Y’en a marre des magouilles des Balkany

Posté par ippolito le 26 mai 2014

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Isabelle Balkany en garde à vue : la revanche de la police

Il y a plus de 20 ans, des découvertes de la police judiciaire n’avaient pas été suivies d’effet. Aujourd’hui, elles remontent à la surface.

Retour à la case police pour les Balkany. A la fin des années 90, c’est tout le patrimoine des époux terribles de Levallois que la police judiciaire avait passé au crible dans le cadre de l’affaire des marchés truqués de l’office HLM des Hauts-de-Seine. En vain. A l’issue de dix années d’une procédure contestée, le député-maire avait été relaxé.

Mais tel le facteur, la police a décidé de sonner chez le couple une seconde fois. Ce mercredi 21 mai, Isabelle Balkany, la première adjointe de son mari de maire, a été placée en garde à vue dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre. Patrick Balkany, lui, est pour l’heure protégé par son immunité parlementaire.

L’homme à l’origine de ce rebondissement, plus de 20 ans après, s’appelle Didier Schuller. L’ancien proche des Balkany, condamné dans l’affaire des HLM, s’est mué en leur pire ennemi. Il a exhumé de son propre dossier des documents passés à travers les mailles d’un filet pas assez resserrées à l’époque, avant de les déposer sur le bureau d’un juge le 24 octobre dernier.

La machine judiciaire s’emballe à nouveau. Le 6 novembre, le parquet de Paris déclenche une enquête préliminaire. Le 6 décembre, c’est une information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale » qui est ouverte et confiée aux magistrats instructeurs Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon.

« Masquer le versement de fonds à Patrick Balkany »

Que (re)découvre la justice ? Notamment la vente litigieuse de Laine et Soie Réty, la société de prêt-à-porter du père de Patrick Balkany. Celui-ci prétend qu’une partie de sa fortune correspond au produit de la cession de l’affaire familiale. Une version contestée par des enquêteurs et particulièrement le capitaine Bruno Guillon.

Dans un rapport en date du 4 juin 1998, confirmé ensuite par un expert judiciaire et un expert financier, le policier indique que le compte de Patrick Balkany détenu à la Banque générale du Commerce a fait l’objet de trois crédits émanant de la société suisse Supo Holding entre 1989 et 1990, pour un montant total de 31 050 000 francs.

Or, le capitaine précise que la société était endettée à hauteur de 28 millions de francs et était « devenue une coquille vide ». Pour lui, une conclusion s’impose : « Le fait qu’une société de droit suisse ait acheté pour 31. 505. 000 francs des actions d’une société en difficulté financière depuis plusieurs années permet d’établir le caractère fictif de cette transaction. »

Bruno Guillon ne se contente pas de constater. Il avance aussi une explication : « Cette vente d’actions peut avoir servi à masquer le versement de fonds à Monsieur Patrick Balkany, alors président de l’OPDHLM. » Autrement dit, des entreprises auraient versé des pots de vin à Supo Holding qui les aurait ensuite reversés à Patrick Balkany au prétexte d’un achat d’actions. Un cas d’école de blanchiment d’argent.

Un compte suisse ouvert en 1994 et fermé en 1996

Les dirigeants de Supo Holding ne seront jamais identifiés et la thèse jamais étayée. Les enquêteurs feront toutefois une découverte prompte à faciliter les transactions opaques : « Le siège de Supo Holding est situé à Zurich, ville où [Patrick Balkany] dispose d’un compte à l’ABN Amro Bank. »

Un compte suisse ouvert le 26 juillet 1994, comme l’atteste un document de ladite banque sur lequel figure le nom, l’adresse, le numéro de carte d’identité et la signature du député-maire de Levallois. Et fermé deux ans plus tard, selon une lettre de Patrick Balkany adressée le 5 juillet 1996 à l’ABN Amro Bank.

