Y’en a marre de jetter l’argent par les fenêtres

Posté par ippolito le 23 avril 2014

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L’argent par les fenêtres

Le gouvernement assure que pour réussir son pacte de compétitivité, il va faire des économies, et ils sont nombreux à craindre que les ménages soient mis une fois de plus à contribution, alors que d’autres pistes pourraient être exploitées.

Le gouvernement s’est donné comme mission de récupérer 50 petits milliards d’euros…

Il faut savoir que les dépenses publiques augmentent régulièrement, et ceci depuis 1999, avoisinant aujourd’hui les 1200 milliards d’euros, or la loi des finances qui se flattait de lui infliger un régime minceur a modestement réduit leur niveau de 15 petits milliards. lien

Pour réaliser ces économies, l’état va-t-il s’en prendre aux caisses chômage, à celle de la sécurité sociale, donc aux ménages, ou va-t-il choisir d’autres pistes ?

La fraude fiscale, ce sont 100 milliards qui échappent à la France, or le gouvernement, à la suite des menaces qu’il a lancé aux fraudeurs, espère récupérer 1 modeste petit milliard (lien), alors que les mesures mises en place par Obama pour lutter contre l’évasion fiscale devraient lui rapporter 210 milliards de dollars.

On peut aussi s’interroger des raisons qui ont poussé Bercy à retirer de sa liste noire les iles Bermudes, et Jersey, paradis fiscaux notoires, et d’avoir considérablement amaigri la liste « Falciani ». lien

Et quid de ceux qui sont coupables d’évasion fiscale, comme MC Do, qui devrait plus de 2 milliards à l’état ? (lien) ce qui n’est qu’une goutte d’eau sur les 600 milliards d’euros concernant la fraude fiscale qui échappent à la France. lien

Quant à la fraude aux cotisations sociales, dont sont coupables des grosses entreprises, elle se monterait à près de 30 milliards d’euros.

Au-delà de la fraude, il reste encore les niches fiscales, responsables d’un manque à gagner pour l’état de 160 milliards. lien

Quittons le domaine des finances pour aller dans celui de l’armée, par exemple…

Un militaire français gagne en moyenne quasi 3000 euros par mois, soit plus de 1000 euros de plus qu’un instituteur (lien) et les primes offertes aux militaires s’ajoutent pour plus du tiers à cette somme. lien

Les instituteurs, et autres professeurs, seraient donc moins utiles au pays que les militaires ?

Mais ce n’est pas tout.

On pouvait découvrir dans le numéro 2157 du 15 janvier 2014 de l’hebdo « Le Point », une information passée assez inaperçue : tout le monde a entendu parler du fameux Rafale, cet avion dont les ventes à l’étranger, annoncées systématiquement avec grand fracas, se sont finalement soldées chaque fois par des échecs…or, au moment ou les caisses sont désespérément vides, le gouvernement vient de faire à Dassault un joli cadeau d’un milliard d’euros pour « améliorer les performances de l’avion de chasse ». lien

Tout d’abord, on peut se poser la question de la pertinence de ce genre de dépenses, qui, en mettant un doute sur les qualités de l’avion, donne à fortiori raison aux états qui finalement ont porté leur choix sur d’autres avions…

Plus grave, c’est que l’on découvre que le budget de l’armée s’élevant à 46 milliards, a été « sanctuarisé », d’autant qu’il ne tient pas compte du prix des guerres menées actuellement, ni de celui de la recherche dans ce domaine, et de la « coopération militaire ». lien

Dans le domaine de la santé, au-delà des services qui tentent de découvrir les fraudeurs de la sécu, qui, même si les sommes sont conséquentes, (150 millions d’euros), on apprenait récemment sur l’antenne de BFM-TV, lors d’une interview menée tambour battant par Jean-Jacques Bourdin, le 15 janvier 2014, à 8h35, face à Marisol Touraine, que l’Algérie était redevable à la France d’un joli pactole, ceci étant en rapport entre autres avec l’hospitalisation du président algérien qui vient d’être de nouveau accueilli au Val de Grâce. lien

Malgré les questions insistantes de l’animateur journaliste, la ministre s’est contentée d’une réponse évasive, mais par d’autres sources bien informées, il s’agirait d’au moins 600 millions d’euros. vidéo

Dans le domaine énergétique, alors que la France agit, à Bruxelles, contre les énergies renouvelables (lien), l’argent est en train de partir vers le puits sans fond de la « rénovation » des vieilles centrales nucléaires.

