• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 12 janvier 2014

Y’en a marre du matraquage fiscal

Posté par ippolito le 12 janvier 2014

Ces Français aux premières loges du matraquage fiscal

Quoi qu’en dise l’Elysée, presque tous les ménages doivent aujourd’hui passer à la caisse. Et pour certains, c’est dur !

On n’est pas encore à 100%, mais on en approche. Selon un sondage Ipsos Public Affairs publié fin 2013, 79% des Français condamnent la politique fiscale de François Hollande. Il faut dire qu’elle se résume en trois mots : coup de matraque ! Les contribuables venus de tous les milieux qui ont accepté de témoigner pour Capital peuvent tous en convenir. Ils paieront bien plus en 2014 qu’il y a deux ans.

Témoignage de Denise Le Morellec-Capoulade :
sténodactylo retraitée, 81 ans, à Agde (Hérault)

On peut dire qu’elle n’a pas de chance, cette retraitée de 81 ans installée à Agde, dans l’Hérault. En 2011, le cumul de sa retraite de sténodactylo et de la pension de réversion de son défunt mari, ouvrier ajusteur, qui atteignait 1.574 euros par mois, se situait à peine au-dessus de la limite du seuil d’imposition. Si bien qu’un simple don de 270 euros à un ­organisme caritatif lui avait permis de ne rien devoir au fisc. Et d’échapper par là même au ­fardeau de la CSG et de la CRDS, puisque ces contributions ne sont pas réclamées aux retraités non imposables.

Mais dès lors, le gel du barème de l’impôt sur le revenu a fait son œuvre. Et la pension annuelle de Denise Le Morellec, arrondie de 424 euros pour tenir compte de l’inflation (35 euros par mois), s’est retrouvée soumise à un impôt bien plus important. En 2013, elle a dû signer un chèque de 426 euros au percepteur. Du coup, elle a aussi dû régler la CSG et le CRDS, à hauteur de 1 434  euros, s’il vous plaît, si bien que sa ­facture fiscale totale est passée de 0 à… 1.860 euros. En somme, l’Etat lui a repris quatre fois ce qu’il lui a donné.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec le rétablissement de l’indexation du barème, et en dépit de la hausse de 258 euros, sa note devrait baisser de 303 euros en 2014. Mais elle restera quand même bien lourde en comparaison de celle de 2012. «J’ai encore assez pour vivre, il y a des gens qui doivent faire avec beaucoup moins que moi, positive Denise. Mais je trouve tout de même ce coup de massue très injuste.»

Témoignage de Christian et Dominique Heitz :
garagistes dans le Haut-Rhin, sans enfants à charge

Travailler plus pour gagner ­autant… Pour ce couple de garagistes installés à Munchhouse, en Alsace, c’est à peu près à cela que se résume la situation depuis que François Hollande est aux affaires. Ils sont pourtant loin d’être les plus matraqués : comme ils ne bénéficient d’aucune niche fiscale (elles ont été réduites), qu’ils n’ont plus d’enfants à charge (le quotient familial a été rogné), qu’ils ne disposent pas de revenus du capital (leur taxation a été renforcée), qu’ils ne se font pas payer d’heures supplémentaires (elles ont été fiscalisées) et qu’ils déclarent chaque année le même montant, le fisc n’a pas pu les ­assaisonner particulièrement. A revenu égal, leur note va même un tout petit peu baisser en 2014 : elle passera de 1.302 euros en 2012 à 1.281euros.

Mais nos réparateurs de voitures, qui triment de 7 heures du matin à 20 ou 21heures le soir, vont quand même subir une hausse de 491 euros des ­cotisations au RSI (la Sécurité sociale des artisans) et un réalignement de 110 euros de leurs taxes foncières et d’habitation. Au total, leur ardoise aura donc dérapé de 601euros en l’espace de deux ans. «Pour conserver mon pouvoir d’achat, je suis obligé de prendre de plus en plus de voitures à réparer», ­résume Christian Heitz.

Témoignage de Simon Dalle :
célibataire, 25 ans, chef de salle dans un restaurant parisien

Moi, je ne me plains pas, je suis célibataire sans enfants, c’est tout à fait normal qu’on me fasse payer plein pot. Mais pour mes collègues qui ont des familles, c’est dur…» Il a beau faire contre mauvaise fortune bon cœur, ­Simon Dalle va quand même la sentir passer, la potion de François Hollande. Chef de salle au restaurant parisien Le Mesturet, il est en effet habitué aux journées à rallonge : son service commence à 11 heures du matin et se termine à minuit et demi, parfois même plus tard. Et il ne dispose que de deux heures de pause l’après-midi.

Autant dire qu’il en accumule, des heures supplémentaires, même si le statut de l’hôtellerie permet des horaires assouplis. Et qu’il a profité à plein de leur défiscalisation, décidée par Nicolas Sarkozy en 2008. Comme pour des centaines de milliers de salariés, la suppression de cette niche par le gouvernement socialiste va donc faire grimper la facture en 2014. A revenu égal, elle passerait de 1.211 à 1.437 euros, a calculé le cabinet Cyrus Conseil, soit 18,5% de hausse.