Il ne s’agit pas de la seule trouvaille des policiers. Le même Bruno Guillon, dans un autre rapport daté du 11 juin 2001, note : « Il a été découvert que Monsieur Balkany possède un compte bancaire dans la partie hollandaise de l’île Saint-Martin, compte qu’il utilise pour ses besoins personnels. »

Pourquoi Saint-Martin ? Les enquêteurs soupçonnent également les époux Balkany d’y détenir une somptueuse villa, comme ils s’interrogent aussi sur l’identité des propriétaires d’un riad non moins clinquant à Marrakech. Cela fait beaucoup pour un simple couple d’élus. D’autant qu’ils habitent à l’année un cossu moulin au milieu de la campagne de Giverny, dans l’Eure. Eux affirment ne posséder aucune des trois demeures.

« La Maison du Soleil » devenue « Villa Pamplemousse »

Dans le rapport de 2001, la brigade de répression de la délinquance économique révèle que Patrick Balkany s’est installé depuis 1997 dans une villa de Saint-Martin dénommée « La Maison du Soleil », au lot numéro 41 de la région des Terres Basses, sur la partie française de cette île divisées en deux.

Si le propriétaire officiel, selon les enquêteurs, est « la société Réal Estate French West Indies Establishment, sise à Balzers au Liechtenstein, vu les pièces comptables fournies par l’agence Carimo, il ressort que l’intéressé est dans les faits le propriétaire ». Aussitôt identifiée, la maison sera renommée « Villa Pamplemousse »… Histoire de brouiller les pistes ? La police judiciaire pourrait aujourd’hui avoir fini de démêler ce mystère qui court depuis deux décennies.

Ce sont ces documents confondants, ce train de vie faramineux et probablement de récentes découvertes qui intéressent à nouveau la justice. A l’époque, la frilosité du parquet, sous pression de la Chancellerie et du pouvoir en place, avait grandement entravé le travail des juges d’instruction d’alors, de l’aveu même de ces derniers. Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon ont, eux, les coudées franches.

Dans un communiqué du 9 novembre 2013, Patrick et Isabelle Balkany se disaient encore « sereins » devant « ces éléments qui remontent à plus de 20 ans », qui « ont été analysés et étudiés par tous les professionnels de la justice ayant eu à en connaître et n’ont donné lieu à aucune suite ». Ce n’est visiblement pas l’avis ni du parquet de Paris ni des deux magistrats instructeurs. La police judiciaire peut enfin reprendre son enquête.

Julien Martin – Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140521.OBS7983/isabelle-balkany-en-garde-a-vue-la-revanche-de-la-police.html

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Y’en a marre de la fraude à Pôle emploi

Posté par ippolito le 25 mai 2014

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Pôle emploi : 58,7 millions d’euros de fraude non recouvrée en 2013

Pôle emploi a détecté en 2013 100 millions d’euros de fraude mais a pu récupérer 41,8 millions de ce préjudice, soit 13% de mieux qu’en 2012, selon un bilan du Comité national de lutte contre la fraude rendu public jeudi.

Finalement ce sont 58,7 millions d’euros qui ont donc été perdus par Pôle emploi. En 2012, l’établissement public avait détecté 76 millions d’euros de fraudes, dont 39 millions subis et 37 millions évités.

Le chiffre de 58,7 millions de préjudice liés à la fraude – détectés mais non recouvrés – est en forte hausse (50%) par rapport à l’année précédente, du fait des «efforts considérables» mis en oeuvre par Pôle emploi pour les détecter, salués par le Comité national de lutte contre la fraude. Cette somme ne représente qu’une faible part (0,2%) des 30 milliards d’euros d’allocations chômage versées en 2013 aux demandeurs d’emploi.

Une réforme de l’inspection du travail en cours

Par ailleurs, le Comité a détecté en 2013 141 millions d’euros de fraudes dans la branche famille de la Sécurité sociale, en hausse de 18% par rapport à 2012. Les données des autres organismes de sécurité sociale pour 2013 ne sont pas disponibles.

En 2012, la fraude détectée par l’ensemble des caisses de sécurité sociale avait atteint 562,3 millions d’euros (+17,2% par rapport à 2011), dont 290,7 millions au titre de la fraude aux prestations sociales. Le travail dissimulé avait quant à lui représenté 260 millions d’euros en 2012 (+18% par rapport à 2011).

Face à la fraude qui «se complexifie, notre réponse doit s’étoffer», a déclaré jeudi le ministre du Travail François Rebsamen lors de la réunion du Comité national de lutte contre la fraude. «C’est le sens de la réorganisation de l’inspection du travail», actuellement en débat au Parlement, et du «plan de lutte contre le travail illégal», a poursuivi le ministre. Concernant les fraudes liées au détachement des travailleurs, «la proposition de loi Savary (votée fin février à l’Assemblée, NDLR) renforce fortement notre capacité d’action dès à présent et sans attendre les décisions européennes», assure-t-il.

http://www.leparisien.fr/economie/emploi/pole-emploi-58-7-millions-d-euros-de-fraude-non-recouvree-en-2013-22-05-2014-3861849.php

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Y’en a marre du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 25 mai 2014

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Gaspillage de l’argent public: Avant la SNCF, 10 autres gabegies rocambolesques

Gabegie, gaspillage de l’argent public… Le tollé suscité par les nouveaux trains de la SNCF -trop larges pour les quais de gare- n’en finit pas d’indigner. La commande erronée va nécessiter des travaux pour élargir 1300 quais avec un coût de 50 millions d’euros, selon la SNCF et Réseau ferré de France (RFF). C’est pourtant, selon Le Canard Enchaîné, la SNCF qui « a défini le cahier des charges avec les dimensions des nouvelles rames ».

« Ca peut consister à raboter un quai de quelques centimètres, déplacer une armoire électrique qui était un petit peu trop près du bord du quai », a expliqué le porte-parole de RFF, sur France-Info. Le secrétaire d’État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a quant à lui critiqué une situation « rocambolesque » et « comiquement dramatique ». Il a dénoncé la séparation des deux entités ferroviaires à l’origine, selon lui, de ce « dysfonctionnement ». De quoi fournir des arguments au rapprochement de la SNCF et RFF, prochainement débattu à l’Assemblée nationale.

Si cette histoire peut faire rire ou hérisser le poil, elle est loin d’être la moins coûteuse pour le contribuable. D’autres événements tout aussi invraisemblables ou démesurés ont récemment eu lieu, la plupart du temps révélé par la Cour des comptes ou par voie de presse. Découvrez ci-dessous une liste non-exhaustive des plus retentissants gaspillages de l’argent public.

La route la plus chère de France: 12 km pour 1,66 milliard d’euros

C’est un ouvrage pharaonique, commandité par la région Réunion. Une nouvelle route du littoral, de deux fois trois voies, en pleine mer, sur pilotis, supportant des cyclones de 150 km/h et des vagues de 10 mètres. Cette autoroute de 12 kilomètres, reliant Saint-Denis au Port, devrait coûter la rondelette somme de 1,66 milliard d’euros. Soit 133 millions d’euros le kilomètre ou encore 133.000 euros le mètre.

Prouesse technique mondiale, l’ouvrage nécessitera 7 ans de travaux minimum. Le président UMP de la région la juge « d’une nécessité absolue », car l’actuelle route au pied des falaises est régulièrement fermée en raison d’éboulements ou de fortes vagues. Mais en tenant compte de l’augmentation des prix du BTP, l’architecte du projet estime à quelque 600 millions d’euros le dépassement. Sans compter les dépenses imprévues qui feront gonfler la facture. Le collectif Non à la Nouvelle Route du Littoral estime que le projet coûtera en tout et pour tout 3 milliards d’euros.