Le programme annoncé à hauteur de 45 milliards d’euros serait en fin de compte plus que doublé, et devrait atteindre les 100 milliards d’euros. lien

De plus les pannes à répétition de ces centrales coutent 1 millions d’euros par jour d’arrêt, et on pouvait lire dans le journal « les échos » le 17 janvier 2014 que le taux de disponibilité des centrales était tombé pour 2013 à 78%. lien

Ajoutons l’énorme gâchis financier que représente l’EPR, dont le prix de départ de 3 milliards d’euros sera finalement multiplié par 3, alors même que cette centrale nucléaire qui se voulait exemplaire, souffre de nombreux défauts de conception. lien

Dans le domaine de l’administration, l’état regorge de structures diverses, dont l’intérêt reste à prouver, comme par exemple le CESE (conseil économique social et environnemental) qui coute à l’état bon an, mal an, 40 millions d’euros, sans compter les CESE installés en région qui coutent pour leur part 30 millions annuels. lien

En effet, notre pays croule sous les commissions, les groupes de travail, les comités consultatifs, ces instances offrant l’originalité de permettre des doubles emplois à foison, et qui couteraient en principe 30 millions d’euros annuels…mais peut-être beaucoup plus.

On y trouve les 680 « comités Théodule », et dont il est question, à chaque nouveau quinquennat, d’en réduire le nombre…sans beaucoup de résultat.

C’est d’ailleurs ce qu’à promis, après Nicolas Sarközi, François Hollande, mais au vu d’autres promesses non tenues, il est raisonnable d’en douter.

Par exemple, « le comité de la prévention et de la précaution » coute au pays 80 000 euros, largement dépassé par « le comité national de l’initiative française pour les récifs coralliens », dont les 38 membres se réunissent tous les deux ans, et qui coute annuellement au pays la bagatelle de 150 000 euros. 

Il est difficile d’évaluer le nombre de ces commissions, car il y en a un peu partout, dans les conseils généraux, régionaux, mairies, qui devraient être de l’ordre de 10 000…lien

Alors que Claude Bartolone, souhaitait supprimer un tiers de ces comités, leur reprochant de couter cher, pour des résultats discutables…à preuve un autre comité Théodule, le « conseil d’analyse de la société » qui bénéficie d’un budget de près de 3 millions d’euros (lien) François Hollande vient de décider d’en créer un nouveau : le « conseil stratégique la dépense publique », commission qui se réunira chaque mois.

Sur le chapitre des élus, puisque nous avons un président qui se veut « normal », ne pourrions-nous avoir aussi des députés et des sénateurs normaux, dont le nombre pourrait être considérablement réduit, à l’image de nombreux pays, ce qui provoquerait des économies bienvenues ?

N’est-il pas aussi choquant de voir accorder une voiture, un appartement de fonction, des collaborateurs, des agents de sécurité, aux ex-présidents, ce qui coute au pays chaque année, 5 millions d’euros. lien

Et quid des 6000 euros en moyenne offerts chaque mois aux élus de l’Assemblée nationale et du Sénat, destinés à couvrir leurs frais de fonctionnement, sans qu’il leur soit besoin de fournir le moindre justificatif, et qu’ils utilisent comme bon leur semble, ce qui représente pour les seuls députés près de 45 millions d’euros par an. lien

Au Danemark, ces frais ne sont remboursés que lorsqu’un justificatif est produit, et dans ce pays, ils utilisent leur propre voiture pour se déplacer, mangent à la cantine…lien

Qui sait que pour obtenir le statut de préfet, sans en exercer la fonction il suffit d’avoir des amis haut placés qui vous accordent ce titre, ce qui vous permet d’ajouter à vos revenus 4000 euros brut par mois en guise de retraite ?

A titre d’exemple Brice Hortefeux, ou Michel Delebarre font partie du nombre de ceux que l’on peut qualifier de « préfet bidon », et ils sont plusieurs dizaines dans ce cas… lien

Ils sont près de 5,5 millions en France à occuper un emploi de fonctionnaire (lien) et leur nombre continue de grandir (lien) et alors que nos voisins outre-Rhin en comptent 50 pour 1000 habitants, nous en avons quasi le double dans notre pays.