Mais comme, entre-temps, son patron a porté son salaire net de 2.047 à 2.312 euros par mois, sa note fiscale grimpera en réalité de 52% pour atteindre 1.842 euros. En somme, un quart de son augmentation ira dans les poches de Bercy…

Témoignage de la famille Chevet :
Laurent, consultant informatique à Paris,
et Carole, assistante de vie scolaire, cinq enfants à charge

Une aînée et… deux paires de jumeaux ! On peut dire que les Chevet ont fait ce qu’il fallait pour repeupler la France. Pour booster ses emplois aussi : à 46 ans, Laurent a déjà créé deux sociétés de conseil informatique. La première faisait travailler 100 personnes lorsqu’il l’a revendue en 2005. Et la seconde, baptisée Consultake, en occupe aujourd’hui une vingtaine. Lui-même n’en est d’ail­leurs ni gérant ni salarié : pour optimiser sa situation fiscale, il s’est installé comme consultant en profession libérale, et il facture 143.000 euros de prestations chaque année à sa propre entreprise. «C’est parfaitement légal», précise-t-il.

Au reste, jusqu’à présent, il n’avait nul besoin d’aller chercher midi à 14 heures pour réduire sa note : grâce au quotient familial, le fisc ne le matraquait pas trop. En 2012, il lui a prélevé 5.745 euros d’impôt sur le ­revenu (IR) et 713 euros de CSG, ce qui est acceptable au regard des 105.000 euros déclarés par le couple (dont 5.800 de dividendes et 5.900 euros de salaire de sa femme, assistante de vie scolaire).

Mais depuis, les choses ont changé. Entre le plafonnement du quotient familial et l’alourdissement de la fiscalité sur les dividendes, sa note va exploser en 2014 de 29%, pour ­atteindre 8.302 euros, CSG comprise. Soit 1.844 euros de plus que deux ans plus tôt. Et si l’on ajoute à cela le dérapage des cotisations du RSI, de l’Urssaf et de la Cipav (caisse de retraite des professions libérales), la dépense supplémentaire du ménage atteindra 4.203 euros, à chiffre d’affaires équivalent.

Témoignage de la famille Morin :
Frédéric, cadre dans l’assurance à Lyon, et
Véronique, infirmière sans emploi, sept enfants

Toujours par monts et par vaux, Frédéric Morin, cadre au service international d’une compagnie d’assurances, rapporte ­l’essentiel du revenu de ce ménage lyonnais avec sept enfants à charge : 62.000 euros de salaire annuel, auxquels s’ajoutent 11.000  euros de revenus du patrimoine (5.000 euros d’intérêts de PEL et 6.000 euros de dividendes) et environ 8.500 euros d’allocations familiales, non imposables. De quoi voir venir, même si l’entretien d’une famille très nombreuse mobilise une part importante de ces ressources.

Les Morin, qui ne payaient pas d’impôt sur le revenu en 2012, vont cependant devoir passer à la caisse en 2014. Il leur faudra régler 40 euros d’IR (du fait du déplafonnement du quotient familial), et se fendre un peu plus pour la CSG, alourdie sur les revenus du capital, qui passera de 1.446 à 1.823 euros. Tout le monde doit participer.

Philippe Eliakim

http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/ces-francais-aux-premieres-loges-du-matraquage-fiscal-901679/(offset)/1

Publié dans Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des statistiques et surtout du chômage

Posté par ippolito le 12 janvier 2014

Le chômage et sa courbe, une histoire tordue de statistiques

Hollande a-t-il perdu son pari d’inverser la courbe du chômage avant 2014 ? Tout dépend des chiffres que l’on veut montrer.

Le jour était crucial pour François Hollande. Le président avait promis « d’inverser la courbe avant la fin 2013″. En attendant les chiffres de décembre (qui tomberont fin janvier), la sentence pour le mois de novembre est tombée jeudi 26 décembre à 18h.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) s’établit à 3.293.000 en France métropolitaine fin novembre 2013. Après une baisse en octobre, le chômage a augmenté de 17.800 demandeurs d’emploi, soit une hausse de 0,5%, annonce Pôle emploi.

« L’inversion est amorcée »

Le chiffre apparaît mauvais. François Hollande semble avoir perdu son pari. Pourtant, le président affirme que « l’inversion de la courbe du chômage est bien amorcée ». « Les chiffres du chômage pour le mois de novembre (+17.800) viennent atténuer ceux du mois d’octobre (-20.500), mais ils ne modifient pas la tendance », écrit l’Elysée dans un communiqué. « C’est une bataille de chaque jour. La diminution durable du chômage est désormais à notre portée. »

« L’inversion est amorcée », « c’est une vérité », martèle de son côté le fidèle ministre du Travail Michel Sapin, sur les ondes d’Europe 1. « L’inversion de la courbe, elle est là, le chômage il est en train de baisser, trop modestement, il faut l’amplifier. »

« Un échec complet »

Sans surprise, la rengaine diffère dans les rangs de l’opposition. Jean-François Copé voit dans cette hausse du chômage « un échec complet de la politique de François Hollande ». Le président de l’UMP « demande solennellement à François Hollande d’en finir avec l’idéologie et l’amateurisme. »

Le député UMP des Alpes Maritimes Eric Ciotti ironise sur la communication de la présidence. « Le communiqué de l’Elysée sur le chômage confirme qu’Hollande prépare sa reconversion comme humoriste », écrit-il sur Twitter.  