Écologistes, opposition, association d’utilisateurs de transports et même un collectif d’ingénieurs, entrepreneurs réunionnais anonymes, sont vent debout contre ce projet pharaonique. Et il n’y a toujours pas de solution de raccordement pour relier cette rocade à la ville de Saint-Denis. Un tunnel coûterait 450 millions d’euros de plus…

Pour des raisons de sécurité, il faudra également construire un raccordement entre la nouvelle route et l’ancienne, ce qui engendrera un nouveau surcoût de 600 millions d’euros. Tous ces surcoûts seront financés par la région Réunion, qui doit déjà trouver 27 millions d’euros par an pour rembourser la Cour des comptes… Autant dire que ce projet de nouvelle route du littoral s’annonce déjà comme un gouffre financier pour l’Etat et pour la Réunion.

La campagne de vaccination contre la grippe A: 662 millions d’euros

Le plan devait coûter 510 millions d’euros et permettre de vacciner une large partie de la population. La campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) aura finalement coûté 662 million d’euros, même après les annulations de commandes aux laboratoires. Et seules 5,4 millions de personnes ont été vaccinées, soit moins de 8,5% de la population.

La Cour des comptes a recommandé de revoir les stratégies de gestion de crise sanitaire et dénonce « les commandes massives de vaccins », l’absence de stratégie de repli, et la conduite chaotique des opérations dont ont été exclus hôpitaux et médecins libéraux. Pour parachever le fiasco, les doses qui n’ont pas été revendues ou offertes à l’OMS ont été détruites: 60.000 euros pour 18,9 millions de vaccins.

Le dossier médical personnel: 500 millions d’euros

« Un monstre qui accouche d’une souris », note Le Parisien. Présenté lors de son lancement en 2004 comme une révolution et mis en place depuis 2011, le DMP, le dossier médical personnel, était censé regrouper en un seul document informatisé toutes les informations de santé d’un malade, accessibles à toutes les professions sanitaires, du médecin traitant à l’hôpital. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. Et il ne fait aucun doute que le DMP est un fiasco : à peine 400.000 dossiers créés sur les 5 millions prévus.

En raison notamment de l’attachement des patients à la protection de leur vie individuelle. Les concepteurs ont estimé que ces derniers étaient les seuls à pouvoir décider quelles informations devaient figurer dans leur dossier. Selon un document interne du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins, chargé d’arbitrer les financements destinés à l’amélioration de la médecine de ville, 500 millions d’euros ont été versés depuis 2004. Ces fonds proviennent en grande partie de l’assurance maladie.

Le siège de la région Rhône-Alpes: 175 millions d’euros

Qualifié de « palace » par la presse lyonnaise, le nouveau siège de la région dirigée par Jean-Jack Queyranne (PS) présente une addition salée.

« C’est l’exemple type de la dérive des comptes publics », lance la députée européenne Françoise Grossetête, qui préside le groupe UMP de la région Rhône-Alpes. »En cette période de crise, c’est une véritable gabegie, s’insurge-t-elle dans Le Point. Alors que le prix initial de la construction était annoncé à 60 millions d’euros, on arrive à un total de 175 millions. »

Les cabinets de conseil pour France Télévisions: 101,2 millions d’euros

S’il a fallu 4 ans pour réunir les quarantaines de sociétés qui composaient le groupe audiovisuel, cela ne s’est pas fait sans heurts. Et surtout sans argent. La réforme a nécessité 101,2 millions d’euros, captée en grande partie par les cabinets de conseil intervenus lors de la mise en oeuvre. Le Canard Enchaîné a révélé que le cabinet américain Bain & Compagny a perçu pas moins de 11,3 millions pour ses « missions de conseil stratégique » et d’ »accompagnement à la conduite du changement ». Pour la même tâche, le cabinet français, Ineum Consulting, a pour sa part touché 3,06 millions d’euros entre 2009 et 2010.

