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Y’en a marre des marchés truqués et surtout de Jean-Paul Huchon

Posté par ippolito le 28 février 2014

Marchés truqués : comment la région Ile-de-France a perdu 232 millions d’euros d’indemnités à cause d’une procédure judiciaire hors-délai

A croire qu’ils l’ont fait exprès. Dans le cadre du procès des marchés truqués pour la construction des lycées, la région Ile-de-France a perdu 232 millions d’euros d’indemnités… pour avoir tardé à réclamer des dommages et intérêts devant les tribunaux civils. 

Pire : les faits étant aujourd’hui prescrits, la région vient d’être condamnée à verser 275 000 euros aux bétonneurs pour procédure abusive. Retour sur un fiasco judiciaire largement passé inaperçu.

Les marchés truqués des lycées d’Ile-de-France ? Souvenez-vous, c’était il y a presque vingt ans : en 1996, Le Canard enchaîné entame une série d’articles révélant de nombreuses irrégularités dans les appels d’offres pour la rénovation et la construction des marchés des lycées d’Ile-de-France. 

L’enquête préliminaire, ouverte dans la foulée, parvient à mettre au jour une affaire de corruption sans précédente : près de 482 marchés, pour un montant de 43 milliards de francs (6,5 milliards d’euros), ont été truqués.

 En échange de l’attribution de ces marchés, les bétonneurs tels que Vinci, Bouygues ou Eiffage versaient des sommes aux différents partis politiques, du RPR au PS. En juillet 2008, les principaux protagonistes, dont l’ancien président du conseil régional, sont condamnés en appel à des peines de prisons avec sursis. Fin du premier round.

Recours devant les tribunaux civils : la région Ile-de-France est hors délai

En octobre 2008, la région Ile-de-France, présidé depuis dix ans par le socialiste Jean-Paul Huchon, se décide de porter l’affaire devant les tribunaux civils. Objectif ? Obtenir près de 232 millions d’euros de dédommagements de la part des bétonneurs et des bureaux d’études qui ont bénéficié de ces marchés truqués. 

Vu les condamnations en correctionnel, la région Ile-de-France avait de bonnes chances de récupérer ces sommes… mais c’était sans compter sur une bourde, tellement grosse que certains soupçonnent un acte pas si manqué : la procédure au civil a été déposée trop tard. Et pas qu’un peu : la région a deux ans de retard, la prescription de 10 ans ayant été atteinte en octobre 2006. Comment expliquer une telle erreur ?

Une volonté d’enterrer de vieilles affaires ?

Selon Le Canard enchaîné, les avocats des entreprises de BTP sont persuadés qu’il ne s’agit pas d’une bourde : « la région, qui s’était constituée partie civile dès le début de l’instruction, aurait pu exiger des dommages et intérêts lors des procès en correctionnel », écrit l’hebdomadaire.

 Problème : « elle aurait dû alors s’en prendre non seulement aux constructeurs mais aussi aux élus, aux fonctionnaires et aux partis politiques, y compris au PS, qui ont trempé dans ce système », relève un des juristes des géants du BTP. Dix-huit ans après les faits, la région n’avait manifestement pas envie de se replonger dans cette affaire.

Ironie de l’histoire, pour avoir entamé une procédure hors délai, la région Ile-de-France a non seulement définitivement perdu les 232 millions d’euros qu’elle pouvait réclamer, mais elle a été condamnée à verser 272 000 euros aux entreprises de BTP pour… procédure abusive. Et d’après Le Canard enchaîné, Jean-Paul Huchon n’a même pas averti les élus du conseil du régional de cette condamnation. Voilà qui est fait.

*** Source
- « La boulette à 232 millions d’euros de Huchon », Le Canard enchaîné n°4869, 19.02.2014

http://www.politique.net/2014022601-canard-enchaine-marches-truques-ile-de-france.htm

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Y’en a marre de la lutte des classes et surtout de la pauvreté

Posté par ippolito le 28 février 2014

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La lutte des classes est terminée: les riches l’ont gagnée !

