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Y’en a marre des banques et surtout de Dexia

Posté par ippolito le 20 janvier 2014

Sauvée par l’Etat, Dexia augmente trois dirigeants de 30%

Piscine intérieure, sauna, hammam et salle de sport. Le luxueux château Saint-Just, dans l’Oise, a accueilli jeudi et vendredi 70 cadres de Dexia pour un « séminaire stratégique ». Deux jours et une nuit en pension complète pour un coût d’environ 20.000 euros. La banque a mis les moyens pour introniser les trois nouveaux dirigeants nommés mi-décembre. 

Mais elle a oublié de dire que leurs salaires avaient été augmentés de 30%! Selon nos informations, le directeur financier, Pierre Vergnes, le responsable des risques, Marc Brugière, et le secrétaire général, Johan Bohets, ont vu leurs rémunérations annuelles passer de 340.000 à 450.000 euros. Le patron Karel De Boeck émarge déjà à 600.000 euros.

Pierre Vergnes et Marc Brugière remplacent Philippe Rucheton — qui partira en mars — et Claude Piret, en cours de négociation pour quitter la banque. Ces derniers gagnaient respectivement 500.000 euros et 480.000 euros. Un niveau plutôt élevé pour une banque détenue à 44% par l’État français et à 50% par la Belgique. En France, les salaires des dirigeants d’entreprises publiques chez EDF, Areva ou encore à La Poste sont plafonnés à 450.000 euros. En Belgique, le plafond descend à 290.000 euros.

« La banque ne fait plus rien »

En interne, ces augmentations font grincer des dents. Nationalisée en 2008, Dexia a perdu plus de 15 milliards d’euros en trois ans et a été renflouée par la France et la Belgique pour 5,5 milliards en 2012! Au siège, on confirme ces salaires mais on peine à les justifier. 

Liquider les 238 milliards d’euros de prêts au bilan « nécessite d’avoir des compétences pointues », explique la direction ajoutant : « On ne peut pas offrir d’énormes perspectives de carrière. » Sauf que depuis son démantèlement en 2012, « la banque ne fait plus rien », explique un banquier. Ces salaires sont comparables à ceux des dirigeants de grandes banques comme le Crédit agricole ou les Caisses d’épargne qui comptent près de 150.000 salariés.

Chez Dexia, les effectifs sont tombés à 1.300 personnes contre 22.000 il y a trois ans. Surtout, les trois dirigeants concernés n’ont pas endossé de nouvelles responsabilités. Ils occupent leurs fonctions depuis plus d’un an. Leur seule entrée au comité de direction, simple organe de gouvernance, justifie leurs émoluments. En octobre 2012, le comité avait été réduit à trois membres pour faire des économies.

http://www.lejdd.fr/Economie/Sauvee-par-l-Etat-Dexia-augmente-trois-dirigeants-de-30-649180

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Y’en a marre du déficit de l’assurance chômage

Posté par ippolito le 20 janvier 2014

Assurance-chômage : la dette pourrait atteindre près de 40 milliards en 2017

Le Medef veut résorber le déficit annuel de l’Unédic en trois ans.
Les syndicats refusent de baisser les droits des chômeurs.

Les partenaires sociaux ont entamé vendredi la négociation des règles d’assurance-chômage, qui doit aboutir courant mars. Les syndicats ont rappelé leur opposition à toute baisse des droits des chômeurs –  « le bon niveau d’indemnisation, ça fait partie du pacte de responsabilité », a insisté la CFDT – tandis que le patronat a exclu toute hausse de cotisations, une « ligne rouge ». « Hormis la question des cotisations, on est ouvert sur tous les sujets dès lors que le régime est plus incitatif à la reprise d’emploi et permet d’aller vers la stabilisation financière », a indiqué le Medef. Ces positions de départ posées, ils ne sont pas rentrés dans le vif sujet, se contentant d’arrêter un calendrier.

 Seules 4 séances sont prévues (28 janvier, 13 et 27 février, 13 mars), signe que dans un contexte très contraint par l’ampleur du chômage et celle du déficit de l’Unédic, ils se dirigent plus vers des ajustements, avec un souci de simplification et d’optimisation, que vers une réforme d’ampleur. Nouveauté de cette négociation, l’Unédic a présenté un document de cadrage de sa situation, dévoilant des données souvent inédites très utiles pour cerner les grands enjeux des discussions.

Le déficit se creuserait de plusieurs milliards par an d’ici à 2017
C’est l’argument brandi par le Medef pour réduire les dépenses : alors que la dette cumulée du régime atteint déjà 17,8 milliards d’euros, un record, elle continuerait, à règles inchangées et en se basant sur les prévisions de croissance du consensus des économistes (0,8 % en 2014, puis 1,1 %, 1,4 % et 1,6 % les trois années suivantes), à se creuser de près de 5 milliards par an, pour atteindre 37,8 milliards fin 2017. « C’est intenable, la dette deviendrait même supérieure aux recettes », a insisté Jean-François Pillard (Medef). 

Même avec le scénario de croissance plus optimiste retenu par le gouvernement (0,9 % en 2014, puis 1,7 % en 2015 et 2 % en 2016 et 2017), le déficit de l’Unédic continuerait de se creuser chaque année, pour atteindre 31,2 milliards d’euros fin 2017, estime l’Unédic.

 En réponse, les syndicats minimisent le risque et renvoient les entreprises à leurs responsabilités. « Le déficit est conjoncturel, pas structurel. A ce stade, il faut l’assumer collectivement », expliquent la CFDT et FO. « On fait le pari de la reprise », abonde la CFTC. D’autant, résument-ils, que « si le Medef créé comme promis 1 million d’emplois avec le pacte de responsabilité, il n’y aura plus de déficit ! ».

Un indemnisé sur deux était en CDD ou intérimaire

Fin 2011, la moitié des chômeurs indemnisés l’étaient suite à une fin de CDD (38,7 %) ou d’intérim (12,3 %), Cette très forte proportion, conséquence de la précarisation de l’emploi avec la crise, explique largement le déficit du régime : alors que le solde cotisation-allocations des salariés en CDI atteignait, en 2012, + 11 milliards d’euros, celui des CDD était de – 5,5 milliards et celui des intérimaires de – 1,9 milliard. 

Cela pose la question du devenir du régime des intérimaires, celle de la lutte contre les abus d’emplois précaires ( « c’est la priorité et la clef du problème », insiste la CGT) et celle de l’impact des futurs droits rechargeables.

L’essor à double tranchant de l’activité réduite

Fin 2011, 40 % des allocataires indemnisables (1,1 million de personnes) exerçaient une activité rémunérée. En quinze ans, la part des allocataires en activité réduite a triplé chez les seniors (34 %) et doublé chez les femmes (43 %). 

Point positif : ils évitent de s’enfoncer dans le chômage de longue durée. Mais les possibilités de cumul emploi-allocation ont des effets pervers : « Il y a des coopérations objectives entre des chefs d’entreprise et des salariés pour organiser une forme d’activité à temps plein financée pour moitié par l’assurance-chômage », s’inquiète le Medef. 

En clair, un mécanisme rappelant celui des « permittents » via le régime des intermittents du spectacle. Un chiffre souligné vendredi par l’Unédic l’illustre : sur 3 millions d’allocataires en 2013, 800.000 sont « très récurrents en activité réduite. »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203251466857-assurance-chomage-la-dette-pourrait-atteindre-pres-de-40-milliards-en-2017-643943.php

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