Y’en a marre de la hausse des inégalités

Posté par ippolito le 27 janvier 2014

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Inégalités

Selon un récent rapport (1) sur les risques mondiaux établi par Oxfam, près de la moitié des richesses mondiales sont détenues par 1 % de la population.

Le fossé entre riches et pauvres est le principal risque pesant sur le monde ces dix prochaines années, devant les événements climatiques et le chômage.

A ce sujet nous diffusons  un « article repris du site de l’Observatoire des inégalités »

Pendant la crise, les plus riches s’enrichissent

Entre 2008 et 2011, les 10 % les plus pauvres ont perdu 179 millions d’euros, alors que les 10 % les plus riches se sont enrichis de 24 milliards.

Entre 2008 et 2011, la masse globale [1] de l’ensemble des revenus des ménages (après impôts et prestations sociales) s’est accrue de 34,3 milliards d’euros, inflation déduite, selon les données de l’Insee.

La crise est loin de frapper toutes les couches sociales. Les 10 % les plus pauvres ont perdu 180 millions d’euros au cours de la période, la masse de leurs revenus passant de 49,7 à 49,55 milliards d’euros.

Les 10 % les plus riches ont gagné presque 24 milliards d’euros, la masse de leurs revenus ayant augmenté de 335,6 à 359,6 milliards d’euros. A lui seul, ce dixième le plus riche a reçu 70 % de l’ensemble de la croissance de l’ensemble des revenus (24 milliards, rapportés aux 34,3 milliards de l’ensemble).

Un décrochage des couches sociales modestes

La France entre dans une nouvelle phase de croissance des inégalités, avec un décrochage des catégories les moins favorisées, alors que les couches les plus aisées continuent de voir leur revenu augmenter. Un phénomène largement dû à la progression du chômage chez les moins qualifiés, notamment les ouvriers.

Globalement, les 40 % les plus pauvres ont perdu 3,5 milliards d’euros, dont 2,4 milliards pour la seule tranche comprise entre les 10 % et les 20 % aux revenus les plus faibles. Les 40 % les plus riches ont engrangé 37,6 milliards d’euros.

L’Insee ne diffuse pas de données plus récentes. Depuis 2011, les hausses d’impôts décidées par les deux majorités successives ont pu atténuer l’augmentation des gains des plus favorisés, mais, en même temps, la très forte progression du chômage a pesé très lourdement sur les revenus des plus pauvres.

Il y a fort à parier que, globalement, l’écart est encore plus grand que ce que nous indiquent ces données. Pourtant, au lieu de renforcer la redistribution, le retour des réductions d’impôts est déjà annoncé pour 2015.

La répartition du revenu depuis dix ans

Les 10 % les plus pauvres ont 3,5 % de l’ensemble du revenu global en 2011, contre 25,4 % pour les 10 % les plus riches. Au cours des dix dernières années, la répartition s’est déformée au profit des plus aisés, qui recevaient 23,6 % du revenu total en 2001.

En dix ans, le revenu total des ménages a augmenté de près de 200 milliards d’euros, dont 72,3 milliards (un tiers de l’ensemble) est revenu aux 10 % les plus favorisés, contre 3,3 milliards (1,7 % de l’ensemble) aux 10 % les moins favorisés. Les 40 % les plus pauvres ont touché 17,6 % de l’ensemble et les 40 % les plus riches 68 %…

Notes : [1] Tous les revenus distribués (salaires, revenus du patrimoine, prestations sociales, etc.) moins les impôts directs.

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2014/01/24/inegalites/

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