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Y’en a marre de la fraude aux allocations sociales

Posté par ippolito le 26 avril 2014

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Combien coûte la fraude aux allocations sociales ?

La France doit trouver 50 milliards d’euros d’économies ? Facile, il suffit de cibler les fraudeurs des allocations sociales et mettre un terme à l’assistanat. Un argument connu et ressorti pour l’occasion par Geoffroy Didier, co-fondateur de la Droite forte (UMP). La semaine dernière, sur Itélé, il a appelé à lutter contre l’assistanat et les « fraudeurs multirécidivistes ».

Car ces fraudes coûteraient très chères aux finances publiques. Combien ? « Il y a selon un rapport parlementaire 20 milliards d’euros par an de fraude aux allocations sociales, 20 milliards d’euros », a-t-il déclaré sur Itélé.

20 milliards d’euros de fraudes aux allocs ? Non. En réalité, le secrétaire général adjoint de l’UMP a mal lu le rapport du député UMP Dominique Tian, qui date de juin 2011. Selon Libération, « ce document fait bien état d’une «fraude sociale» de «près de 20 milliards d’euros».

Mais fraude sociale ne signifie pas, contrairement aux apparences, fraude aux allocations sociales. En réalité, l’arnaque aux allocs est estimée par ce rapport «entre 2 et 3 milliards» d’euros, loin des 20 milliards brandis par Geoffroy Didier »[/].

Mais alors à quoi correspond le reste de la fraude ? Selon les estimations, entre 8 et 16 milliards d’euros seraient liés au travail dissimulé… et à des fraudes aux cotisations patronales. Si l’UMP s’en prend maintenant aux patrons…

*** Source
- Baptiste Bouthier, « Les économies trop faciles de Geoffroy Didier », Libération, 24.04.2014

http://www.politique.net/2014042501-cout-fraude-allocations-sociales.htm

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Y’en a marre de la corruption

Posté par ippolito le 26 avril 2014

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Parfum de corruption dans les poubelles de Paris

L’épilogue judiciaire d’une affaire de marchés publics parisiens est tombé pile poil après les municipales et n’est pas venu ternir le beau bilan de Delanoë. Faut dire que la juge s’est bien gardée d’aller chercher l’éventuel financement politique…

Le groupe Derichebourg, le roi de la propreté et des déchets, a le sens du er avril, il publiait un beau communiqué lénifiant : la « Ville de Paris renouvelle sa confiance » à la société, lui octroyant un juteux contrat de collecte de poubelles de 110 millions d’euros — un nouveau marché qui lui aurait été accordé fin 2013, a néanmoins précisé la Mairie.

Trois jours après cette annonce, la justice condamnait la société et l’une de ses dirigeantes, Pascale Perez, pour corruption active. L’épilogue — provisoire, car il y aura un procès en appel — d’une affaire qui a empoisonné le second mandat de Bertrand Delanoë est passé quasiment inaperçu. Un beau boulot de com! Pourtant, l’ex-adjointe du maire de Paris Mireille Flam, également présidente de la commission d’appels d’offres des marchés publics, a elle aussi été condamnée, pour favoritisme.

L’affaire, jugée à Lyon car le mari de cette dernière est un magistrat parisien, avait été instruite dans la capitale. Alors que la société EPES était la mieux notée pour remporter en 2005 un appel d’offres de collecte des encombrants à Paris, dont elle avait déjà la charge, le système de notation des offres avait été modifié en pleine procédure d’attribution des lots. La société Polyurbaine, filiale de Derichebourg, avait du coup raflé l’un des deux marchés. Contre toute attente…

DIALOGUE ET OBÉDIENCE

Enfin, pas pour tout le monde : en réalité, a jugé le tribunal, il avait été décidé en haut lieu que Derichebourg devait absolument gagner un contrat, quel que soit l’avis des services techniques. Comme par hasard, « des difficultés », a témoigné Yves Contassot, adjoint Vert jusqu’en 2008, avaient donc surgi dans les services une fois lancé l’appel d’offres, le dossier étant carrément « bloqué ».

Il raconte que le responsable en charge lui avait dit « qu’on lui avait demandé de revoir le rapport ». « Il était très mal à l’aise et ne voulait pas faire un faux. » On le comprend… En tout cas, les juges ont décidé que modifier le système de notation en cours de route portait visiblement atteinte à la régularité de la procédure.

Et quand, là encore en pleine procédure d’appel d’offres, Derichebourg propose de sponsoriser le club de basket de Paris, est-ce un schéma corruptif qui se met en place ou simplement un lobbying un peu poussé ?

Les rendez-vous des responsables de l’entreprise avec, entre autres, les adjoints chargés de la Propreté (Contassot) et aussi, plus curieusement, des Sports (Pascal Cherki), les invitations de responsables techniques de la Ville dans la loge Derichebourg au stade ou lors d’une soirée à l’Avenue, Pascale Perez, la patronne, qui arrive à la mairie « dans une tenue particulièrement provocante (décolleté jusqu’au nombril, outrageusement maquillée…) », selon Contassot, tout cela fait tâche dans le décor et ressemble à s’y méprendre à une entreprise de corruption aux yeux du tribunal.

Sans oublier qu’un ami du maire, Olivier Carmet, avocat de son état et par ailleurs fils de l’acteur Jean Carmet, est entré dans la danse et s’est vu confier par Derichebourg une « mission d’assistance générale » dans le traitement des appels d’offres parisiens. Et par chance, comme le confirme Pascale Perez aux enquêteurs, le fiston est proche « du Parti socialiste ».

Question des flics : « La couleur politique est donc importante ? » Réponse : «Non, mais le dialogue est plus simple entre personnes de même obédience. » En effet, Carmet connaît tout le monde, de Fabius à DSK en passant par Delanoë. Chez lui, on a retrouvé une note dans une chemise bleue comportant la mention « financement des partis ».

Mais la juge n’a pas cherché à en savoir plus. « Elle voulait limiter l’impact de ce dossier au seul marché et aux personnes immédiatement impliquées sans élargir le champ des investigations », regrette Rodolphe Bosselut, l’avocat d’EPES, à l’origine de l’affaire.

Les prévenus n’ont rien compris à ce qui leur tombait dessus, disent-ils. Mireille Flam n’avait pas conscience que la règle avait été violée ; Derichebourg n’a jamais financé de parti et ne faisait que du lobbying et du sponsoring, sans, bien entendu, lier les deux activités.

Quant à Carmet, il n’a eu accès qu’à des informations déjà connues et n’avait aucun moyen d’influencer la Ville de Paris. Les Parisiens, eux, ne comprennent pas pourquoi une entreprise officiellement corruptrice continue à ramasser les ordures. Madame Hidalgo, il est temps de remédier à cette incongruité!

Laurent Léger, article paru dans Charlie Hebdo n°1139 du 16 avril 2014

http://www.charliehebdo.fr/news/corruption-poubelles-paris-1173.html

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