L’O.N.G. Oxfam a tout récemment démontré comment 85 individus sont aussi riches que la moitié de la population mondiale ! Plus riches que les riches, les « méga riches » qui représentent 0,01% de la population sont encore plus riches que les 1% les plus riches.

Warren Buffet (qui pèse 58 milliards de dollars) ne plaisantait pas. Il nous avait prévenu dès 2006 – avant la crise – que les riches étaient en train de gagner. Dans une interview accordée à l’époque au New York Times, il avait reconnu qu’une « lutte des classes » faisait rage, tout en précisant :

« c’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter » ! … avant de confirmer en 2011 que cette guerre avait bel et bien été gagnée : « they won  » – ils ont gagné. Du reste, les faits lui donnent raison car, s’il fut approprié un temps d’évoquer les fameux « 1% » les plus privilégiés, certaines fortunes ont pu croître de manière exponentielle à la faveur même de la crise.

C’est ainsi que l’O.N.G. Oxfam  a tout récemment démontré comment 85 individus (oui 85 !) se trouvent être aussi riches que la moitié de la population mondiale ! En somme, il y a les « riches » mais il y a également les « méga riches » : c’est-à-dire les 0.01% qui, à eux seuls, sont encore plus riches que les 1%, tout en payant moins d’impôts que les 1% !

C’est un peu comme si ces fortunes généraient à leur tour davantage de fortune et, ce, de manière quasi mécanique. Du reste, les 6’000 milliards de dollars gagnés par les envolées boursières de 2013 n’ont évidemment profité qu’à cette infime minorité.

On comprend mieux, dès lors, l’arrogance des plus dignes représentants de ces hyper-privilégiés, à l’instar du grand patron américain d’une marque d’habits de luxe, Bud Konheim, qui s’est exclamé que les pauvres devraient « arrêter de se plaindre » de leur condition.

Ou la suffisance du milliardaire Kevin O’Leary  quand il déclare que les inégalités sont une « nouvelle fantastique », car elles motivent « le pauvre à regarder en haut vers les 1% et à se dire : je veux faire partie de ces gens » … Et pourquoi ne pas évoquer Tom Perkins, magnat des fusions-acquisitions, qui revendique pour les riches un droit de vote plus important  que pour le reste de la population ?! Et qui prône le retour au suffrage censitaire, aboli en France en 1848.

De même convient-il de ne pas négliger les revenus pharamineux des directions générales des grosses entreprises, qui placent incontestablement cette élite dirigeante dans le cercle très fermé des 1%, contribuant par là même à les isoler de leurs salariés.

Car c’est un discours tout aussi effronté qui est servi par les Présidents-Directeurs Généraux des entreprises et des banques qui, pour justifier leurs salaires et leur bonus indécents, indiquent que ceux-ci ont été préalablement avalisés par leur conseil d’administration.

Le tout dans une consanguinité aberrante où ceux-là même qui approuvent ces rémunérations reçoivent à leur tour des indemnités approuvées par ce même P.-D. G., tout en étant eux-mêmes patrons d’autres entreprises, poste qu’ils cumulent avec celui de membre de plusieurs conseils d’administration !

Comment expliquer, sinon, que le CEO de JP Morgan Chase, Jamie Dimon, ait vu son salaire augmenter de 74% cette année… alors même que la banque dont il est le gourou a dû payer 20 milliards de dollars au régulateur US pour de multiples infractions ? Ne voilà-t-il pas que, au lieu de le saquer, ses pairs lui accordent une belle augmentation de salaire… faisant dire à certains esprits chagrin que, alors que le commun des mortels qui vole une banque est incarcéré pendant 10 ans, le Président d’une banque qui vous vole reçoit, pour sa part, 10 millions !

