Y’en a marre du coût des élections et surtout de l’abstention

Posté par ippolito le 21 mars 2014

Abstentionnistes, vous allez dépenser 42,5 millions d’euros

PETITS CALCULS – Chaque semaine, Nicolas Prissette, journaliste au service politique du JDD, décrypte les politiques économiques et sociales. Cette semaine, il s’intéresse à l’abstention et à son coût.

Dimanche, des millions d’électeurs n’iront pas voter. Selon un sondage Ifop paru début février dans le JDD, 33% des inscrits se rendraient à la pêche, selon la formule consacrée. Ainsi des centaines de millions de bulletins de vote n’auront servi à rien. Un beau gâchis, à l’heure où le gouvernement cherche d’introuvables économies et tente de moderniser la vie publique.

Les élections municipales coûtent de plus en plus cher. Selon les calculs du député PS René Dosière, l’organisation du scrutin s’élèverait à 130 millions d’euros. Une facture en hausse de 21% par rapport à l’édition de 2008! Si 14,9 millions de personnes ne se déplacent pas dans les bureaux de vote, cela représente 42,5 millions d’euros dépensés sans expression afférente dans les urnes. Dans le détail, ces crédits servent à rembourser les frais de campagne (à condition d’avoir dépassé 5% des voix), les bulletins et affiches, les professions de foi, la Poste, etc.

La flambée s’explique par un changement des règles électorales dans les petites villes : la loi Valls a étendu le scrutin de liste à 6.709 communes supplémentaires (entre 1.000 et 3.500 habitants), où les frais pourront désormais être remboursés.

Pour faire des économies, le même Manuel Valls avait proposé que la propagande électorale soit dématérialisée pour les élections européennes de mai. On aurait reçu les tracts par internet. Mais le gouvernement y a renoncé, pour ne pas bousculer les habitudes. Il faut préciser que les européennes, elles, coûtent deux fois moins cher à organiser que les municipales…

http://www.lejdd.fr/Politique/Abstentionnistes-vous-allez-depenser-42-5-millions-d-euros-657841

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Y’en a marre du scandale du diesel

Posté par ippolito le 21 mars 2014

L’autre « scandale » du diesel dont on ne parle jamais

L’Etat autorise les entreprises à récupérer la TVA sur le gazole mais pas sur l’essence. Résultat: 96% des sociétés françaises roulent au diesel.
La question de la différence de prix à la pompe entre gazole et super sans plomb n’est pas la seule raison qui explique la forte « diésilisation » du parc automobile en France. À la pompe, le diesel est toujours moins cher que l’essence. Plus pour longtemps ? (SIPA)

Comment en finir avec le culte français du diesel ? C’est la question du moment. Question dont la réponse ne semble passer que par une action sur les prix à la pompe. Certes le différentiel de taxation, rend le super sans plomb nettement moins attractif que le gazole aux yeux de Français. Mais ce n’est pas la seule raison expliquant pourquoi le parc automobile français était, au 1er janvier 2013, constitué de 61,3% de véhicules diesel. Ni pourquoi leur part de marché dans les ventes de voitures neuves atteignait encore 66% l’an passé.

En fait, une autre spécificité de la fiscalité française pèse lourdement sur les choix de motorisation de très gros rouleurs : les entreprises. Et quasiment personne n’en parle. L’Etat accorde un avantage aux entreprises qui font rouler leurs salariés au gazole. Elles peuvent récupérer une partie de la TVA sur ce carburant. Et cette « niche » ne laisse évidemment pas indifférents les chefs d’entreprise.

Aucun intérêt à acheter des voitures hybrides

« Lorsque cette année j’ai voulu acheter des véhicules pour ma société, j’ai voulu acheter des voitures hybrides mais mon comptable m’a expliqué que j’aurais bien plus intérêt à privilégier le diesel » raconte, dépité, Vincent Moineau, patron de la société Trait d’Union. Ce jeune entrepreneur lyonnais montre la simulation qu’il a faite. Il économise, avec le diesel, 3.000 euros par an pour ses trois véhicules qui roulent entre 25.000 et 35.000 km.

Le choix est donc vite fait. « Les entreprises achètent ou louent selon les années entre 300 et 400.000 véhicules particuliers dont 96% de diesel » assure le président de l’observatoire du véhicule d’entreprise, Philippe Brendel.