Il reste aux français la possibilité d’organiser, comme aux USA, un blocage budgétaire, qui, en mettant au chômage technique 20% des fonctionnaires ferait économiser 17,5 milliards d’euros. lien

En additionnant ces économies possibles, on dépasse largement les 400 milliards d’euros, sans pour autant pénaliser les ménages, et favoriser leur pouvoir d’achat n’est-il pas le moyen de relancer, par la consommation, la croissance du pays, comme l’affirment les experts en économie et les artistes de la chanson du dimanche ? lien

Alors que le chômage poursuit sa progression, (lien) le « président normal » prendra-t-il enfin des décisions normales ? L’avenir nous le dira.

Comme dit mon vieil ami africain : « Les chameaux ne rient pas les uns des autres de leurs bosses ».

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-argent-par-les-fenetres-147083

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Y’en a marre des salaires des hauts fonctionnaires de l’Europe

Posté par ippolito le 23 avril 2014

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SALAIRES DES HAUTS FONCTIONNAIRES EUROPÉENS

Selon le magazine European Voice, les hauts fonctionnaires de l’ UE sont beaucoup mieux payés que les députés européens.

Combien gagnent les hauts fonctionnaires de l’ UE ? Quels sont les montants de leurs salaires ?

Selon le magazine European Voice, les hauts fonctionnaires de l’ UE sont beaucoup mieux payés que les députés européens. Les députés européens touchent en effet un salaire de 7 057 euros par mois ( 95 482 euros par an). Les hauts fonctionnaires européens bénéficient quant à eux de salaires beaucoup plus élevés.

. Le vice directeur touche jusqu’à 203 026 euros par an, alors que le directeur général touche jusqu’à 220 452 euros par an.

Les membres de la Cour de justice européenne ou de la Commission européenne sont encore mieux payés, avec des salaires s’élevant à 255 300 euros par an ( 21 275 euros par mois).

Le président de la Commission européenne touche quant à lui un confortable salaire de 321 238 euros par an ( 26 770 euros par mois), tout comme le président de la Cour de justice européenne et le président du Conseil européen.

Le haut fonctionnaire le mieux payé est le président de la BCE ( Mario Draghi), qui touche un salaire de 374 124 euros par an ( 31 177 euros par mois).

Les hauts fonctionnaires européens sont donc mieux payés que les dirigeants de plus grands pays de l’ UE. Le président du conseil italien touche en effet 207 630 euros par an ( 17 280 euros par mois), soit 19 % de moins qu’un commissaire européen et 45 % de moins que le président de la BCE.

Angela Merkel touche quant à elle un salaire de 204 192 euros par an, soit 21 % de moins qu’un commissaire européen, et François Hollande et son premier ministre touchent un salaire de 178 920 euros par an, soit 30% de moins qu’un commissaire européen.

source: latribune.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2014/salaires-des-hauts-fonctionnaires-europeens/

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Y’en a du régime des intermittents du spectacle

Posté par ippolito le 22 avril 2014

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Intermittents du spectacle: touche pas au milliard!

Depuis dix-huit mois, le gouvernement se démène pour dégonfler un dossier ô combien polémique: le très coûteux régime d’indemnisation des métiers du spectacle. C’est réussi: la négociation sur l’assurance-chômage s’ouvre ce 17 janvier. Le sujet n’y sera pas vraiment discuté.

C ‘est l’histoire d’une entourloupe passée quasiment inaperçue. D’un scandale à 1 milliard d’euros qui n’en est plus un. D’un tour de magie signé Michel Sapin et Aurélie Filippetti, avec l’aimable complicité de quelques députés amis.

A la veille de l’ouverture des négociations sur l’assurance-chômage, le 17 janvier, le dossier des intermittents du spectacle – omniprésent ces dix dernières années, responsable de l’annulation du Festival d’Avignon en 2003 – est enterré. Alors que les partenaires sociaux doivent résorber un déficit annuel de 4 milliards d’euros, personne ne s’agite, ni pour réclamer, sinon la disparition des fameuses annexes 8 et 10, au moins un durcissement des règles. Ni pour défendre ce régime dérogatoire.

Quand les socialistes arrivent au pouvoir, en mai 2012, ils héritent d’une situation bien embarrassante pour eux. La Cour des comptes vient de dénoncer, dans son rapport annuel, « la persistance d’une dérive massive » du régime. Elle chiffre le déficit, colossal : 1 milliard d’euros, « soit un tiers du déficit de l’Unedic pour 3 % des demandeurs d’emploi ». Rond, facile à mémoriser, le montant s’installe dans les esprits. L’idée d’un système scandaleusement avantageux se renforce.