Ces personnages évoluent donc dans un univers parallèle caractérisé par une impunité quasi parfaite, déplorée en haut lieu par un exécutif impuissant ayant fait dire au Ministre de la Justice américain, Eric Holder, que les Présidents des « Too Bigs To Fail » – les mastodontes bancaires – étaient eux-mêmes des « Too Bigs To Jail », c’est-à-dire trop importants pour être emprisonnés…

Exécutif désemparé à l’image de Lawrence Summers, ancien Sécrétaire au Trésor et ancien conseiller économique du Président Obama, qui a coup sur coup écrit deux tribunes dans le Washington Post  et dans le Financial Times, requérant vigoureusement contre les inégalités et avertissant que notre monde reprenait ses mauvais plis d’avant la crise.

Car la croissance ne permet plus aujourd’hui, pour reprendre Summers, d’ « améliorer les revenus de la classe moyenne et de lutter contre la pauvreté ». Il est donc vital de revaloriser les salaires, de réformer la fiscalité et de lutter contre l’évasion fiscale. Quitte à « persécuter » les riches, pour reprendre une expression tout récemment employée par le même Tom Perkins cité plus haut, qui vient de faire scandale  en comparant le sort fait aujourd’hui aux riches à l’Holocauste des juifs pendant la seconde guerre mondiale !
(*) Michel Santi est économiste, auteur de « L’Europe, chronique d’un fiasco politique et économique », « Capitalism without conscience » . Son dernier ouvrage est  «Splendeurs et misères du libéralisme»  (l’Harmattan).

http://www.marianne.net/La-lutte-des-classes-est-terminee-les-riches-l-ont-gagnee-_a237093.html

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Y’en a marre des subventions à HADOPI

Posté par ippolito le 28 février 2014

 SUBVENTION DE 5,6 MILLIONS D’ EUROS À HADOPI

La Hadopi a voté son budget primitif et prévoit une subvention de 5,6 millions d’euros pour 2014.

Les années passent et la Hadopi ( Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) voit petit à petit ses subventions être revues à la baisse. 

Après avoir bénéficié d’une subvention publique de 10,3 millions d’euros en 2012, puis de 8,5 millions d’euros en 2013, la Hadopi devrait recevoir une subvention de 5,6 millions en 2014.

Avec cette baisse des subventions, la Hadopi devrait afficher un déficit de près de 2,90 millions d’euros pour l’exercice 2014 ( voir Indemnités des membres de l’ Hadopi). Ce déficit devrait cependant être compensé via des prélèvements sur les réserves de la Hadopi.

La Hadopi a envoyé plus de 270 000 lettres recommandées depuis février 2011, et prévoit une dépense en hausse à 532 000 euros en 2014, contre 502 000 euros prévus en 2013 et 360 000 euros exécutés en 2012.

Les missions de la Hadopi devraient par la suite être transférées au CSA.

source: pcinpact.com

http://www.observatoiredessubventions.com/2014/subvention-de-56-millions-d-euros-a-hadopi/

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Y’en a marre du chômage et surtout des promesses de François Hollande

Posté par ippolito le 28 février 2014

Vrais chiffres chômage Janvier 2014 34000 chômeurs de plus malgré 286400 radiations

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indémnité de Pole emploi.

Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour « reprise d’emploi déclarée »

Pour la première fois, la barre des 6 millions de chômeurs officieux (sans compter les 3,5 millions d’invisibles) est franchies, chiffres bruts, dom-tom compris.

Environ 1 emploi, trop souvent précaire, pour 100 demandeurs.

33 % environ de la population active sans emploi ou sans emploi stable.

Si l’on compte les emplois strictement inutiles dans l’absolu, à l’avancée de l’humanité et au bien être des peuples, aussi bien dans le secteur public que privé, on se rend compte du désastre économique et sociale dans lequel on se trouve.

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Janvier 2014 :
 
- Défauts d’Actualisation : 189 900, 41,4 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 45 100, 9,8 % des sorties.

- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 51 400 et 11,2 % des sorties.
 
soit 286 400 radiés des listes (62,4 %) pour autres motifs que :
 
- Stages parking : 40 700, 8,9 % des sorties.

- Arrêts maladie, maternité etc : 35 000, 7,6 % des sorties.
 
