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Y’en a marre des amis de Hollande

Posté par ippolito le 3 février 2014

Quai d’Orsay : primes généreuses pour un diplomate ami de Hollande

Proche du président et ambassadeur en Russie, Jean-Maurice Ripert a perçu des primes durant un an alors qu’il était sans affectation.

Près de 37 000 euros de primes et indemnités sur l’année 2011, soit un peu plus de 3 000 euros par mois : pour le diplomate Jean-Maurice Ripert, de quoi singulièrement améliorer l’ordinaire de son traitement brut de ministre plénipotentiaire hors classe qui s’élève alors à 5 880 euros. 

Cette prime de 3 000 euros par mois correspondait à une indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires en administration centrale (1 887 euros chaque mois), prime de rendement (1 900 euros tous les trimestres), indemnité de résidence (176 euros mensuels), indemnité de fonction et de résultats (300 euros par mois), indemnité exceptionnelle (975 euros versés en décembre).

Dans un ministère sous tension budgétaire depuis des années, les bonnes fées du Quai d’Orsay se sont penchées sur le bulletin de salaire de celui qui a été nommé ambassadeur en Russie fin octobre 2013. Un poste qui doit beaucoup à son ami de la promotion Voltaire de l’Ena François Hollande, qui laisse d’habitude toute latitude à son ministre Laurent Fabius pour nommer les ambassadeurs.

Le ministère des Affaires étrangères muet

Mais, au ministère des Affaires étrangères, des diplomates s’interrogent à voix basse sur la réalité du poste occupé par Jean-Maurice Ripert au cours de l’année 2011 et se demandent s’il n’a pas bénéficié d’une faveur sonnante et trébuchante. 

Car, si sa biographie diffusée sur le site de l’ambassade de France en Russie fait état, sans précision, d’un poste à la Direction générale de l’administration du Quai d’Orsay en 2011, la notice publiée sur l’intranet du ministère reste muette à ce sujet. 

Un « blanc » entre le poste de secrétaire général adjoint des Nations unies, envoyé spécial pour l’aide au Pakistan, d’octobre 2009 à fin 2010 et celui de chef de la délégation de l’Union européenne en Turquie, occupé de janvier 2012 à octobre dernier.

Ceux qui le soupçonnent d’avoir encaissé des primes et indemnités indues avancent que durant l’année 2011 Jean-Maurice Ripert vivait en Suisse avec sa compagne et ne disposait pas d’un domicile à Paris. 

De fait, le courrier envoyé par le ministère des Affaires étrangères lui était adressé… chez un proche de sa future épouse, domicilié en banlieue parisienne aux Lilas. Et lorsqu’il était de passage à Paris – il lui est ainsi arrivé de siéger, sous l’étiquette de la CFDT, à la commission de discipline des ministres plénipotentiaires -, Jean-Maurice Ripert logeait chez un ami diplomate, lui aussi de la promotion Voltaire.

 Les documents en possession du Point.fr attestent que Jean-Maurice Ripert a, durant toute cette année 2011, été rémunéré au titre d’une « mission » jamais clairement identifiée, mais qui a, en tout état de cause, déclenché le paiement des primes.

Ripert, un diplomate éminemment politique

Dans un échange de mails avec Le Point.fr, le diplomate explique que, candidat à un poste d’ambassadeur qui ne lui a jamais été proposé, il était rattaché à la Direction générale de l’administration uniquement « pour des raisons administratives ». 

Stéphane Romatet, alors directeur général de l’administration et aujourd’hui ambassadeur en Australie, précise qu’il s’agit d’une « décision de gestion administrative usuelle ». Romain Nadal, le directeur de la communication et de la presse du ministère, ajoute que cette période sans affectation « a été mise à profit par M. Ripert pour réaliser un retour d’expérience des responsabilités exercées au Pakistan et pour préparer les phases de sélection mises en place par le Service européen d’action extérieure pour le poste en Turquie ». 

Relancés afin de savoir si la situation administrative de Jean-Marie Ripert justifiait le versement de primes et indemnités, ni les uns ni les autres n’ont répondu au Point.fr. Un diplomate ayant exercé des fonctions de directeur général au Quai d’Orsay nous a avoué que c’était la première fois qu’il entendait parler de primes pour un collègue sans affectation. 