La réforme de 2003 est dans toutes les têtes

Les nouveaux gouvernants s’inquiètent. Eux qui se targuent d’être les amis des artistes savent à quel point le régime des intermittents est vital pour la très grande majorité de ses 100 000 bénéficiaires. Cécile est violoncelliste. Depuis avril dernier, elle compte. Ses cachets, ses concerts, ses heures. Son but ? Atteindre ce fameux quota de 507 heures qui lui permettra de retrouver son statut d’intermittente, perdu il y a dix mois en même temps qu’un engagement régulier. Fin janvier, elle devrait enfin renouer avec un revenu un peu plus confortable – 2200 eu ros mensuels, cumul de ses concerts et de ses allocations de chômage.

Dès l’été 2012, une poignée de socialistes sent poindre le danger, même si la convention d’assurance-chômage ne vient à échéance que fin 2013. Ils le savent, le Medef se fera un plaisir de démarrer ces négociations en dénonçant le « milliard des intermittents »; la CFDT milite de longue date en faveur d’une réforme des annexes 8 et 10 : pour elle, la culture ne doit pas être financée par les cotisations des salariés mais par le budget de l’Etat.

Si ces deux-là venaient à s’acoquiner, la situation deviendrait ingérable. Le souvenir de la réforme de 2003, et de la grande crise qui s’en était suivie, est dans toutes les têtes. Il faut profiter des dix-huit mois à venir pour déminer, déminer, déminer…

A la mi-juillet, François Hollande fait un passage remarqué au Off d’Avignon, une déclaration d’amour au monde de la culture. Il faut maintenant donner des preuves. L’Assemblée nationale lance une « mission d’information sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques ».

L’intitulé est alambiqué, l’objectif très clair : protéger le statut des intermittents du spectacle. Consigne a quand même été donnée de terminer les travaux au mois d’avril au plus tard. On ne sait jamais, il ne faudrait pas enflammer les festivals de l’été avec une proposition malheureuse.

« Ce ne serait pas bien si vous étiez autoentrepreneurs? »

A raison d’une matinée par semaine, syndicalistes, économistes, artistes, patrons de l’audiovisuel public ou professionnels du cinéma… défilent à l’Assemblée. Le socialiste Jean-Patrick Gille, désigné rapporteur, et l’UMP Christian Kert, propulsé président parce que très impliqué dans le dossier depuis 2003, enchaînent plus de 250 auditions. Très influente, la CGT-spectacle est entendue à quatre reprises.

Le Medef, lui, décline les propositions de rencontres : l’organisation patronale se déchire alors autour de la succession de Laurence Parisot, elle n’a pas besoin d’un nouveau psychodrame sur un sujet aussi sensible. En son absence, les employeurs du secteur – et notamment la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma (Fesac) – prennent le relais… pour défendre le régime des intermittents. Non membres du Medef, ils ne sont pas tenus par ses orientations,

Au début de l’année 2013, la mission patine. Denis Gravouil, de la CGT-spectacle, commence à s’inquiéter : « Les députés nous ont demandé des trucs un peu bizarres comme : « Ce ne serait pas bien si vous étiez autoentrepreneurs? Si on changeait les règles, vous vous adapteriez, non ? »"

En janvier, la Cour des comptes persiste et signe dans un nouveau rapport : les intermittents, c’est 1 milliard d’euros, c’est très favorable et c’est sans équivalent ailleurs. Les vieilles querelles se réveillent. Les syndicats s’étonnent publiquement du profil de l’un des conseillers de la Rue Cambon chargé du dossier : Michel de Virville ne fut-il pas président de l’Unedic au titre du Medef début 2008 ? Ses travaux sont-ils vraiment neutres?

La Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France riposte par un film diffusé sur les réseaux sociaux. Tableau noir, cercles, courbes… la forme se veut pédagogique et la conclusion, sans appel : « Le déficit des annexes 8 et 10 n’existe pas. » En quinze jours, le film est visionné 100000 fois.

Filippetti et Sapin défendent le statut des intermittents

Il faut deux ministres pour ramener le calme. Le mardi 26 février, en fin d’après-midi, Aurélie Filippetti et Michel Sapin s’installent dans la salle Lamartine à l’Assemblée. Les bancs sont quasi déserts. La ministre de la Culture n’apprécie pas et le dit. Ce sera son seul éclat. Le message est ensuite sans surprise : il faut préserver un système créateur d’emplois, tout en luttant contre les abus.

La partition de Michel Sapin est plus inattendue. Petit un, explique le ministre du Travail, il n’y a pas lieu de dramatiser la situation financière du régime d’assurance-chômage en général. Petit deux, le système de l’intermittence est en avance, il est même un modèle dans un monde du travail où se développent les contrats précaires. Petit trois, pour toutes ces raisons – et quelques autres – le gouvernement n’a aucune volonté de remettre en question ce régime spécifique. Dans la bouche d’un poids lourd politique, très proche de François Hollande, le propos sonne comme une garantie.

Du côté de la Coordination des intermittents, on savoure. Le ministre du Travail a repris ses arguments quasiment mot à mot. A la CFDT, on tombe des nues : à six mois de l’ouverture de la négociation, le syndicat réalise que la réforme est devenue impossible. Le Medef, lui, ne veut pas se résigner. Le déficit de l’Unedic doit atteindre 4 milliards d’euros fin 2013, autant en 2014, et la dette cumulée frôle les 18 milliards d’euros. Non, décidément, il faut réagir.

Le patronat n’est pas au bout de ses surprises. A la mi-avril, le rapport Gille-Kert est achevé. Il évite les sujets les plus sensibles : pas de bilan de la réforme de 2003, trop polémique; pas de distinction entre artistes et techniciens, susceptible de déclencher une vigoureuse réaction. Juste quelques propositions de bon sens comme l’obligation de proposer un CDI au-delà d’un quota d’heures pour lutter contre les abus dans l’audiovisuel. Et une bombe glissée au bas de la page 213. Quatre lignes où l’on apprend que le régime des intermittents du spectacle ne coûte pas 1 milliard d’euros par an, mais… 320 millions d’euros.

L’énorme écart entre les deux chiffrages tient au mode de calcul. La Cour des comptes mesure la différence entre les cotisations et les allocations chômage des seuls intermittents. Le rapport parlementaire évalue, lui, le surcoût des règles spécifiques appliquées aux intermittents par rapport aux salariés lambda. Les méthodes peuvent se défendre, mais la seconde s’appuie sur un chiffrage un peu baroque.

« Personne ne sait d’où l’Unedic sort ce calcul, glisse un bon spécialiste du dossier. Il omet, en outre, tous les frais fixes de l’assurance-chômage, comme les intérêts de la dette… » La critique est vite balayée. Le texte est adopté à l’unanimité : même la droite a avalé la couleuvre.

La Cour des comptes persiste et signe sur les dérives du système

Christian Kert joue, dans cette phase, un rôle crucial. Inlassablement, dans les réunions de l’UMP, il écarte les doutes de ses collègues et plaide l’apaisement. Il n’est pourtant pas lui-même totalement convaincu de la véracité du chiffrage. Mais renverser la table, dit-il, ne mènerait qu’au blocage total du dossier. Mieux vaut avancer à petits pas. « Le rapport n’est peut-être pas une oeuvre de haute tenue, mais c’est une oeuvre utile, reconnaît-il. Il fallait démythifier ce milliard de la Cour des comptes. »

La CGT-spectacle a bien compris l’intérêt de cette nouvelle évaluation, qu’elle utilise comme outil de communication. Partout, tout le temps. Au bureau de l’Unedic où il siège pour son syndicat, Denis Gravouil s’amuse. Le représentant du Medef évoque un rapport positif sur la création de Pôle emploi ? Lui en profite pour parler de tout autre chose et citer le travail parlementaire. Il insiste pour que son intervention figure au procès-verbal. Une fois, deux fois, trois fois, si nécessaire.

Michel Sapin, lui aussi, assure le service après-vente. A la mi-juillet, à Avignon, le ministre du Travail s’invite dans une rencontre entre Aurélie Filippetti et une vingtaine d’organisations culturelles. L’échange se tient à huis clos, mais les propos de Jean Voirin, alors secrétaire général de la CGT-spectacle, à la sortie, ne laissent pas de place au doute. « Il a dit que s’il y avait des difficultés dans la négociation avec le Medef à l’automne, ses services prendraient leurs responsabilités. » Que demander de plus?

Que ces fichues négociations démarrent enfin ! Initialement programmées en septembre, elles sont sans cesse repoussées. Syndicats et patronat sont mobilisés sur la formation professionnelle. L’assurance-chômage attendra… Avec le risque que les effets bénéfiques du rapport Gille-Kert s’évaporent. Il y a bien, au Sénat, un groupe de travail sur l’intermittence, mais il n’a ni la portée ni l’écho de celui de l’Assemblée.

A l’automne, la belle histoire entre les artistes et leurs amis socialistes se dégrade. La présentation du budget du ministère de la Culture – en nette baisse – sème le doute. Fin novembre, la Cour des comptes fait un retour remarqué avec un document de huit pages intitulé « Le régime d’indemnisation du chômage à l’issue des emplois précaires ».

La position est moins radicale que par le passé, mais le chiffre de 1 milliard d’euros figure toujours en bonne place et les critiques persistent sur les dérives engendrées par le système, en particulier dans l’audiovisuel. L’exemple de Damien, réalisateur de documentaires pour la télé, les illustre. Quand ses employeurs ne prennent pas un film qu’ils ont commandé, ils se justifient : « De toute façon, tu vas toucher les Assedic. »

Pour tout arranger, le Medef s’en mêle. Le 17 décembre, Pierre Gattaz, son président, lâche : « Rien n’est tabou. Tout est à mettre sur la table. » Peu après, le Sénat livre ses propositions. Il défend le régime, mais suggère de demander des efforts aux intermittents. Pas grand-chose, quelques heures en plus pour avoir droit au statut… Pourtant les esprits s’échauffent. Le comité de suivi, créé après la crise de 2003 avec des parlementaires Verts, socialistes et communistes et des représentants du secteur culturel, est réactivé et décide d’un point presse pour le 15 janvier.

A l’approche de la négociation sur l’assurance-chômage, chacun hausse le ton. Pratique assez classique. Pour beaucoup, c’est aussi la seule occasion de se faire entendre. A l’exception de la CGT-spectacle, aucun des acteurs directement concernés par l’intermittence ne participe aux discussions. Mais, à part ces quelques moulinets, rien d’inquiétant.

Bien qu’il s’en défende, Jean-Patrick Gille n’a pas seulement fait tomber la fièvre, il a aussi congelé le débat. Au point que même des propositions consensuelles (comme le plafonnement du cumul entre revenu d’activité et allocation chômage) pourraient être enterrées de peur de réveiller les mauvais démons. Reste à tenir bon jusqu’au 31 mars, date de la fin des négociations. Un peu plus de deux mois pour confirmer les talents de prestidigitateur de Michel Sapin. 1 milliard. Quel milliard?

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/intermittents-du-spectacle-touche-pas-au-milliard_1314437.html#6RCMQLObJIjXlKwg.99

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Y’en a marre de l’augmentation du coût du droit d’asile

Posté par ippolito le 22 avril 2014

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Un rapport s’alarme de l’augmentation du coût du droit d’asile

La situation en matière de droit d’asile en France est alarmante selon les conclusions du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) publiées mardi 15 avril par Le Figaro. Le rapport, rédigé par les députés Jeanine Dubié (groupe Radical) et Arnaud Richard (UMP) et daté du 10 avril, fait suite aux travaux de la mission sénatoriale Létard-Touraine, remis au ministère de l’intérieur en novembre 2013.

D’après le document, révélé par Le Figaro, tous les coûts prévisionnels ont été dépassés, notamment en ce qui concerne l’« hébergement d’urgence » dont la facture atteint 90 millions d’euros.

L’ensemble des dépenses liées à l’asile s’élèverait à 666 millions d’euros, « sans anticiper » sur d’autres dépenses.

L’aide temporaire d’attente accordée aux demandeurs a connu en 2013 « une consommation sans précédent de près de 180 millions d’euros », ajoute le document.

45 000 DÉBOUTÉS EN 2013

Par ailleurs, d’après les rapporteurs, « la population de déboutés (mineurs inclus) était de l’ordre de 45 000 personnes en 2013 et 43 500 personnes en 2012 ». Or, selon les deux députés, ils « tentent souvent de régulariser leur séjour soit en faisant valoir qu’ils remplissent les critères de régularisation fixés par les circulaires en vigueur, soit en entamant d’autres procédures ».

Pour 45 000 déboutés en 2013, les obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées n’ont été que de 19 000, ajoutent-ils. Sur l’ensemble des 89 000 OQTF prononcées, 15 200 éloignements ont été effectivement réalisés, soit un taux d’exécution très faible, « de l’ordre de 17 % ».

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/15/rapport-alarmant-sur-le-cout-du-droit-d-asile-en-france_4401202_3224.html

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Y’en a marre de la dette

Posté par ippolito le 21 avril 2014

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Stop au remboursement de la dette !

Manuel Valls : « Nous ne pouvons plus vivre au-dessus de nos moyens »…

En 2008-2009, avec un plan d’attaque établi dès la fin des années 90, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la « crise » des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et autres émoluments, elles ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l’argent public des états dans ces mêmes banques… en empruntant cet argent à qui ? Aux banques que l’état était censé renflouer…

L’addition est salée. De moins de 1300 milliards de dettes, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à près de 2000 milliards aujourd’hui, soit plus de 700 milliards d’euros. Ceci s’appelle désormais la « crise » de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions « sauvées ». Donc, cher Manuel Valls, nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens, nous payons très cher une politique de mafieux, d’escrocs, de délinquants en col blanc et de politiciens à leur solde.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous en appelons tous les français à entrer en résistance quelque soit leurs origines sociales, politiques, religieuses et philosophiques en exigeant la mise en place des cinq points qui suivent :

1- Que justice soit faite. La horde des dirigeants du monde occidental de 2008-2009 (Nicolas Sarkozy compris) doit être mise en examen immédiatement pour détournement d’argent public, trafic d’influence, escroquerie et corruption. Une plainte collective doit être déposée en ce sens.

2- Gel de ce surcroît de dette d’au moins 700 milliards et soumission au vote (référendum populaire) pour son annulation pure et simple (Ce qui a été fait en Islande). S’il existe bien un déficit des dépenses, l’essentiel de la dépense publique est consacrée au remboursement de la dette et ses intérêts colossaux. Les classes dirigeantes et leurs armadas de soldats-économistes affirment que les plans de « relance » qui ont engendrés la ruine des états (de la France en particulier) ont permis de contenir un effondrement généralisé.

Faux : ces plans ont permis un enrichissement historique des classes dirigeantes, une prospérité gigantesque du monde financier (banques + places boursières) et une paupérisation lente des populations, par le gel ou la baisse des salaires, l’augmentation massive du chômage, l’impossibilité de relancer l’économie réelle. En a découlé un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… en creusant encore et encore la dette.

3- Réunion extraordinaire de tous les dirigeants européens pour décider de la suppression de toutes les agences de notation qui ont orchestré ce scénario dans les années 2000, qui ont également acculé les états (pression des marchés sur la souveraineté budgétaire des états). Ces agences inféodés aux dirigeants économiques privés ont l’outrecuidance de noter les états et de les faire s’allonger devant le monde des finances.

4- Mise en examen de tous les ex-dirigeants de Goldman Sachs présents à la tête des états et des finances de ces états (Troïka en Grèce, Gouvernement italien, etc.).

5- Si les quatre points précédents ne sont pas mis en place, nous exigeons la démission immédiate du président François Hollande qui aurait dû « faire la guerre à la finance » et qui, dès son accession au pouvoir, demande aux français, sous l’égide de son premier ministre Valls, de rembourser le casse du millénaire de 2008-2009…

En signant cette pétition, vous reprenez la main sur le bien public, sur l’Histoire et vous contribuerez à mettre au pas les escrocs idéologiques et économiques que sont de nombreux dirigeants privés et publics actuels. Nous ne participons à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune organisation idéologique. Nous sommes tous des citoyens français, propriétaires absolus du pouvoir étatique, du bien public et de notre Histoire.

Retrouvez cette pétition ici : https://secure.avaaz.org/fr/petitio…

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/stop-au-remboursement-de-la-dette-150838

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Y’en a marre des rémunérations des banquiers

Posté par ippolito le 21 avril 2014

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Rémunération des banquiers : derrière la polémique, les chiffres

En annonçant jeudi qu’il convoquerait les dirigeants des grandes banques françaises pour s’expliquer sur leurs « indécentes » augmentations de salaire, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a relancé la polémique sur les rémunérations des grands patrons. Mais certains de ces banquiers pourront défendre leur cas en mettant en avant les performances de leur société et les pratiques de la concurrence.