- Reprises d’emploi déclarées : 97 100, ne représentent que 21,1 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
Demandeurs d’emploi par catégories :

A : 3 316 200 +0,3 % ( + 4,4 % sur 1 an )
B : 648 100 -0,3 % ( + 4,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures
C : 965 600 +1,7% ( + 9,3 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures
D : 281 300 +1,1 % ( + 8,4 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc
E : 386 500 +1,3% ( + 10 % sur 1 an ) contrats aidés etc

TOTAL : 5 597 700 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 5,7 % sur 1 an, soit 34000 chômeurs de + par rapport à Décembre 2013.
 
TOTAL, dom-tom compris : 6 069 400 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

Quelques chiffres qui parlent :

Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 17,1 % sur 1 an

Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 18,1 % sur 1 an

Chômage des 50 ans et +, + 11,9 % sur 1 an

+ d’1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (52 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER …)

Offres d’emploi dispo, dernier chiffre connu : 143 537.

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques
 
Ne sont pas comptés dans ces 6 069 400 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1 381 500 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 290 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 908 500 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.
 
+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’ accès à emploi adapté.
 
+ d’1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d’allocation chomage, ou 790€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 621€ par mois, si vous ètes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n’ont pas encore l’age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse « ASPA » ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

 - on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9,5 MILLIONS demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p…

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-janvier-148578

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Y’en a marre des magouilles de François Copé

Posté par ippolito le 27 février 2014

Affaire Copé : des copinages qui coûtent cher à l’UMP

« Le Point » révèle comment Jean-François Copé a sponsorisé avec l’argent de son parti la société de communication fondée par deux de ses proches.

Les militants UMP qui ont cotisé pour le Sarkothon ne diront pas merci à Bygmalion. Au moment où Copé leur demandait de renflouer les caisses du parti de 11 millions d’euros, l’agence de communication appartenant à deux de ses anciens collaborateurs venait d’empocher de l’UMP huit millions d’euros pour avoir organisé les meetings de la campagne 2012.

Selon des documents dont Le Point a eu connaissance, Event & cie, la filiale événementielle de Bygmalion, a profité de la période faste de la présidentielle pour charger la mule sur certaines prestations facturées à l’UMP hors appels d’offres. Lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d’éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels !

Le Point a enquêté sur ce que certains au sein du parti qualifient de véritable « hold-up » : entre 2010 et 2012, alors que les finances de l’UMP sombrent dans le rouge, la petite boîte de com connaît, elle, une santé florissante… 

Dès la création de Bygmalion en 2008, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale puis secrétaire général du parti, multiplie les commandes auprès de l’agence de com de ses amis Bastien Millot et Guy Alves, qui ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d’abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre.

L’ancien chef de cabinet de Copé au centre d’un montage financier

Mais le plus troublant, c’est l’origine même de Bygmalion. En épluchant les statuts de la société, Le Point a découvert un montage financier particulièrement sophistiqué avec un actionnaire resté caché pendant trois ans : une SARL logée au Luxembourg…

Derrière cette mystérieuse société se dissimule le holding familial d’Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds très lié au Qatar. Coïncidence : en 2006 et 2007, Jean-François Copé, alors ministre du Budget, avait donné son feu vert pour la vente au Qatar de deux joyaux immobiliers de l’État.

 Dans ces deux transactions, l’intermédiaire n’était autre que le fonds d’investissement dirigé par Emmanuel Limido. Ce dernier avait entre les deux transactions embauché le chef de cabinet de Jean-François Copé, Guy Alves, devenu depuis patron de Bygmalion. Un étonnant mélange des genres que Le Point révèle dans son article sur l’argent de l’UMP et la galaxie Copé…

Une enquête exclusive à découvrir dans le numéro 2163 du Point en vente cette semaine

Est-ce la première conséquence de nos révélations ? Toujours est-il que, selon Le Midi libre, Jean-François Copé a annulé mardi soir le meeting auquel il devait se rendre jeudi à l’espace Pitot à Montpellier. Officiellement, l’UMP chercherait désormais une salle d’une plus grande capacité d’accueil que les (environ) 250 places disponibles à l’espace Pitot…

http://www.lepoint.fr/politique/exclusif-8-millions-regles-par-l-ump-a-des-amis-de-cope-27-02-2014-1796074_20.php

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Y’en a marre du déficit public de la France et des promesses du gouvernement

Posté par ippolito le 27 février 2014

Déficit : l’avertissement de Bruxelles à la France

Le déficit public de la France se situerait encore à 4 % du PIB en 2014.