Grosso modo, ces voitures dites de société utilisées par les salariés, notamment les commerciaux, et les entrepreneurs représentent donc 20% des immatriculations de voitures neuves en France. A cela il faut ajouter les véhicules utilitaires (17% du parc français) massivement équipés de moteur diesel. Or ces voitures, camionnettes, camions consomment, en moyenne sur une année, bien plus de carburant que les véhicules des ménages car ils parcourent chaque année bien plus de kilomètres. Les entreprises jouent donc un rôle majeur dans la pollution aux particules fines liée à la circulation automobile.

Les écologistes retoqués par le gouvernement

Les députés d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) ont tenté à plusieurs reprises de s’attaquer à cette spécificité française. en cotobre dernier, Denis Baupin a déposé un amendement à la loi de finances visant à supprimer le remboursement de la TVA pour les véhicules roulant au gazole. Avec un argument de poids en cette période de disette budgétaire: « L’avantage accordé aux véhicules diesel dans les flottes des parcs de sociétés, permettrait de récupérer 350 millions d’euros ».

Mauvaise pioche. Le ministre du Budget leur a rétorqué que la Commission européenne ne le tolérerait pas: « Aucun État membre n’est en effet fondé à introduire des restrictions aux droits de déduction (de la TVA, ndr) même à l’appui de considérations relatives à la protection de l’environnement ou à la santé publique, comme c’est le cas dans votre amendement ». Et Bernard Cazeneuve d’expliquer que la France s’est vu sanctionnée en 2001 par la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir tenté de limiter la déduction de la TVA sur le gazole. Pourquoi ? Parce que c’est le non-remboursement de la TVA sur l’essence qui déroge aux directives européennes et que la France n’a été autorisée que provisoirement à maintenir cette différence de traitement.

Une taxe qui ne résout pas le problème

Les députés d’EELV ont donc retiré leur amendement. Le gouvernement leur a en revanche concédé une modification de la taxe sur les véhicules de société qui frappera plus lourdement les voitures diesel, notamment les plus anciennes (600 euros par an pour celles qui ont été mises en circulation avant 1997). « Cette mesure devrait rapporter 160 millions d’euros à l’Etat, c’est déjà la moitié de ce que coûte la niche fiscale sur le gazole que nous ne pouvons pas supprimer » se félicite Denis Baupin. Sauf qu’elle n’incite pas vraiment les entreprises à passer à l’essence mais simplement à renouveler plus vite leur flotte.

Il y a une autre solution à laquelle les écologistes n’ont apparemment pas pensé: en finir avec l’inégalité de traitement entre essence et gazole en instituant le remboursement de la TVA sur tous les carburants. Le coût pour l’Etat serait très limité puisque seulement 4% des véhicules concernés roulent au super sans plomb. Le président de l’observatoire du véhicule d’entreprise estime qu’il en coûterait moins de 13,5 millions d’euros. Avec un effet assez rapide sur l’évolution du parc, puisque « la durée moyenne de détention d’un véhicule en entreprise est de 4 ans ». Une mesure qui, pour le coup, aurait la bénédiction de Bruxelles.

http://www.challenges.fr/economie/20140320.CHA1822/automobile-et-pollution-aux-particules-fines-l-autre-scandale-du-diesel.html

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Y’en a marre de Yamina Benguigui

Posté par ippolito le 21 mars 2014

Affaire Benguigui : une ministre star… de la finance !

Devinette : qu’est-ce qui peut bien valoir 1 euro et onze mois plus tard, 430 000 euros ? Réponse : les actions de Yamina Benguigui. Avec une telle science de la culbute, ce n’est pas ministre de la Francophonie que François Hollande aurait dû nommer cette cinéaste, mais ministre de l’Economie et des Finances !

Depuis les révélations de Marianne la semaine dernière sur le magot caché en Belgique de Yamina Benguigui – et son démenti filandreux -, on connaît à présent le fin mot de l’histoire, livré par le Canard enchaîné cette semaine. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas glorieux. Ni pour Yamina Benguigui, ni pour les instances chargées de contrôler les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement, rendues obligatoires depuis le scandale du compte suisse de Jérôme Cahuzac.

Suite à notre enquête et au droit de réponse envoyé par la ministre, il est établi que Yamina Benguigui a vendu en février 2013, soit neuf mois après son entrée au Quai d’Orsay, les 20 % de parts qu’elle détenait dans une holding domiciliée à Bruxelles, la société G2. Une participation qu’elle ne possédait donc plus, dit-elle, quand elle a rempli sa déclaration de patrimoine en avril 2013. A l’entendre, elle n’avait donc pas à en faire état. Sur le plateau de LCI vendredi dernier, la ministre s’est même fendue d’un rageur : « les déclarations de Marianne sont fausses et infondées, mais ça, bon, on a l’habitude… » Ah oui, vraiment ?

Voici ce qu’écrit le Canard enchaîné, après avoir recueilli les « explications vasouillardes » de ses avocats : Yamina Benguigui « affirme avoir cédé une première fois ses parts, en février 2013, à sa propre société pour 1 euro symbolique. En échange, la ministre bénéficiait d’un droit de retour automatique de son bien, applicable dès la fin de ses fonctions gouvernementales.

Ce genre de montage est légal. Mais il ne changeait rien à la situation de fortune de Yamina Benguigui, qui restait la véritable proprio de ses actions. Elle était donc bel et bien tenue d’en mentionner l’existence et la valeur sur sa déclaration de patrimoine. »

Après l’intervention de l’administration fiscale, à l’été 2013, la ministre a été obligée d’interrompre son petit « jeu de bonneteau » et de procéder, cette fois, à une vraie vente en bonne et due forme pour la somme de 430 000 euros, avec extrait officiel publié au greffe belge, un document que Marianne a produit la semaine dernière et qui a mis Madame la ministre dans tous ses états.

Entre la technicité du montage, son timing – en pleine affaire Cahuzac – et le décalage délirant entre la première vente sous le manteau (1 euro) et la seconde, officielle et certifiée par un expert (430 000 euros), il est de plus en plus difficile de croire que Yamina Benguigui ait pu commettre une « maladresse » – le substitut de « mensonge » en vigueur ces jours-ci au PS… – dans sa déclaration de patrimoine. Une déclaration que la Commission pour la transparence financière de la vie politique, remplacée depuis par une Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, était censée avoir contrôlée.

La vérif n’avait pourtant rien de sorcier : il suffisait de fureter sur le registre français du commerce, accessible en ligne via plusieurs sites bien connus, lâcher une poignée d’euros pour obtenir les statuts des quelques sociétés gravitant autour de Yamina Benguigui et mentionnant la société G2, puis se connecter au site du greffe belge (gratuit lui, merci les Belges !).

Un nouveau scandale sur la transparence prétendue de nos ministres, pile un an après le tsunami Cahuzac, mais avec des documents publics, disponibles à portée de clics, sans enregistrement pirate ni taupe infiltrée. C’est peut-être pour ça qu’aucun media, à l’exception de Marianne et du Canard enchaîné, n’a jusqu’ici embrayé…

Un boulet pour le PS parisien

Tête de liste PS aux municipales dans le Xe arrondissement de Paris, Rémi Féraud se serait bien passé de cette triste affaire. Et pour cause : Yamina Benguigui, qui figure en 4e position sur sa liste, ne peut pas être la seule à se retirer avant dimanche, quand bien même on l’y forcerait. La seule option juridique serait que toute la liste se saborde. Mais il est trop tard, comme l’explique l’avocat en droit électoral Philippe Bluteau : « les candidats pouvaient modifier leur liste jusqu’au 6 mars.

Aujourd’hui, les listes sont figées. Il n’est plus possible de les retirer, ni volontairement, ni autoritairement, ni par voie judiciaire. La seule possibilité qui demeure serait d’appeler publiquement au retrait des bulletins de vote le jour de l’élection. » Tant pis, donc, pour Serge Federbusch, tête de liste du mouvement « Paris libéré » de Charles Beigbeder dans le Xe, qui s’enflamme depuis les révélations de Marianne. « Puisqu’il est désormais impossible pour ces socialistes nantis de modifier leur liste, tempêtait-il il y a quelques jours, il ne leur reste plus qu’à la retirer en présentant des excuses aux électeurs. »

Rémi Féraud et l’équipe de campagne de Anne Hidalgo vont donc devoir composer avec cette gênante présence… Au moins jusqu’au premier tour. Car Yamina Benguigui pourrait être exfiltrée entre les deux tours, au moment où les socialistes et leurs alliés communistes fusionneront leur liste avec les écolos. Une option déjà réclamée haut et fort par Didier Le Reste du PCF.

D’ici là, il faut tenir, sans s’afficher avec la ministre. Comme lundi dernier, lors du meeting de Rémi Féraud dans la salle du New Morning. Aucune trace de Yamina Benguigui, pourtant annoncée. Aucune trace même de son nom sur les sièges réservés aux candidats. Tenir donc. Coûte que coûte. Quand on se souvient de la réaction de Rémi Féraud lors de l’affaire Cahuzac, on imagine le trouble qui doit aujourd’hui l’habiter. Dans un message adressé aux militants, le patron des socialistes parisiens avait lancé gravement : « la confiance dans la capacité de la politique à agir sur le réel est déjà fragile, c’est aujourd’hui la confiance en celles et ceux qui exercent des responsabilités qui se trouve mise en péril. » Bis repetita.

Alexandre Coste

http://www.marianne.net/Affaire-Benguigui-une-ministre-star-de-la-finance-_a237550.html

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Y’en a marre des abus de pouvoir des politiques

Posté par ippolito le 20 mars 2014

BUZZ. Mme Valls fait sauter les PV des amis

La violoniste Anne Gravoin, l’épouse de Manuel Valls, a usé de ses relations pour faire sauter le PV de stationnement d’une amie mal garée selon l’hebdomadaire Le Point.

Le 28 janvier dernier, un agent de surveillance de la voie publique verbalisait les véhicules sans ticket de stationnement dans la rue de Paris où vit le couple Valls.

Une amie d’Anne Gravoin écope ainsi d’une contravention en lui rendant visite. En sortant de chez elle, la violoniste découvre le PV sur la voiture de son amie. « J’appelle immédiatement Manuel », aurait alors déclaré la musicienne.

Deux heures plus tard, un commandant du groupe de sécurité du ministre de l’Intérieur s’est emparé du dossier et le PV a sauté.

http://www.leprogres.fr/politique/2014/03/20/mme-valls-fait-sauter-les-pv-des-amis

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Y’en a marre de la corruption et surtout du Qatar

Posté par ippolito le 20 mars 2014

Football – Mondial 2022 : corruption, FBI, Qatar… et si on revotait ?

Une enquête de la police fédérale américaine en remet une couche sur les éléments à charge démontrant l’attribution irrégulière du Mondial 2022 à l’émirat.

Mondial au Qatar : nouvelles accusations de corruption

Trop, c’est trop. Jamais dans l’histoire du sport l’attribution d’une compétition à un pays ou à une ville n’aura suscité autant de polémiques. Pourtant, dans ce domaine, la sphère sportive traîne de sacrées casseroles : la Coupe du monde de 1934 dans l’Italie fasciste de Mussolini, les JO de Berlin en 1936 et ses saluts nazis au kilomètre, le Mondial argentin de 1978 sous la dictature militaire du général Videla qui exécutait les prisonniers politiques à quelques dizaines de mètres des stades accueillant la compétition.

Et même si, à ces époques respectives, des contestations de toutes parts s’étaient fait entendre, aucune n’a jamais conduit à une remise en cause sérieuse d’une décision émanant du CIO ou de la Fifa. Sauf qu’aujourd’hui c’est tout un processus corrupteur qui est mis au jour et qui pourrait amener l’instance ultime du foot mondial à tout recommencer en ce qui concerne la Coupe du monde 2022 au Qatar, y compris son vote d’attribution.

Scandales

En confiant l’organisation de la Coupe du monde de football au Qatar en 2022, la Fifa ne pensait pas se mettre à ce point une balle dans le pied. Au-delà de l’étonnement général qui a accompagné la décision de la Fifa le 2 décembre 2010, ce sont les scandales qui se succèdent depuis qui laissent craindre le pire pour l’émirat du golfe Persique.

Après l’imbroglio (toujours pas réglé) relatif à la période à laquelle se déroulera la compétition – été ou hiver -, la polémique qui entoure les conditions de travail des ouvriers immigrés sur les chantiers de construction des futurs stades (1), ce sont les soupçons de corruption lors du vote de 2010 qui prennent de plus en plus de place dans les chaussures des dirigeants qataris et les ralentissent dans leur fuite en avant.

