sur pression : « J’assume à 100 % ce projet. Il y avait un intérêt fort à développer une activité économique à Saint-Denis. » « Il est exact que l’Etat s’intéressait à ce projet, poursuit-il, mais ni Claude Guéant ni quiconque n’ont essayé de faire pression. »

« Jamais je n’ai eu de veto ou d’avis défavorable de la direction des risques ou de la direction juridique, mais des demandes classiques d’améliorer le projet. Ce que j’ai fait, affirme l’ex-directeur général. D’autres banques sont venues. »

« On me reproche de ne pas être passé devant le comité des investissements. C’est un anachronisme, puisqu’il a été créé après l’adoption du projet. Et je n’ai pas eu de demande en ce sens », ajoute M. de Romanet. Il affirme avoir discuté du sujet avec M. Bouvard, lors de leurs petits déjeuners bimensuels, notamment en mars 2010.

L’ex-président de la commission de surveillance aurait toutefois objecté devant la Cour des comptes qu’il n’avait pas le souvenir d’une telle discussion et avait était immobilisé par un accident de santé entre la mi-février et la mi-mars de cette année-là. Au moment de la décision d’investir dans la Cité du cinéma, M. de Romanet n’avait donc pas d’alter ego à la commission de surveillance…

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/20/cite-du-cinema-la-caisse-des-depots-a-t-elle-investi-sous-pression-politique_4338340_3246.html

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Y’en a marre du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 21 décembre 2013

PUTEAUX VA DÉPENSER 137 000 EUROS EN CARTES DE VOEUX

La ville de Puteaux ( Hauts-de-Seine) va dépenser 137 000 euros en cartes de voeux pour l’année 2014 sur le thème du père Noël.

La mairie de Puteaux va envoyer 30 000 cartes de voeux pour 2014. Le coût unitaire de ces cartes voeux, après négociation, s’élève à 3,81 euros HT au lieu de 4,55 euros HT.

Au total, les cartes de voeux de la mairie de Puteaux coûteront plus 137 000 euros aux contribuables, sans compter les frais d’envoi et le coût de distribution.

Le site monputeaux.com révèle également que la mairie de Puteaux a dépensé 788 395 euros HT pour l’ Opération Puteaux Neige.

Et alors que les énormes gaspillages s’accumulent à Puteaux ( voir La mairie de Puteaux dépense 12 millions d’ euros par an en communication et Le grand gaspillage du « village du théâtre » de Puteaux), le Conseil municipal n’a accordé qu’une subvention de 1000 euros pour le Téléthon, et ne verse toujours rien aux Restos du Coeur…

source: www.monputeaux.com

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/puteaux-va-depenser-137-000-euros-en-cartes-de-voeux/

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Y’en a marre de l’austérité

Posté par ippolito le 21 décembre 2013

TVA, retraites, dépenses publiques: la note va être salée en 2014

En cette fin d’année 2013, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont voté toute une série de lois qui participent de l’aggravation de l’austérité pour les Français.

Le gouvernement et sa majorité parlementaire ont eu la main lourde, en matière d’austérité, en cette fin d’année. Les différentes lois votées dans les derniers jours de cette session parlementaire vont coûter plusieurs milliards d’euros directement ou indirectement aux Français, particulièrement dans les classes populaires et les couches moyennes.

TVA

Première mesure, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2014, l’augmentation du taux de TVA, que le gouvernement a, malgré son caractère injuste et l’ampleur des protestations, maintenu. 

En passant, pour l’une, de 19,6 % à 20 %, et pour l’autre, de 7 % à 10 %, elle coûtera plus de 6 milliards d’euros aux contribuables. Une étude de la CGT finances illustre l’injustice d’une telle taxe, montrant que la TVA représente une dépense égale à 11,59 % pour 20 000 euros de revenu et seulement 7,51 % pour 100 000 euros ! 

À cela s’ajoute le refus du gouvernement de baisser, comme il s’y était engagé, la TVA de 5,5 % à 5 % sur les produits de première nécessité. Le tout pour financer une partie du crédit impôt compétitivité emploi de 20 milliards d’euros, dont vont bénéficier les entreprises… sans condition d’engagement en faveur de l’emploi.

Retraites

La loi sur la réforme des retraites, elle, non seulement allonge, pour les jeunes, la durée de cotisation à 43 annuités, mais elle augmente les cotisations retraite de 0,15 % pour les salariés.

 Cette même augmentation, pour les patrons, sera compensée par une baisse de leurs cotisations de la branche famille de la Sécurité sociale. Pire, le gouvernement gagne 600 millions sur les retraités, en déplaçant d’avril à octobre l’indexation des retraites sur l’inflation : une perte de 0,6 % de pouvoir d’achat pour les petites retraites.

austérité budgétaire

Dernier aspect négatif de la loi de finances 2014, la décision de baisser la dépense publique de 15 milliards par an jusqu’en 2017, dont 1,5 milliard sur le dos des collectivités territoriales. 

Outre le fait que cette baisse se traduira par une fragilisation des services publics et même une baisse de l’intervention, cela risque aussi d’entraîner, dans les collectivités locales, une augmentation de la fiscalité sur les ménages pour maintenir les services de proximité. 

La dernière loi votée, celle sur les métropoles, non seulement participe de la baisse de la dépense publique, mais, au nom de la sacro-sainte compétitivité des territoires, éloigne les lieux de pouvoir des citoyens. Ce n’est jamais un facteur favorable à une meilleure prise en compte des besoins des populations.

http://www.humanite.fr/m/node/555756

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