Tenir l’objectif de 3 % en 2015 nécessitera des économies considérables.

Renégociés il y a moins d’un an, les objectifs de réduction du déficit public de la France paraissent déjà relever de la gageure. C’est ce qui transparaît des prévisions économiques dévoilées hier par la Commission européenne, qui laissent présager des discussions tendues dans les semaines à venir entre Paris et ses partenaires européens.

 Bruxelles anticipe une dégradation des comptes publics par rapport à ses dernières prévisions de l’automne dernier : le déficit public devrait ainsi s’établir à 4,2 % du PIB en 2013 (contre 4,8 % en 2012) puis à 4 % cette année, là où Bercy entend le ramener à 4,1 % puis à 3,6 %. Il y a deux semaines, la Cour des comptes avait déjà souligné les risques pesant sur les objectifs de Paris (« Les Echos » du 12 février).

Pour 2015, année durant laquelle Paris s’est engagé à ramener son déficit sous les 3 %, Bruxelles attend 3,9 %. Cette prévision est toutefois faite à politique inchangée alors que le gouvernement Ayrault prévoit de réaliser de l’ordre de 18 milliards d’euros d’économies à cet horizon.

« Nous allons entamer un dialogue avec la Commission pour identifier les sources d’écarts avec nos prévisions », a réagi hier le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. Et d’assurer, sans toutefois citer de chiffres, que la France s’en « tient » à sa « trajectoire de réduction de déficit », « sans évoquer quoi que ce soit qui ressemble à un délai » dans ces discussions avec Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques. Officiellement donc, pas question de demander un nouveau report pour revenir sous les 3 %. Mais la marche pour y arriver s’annonce plus haute que prévu…

2015 sous le signe de l’effort

En outre, jusqu’à présent, la France mettait en avant ses efforts de redressement structurel (hors effets de la conjoncture) pour s’attirer les bonnes grâces de Bruxelles. Mais, sur cette cible aussi, la France dérape. Bruxelles estime en effet que le solde structurel pourrait ne s’être amélioré que de 0,8 point de PIB l’an dernier et de 0,5 point cette année (et non de 1,3 point puis de 0,8). 

Le sujet est certes technique, les chiffres de Bruxelles peuvent encore bouger et l’écart avec les prévisions de Paris tient en partie à des raisons méthodologiques. Mais la Commission note que l’effort de la France est en deçà des recommandations du Conseil européen pour 2013 et 2014. 

Et cet aspect est essentiel car les règles européennes sont désormais axées sur le retour à l’équilibre structurel. En clair, Paris pourrait devoir faire encore plus que les 50 milliards d’euros d’économies prévues d’ici à 2017 pour revenir dans les clous. Et l’effort à fournir en 2015 sera très substantiel. Sur cette base, Paris va devoir convaincre Bruxelles dans les semaines à venir du sérieux de ses efforts.

A ce stade, la Commission n’est pas va-t-en-guerre. « Les autorités françaises ont entrepris des réformes budgétaires et structurelles importantes, a indiqué Olli Rehn. Elles ne sont pas faciles. Les résultats ne sont pas immédiats. 

Mais elles sont indispensables pour augmenter le potentiel de croissance et d’emplois de son économie. J’encourage la France à poursuivre dans cet élan. » La Commission attend de voir concrètement ce qui ressortira du pacte de responsabilité annoncé en janvier par François Hollande et qui doit être finalisé au début du printemps.

Renaud Honoré, Les Echos
Frédéric Schaeffer, Les Echos

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203338347301-deficit-l-avertissement-de-bruxelles-a-la-france-652939.php

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