> Des augmentations de salaires pas toujours corrélées aux résultats

De +8 à +38% : les augmentations de salaires dont ont bénéficié les dirigeants de Crédit Agricole, Société générale, BNP Paribas, BPCE et sa filiale Natixis en 2013 ont de quoi faire rêver plus d’un salarié. C’est ce qui a fait bondir Arnaud Montebourg, le ministre de l’Economie, qui a qualifié jeudi ces envolées « d’indécentes ».

Pour justifier cette inflation lorsqu’ils rencontreront le ministre, certains de ces banquiers pourront toutefois faire valoir les bons résultats de leur société. Ainsi, Frédéric Oudéa, patron de Société générale, a vu ses émoluments progresser de 9,5%, à 3,7 millions d’euros en prenant en compte le fixe, le variable, les « extras » ainsi que les actions et stock-options attribuées au titre du dernier exercice.

Mais, dans le même temps, le résultat net de la banque s’est envolé de 175%, à 2,2 milliards d’euros. Même tendance positive pour le patron du Crédit agricole, qui a bénéficié d’une augmentation de 38,8% sur fond de retour à la rentabilité de son établissement (de -6,4 à +2,5 milliards d’euros).

D’autres auront un peu plus de mal à se justifier par ce biais, comme François Pérol, aux commandes du groupe BPCE (Banque Populaire-Caisse d’épargne), dont la rémunération a progressé de 29,4%, soit plus rapidement que le résultat net (+24,3%) et le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) en hausse de seulement 4 %.

Plus gênant ! Chez BNP Paribas, la paie du patron, Jean-Laurent Bonnafé, a même évolué à l’inverse des performances de la banque : il a été augmenté +8,1%, alors que le bénéfice net a glissé de 26% et le produit net bancaire de 1%…

> Certains patrons de sociétés françaises gagnent beaucoup plus…

Si les rémunérations de ces dirigeants n’ont évidemment rien à voir avec celle du Français moyen, aucune ne dépasse toutefois la limite de 240 Smic (soit 4,2 millions d’euros par an) considérée comme « socialement acceptable » par le cabinet d’études Proxinvest, spécialisé dans l’analyse de la rémunération des grands patrons. Le mieux payé d’entre eux, Frédéric Oudéa (Société générale), a en effet engrangé l’équivalent de 212 Smic.

Ce seuil est en revanche franchi par une dizaine de dirigeants français. Par exemple, Christopher Viehbacher, aux commandes du groupe pharmaceutique Sanofi, Jean-Paul Agon (L’Oréal) et Bernard Arnault (LVMH) ont chacun glané plus de 8 millions d’euros l’an dernier, comme on peut le constater via notre palmarès des rémunérations des grands patrons.

S’il y a bien un dirigeant de banque qui n’aura pas de mal à plaider sa cause devant Arnaud Montebourg sur ce point, c’est bien celui de la Banque Postale. La filiale du groupe La Poste, détenue par les pouvoirs publics, doit en effet limiter depuis l’an dernier le salaire du patron à 450.000 euros, comme toutes les autres entreprises où l’Etat est actionnaire majoritaire. Ce qui explique que Philippe Wahl, qui a occupé cette fonction jusqu’au 15 octobre avant de prendre les rênes de La Poste, n’a touché que 340.398 euros au titre de ces 9 mois et demi. Ce sera le même tarif cette année pour Rémy Weber, qui a pris la relève.

> … tout comme les banquiers de Wall Street

L’écart de rémunération est encore plus important lorsqu’on regarde ce qui se fait à Wall Street. Lloyd Blankfein, qui dirige la sulfureuse banque Goldman Sachs, a ainsi empoché 16,6 millions d’euros, selon une enquête récente du Wall Street Journal, tandis que James Dimon (JPMorgan) a glané 14,5 millions et John Stumpf (Wells Fargo) 14 millions.

Et encore, ce ne sont pas les dirigeants américains les mieux payés : Lawrence Ellison, à la tête de l’éditeur de logiciels Oracle, a par exemple, touché 56,7 millions d’euros au titre du dernier exercice de la société, terminé fin mai 2013, après avoir engrangé 69,6 millions l’année précédente…

Thomas Le Bars

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/remuneration-des-banquiers-derriere-la-polemique-les-chiffres-926384

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