• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 2 janvier 2014

Y’en a marre de la faible rentabilité des entreprises françaises

Posté par ippolito le 2 janvier 2014

Les entreprises françaises sont les moins rentables de toute la zone euro.

L’information est passée relativement inaperçue. Selon l’INSEE, Le taux de marge des entreprises françaises est tombé à 27,7% au troisième trimestre, à son plus bas niveau depuis 1985. Ces chiffres semblent contredire le sentiment général en France sur le creusement des inégalités et les milliards de profits réalisés par les plus grandes entreprises. Les sociétés du CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, auront réalisé environ 80 milliards d’euros de bénéfices cette année, une progression de 15% par rapport à 2012.

Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Si les multinationales vont bien, c’est parce qu’elles réalisent, comme leur nom l’indique, l’essentiel de leur chiffre d’affaires et plus encore de leurs bénéfices à l’étranger. Elles ne reflètent pas du tout la santé réelle des entreprises et de l’économie française.  

publicité

L’état de santé, en moyenne, des entreprises françaises est très préoccupant. Leur taux de marge est bien plus faible que celui des entreprises allemandes (plus de 40%), mais aussi italiennes, britanniques et même espagnoles (entre 34% et 40%). Les entreprises françaises sont tout simplement les moins rentables de la zone euro. Les profits des entreprises françaises font à peine plus de 6% du PIB, les allemandes et les italiennes un tiers de plus, les espagnoles et les américaines deux fois plus.

Alors on sait bien en France que le profit c’est mal. Mais c’est le moteur de l’économie de marché et la baisse de rentabilité des entreprises française, qui n’est pas un phénomène nouveau, s’aggrave. Le taux d’autofinancement des investissements des entreprises est très faible et va encore diminuer cette année (à moins de 66%). Pour investir, elles sont obligées de s’endetter. C’est-à-dire de prendre des risques et de trouver des banques qui aient envie de prêter.

C’est évidemment une bonne explication à la frilosité des investissements et donc des créations d’emplois privés et marchands, de vrais emplois qui ne sont pas financés par de la dépense publique, c’est-à-dire par des impôts et de la dette.

Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) n’est pas encore intégré dans la mesure du taux de marge effectuée par l’INSEE, mais il représente à peine un point de marge. Le mal est plus profond.

Il tient aux charges pesant sur le travail et notamment au financement de la protection sociale par les salaires, mais pas seulement. Si les marges sont aussi faibles, c’est que les entreprises françaises ont perdu tout contrôle sur le prix de vente de leurs produits. Cela signifie qu’elles sont trop exposées à la concurrence avec des offres à trop faible valeur ajoutée, dans des gammes trop basses ou trop peu innovantes. Un cercle vicieux dont il n’est pas possible de sortir sans investir…

«Vu leur situation très dégradée, les entreprises vont utiliser le Cice avant tout pour restaurer leurs marges et non pas pour embaucher ou investir, prévient Patrick Artus, directeur des études de Natixis. Or sans l’investissement, la reprise ne s’enclenchera pas.» Elle sera «poussive», a prévenu l’Insee. L’Institut prévoit en conséquence que le taux de chômage, après une stabilisation, devrait repartir légèrement à la hausse mi-2014.

Les organisations internationales (OCDE, FMI, Commission européenne) ne croient pas non plus à un recul prochain du chômage en France. Elles pensent même que la hausse va se poursuivre en 2014.

http://www.slate.fr/economie/81679/entreprises-francaises-malades-marges

Publié dans Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du 1 er janvier surtout pour les automobilistes

Posté par ippolito le 2 janvier 2014

Automobile : ce qui change au 1er janvier  - Europe1.fr – Economie

Les automobilistes vont devoir mettre la main à la poche en 2014 pour rouler. Entre les PV et les taxes, la facture risque d’être salée.

Une fois la fête du nouvel an encaissée, il va falloir retrouver la route du travail. Et pour ceux qui y vont en voiture, l’année 2014 risque de coûter cher. DrivePad énumère la liste des augmentations pour attendues en ce mois de janvier. Conclusion : le budget des ménages pourrait en prendre un coup.

Première mauvaise nouvelle. Les PV vont augmenter. L’amendement dépénalisant le stationnement a été adopté. Le montant de l’amende est actuellement de 17 euros partout, mais les maires vont désormais pouvoir fixer eux-mêmes les tarifs. Et en fonction des villes, le prix pourrait grandement varier. Par ailleurs, les radars fixes représenteront toujours une manne appréciable pour le gouvernement. 

En 2013, 8,9 millions de lettres signifiant des retraits de points ont été envoyées, le Projet de loi de finance une hausse de 400.000 lettres en 2014. De quoi rapporter 1,7 milliard aux caisses de l’Etat. En outre, la contestation va devenir très compliquée. De quoi dégoûter les moins procéduriers qui n’auront plus la possibilité de faire appel et devront s’adresser directement au Conseil d’Etat.

Attention à la taxe.Vous comptiez attendre 2014 pour changer de voiture ? Mauvais calcul ! La TVA augmente, mécaniquement le prix de l’auto aussi. Pourtant, le passage de 19,6% à 20% sur une voiture à 20.000 euros ne coûte que 67 euros. 

Toutefois, « après deux années difficiles et de promotions très fortes, il est fort à parier que les constructeurs vont réajuster leurs prix en baissant les avantages clients et/ou augmentant les tarifs de base des véhicules », prévoit Eric Bataille, fondateur de Drivepad.fr.

Et avec la réforme du bonus/malus, obtenir des subventions pour l’achat d’un véhicule devient compliqué et le choix est très limité. Le prix à payer pour une voiture polluante, lui, fait mal au porte-monnaie : jusqu’à 8.000 euros pour les plus émettrices de CO2. 

Les voitures ne sont pas les seules qui pourraient voir leur prix augmenter en 2014. Les carburants seraient potentiellement touchés : la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) pourrait être augmentée par les Régions pour compenser une baisse des transferts de l’Etat.

Enfin des bonnes nouvelles. En cas d’accident, les clients pourront faire jouer la concurrence et trouver le garage le moins cher pour faire réparer leur voiture. En diminuant le coût des réparations payées par l’assurance, les consommateurs devraient pouvoir négocier à la baisse le prix de leur contrat. 

Et si votre assureur fait le difficile, après un an d’engagement, il ne sera plus nécessaire d’attendre la fin de l’année pour résilier son contrat. Encore une fois, la balle est du côté du consommateur pour négocier les prix à la baisse. « Selon les estimations, la baisse des polices d’assurances devrait être comprise entre 10% et 15% », calcule Eric Bataille.

http://www.europe1.fr/Economie/Automobile-ce-qui-change-au-1er-janvier-1758769/

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN