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Y’en a marre de la hausse des tarifs de l’électricité

Posté par ippolito le 2 avril 2014

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Pourquoi votre facture d’électricité va encore augmenter

Le Conseil d’Etat devrait recommander au gouvernement d’effectuer une hausse rétroactive des tarifs réglementés de l’électricité d’EDF entre août 2012 et août 2013.

Un nouveau revers pour l’Etat dans ses tentatives de limiter les prix de l’énergie. Et une nouvelle épine dans le pied du gouvernement, au lendemain d’une large défaite des socialistes aux élections municipales. Le rapporteur public du Conseil d’Etat a estimé, lundi 31 mars, que la décision du gouvernement de limiter à 2% la hausse des tarifs réglementés de l’électricité en juillet 2012 devait être annulée. Cette recommandation pourrait conduire à une hausse rétroactive des tarifs appliqués par EDF entre août 2012 et août 2013. Explications.

Pourquoi cette hausse est-elle très probable ?

Le Conseil d’Etat doit rendre sa décision au cours des prochaines semaines. La juridiction administrative devrait demander au gouvernement de prendre un nouvel arrêté tarifaire dans un délai de deux mois. Et, bien que les conclusions de son rapporteur n’aient pas de caractère contraignant, elles sont généralement suivies par la juridiction.

A combien s’élèvera-t-elle ?

Cette hausse s’appliquera aux tarifs réglementés de l’électricité, bleu pour les particuliers et jaune pour les petits professionnels. Elle concernera donc environ 27 millions de foyers, soit plus de 90% des ménages français. Le paiement pourrait être échelonné, sur un an, entre l’été 2014 et mi-2015, selon Le Journal du Dimanche.

Le rapporteur public du Conseil d’Etat n’a pas donné de chiffre. Mais, d’après le JDD, le Conseil d’Etat « devrait imposer un rattrapage compris entre 4% et 5% ». Cela se traduirait par un surcoût de 40 euros pour les abonnés, chiffre le JDD.

Fabien Choné, président de l’Anode, un regroupement de petits concurrents (comme Direct Energie, Eni ou Lampiris) des opérateurs historiques EDF, pour l’électricité, et GDF Suez, pour le gaz, a lui rappelé que l’autorité de régulation du secteur avait préconisé un rattrapage de 7,6% pour l’année 2012. Soit, selon lui, une charge supplémentaire de « 40 à 50 euros en moyenne » par consommateur.

Reste à savoir quelle hausse sera nécessaire pour passer sous les fourches caudines du Conseil d’Etat. Chaque point de pourcentage de rattrapage représente environ 5 à 6 euros en moyenne par foyer.

Pourquoi cette hausse est-elle rétroactive ?

Le Conseil d’Etat a été saisi par l’Anode. Ses membres s’estiment lésés par le fait que les prix de leurs grands concurrents n’augmentent pas autant que prévu. L’Anode a déposé son recours au motif que le plafonnement de la hausse survenue en 2012 ne permettait pas de couvrir les coûts de production de l’opérateur historique, contrairement à ce que prévoit la loi.

Y aura-t-il d’autres hausses ?

En juillet 2012, le gouvernement Ayrault avait limité à 2% la hausse des tarifs de l’électricité, alors que la Commission de régulation de l’énergie avait calculé une hausse nécessaire de 5,7% pour les tarifs des particuliers. Elle l’avait même évaluée dans un second temps à 9,6%.

Mi-2013, la Commission de régulation de l’énergie était revenue à la charge, en évoquant une hausse nécessaire des tarifs de 6,8 à 9,6% en 2013, puis de 3,2% en 2014 et 2015, en plus du rattrapage de 7,6% pour 2012.

Dans la foulée, le gouvernement avait annoncé deux hausses, une première de 5% au 1er août 2013, et une autre de 5% au 1er août 2014. Mais le rattrapage avait été mis de côté. L’Anode juge toutefois qu’une nouvelle hausse de 5% sera nécessaire en 2015.

Fin 2013, une source à l’Elysée avait déclaré que l’Etat souhaitait limiter entre 2% et 3% par an, voire moins, la hausse des tarifs sur la période 2015-2018. Y parviendra-t-il ? Rien n’est moins sûr. « L’an passé, le Conseil d’État avait déjà imposé une revalorisation de 6 % des tarifs du gaz pour compenser trois gels de 2011 et 2012″, rappelle le JDD.

D’après les calculs du régulateur, les tarifs réglementés d’EDF pour les particuliers ont augmenté de 12% sur la période 2002-2012 en euros courants, mais reculé de 8% en euros constants, c’est-à-dire après déduction de l’inflation.

http://www.francetvinfo.fr/economie/votre-argent/vers-une-hausse-retroactive-de-la-facture-d-electricite-pour-aout-2012-2013_565595.html

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Y’en a marre du SMIC et surtout de la pauvreté

Posté par ippolito le 2 avril 2014

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Pourquoi il faut en finir avec le smic à la française !

Véritable barrière à l’entrée sur le marché du travail pour les jeunes et les moins qualifiés, le salaire minimum français est inefficace pour lutter contre la pauvreté.

Les deux écoles sont irréconciliables. Pour les uns, les 10 milliards de baisses de cotisations patronales annoncées dans le cadre du pacte de responsabilité doivent impérativement se concentrer sur les bas salaires, afin de s’attaquer vite et fort au chômage des travailleurs peu qualifiés.

Pour les autres, le problème de compétitivité des entreprises françaises passe au contraire par une diminution du coût du travail qualifié : la prochaine baisse de charges devrait donc concerner toutes les rémunérations afin d’accompagner la nécessaire montée en gamme de l’industrie française. Quitte à ce que ses effets sur l’emploi soient moins probants à court terme.

Schématiquement, l’alternative peut se résumer à une question simple : faut-il privilégier l’emploi ou la compétitivité ? Ce débat, pour lequel les deux camps ne manquent pas d’arguments, donne mal à la tête à François Hollande. Le président a visiblement du mal à trancher.

Le chômage, un fléau pour les moins qualifiés

L’analyse des chiffres du chômage est sans appel. Ce sont les travailleurs les moins qualifiés qui souffrent le plus de la pénurie d’emplois : alors que plus de 14 % des ouvriers étaient au chômage en 2012, selon les chiffres de l’Insee, cette proposition monte à plus de 20,4 % pour les ouvriers « non qualifiés » ! Par comparaison, 10,3 % des employés étaient sans emploi contre seulement 3,7 % des cadres.

Mais une nouvelle réduction de charges sur les salaires proches du smic ne ferait que rajouter un énième pansement sur la plaie. Depuis les années 1990, les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accumulé pas moins de 22 milliards d’allègements de charges sur les bas salaires, sans résultats probants. Et pour cause.

Cette politique a laissé se développer la racine du mal : le niveau du smic (1 445 euros brut par mois, un niveau singulièrement proche des 1 675 euros brut du salaire médian*). « Essayez donc de vivre avec un smic ! » répondent invariablement les défenseurs du salaire minimum. Ils n’ont pas tort. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit efficace.

Le smic se retourne contre les plus fragiles

C’est ce que soulignent trois économistes de gauche, anciens membres du groupe La Rotonde, qui conseillait François Hollande sur sa politique économique pendant la campagne présidentielle. Dans leur nouveau livre, intitulé Changer de modèle **, Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen jugent le smic français « trop élevé ».

« Dans une économie ouverte comme celle de la France aujourd’hui, l’effet favorable sur la demande globale d’une hausse des salaires est très rapidement dépassé par l’impact négatif du renchérissement du coût du travail sur la demande de travail peu qualifié. » Résultat, le smic français serait devenu une véritable barrière à l’emploi contre les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, surtout dans les PME, confrontées à une situation économique difficile.

« En constituant un obstacle à l’amélioration des revenus des personnes qui ne parviennent pas à trouver un emploi ou à augmenter leur nombre d’heures de travail, le smic se retrouve en réalité contre certains de ceux qu’il est censé protéger. »

Le salaire minimum français échouerait ainsi à atteindre sa « double vocation implicite » de « fixation de la norme salariale » et de « lutte contre la pauvreté ». D’autant plus que le salaire horaire n’est pas le principal déterminant de la « pauvreté laborieuse », pointent Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen. Le temps de travail et les charges liées à la famille seraient bien plus pertinents pour appréhender la véritable situation d’une personne.

Recycler une partie des baisses de charges pour lutter contre la pauvreté

Plutôt que de l’indexer sur l’inflation subie par les ménages les plus modestes, comme c’est le cas actuellement, ils recommandent donc que la hausse annuelle du smic ne dépasse pas « la croissance de la productivité moyenne du travail ». Ce qui passerait par un gel provisoire, puis par une grande réforme qui ferait varier, par exemple, le smic en fonction des régions mais aussi de l’âge.

Une politique socialement inacceptable ? Pas nécessairement. En contrepartie d’un blocage de la progression du smic, les auteurs proposent d’annuler une partie des 22 milliards d’allègements de charges déjà existants. Autant d’argent qui serait libéré pour financer des politiques ciblées de lutte contre la pauvreté. Cela pourrait passer par une augmentation du RSA-activité, un dispositif qui permet de compléter les revenus des travailleurs pauvres, ou encore par une hausse des prestations sociales.

Une véritable révolution copernicienne. Un chantier pour Manuel Valls ?

* Le niveau de salaire qui partage la population en deux parts égales. L’une gagne plus, l’autre gagne moins.

** Changer de modèle, de nouvelles idées pour une nouvelle croissance, Philippe Aghion, Gilbert Cette, Élie Cohen, éditions Odile Jacob, 269 pages, 22,90 euros.

http://www.lepoint.fr/economie/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-le-smic-a-la-francaise-01-04-2014-1807782_28.php

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Y’en a marre que les retraites ne soient pas revalorisées

Posté par ippolito le 2 avril 2014

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Retraites: pourquoi elles ne vont pas augmenter le 1er avril

Le 1er avril est habituellement la date de revalorisation des pensions. Mais cette année, les retraites du régime de base ne le seront qu’au 1er octobre et les complémentaires seront gelées à cause de la faible inflation.

Les retraités en seront pour leur frais. Traditionnellement, leurs pensions sont revalorisées le 1er avril. Mais cette année, aussi bien les retraites du régime de base que les complémentaires n’augmenteront pas en raison de mesures prises pour freiner les dérapages des comptes. Explications.

> Les retraites du régime général attendront octobre

C’est l’une des mesures de la réforme des retraites. Les pensions du régime général devront attendre le 1er octobre 2014 pour être revalorisées. Auparavant la date était fixée au 1er avril. Concrètement, cela revient à geler les pensions pendant une période de six mois pour 15 millions de retraités.

Cette mesure doit permettre, selon les prévisions du gouvernement, 600 millions d’euros d’économies en 2014, 1,4 milliard à partir de 2020, 1,7 milliard à partir de 2030 et 2 milliards dès 2040.

“L’effort demandé aux pensionnés est indéniable, mais limité dans le temps et dans ses effets”, plaidait l’exécutif dans l’étude d’impact qui accompagnait le projet de loi portant la réforme des retraites.

> Les complémentaires gelées à cause de la faible inflation

L’année dernière, les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord pour adopter des mesures de redressement des comptes des régimes de retraites complémentaires (Agirc et Arrco), dont bénéficient près de 12 millions de personnes.

Il a ainsi été décidé que ces pensions augmenteront moins que l’inflation, à raison d’un point de moins.

En conséquence, la revalorisation de ces retraites est calculée en se basant sur la prévision d’inflation pour 2014, diminuée de 1%. Mais elle tient aussi compte du chiffre de 2013, pour corriger les écarts avec la prévision de cette dernière année.

Au final, comme l’inflation pour 2014 est prévue à 1,3% et que celle de 2013 a été largement plus faible qu’anticipée, les retraites complémentaires n’augmenteront pas ce 1er avril.

Les conseils d’administration de l’Arrco et l’Agirc ont respecté les règles de calcul, et ont décidé de geler le montant de ces pensions.

http://www.bfmtv.com/economie/retraites-ne-vont-pas-augmenter-1er-avril-744613.html

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Y’en a marre des dépenses des collectivités locales

Posté par ippolito le 2 avril 2014

Les dépenses des collectivités locales ne connaissent pas la crise

Le dérapage du déficit des administrations locales a pesé lourd en 2013. Agacé, l’exécutif va couper dans les dotations des collectivités.

Les collectivités locales se savaient dans le viseur de Bercy. Elles le sont encore davantage depuis hier. « Plus de dépenses et moins de recettes que prévu, cela dérape des deux côtés ! » s’emportait un conseiller à la lecture des comptes 2013.

Alors que le déficit de l’Etat et, dans une moindre mesure, de la Sécurité sociale, se réduit nettement, celui des administrations locales explose. Il a atteint 9,2 milliards d’euros en 2013,en hausse de 5,5 milliards sur un an (+ 148 %).

« La nette dégradation du solde est imputable à l’augmentation sensiblement moins soutenue des recettes (+ 2,7 milliards d’euros) que des dépenses (+ 8,2 milliards) », explique l’Insee. Les rémunérations versées par les collectivités expliquent à elles seules près de la moitié de la hausse constatée sur l’ensemble des administrations publiques.

Et, à un an des municipales, l’investissement local a été particulièrement dynamique (+ 2,4 milliards). Un chiffre qui n’étonne pas les spécialistes des collectivités, qui rappellent le cycle des municipales : les élus conçoivent les projets (tramway, urbanisme, équipements) en début de mandat et les financent par la suite de manière à ce qu’ils soient achevés juste avant les élections.

Pression renforcée

Problème, alors que la France doit réduire son déficit public global, celui des collectivités est monté à 0,4 point de PIB l’an dernier, contre 0,2 point en 2012. « S’il s’était seulement stabilisé, nous aurions tenu notre objectif d’un déficit public ramené à 4,1 % », ne manque-t-on pas de souligner au sein du gouvernement. Pour tenir sa trajectoire de finances publiques, l’exécutif s’apprête à renforcer la pression sur les collectivités.

Après avoir été gelées par la droite, leurs dotations ont déjà baissé de 1,5 milliard cette année, et l’addition va être encore plus salée d’ici à la fin du quinquennat. Le scénario d’une baisse de 10 milliards d’euros d’ici à 2017 tient la corde. Cette contribution au plan d’économies de 50 milliards correspond au poids des collectivités dans la dépense publique.

Les élus ont calculé qu’une baisse des dotations de l’Etat de 3 milliards d’euros par an durant trois ans conduirait à amputer l’autofinancement des collectivités à hauteur de 76 %. « Dans ces conditions, il faudrait revoir nos missions de service public », préviennent certains, pointant du doigt l’échec de la gauche aux municipales et l’obligation constitutionnelle d’équilibrer les comptes.

Le rapport des deux ex-ministres du Budget Martin Malvy et Alain Lambert, remis la semaine prochaine à l’Elysée, devrait préconiser une sévère cure d’austérité. Avec le basculement à droite de la majorité des villes, cela promet un vrai bras de fer.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203409966486-les-depenses-des-collectivites-locales-ne-connaissent-pas-la-crise-661206.php

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