Jean-Maurice Ripert est un diplomate éminemment politique, qui a passé une partie de sa carrière dans des cabinets ministériels socialistes. En 1983, trois ans après sa sortie de l’Ena, il rejoint le cabinet du ministre délégué à la Coopération. 

Il enchaîne ensuite : ministère des Affaires européennes, ministère des Relations extérieures. Il prend en 1991 la direction du cabinet de Bernard Kouchner, secrétaire d’État à l’action humanitaire, et devient conseiller diplomatique de deux Premiers ministres, brièvement pour Michel Rocard, durant trois années auprès de Lionel Jospin (1997-2000). 

Au sortir de cette phase politique, sa carrière décolle. Ambassadeur en Grèce, directeur des Nations unies et des organisations internationales au Quai d’Orsay, représentant permanent auprès de l’Office des Nations unies à Genève, puis représentant permanent de la France aux Nations unies à New York à l’été 2007.

Exécuté par Sarkozy en 2009

Jean-Maurice Ripert en sera brutalement « viré » en septembre 2009, exécuté par Nicolas Sarkozy qui lui reprochait de ne pas l’avoir accueilli à l’arrivée de son avion à New York pour l’Assemblée générale annuelle de l’ONU – il plaidera en vain qu’il siégeait alors au Conseil de sécurité. 

Annus horribilis, le diplomate aurait pu prétendre cette même année 2007 à la direction du cabinet de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères d’ouverture de Nicolas Sarkozy. Mais le sherpa du président de la République, Jean-David Levitte, y avait mis son veto.

À l’élection de François Hollande, cet ami de plus de trente ans, Jean-Maurice Ripert croit son heure venue. Il se voit dans les habits de conseiller diplomatique. Un poste qui lui sera soufflé par Paul Jean-Ortiz, jugé moins « clivant ». Il se murmure au Quai d’Orsay que son ex-femme, Claudine Ripert-Landler, nommée conseillère à la communication et à l’international à l’Élysée et elle aussi amie de longue date du président de la République, ne serait pas étrangère à ce choix. 

Désormais ambassadeur en Russie, Jean-Maurice Ripert n’a plus à se soucier d’arrondir son traitement de base. Il perçoit une indemnité de résidence mensuelle qui est une des plus élevées parmi celles versées par le Quai d’Orsay, Moscou appartenant au cercle des villes les plus chères du monde. Elle se montait à 19 353 euros début 2011.

http://www.lepoint.fr/societe/quai-d-orsay-primes-genereuses-pour-un-diplomate-ami-de-hollande-03-02-2014-1787234_23.php

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Y’en a marre du coût de l’euro 2016 surtout pour les contribuables

Posté par ippolito le 3 février 2014

Football : l’Euro 2016 coûtera plus de 700 millions d’euros aux contribuables

Combien coûtera l’organisation de l’Euro 2016 aux contribuables ? 

Les chiffres varient du simple ou double selon les sources et la rigueur des calculs. En 2011, Le Figaro annonçait que cette compétition de football allait coûter 1,7 milliard d’euros, une somme liée à la construction ou à la rénovation des stades. Depuis, le chiffre refait régulièrement surface dans la presse… qui parfois se mélange les pinceaux entre argent public et fonds privés. Explications.

1,7 milliard d’euros pour les contribuables ? Capital grossit la note

Dans son numéro de février 2014, consacré aux « 400 qui vont ruiner la France », le magazine Capital reprend le chiffre du Figaro et écrit que « l’Euro 2016 va coûter 1,7 milliard d’euros aux contribuables pour trois semaines de match ». 

Pour expliquer cette somme exorbitante, le magazine cite par exemple le cas des villes de Marseille et Nice qui « ont signé un partenariat public privé de vingt-sept ans, respectivement avec Bouygues et Eiffage, qui coûtera au final plus de 400 millions d’euros à Marseille comme à Lille ». Énorme.

700 millions d’euros d’argent public, 1 milliard de fonds privés

En réalité, le magazine Capital a forcé la note. Car le magazine oublie de préciser que les créations ou rénovations de stade sont en partie pris en charge par des fonds privés. 

En juillet 2013, Le Point avait détaillé le financement des chantiers dans les 10 villes qui accueilleront l’Euro 2016. Et d’après les calculs de l’hebdomadaire, le coût des travaux pour les finances publiques devrait s’élever à environ 740 millions d’euros, le reste étant assumé par des fonds privés.

Coût des constructions/rénovations de stade par ville

- Bordeaux : construction d’un grand stade pour un montant de 184 millions d’euros. Le financement est à la fois public et privé.
- Lens : rénovation du stade Bollaert pour un montant de 70 millions d’euros. Financement public.
- Lille : construction d’un nouveau stade pour un montant de 324 millions d’euros (plus 170 millions de travaux de voiries). Financement public et privé.
- Lyon : construction d’un nouveau stade pour un montant de 405 millions d’euros. Financement privé.
- Marseille : rénovation du stade Vélodrome pour un montant de 267 millions d’euros. Financement public et privé.
- Nice : construction d’un nouveau stade pour un montant de 245 millions d’euros. Financement public et privé.
- Paris : rénovation du Parc des princes pour un montant de 100 millions d’euros. Financement public et privé.
- Saint-Etienne : rénovation du stade pour un montant de 58 millions d’euros. Financement public.
- Toulouse : rénovation du stade pour un montant de 35 millions d’euros. Financement public.

Au total, le coût de l’Euro 2016 est donc d’environ 700 millions d’euros pour les contribuables et non de 1,7 milliard. Il n’en reste pas moins que la somme apparaît particulièrement élevée en période de déficit chronique. Car tous les contribuables paieront, que vous soyez amateurs de foot… ou pas.

*** Sources
- Guillaume Errard, « 1,7 milliard pour les stades de foot français », Lefigaro.fr, 20.05.2011
- Tidiany M’Bo, « Euro 2016 : stades français, l’état des lieux « , Lepoint.fr, 29.07.2013
- « Les bâtisseurs fous », Capital n°269, février 2014

http://www.politique.net/2014020201-cout-euro-2016-football.htm

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Y’en a marre du chômage et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 3 février 2014

Vrais chiffres chômage décembre 2013, 27700 demandeurs d’emploi de plus, malgré 299600 radiations

324 500 demandeurs d’emploi de + en 1 an, soit une moyenne de +27 041 par mois.

+ 39,6 % de radiations administratives en 1 seul mois !! + 32,8% sur un an ! du jamais vu.

94 480 offres d’emplois (majoritairement précaires) pour environ 9 500 000 chômeurs et travailleurs précaires et intermittents, y compris les invisibles (détails en bas de page)

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indémnité de Pole emploi.

Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour « reprise d’emploi déclarée ».

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, décembre 2013 :
 
- Défauts d’Actualisation : 193 300, 41,3 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 60 300, 12,9 % des sorties.

- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 46 000 et 9,8 % des sorties.
 
soit 299 600 radiés des listes (64 %) pour autres motifs que :
 
- Stages parking : 41 800, 8,9 % des sorties.

- Arrêts maladie, maternité etc : 32 300, 6,9 % des sorties.
 
- Reprises d’emploi déclarées : 94 200, ne représentent que 20,1 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
Demandeurs d’emploi par catégories :

A : 3 303 200 +0,3 % ( + 5,7 % sur 1 an )
B : 645 400 +0,8 % ( + 4,8 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures
C : 949 500 +0,7% ( + 8,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures
D : 281 700 -0,3 % ( + 6,9 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc
E : 384 700 +1,7% ( + 7,8 % sur 1 an ) contrats aidés etc

TOTAL : 5 563 700 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 6,2 % sur 1 an, soit 27 700 chômeurs de + par rapport à Novembre.
 
TOTAL, dom-tom compris : 5 961 600 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

Quelques chiffres qui parlent :

Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 17,3 % sur 1 an

Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 18,1 % sur 1 an
Chômage des 50 ans et +, + 11,6 % sur 1 an

+ d’1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (51,7 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER …)

Offres d’emploi dispo, dernier chiffre connu : 113 709.

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques
 
Ne sont pas comptés dans ces 5 961 600 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1 417 800 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 290 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 872 200 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.
 
+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’ accès à emploi adapté.
 
+ d’1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d’allocation chomage, ou 790€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 621€ par mois, si vous ètes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n’ont pas encore l’age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse « ASPA » ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

 - on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9,5 MILLIONS demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p…

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-decembre-147056

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Y’en a marre de la réserve parlementaire

Posté par ippolito le 3 février 2014

Les étranges usages que font les députés de leur réserve parlementaire

Une association de pêcheurs, un think tank proche du PS, la Cour des comptes… Les subventions accordées par les députés se révèlent parfois surprenantes.

De nombreux députés utilisent la réserve parlementaire pour améliorer la trésorerie de la commune dont ils ont été le maire. 

Comment votre député utilise sa réserve parlementaire

La réserve parlementaire est-elle la « caisse noire » des députés ou bien une ressource utile à la collectivité? La publication pour la première fois par l’Assemblée nationale de la répartition de cette cagnotte en 2013 lève en tout cas le voile sur l’une des pratiques les plus contestées de la République.

Si, à la lecture des données mises en ligne on peut constater qu’une part de ces « subventions » sert effectivement à des initiatives d’intérêt général (la construction d’un gymnase, d’une école, d’une digue, etc.), une analyse plus poussée permet néanmoins de faire de surprenantes découvertes. 

Certaines sont plutôt anecdotiques (L’ex-ministre UMP de l’Enseignement et de la Recherche, Laurent Wauquiez qui sponsorise une association de tuning de camions), d’autres soulèvent des interrogations beaucoup plus sérieuses. Challenges.fr revient sur les plus étranges usages de la réserve parlementaire.

De quoi s’agit-il ?

Mais à quoi correspond-elle exactement ? C’est une enveloppe de 90 millions d’euros (dont 81,6 millions d’euros ont été dépensés en 2013) réservée à l’usage des députés pour attribuer des subventions (11.000 en tout en 2013). Le système a longtemps été critiqué pour son opacité. 

C’est le « fait du prince » qui règne puisque le député qui donne l’argent décide seul et n’a de compte à rendre à personne. Mais la nouveauté désormais, c’est que les citoyens peuvent, après coup, savoir à qui cet argent est allé.

Chaque député reçoit une certaine somme en fonction de sa position dans l’Assemblée et de son ancienneté. En moyenne, cela représente 130.000 euros. Mais il y a d’importants écarts. Le président UMP de la commission des Finances Gilles Carrez décroche ainsi le pompon avec 786.000 euros, devant le président de l’Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone (520.000 euros).

Ce dernier peut cependant se consoler puisqu’il décide également de la répartition de la réserve dite « institutionnelle », d’un montant de 5,5 millions d’euros. « Elle permet de soutenir des associations ou fondations menant des projets d’intérêt national et, traditionnellement, de participer au financement de grandes institutions ou juridictions françaises », explique le site de l’Assemblée. Rien n’est moins sûr. Tour d’horizon des subventions les plus étranges des députés.

Ils ont financé un organe judiciaire ou un organe de contrôle :

Si ce financement est présenté comme traditionnel, il n’en demeure pas moins très problématique dans le cadre de la séparation stricte des pouvoirs. En effet, Claude Bartolone, par le biais de la réserve institutionnelle, a accordé 250.000 euros au Conseil d’Etat. 

Or, il s’agit de la plus haute juridiction de l’ordre administratif, qui gère notamment les recours des citoyens face à l’exécutif… et donc par exemple face à leur maire. Alors que le budget du Conseil d’Etat est voté par l’ensemble du Parlement chaque année, cette subvention supplémentaire n’a pas lieu d’être.

La Cour des comptes, chargée de contrôler la régularité des comptes publics, reçoit aussi son obole par le biais de la réserve institutionnelle : 250.000 euros. Là encore, il y a mélange des genres. Si la Cour des comptes a besoin de davantage de moyens, pourquoi n’augmente-t-on pas son budget général ?

Des associations, des fondations ou des think tanks proches du pouvoir récompensées

La gauche sait se montrer généreuse avec certaines associations. 100.000 euros ont été attribués par Claude Bartolone (toujours via la réserve institutionnelle) à la Fondation Danielle Mitterrand, créée par l’épouse de l’ancien président de la République (1981-1995).

La présidence de l’Assemblée nationale a également donné 50.000 euros à SOS Racisme. L’association est très proche du Parti socialiste et des liens étroits existent entre les militants socialistes et les têtes d’affiche du mouvement. 

Par exemple, Malek Boutih, ancien membre de SOS Racisme, a été entre 2003 et 2008 secrétaire national du PS chargé des questions de société, avant d’être élu en 2012 député de l’Essonne. Il succédait ainsi à Julien Dray, un autre ancien de SOS Racisme, rappelé à la loi en 2009 pour avoir acheté une montre à 7.000 euros avec un chèque de l’association. SOS Racisme a par ailleurs reçu 5.000 euros de la réserve parlementaire du député PS Jean-Louis Touraine.

La fondation Jean Jaurès, réputée également proche des socialistes, a reçu 170.000 euros de la présidence de l’Assemblée nationale. 30.000 euros ont été versés à Terra Nova, le think tank du PS, via la réserve dite institutionnelle.

Eric Woerth aime le monde équestre, lui qui fait partie du groupe d’études Cheval à l’Assemblée, et qui avait vendu en 2010, alors qu’il était ministre du Budget, l’hippodrome de Compiègne pour une bouchée de pain (2,5 millions d’euros avec un golf et une forêt de 57 hectares en bonus). Il a versé 10.000 euros de sa réserve pour l’organisation du Jumping de Chantilly. 

L’Institut Montaigne, lui, récolte 30.000 euros de la part du député UMP du Val-d’Oise Jérôme Chartier.

Un coup de pouce aux syndicats étudiants du bon bord

Les parlementaires savent se montrer reconnaissants auprès des syndicats étudiants dont ils sont les plus proches.

Du côté de la droite, c’est l’UNI qui récolte l’argent des députés UMP. Le président du parti Jean-François Copé a fait « don » de 60.000 euros au syndicat étudiant. Le député UMP du Val-de-Marne Gilles Carrez a versé pour sa part 10.000 euros à l’UNI.

L’Unef fait encore mieux. Le député PS Pascal Cherki subventionne le syndicat étudiant à hauteur de 70.000 euros. Le député socialiste de Paris Mathieu Hanotin (ancien de l’Unef) verse aussi 10.000 euros. De même que Pouria Amirshahi, qui n’est autre… que l’ancien président du syndicat (de 1994 à 1998).

Les subventions aux petites associations 

Le député UMP Laurent Wauquiez a donné 1.000 euros à une association de tuning pour camions (Raucoulestuning). Il finance aussi le Twirling Club (bâton de majorettes) de Saint Germain Laprade (1.000 euros).

Hervé Morin, président du Nouveau Centre et député UDI, donne 1.000 euros à « Chats sans toits » et 5.000 euros à l’association « Sauvegarde animalière Risle Seine ».

Le député UMP Eric Ciotti, lui, adore la pétanque et finance pas moins de 6 clubs de boulistes pour en tout 11.000 euros.

Le député UMP Jacques Myard finance à hauteur de 1.000 euros une association de pêcheurs (« L’épuisette du Vésinet »).

Les contributions au budget de sa commune

De nombreux députés sont dans ce cas : Valérie Boyer (UMP) à Marseille (52.000 euros), Claude Bartolone (PS) au Pré-Saint-Gervais (200.000 euros), Jean Leonetti (UMP) à Antibes (140.000 euros) ou encore Jacqueline Fraysse (Front de gauche) à Nanterre (88.000), François Sauvadet (Nouveau Centre) à Vitteaux (107.000 euros, soit tout de même 100 euros par habitant!) …

Et les sénateurs dans tout ça ?

Les sénateurs ne sont pas en reste puisqu’ils disposent eux aussi d’une réserve parlementaire d’environ 60 millions d’euros. En juillet dernier, l’utilisation de cette cagnotte par les élus de la Chambre haute avait montré que quelque 52 tracteurs avaient été financés par ce biais ou encore un alambic.

Par Jean-Louis Dell’Oro
 

http://www.challenges.fr/economie/20140130.CHA9904/les-etranges-usages-que-font-les-deputes-de-leur-reserve-parlementaire.html

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Y’en a marre de l’absentéisme de nos élus

Posté par ippolito le 3 février 2014

Ile-de-France : qui sont les élus absentéistes au Conseil régional ?

Les séances plénières et réunions de travail du conseil régional d’Ile-de-France sont-elles si pesantes qu’elles poussent les élus régionaux à faire « l’assemblée buissonnière » ? 

Oui, à en croire les 6 181 absences relevées en moins de quatre ans par les services administratifs de la collectivité. Plus grave, le virus de la chaise vide semble contagieux : en 2010 – soit dès la première année du mandat – l’absentéisme concerne 21,59 % des élus franciliens, puis 28 % en 2011 et 2012 pour atteindre le taux le record de la mandature, lors du premier semestre 2013, avec 35 % de manquants à l’appel.

DEUX SOCIALISTES EN TÊTE, PUIS L’UMP DOUILLET

Les élus régionaux préfèrent positiver : sur cette dernière période, si l’on soustrait les absences justifiées, le taux affiché est contenu à 16 %. Toutefois, rien de plus simple que de se faire excuser : les élus cumulards le sont d’office si deux instances réclament leur présence le même jour. 

Pour les autres, une simple déclaration de « nécessité professionnelle » ou « personnelle justifiée » envoyée par mail aux services administratifs suffit pour passer à travers les filets du contrôle. Il n’est pas nécessaire de produire un justificatif. « La réglementation est basée sur la confiance et la responsabilité des élus », défend un porte-parole du conseil régional. « Mais tous les élus ne le savent pas. Les moins bien organisés se font prendre », souligne Mounir Satouri, président du groupe Europe Ecologie-Les Verts.

En ce qui concerne les absences aux travaux en commission, les listes nominatives ne sont pas rendues publiques. Interrogés sur l’identité des spécialistes de la chaise vide, les présidents des principaux groupes (PS, UMP, EELV et UDI) font front commun pour couvrir leurs troupes.

En revanche, les élus participant aux séances plénières du conseil régional d’Ile-de-France sont invités à signer un registre de présence, qui peut être consulté. C’est la partie visible de l’absentéisme des conseillers régionaux. LeMonde.fr a compilé les absences sur les 49 feuilles d’appel pour autant de délibérations tenues de mars 2010 à juillet 2013, ce qui représente une moyenne de 15 journées de présence demandée par an.

Avec 19 absences, la médaille de bronze revient à un habitué des podiums : David Douillet, député UMP des Yvelines, ancien ministre des sports et champion olympique de judo. Il est devancé d’une courte tête par deux élues socialistes : Geneviève Wortham et Marianne Louis qui comptabilisent 20 absences et prennent, ex aequo, la première place du classement de l’absentéisme régional en séance plénière.

ABSENTÉISTE RÉCIDIVISTE

Dans ce domaine, on note également la régularité de l’UMP Frédéric Lefebvre, député de la première circonscription des Français de l’étranger. L’ancien secrétaire d’Etat est quatrième du classement avec 18 absences. 

C’est également un récidiviste : entre 2005 et 2006, son taux d’absentéisme frôlait les 60 % selon une enquête du Parisien. Un « score » que Nathalie Kosciusko-Morizet avait toutefois largement dépassé (75 %) durant la précédente mandature. Cela n’avait pourtant pas retenu l’ancienne ministre de l’Ecologie de se représenter et d’être réélue en mars 2010 pour finalement démissionner huit mois plus tard.

La socialiste Anne Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris, conseillère régionale et rivale de Mme Kosciusko-Morizet dans la bataille municipale parisienne, cumule 11 absences en séances plénières. Des absences « justifiées » par des obligations de représentation pour la capitale ou des déplacements liés à sa campagne électorale.

De gauche comme de droite, les élus régionaux expliquent leurs difficultés à assumer plusieurs mandats de front tout en refusant de choisir. A titre d’exemple Jean-Vincent Placé, ancien vice-président EELV de l’Ile-de-France, n’avait jamais manqué une délibération avant l’automne 2011 et son élection au Sénat. Il a décidé de cumuler les deux mandats, mais a depuis manqué cinq séances.

PAS DE TRANSPARENCE

En 2010, le conseil régional avait voté à l’unanimité un article du règlement intérieur censé décourager l’absentéisme des élus frappant au portefeuille les conseillers à temps partiel par une réduction de leur indemnité (2 661 euros bruts par mois pour un simple conseiller). 

Inquiet de salir la crédibilité de l’institution, l’exécutif de la région Ile-de-France garde jalousement les chiffres de la participation aux obscures mais indispensables commissions de travail où s’élaborent ses politiques. « Le dispositif voté en début de mandat visait à dissuader l’absentéisme, pas à la transparence », reconnaît un porte-parole du groupe socialiste. Peut-être faut-il réaliser que l’un ne va pas sans l’autre.

Par Eric Nunès et Alexandre Léchenet

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/31/l-absenteisme-mal-chronique-des-elus-franciliens_4357390_823448.html

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