Déjà en janvier 2013, le bihebdomadaire France Football mettait les pieds dans le plat en révélant qu’une corruption massive avait rythmé l’attribution du Mondial 2022. Le titre faisait notamment état d’une savoureuse réunion en novembre 2010 – quelques semaines avant l’ultime vote – au palais de l’Élysée entre Nicolas Sarkozy, l’émir du Qatar al-Thani, Sébastien Bazin – président du PSG de l’époque – et Michel Platini, le patron du l’UEFA…

Il aurait été alors question d’un « échange de bons procédés » assez irréel : contre le vote de « Platoche », qui était plutôt tenté par le dossier américain à l’époque des faits, l’émir se serait engagé à racheter le PSG, à créer une chaîne sportive concurrente à Canal+ (beIN) et a offrir une part non négligeable aux entreprises françaises du bâtiment au moment de construire la dizaine de stades accueillant la compétition ! Démentis à la pelle, colère noire de Platini, puis plus rien… jusqu’à aujourd’hui ! Et cette fois-ci, le dossier gagne en densité.

Le FBI entre dans la danse

Les révélations sur les coulisses de l’attribution du Mondial ne sont désormais plus uniquement la chasse gardée des journalistes d’investigation mais aussi… des instances fédérales américaines. Le Daily Telegraph révèle ainsi que le FBI se serait emparé du dossier. Sur quels motifs ? Le premier symbolique, le second juridique. En effet, ce fameux 2 décembre 2010, jour du vote, le principal pays lésé n’est autre que… les États-Unis.

Avec seulement 8 votes (contre 14 pour le Qatar), le pays qui n’a plus organisé de Coupe du monde de foot depuis 1994 s’incline lors du quatrième et dernier tour. Rageant. Au point même que Barack Obama avait exprimé publiquement sa désapprobation alors que le décorum en de telles circonstances veut que le vaincu accepte sa défaite et félicite le vainqueur.

Or, le pays du soccer fait rarement les choses à moitié – encore plus en matière de sports – et, s’il peut balayer d’un revers de la main le double échec JO 2016-Mondial 2022, il ne lâchera rien. L’entrée en lice du FBI n’est donc pas anodine même si elle s’appuie sur des éléments concrets. En cause, deux anciens dignitaires de la Fifa :

Jack Warner, l’ancien vice-président de l’instance, et Mohamed Bin Hammam, proche des dirigeants émiratis et ancien patron de la Confédération asiatique (AFC) dont le Qatar fait partie. Deux personnages-clés qui ont été suspendus en 2011 par la Fifa de toute activité dans le football… pour avoir (déjà) tenté d’acheter des votes au moment de l’élection du président de la Fifa !

Mais ce qui a mis la puce à l’oreille au FBI, c’est un étrange transfert de fonds versé via une banque à New York. Ni une ni deux, la police fédérale américaine ouvre une enquête sur Jack Warner.

Selon le Daily Telegraph, l’ancien vice-président de la Fifa et sa famille auraient touché 1,43 million d’euros d’une entreprise qatarie détenue par Mohamed Bin Hammam juste après l’attribution du Mondial. Concrètement, pour obtenir le vote en faveur du Qatar de plusieurs membres du comité exécutif de la Fifa, Bin Hammam aurait demandé à Warner d’utiliser sa position pour arrondir certains angles, voire graisser des pattes.

Nouveau vote pour le Mondial 2022 ?

Si ces informations sont avérées, il y a peu de chances que la Fifa adopte sa politique préférée, celle de l’autruche. En effet, les révélations de la presse, sans relais juridique, sont faciles à contester, à démentir ou à attaquer en diffamation.

Or, si les investigations du FBI aboutissent, il y a fort à penser que les États-Unis n’en resteront pas là et demanderont réparation. Ayant les infrastructures et les moyens financiers pour organiser un tel événement en un temps record, la probabilité d’une annulation de la décision du 2 décembre 2010 et d’un nouveau vote n’a jamais été aussi forte.

Bémol : un nouveau vote constituerait un aveu de la part de la Fifa. Des têtes devraient alors tomber puisque certains membres impliqués occupent toujours des postes à la Fifa. Des individus qui ont été défendus par leur hiérarchie, Michel Platini et Sepp Blatter, le président de la Fifa, en première ligne.

Un tremblement de terre sur la planète foot est sur le point de tout dévaster sur son passage. Et la collaboration d’un des fils de Jack Warner avec le FBI n’est pas une bonne nouvelle pour les fautifs. Tout comme le rapport – attendu dans l’année – de la nouvelle chambre d’investigation du comité d’éthique de la Fifa portant sur ce dossier. Son président depuis 2013 n’est autre de Michael Garcia, ancien d’Interpol et ancien procureur de New York… L’étau se resserre autour de la Fifa, qui va devoir rendre des comptes.

(1) Le rapport du comité de coordination népalais Pravasi fait état de plus de 400 migrants népalais morts sur les chantiers qataris. En parallèle, The Guardian estime à 500 le nombre de travailleurs indiens qui ont succombé aux conditions de travail depuis 2012.

http://www.lepoint.fr/sport/football/football-mondial-2022-corruption-fbi-qatar-et-si-on-revotait-19-03-2014-1803097_1858.php

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Y’en a marre des abus du régime des intermittents et surtout de l’absence de réforme

Posté par ippolito le 20 mars 2014

Intermittents : des abus et toujours pas de réforme

Devant la pression du gouvernement et malgré le poids du déficit de leur régime, le dossier sensible de l’indemnisation des intermittents du spectacle devrait être renvoyé par les partenaires sociaux à plus tard.

La dernière séance de renégociation de la convention d’assurance-chômage, qui réunit ce jeudi au siège du Medef patronat et syndicats, se fera au son de la sono et des mégaphones. Les intermittents du spectacle ont en effet décidé, une fois encore, de se rappeler au bon souvenir des délégations présentes. Depuis que les trois organisations patronales – Medef, CGPME et UPA – ont proposé, le 13 février, de supprimer leur généreux régime d’indemnisation, artistes et techniciens ne désarment pas.

Ils sont venus devant le siège du Medef lors de la réunion du 27 février, ont occupé le ministère de la Culture, le Medef Île-de-France, les locaux parisiens de la CGPME et même… la Cour des comptes, qui a plusieurs fois fustigé «la dérive massive» de leur régime. Indubitablement, leur combat a été le sujet polémique de cette négociation, au point de masquer les autres enjeux, comme l’instauration de «droits rechargeables» ou la suppression du régime, lui aussi plus avantageux que le droit commun, des intérimaires.
Un quart du déficit total

Sur le fond, il est impossible de rééquilibrer les comptes de l’Unedic, le gestionnaire de l’assurance-chômage, sans traiter le cas des intermittents. Ces derniers sont un peu moins de 110.000 à être indemnisés, soit 5% de l’ensemble des chômeurs percevant une allocation. Mais leur régime spécifique, dans le rouge de plus un milliard chaque année, est à l’origine d’un quart du déficit de l’assurance-chômage! Un dérapage dû à des ­règles d’indemnisation très favo­rables.

Ainsi, alors qu’un chômeur lambda perçoit 1 151 euros de revenus par mois en moyenne, les ar­tistes sont à 2 183 et les techniciens du spectacle à 3 030 euros, selon la Cour des comptes. En période de crise, une telle iniquité devient de plus en plus difficile à accepter.

Fort de ces arguments, le patronat – aiguillonné par la CGPME, mais aussi par le départ du Medef de Laurence Parisot, qui protégeait les intermittents et a récemment affirmé qu’elle était opposée à la suppression de leur régime – est sorti du bois cette année.

L’actuelle négociation ne débouchera certainement pas sur une disparition du régime, le gouvernement s’y opposant formellement. «Je déconseille au Medef de persévérer dans cette erreur», a prévenu Jean-Marc Ayrault mi-février. Mais il est possible que le patronat obtienne quelques mesures d’économies immédiates – comme un plafonnement du cumul des revenus d’activité et de l’allocation, et une hausse des cotisations -, ainsi que l’engagement de remettre le sujet plus tard sur la table. Car les syndicats – et même la CGT, en pointe dans ce combat – y sont prêts. Sur un dossier figé depuis la révolte de 2003, ce serait un immense progrès…

http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/03/20/09005-20140320ARTFIG00012-toujours-pas-de-reforme-a-l-horizon-pour-le-regime-des-intermittents-du-spectacle.php

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