Y’en a marre des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 8 mars 2014

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Bruxelles donne un coup de pied aux fesses de Hollande

La Commission européenne a placé la France sous « surveillance renforcée » en espérant que cette mesure la forcera à sortir de son immobilisme.

Attaquer la Commission européenne est, en France, un sport très largement pratiqué. Dénoncer les privilèges des fonctionnaires qui y travaillent, l’incompétence de son président José Manuel Barroso, critiquer son ultralibéralisme thatchérien et son obsession orwellienne des normes qui nous forcent tout à la fois à réduire les allocations familiales et à protéger les cormorans qui dépeuplent nos rivières.

Aujourd’hui, pourtant, tous les Français devraient dire un grand merci à cette Commission tant décriée qui, en venant de placer notre pays « sous surveillance renforcée », cherche à nous sauver du naufrage vers lequel la politique de François Hollande nous conduit irrémédiablement.

Derrière le jargon bruxellois de « surveillance renforcée » se cache une vérité économique toute simple et toute nue que le gouvernement Ayrault cherche à masquer en parlant d’une reprise qu’il est le seul à voir. La vérité, c’est que la France est très gravement malade et que son état de santé empire chaque jour, contrairement au discours officiel qui voudrait nous faire croire que les choses sont en train de s’arranger grâce aux courageuses réformes engagées par François Hollande.

Profonds déséquilibres de l’économie française

La Commission pointe du doigt la poursuite simultanée de la dégradation des finances publiques et de la compétitivité. Elle constate qu’à cause d’un coût du travail trop élevé, la France continue à perdre des parts de marché à l’exportation, contrairement à l’Espagne et à l’Italie. Elle observe aussi que le compteur de la dette publique s’affole : 93,9 % du PIB en 2013, 96,1 % en 2014 et 97,3 % en 2015. Et elle évoque le risque « très sérieux » que la France ne parvienne pas à respecter ses engagements en matière de déficits, faute de baisser véritablement ses dépenses publiques.

Si la Commission européenne hausse aujourd’hui le ton contre la France, c’est que sa patience est à bout. Alors qu’il n’y avait pas un seul jour à perdre pour redresser le pays, elle considère que François Hollande n’a, depuis deux ans, rien entrepris de consistant pour mettre fin aux profonds déséquilibres de l’économie française qui minent sa croissance. « La » grande mesure destinée à améliorer la compétitivité du pays, le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE), se révèle être un fiasco complet qui profite d’abord à des entreprises, comme La Poste, qui ne sont pas engagées dans la compétition internationale.

« Un bon coup de pied aux fesses« 

Quant aux dépenses publiques, elles continuent de progresser, malgré les magnifiques postures de rigueur prises par le gouvernement. Elles ont représenté, selon la Commission, 57,2 % du PIB en 2013 (partout 56,6 % en 2012 et 55,9 % en 2011) et elles ont même dépassé le niveau du Danemark (56,9 %), pourtant champion en la matière.

En plaçant la France sous « surveillance renforcée », en l’exhortant à prendre d’urgence « des actions décisives », la Commission indique clairement qu’elle en a assez de ces promesses jamais tenues, de ces grandes réformes annoncées qui ne voient jamais le jour.

À Bruxelles, les boniments de François Hollande ont fini par exaspérer. On n’accorde guère de crédit à l’engagement de réduire de 50 milliards d’euros les dépenses publiques d’ici 2017 et on attend de voir aussi concrètement si le pacte de responsabilité ne se transformera pas en nouvelle preuve d’irresponsabilité.

Cette exaspération est à la hauteur de l’inquiétude qu’un jour les investisseurs se lassent de l’immobilisme de Paris, prennent en grippe la France, et déclenchent une tempête financière qu’il serait impossible de contenir compte tenu de son poids économique dans la zone euro.

Cette inquiétude n’est pas l’apanage de technocrates bruxellois un peu trop orthodoxes. Elle est partagée par tous les autres gouvernements européens, et notamment ceux du Sud, qui depuis le début de la crise ont fait d’énormes et coûteux efforts pour redresser leur pays. Efforts qu’ils craignent de voir anéantis à cause d’une France qui, elle, refuse obstinément d’en faire.

Avec cette mise sous « surveillance renforcée », c’est en réalité un « bon coup de pied aux fesses », pour parler comme Arnaud Montebourg, que la Commission européenne vient de donner à la France. Il est difficile de prétendre qu’il n’était pas mérité.

http://www.lepoint.fr/economie/bruxelles-donne-un-coup-de-pied-aux-fesses-de-hollande-06-03-2014-1798243_28.php

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