Le Parti communiste juge « bien dérisoires » les « stratégies de communication » autour des chiffres du chômage.

« Le Figaro » fustige à la Une un « Hollande en plein déni » et l’éditorialiste du quotidien conservateur, Jacques-Olivier Martin, constate que « le joli conte de Noël sur la baisse du chômage tourne au camouflet » pour le locataire de l’Elysée.

Où est la vérité ?

Qui a raison ? Qui a tort ? Où est la vérité ? Loin d’être évidente, la lecture des statistiques liées aux chiffres du chômage offre de nombreuses conclusions différentes.

Pour appuyer leurs propos, Michel Sapin et François Hollande utilisent un tableau bien précis des chiffres du chômage : les variations de la moyenne du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A d’un trimestre sur l’autre. 

Ce graphique a l’avantage de montrer que le nombre supplémentaires de demandeurs d’emploi diminue de trimestre en trimestre.

Le tableau montre effectivement une courbe descendante du 1er trimestre au 4e trimestre 2013. Il y a donc une « inversion » par rapport à la tendance à la hausse de l’année 2012. Mieux, il prouve aussi que sur la fin de l’année 2013, le chômage diminue en valeur absolue.

Il y a moins de demandeurs d’emploi inscrits au 3e trimestre 2013 qu’au 4e trimestre 2013. Pour l’instant, car il faut encore attendre les chiffres du chômage du mois de décembre.

Pour contrer l’argumentation du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, l’opposition préfère utiliser un autre tableau : le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A chaque mois. Ici, les chiffres sont bruts. Sur ce graphique, le nombre de demandeurs d’emploi ne diminue pas. La courbe ne s’inverse pas. Au contraire. Elle monte.

La vérité est finalement relative. George Gallup, statisticien et sociologue américain, dont le nom est devenu synonyme de « sondage d’opinion », assurait de son vivant que « par la statistique, [il] pourrai[t] prouver l’existence de Dieu ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20131227.OBS0792/le-chomage-et-sa-courbe-une-histoire-tordue-de-statistiques.html

Publié dans Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du coût des élections municipales

Posté par ippolito le 12 janvier 2014

Les Municipales coûteront 118 millions aux contribuables

Selon les chiffres transmis par le ministre de l’Intérieur, le coût des élections municipales de mars prochain atteindra 118 millions d’euros pour l’Etat. Le gouvernement a renoncé à dématérialiser les envois de propagande qui aurait pu permettre des économies.

Il n’y a pas que les candidats qui se préparent aux élections municipales des 23 et 30 mars. L’Etat, lui aussi, se concentre sur cette échéance électorale. Il est en effet en charge de son organisation, comme de tous les autres scrutins. 

Pour ces municipales, le ministère de l’Intérieur a budgété 117,6 millions d’euros dont 51 millions pour les frais de campagne des candidats, 26,5 millions pour le remboursement des « frais de propagande », et 10,8 millions pour les primes des fonctionnaires mobilisés les jours de scrutin.

2014 sera d’ailleurs une grosse année électorale. Selon le rapport budgétaire présenté cet automne par la députée PS Hélène Vainqueur-Christophe, les crédits concernant les élections atteindront 209,3 millions d’euros, soit 251% de plus qu’en 2013, année il est vrai sans scrutin notable.

Les Européennes de juin coûteront, elles, 56,7 millions d’euros dont 14 millions pour rembourser les candidats et 13,7 millions pour rémunérer les fonctionnaires mobilisés le jour du scrutin.

A quand le recours à internet ?

Afin de réduire ces coûts, le gouvernement, comme le précédant, réfléchit à la dématérialisation des envois de propagande électorale, un poste très coûteux. Seuls la France et le Royaume Uni dans l’Union européenne, adressent encore des documents électoraux au domicile des électeurs.

Une première tentative de dématérialisation aurait dû intervenir cette année, permettant une économie de 27,6 millions. Mais devant le tollé de certains élus, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a décidé de ne rien faire. « L’approche d’échéances électorales a sans doute empêché certaines anticipations sur la dématérialisation de la propagande électorale, ce que je déplore », a-t-il reconnu devant les députés lors du débat budgétaire fin 2013.

Une telle dématérialisation est pourtant déjà en vigueur pour les élections des représentants des Français de l’étranger. « La généralisation d’internet, diffusé à 70 %, et les autres moyens de communication déployés par l’État, notamment les campagnes audiovisuelles et l’affichage électoral, permettraient une alternative à l’expédition par voie papier sans laisser de côté les personnes non encore équipées d’un accès à internet », expliquait alors le ministre.

http://www.bfmtv.com/economie/municipales-couteront-118-millions-aux-contribuables-683560.html

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN