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Y’en a marre de se serrer la ceinture et surtout d’etre pris pour des cons

Posté par ippolito le 17 avril 2014

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Valls fait payer tout le monde… même les pauvres!

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. C’est presque la philosophie du plan de réduction de dépenses que vient de présenter Manuel Valls : toutes les catégories populaires et moyennes de la population sont appelées à se serrer la ceinture.

Manuel Valls a gardé de son passage au cabinet de Lionel Jospin à Matignon un goût immodéré pour la communication. En conséquence il n’a pas laissé Stéphane Le Foll, le porte-parole officiel du gouvernement, faire les annonces les plus douloureuses à sa place. Dans un geste tout à fait inhabituel, le Premier ministre s’est rué dans la petite salle de presse de l’Elysée où, à l’accoutumée, on rend tranquillement compte du conseil des ministres.

Ce qu’a dit Manuel Valls peut se résumer en une formule simple : toutes les catégories populaires et moyennes de la population sont appelées à se serrer la ceinture pour ramener le déficit public sous les 3% du PIB dès 2015, la Commission de Bruxelles et Angela Merkel ayant refusé tout délai supplémentaire à la France.

Résultat, Manuel Valls a décidé de passer un coup de rabot de 11 milliards sur les prestations sociales, en commençant par geler les retraites, les allocations familiales et le RSA. Pour faire bonne mesure, le gel du point d’indice des fonctionnaires continue son séjour au congélateur. Les pensions (15,3 millions de personnes concernées), les allocs (6,8 millions de foyers), les traitements (5,3 millions d’agents des différentes fonctions publiques), le RSA (1,8 million d’allocataires) patienteront donc jusqu’en octobre 2015 pour espérer une revalorisation du niveau de l’inflation.

LES FRANÇAIS PRIS POUR DES IMBÉCILES

Aucun gouvernement n’avait osé jusqu’alors administrer une telle dose d’austérité aux classes moyennes et populaires. Mêmes les « exclus », d’habitude exempté des efforts, sont inclus dans le plan Valls avec un véritable « gel de masse » qui rappelle les plans mis en œuvre en Espagne et au Portugal.

Le Premier ministre s’est même permis de prendre les Français pour des imbéciles en économie en prétendant qu’il ne s’agit pas de « faire baisser les prestations », alors que chacun en France aura bien compris qu’une non-revalorisation du niveau de l’inflation équivaut à une baisse du pouvoir d’achat.

L’effet du gel des pensions de base de la sécurité sociale viendra s’ajouter à celui des retraites complémentaires décidées pour 2014 par les partenaires sociaux.

Celui du point d’indice de la fonction publique renforcera les pertes de salaires réels. Une étude de l’Insee, publiée ce jour, sur les revenus des agents de l’Etat révèle d’ailleurs que ceux-ci ont subi une chute de leurs revenus dès l’année 2012, suite au gel décidé en 2010 !

Cette année, les fonctionnaires, hors catégorie C, soit plus de 3 millions de personnes ont vu leur « net à payer » baisser au mois de mars, à cause de la perception d’une cotisation retraite supplémentaire ! Un fait passé jusqu’à présent inaperçu des médias …

Les mesures révélées ce matin devrait rapporter entre 2 et 3 milliards d’euros. D’autres suivront comme une action sur les dépenses de maladie et les agences de l’Etat. Mais d’ores et déjà les députés, qui ont voté la confiance au gouvernement Valls, connaissent le montant de la douloureuse pour des catégories sociales que le PS et la gauche s’étaient toujours engagés à épargner. Selon Christian Paul, nombre de ses collègues se disent « atterrés » par les arbitrages de l’Elysée et Matignon.

Les mêmes députés néanmoins devront formellement approuver ces coupes lors du vote sur le nouveau programme de stabilité de la France, contenant le détail des 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans, qui sera présenté au conseil des ministres le 23 avril, puis soumis au vote de l’Assemblée nationale le 30 avril. A ce moment-là, chaque voix risque de compter…

Réactualisé le jeudi 17 avril à 13h00 : le traitement réservé au RSA était imprécis : celui-ci reste bien indexé sur l’inflation. Mais sa revalorisation de 2% supplémentaire, annoncée par Jean-Marc Ayrault en janvier 2013, est repoussée elle aussi jusqu’en octobre 2014. En ce sens, le « plan Valls-Hollande » est bien un recul pour les plus pauvres. On peut se demander d’ailleurs ce qui restera du plan pauvreté de l’ex-Premier ministre : revalorisation de la CMU-C, garantie jeunes, etc.

http://www.marianne.net/Valls-fait-payer-tout-le-monde-meme-les-pauvres_a238144.html

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Y’en a marre du gel des retraites et surtout de l’absence de réforme

Posté par ippolito le 17 avril 2014

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Gel des retraites : le faux courage de Manuel Valls

Depuis 1991, la gauche sait que le système de retraite va dans le mur. En gelant les pensions, Valls enterre une fois de plus l’indispensable réforme.

Les retraites seront gelées. Jusqu’à quand ? Au moins jusqu’à octobre 2015. Quelle bonne idée ! Et pourquoi ne pas les réduire comme en Grèce ou en Espagne au stade où on en est ? Non, Manuel Valls joue les grands protecteurs. Il désindexe, c’est tout. Ses airs de matamore cachent pourtant une invraisemblable désinvolture. Pas vraiment la sienne, mais celle de toute la gauche.

Voilà plus de quarante ans, depuis le Livre blanc de Michel Rocard (un des mentors de Valls) publié en 1991, que la gauche sait que le régime des retraites va dans le mur. Premier ministre, Lionel Jospin (autre mentor de Valls) n’ignorait rien de cela. Mais pour faire l’économie de réformes, il s’est contenté de créer le Fonds de réserve des retraites que, plus tard, Sarkozy et Fillon allaient siphonner. La gauche s’est toujours débrouillée pour éviter d’attaquer de front le régime des retraites.

Injustice

Et quand on dit « le » régime, c’est plutôt « les », car il en existe en France au moins une quarantaine. Le plus exigeant, le plus rigoureux, le plus dur est celui réservé aux salariés du privé. Autrement dit à ceux qui sont en première ligne dans la compétition mondiale. Ceux dont la carrière, surtout quand ils travaillent pour des PME, est prise dans la tourmente des délocalisations et des plans sociaux. Et que la gauche ignore superbement, s’agissant des retraites.

Elle leur préfère les fonctionnaires (État, collectivités locales, hôpitaux) et les employés protégés d’EDF, de la SNCF, de la RATP sans parler de l’Opéra ou de la Comédie -Française. Et pour cause, ces salariés (au premier rang desquels les enseignants) fournissent le gros de ses militants et de ses votes.

Peu importe que leurs régimes de retraite soient bien plus avantageux que celui des salariés du privé. Les fonctionnaires partent avec 75 % de la moyenne de leurs six derniers traitements et la plupart des agents SNCF-EDF-RATP se retirent entre 52 et 57 ans.

C’est l’histoire d’une injustice absolue qui va parfois se loger dans des détails insupportables : dans un couple, le régime de réversion des retraites est beaucoup plus avantageux dans le public que dans le privé.

Quand il est arrivé en 2012 au pouvoir, François Hollande, flammèche au vent, a parlé de rétablir la justice. Au lieu de cela, il a brouillé les pistes. Il a donné la retraite à soixante ans à ceux qui ont cotisé plus de quarante ans. Il a ouvert le chantier de la pénibilité. Inattaquable sur le plan des principes ! Mais uniquement source de dépenses pour les régimes de retraite quand il fallait réaliser des économies que l’on aurait pu faire en calant tous les Français sur le régime du privé.

Une longue incurie

Pour le reste, aucune prise de risque, la réforme Hollande prolonge ce qu’avait lancé la réforme Sarkozy de 2010 (on ira à 43 ans de cotisations). La droite est la seule à avoir changé un peu la donne pour tous (en repoussant l’âge de la retraite de 60 à 62 ans et la durée des cotisations de 37 ans ½ à 41 ans ½). Elle non plus pourtant n’a pas osé s’attaquer aux régimes spéciaux – ou si peu. Cette longue incurie oblige aujourd’hui le Premier ministre à recourir à une ficelle énorme : geler les retraites.

Il veut faire passer pour du courage, de la rigueur, ce qui relève de quarante ans de petites et grandes lâchetés. Car à chaque fois, dans les dernières décennies, lui et ses amis socialistes – tous courants confondus – se sont opposés violemment aux réformes de la droite. Et à aucun moment ils n’ont songé à s’inspirer de ce qu’ont fait les Suédois : un même système de retraite pour tous (fonctionnaires ou salariés du privé) ; chacun pouvant s’arrêter à partir de 61 ans et améliorer sa pension en travaillant au-delà. Cerise sur le gâteau, le système prévoit un peu de capitalisation. Cette réforme a été lancée par Ingvar Carlsson. Un social-démocrate. C’était en 1991, l’année du Livre blanc de Rocard…

http://www.lepoint.fr/economie/geler-les-retraites-le-placebo-du-docteur-valls-16-04-2014-1813708_28.php

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Y’en a marre des gaspillages des agences publiques

Posté par ippolito le 17 avril 2014

Comment mettre fin au gaspillage des agences publiques

Dans le cadre du programme des 50 milliards d’économies, le premier ministre a annoncé que le gouvernement allait «rationaliser» les agences publiques qui gravitent autour de l’État et qui lui coûtent chaque année 50 milliards d’euros.

Après François Fillon en 2010, Manuel Valls s’attaque à son tour aux agences d’État. Parmi les mesures annoncées par le premier ministre dans le plan d’économies des 50 milliards d’euros, l’une d’entre elles concerne les agences publiques qui gravitent autour de l’État.

Ces entités, dont l’efficacité est régulièrement remise en question, sont jugées coûteuses. Le chef du gouvernement entend les «rationaliser» en réduisant leurs effectifs et en baissant leur coût de fonctionnement. Cet effort ferait partie des 18 milliards d’économies prévues au niveau de l’État.

Cette chasse aux gaspillages s’annonce compliquée car il n’existe pas de recensement exhaustif de cette myriade d’agences nationales créées de façon ponctuelle et sans cohérence d’ensemble. L’Inspection générale des finances en avait dénombré 1244 quand l’Insee en répertoriait près de 700. Il est toujours difficile de les identifier.

On connaît Pôle emploi, les universités, le Centre national du cinéma et de l’image (CNC) ou encore l’Agence française de lutte contre le dopage. Mais on connaît moins l’Agence pour la mise en valeur des espaces urbains de la zone dite des 50 pas géométriques de la Guadeloupe (AMVPGG) ou le Fonds de compensation des risques de l’assurance construction (FCRAC )…

Contacté par Le Figaro, le cabinet du ministre des Finances et des Comptes publics n’était pas en mesure d’apporter plus de précisions sur cette réforme annoncée. «Nous devons encore affiner ce projet et regarder agence par agence», indique-t-on à Bercy, tout en évoquant des «marges de manœuvres financières importantes». Voici néanmoins différentes pistes d’économies dont dispose le gouvernement pour restructurer les agences.

• Baisser leur budget en s’attaquant aux taxes affectées

Cette annonce de Manuel Valls n’est pas sans rappeler le rapport de l’Inspection générale des finances de 2012, dans lequel ses auteurs avaient dénoncé le poids financier de ces agences sur les caisses de l’État. Elles coûtent pas moins de 50 milliards d’euros par an, soit près de 20% du budget général de l’État.

Dans le détail, ces agences bénéficient de deux modes de financement (l’un ou l’autre, voire les deux): d’une part, des crédits budgétaires (40 milliards d’euros en 2012) et d’autre part, des taxes dont les recettes sont directement allouées aux agences (10 milliards).

Pour diminuer les dépenses, le gouvernement va probablement s’attaquer à ces taxes qui n’ont cessé de progresser ces dernières années (+4,5% par an). Ces modes de financement représentent un «encouragement à la dépense», mais aussi «une facilité» et un «certain confort» pour les opérateurs qui gèrent leur budget en fonction des recettes, avait dénoncé le président de la Cour des Comptes lors de la publication d’un second rapport en juillet 2013. «Il faut refaire prendre conscience aux opérateurs qu’il s’agit d’argent public», avait insisté Didier Migaud.

Pour que l’État reprenne le contrôle budgétaire de ces agences, le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (rattaché à la Cour des comptes) a recommandé de rationaliser les 214 taxes affectées à 543 organismes bénéficiaires (28 milliards d’euros). Ses auteurs suggèrent de «rebudgétiser» 33 taxes (2,2 milliards d’euros), c’est-à-dire de réintégrer leur produit dans le budget général et de laisser à Bercy et au Parlement le soin de le répartir entre les agences de l’État sous forme de dotations ou de subventions. Autre solution évoquée: créer un compte d’affectation spécial géré par le gouvernement plutôt que par les opérateurs eux-mêmes.

• Réduire les effectifs

Autre levier d’action: réduire les effectifs et la masse salariale de ces organismes qui emploient près de 450.000 personnes. Entre 2007 et 2012, le nombre d’agents avait progressé de 6,1% quand ceux de l’État avaient décru d’environ 6%. En 2008, leur masse salariale avoisinait les 11,5 milliards d’euros.

• Baisser les rémunérations

L’État va sûrement s’attaquer aux rémunérations des agents. Sur un échantillon d’agences, l’IGF avait constaté qu’un agent gagnait en moyenne 60.261 euros brut sur un an. C’était deux fois plus pour les dirigeants qui gagnaient en moyenne 123.000 euros brut, d’après un échantillon de 250 agences.

• Regrouper des agences

Qui dit rationaliser, dit éviter les doublons entre organismes qui ont parfois les mêmes compétences. Le gouvernement pourrait donc fusionner des agences ou regrouper leurs fonctions support.

• Encadrer le recours aux agences

Le recours aux agences d’État est presque une tradition dans l’Hexagone. Georges Clemenceau avait déjà identifié ce problème au début du siècle en déclarant: «En France, quand on veut enterrer un problème, on crée une commission.» À son tour, le général de Gaulle avait surnommé ces agences «les comités Théodule».

Il est donc nécessaire d’encadrer leur création, préconisait le Conseil d’État dans son rapport annuel publié en septembre 2012. Dans ses conclusions, la plus haute juridiction administrative de France recommandait à l’État de bien mesurer l’utilité d’un organisme avant de le créer en s’aidant d’un guide de bonne pratique qui définirait les bons critères de création d’une agence.

Des recommandations dont François Hollande n’a pas beaucoup tenu compte puisqu’en janvier 2014 le président a annoncé la création de quatre agences de plus en une seule conférence de presse : un Conseil stratégique de la dépense publique, un Observatoire des contreparties, un Conseil de l’attractivité et un Conseil de simplification.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/04/16/20002-20140416ARTFIG00330-comment-mettre-fin-au-gaspillage-des-agences-publiques.php

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