Concernant le volet social, le cabinet Secafi-Alpha, proche de la CGT, a ainsi perçu 660.000 euros pour « le suivi de la réforme ». Pour ses conseils en matière de « négociations sociales », Altedia a pour sa part été rétribué 275.000 euros. Par précaution, France Télévisions s’est aussi attaché les services de deux spécialistes en risques psychosociaux des cabinets Socotec et JLO Conseil. Facture : 536.000 euros.

« L’accompagnement au changement culturel dans les directions fusionnées » aura quant à lui coûté 200.000 euros contre 96.000 pour l’analyse de la « perception du changement ».

2 stations d’épuration pour 2 villes contiguës: 80 millions d’euros

Le rapport 2013 de la Cour des comptes recèle un dossier savoureux, mettant en scène deux personnages publics. D’un côté Serge Dassault, de l’autre Manuel Valls, longtemps maires de Corbeil-Essonne et Evry, deux communes de l’Essonne. Les magistrats ont donné dans la sobriété en titrant : « Le traitement des eaux usées de la région de Corbeil-Essonnes et d’Evry : l’oubli de l’intérêt général ».

Car le traitement des eaux usées de cette zone, organisé autour de deux villes, présentent la particularité « d’être effectué par deux stations d’épuration contiguës, sises en bordure de Seine, sur le territoire de la commune d’Évry ». Elles ne sont distantes que d’une centaine de mètres. Et les deux villes ne tiennent pas à s’accorder pour réduire les coûts: leur absence d’association entraîne des pertes de près de 80 millions d’euros, selon la Cour.

Le site France.fr: 4 millions d’euros

Le site qui compte 3000 pages, 12.000 liens, et 1 million de documents indexés, vise à donner des informations pratiques (tourisme, travail, vie quotidienne, implantation d’entreprises) sur l’Hexagone, l’un des rares pays européens qui ne disposaient pas encore de site. 860.000 euros avaient été consacrés à son lancement, sur un budget défini par les autorités de 1,6 million.

Mais entre un graphisme complètement changé en cours de route, un logo confié à Euro RSCG et un bug retentissant pour le lancement, la facture a atteint 4 millions d’euros.

Un musée à 50 visiteurs/jour: 900.000 euros

Saviez-vous qu’il existe en France, depuis 1963, un musée national du sport comprenant plus de 600.000 objets et documents, soit l’une des plus riches collections au monde? Rares sont ceux qui l’ont visité, puisque ce musée est longtemps resté virtuel. C’est-à-dire sans galerie, notait la Cour des comptes en 2011. Il a d’abord été installé pendant 10 ans au Parc des Princes avant de déménager pour cause de Coupe du monde en 1998.

Il n’a été installé à nouveau qu’en juillet 2008 « au rez-de-chaussée d’un immeuble loué par le ministère » et pour une exposition de 350 objets. Une mise en valeur bien sommaire qui attire à peine 50 personnes par jour. Devant les coûts de ce musée (900.000 euros de coûts fixes et près de 4,4 millions d’euros pour l’exposition de juillet 2008) la Cour réclame que l’on construise un vrai musée ou que l’on abandonne le projet.

Frais d’avion de Dominique Bussereau: 750.000 euros

Plus de 750.000 euros de facture d’avion-taxi en 29 mois d’exercice. Le passage de Dominique Bussereau au ministère de l’Agriculture (2004-2007) aura coûté cher au contribuable. Un rapport de l’Inspection générale de l’agriculture pointe les 757.130 euros dépensés « soit une moyenne mensuelle de 26 107,98 euros » entre novembre 2004 et mai 2007.

Le rapport note que « son prédécesseur en a dépensé 20.851 sur ses dix mois d’activité en 2004″. Le texte souligne des « éloignements de la règle républicaine observée dans des circonstances proches de la convenance personnelle ou encore en période électorale pour raccourcir les délais de retour dans la circonscription » qui ne « sont pas considérés par la mission comme compatibles avec le devoir d’exemple qu’un responsable doit donner à ses troupes ».

Paris subventionne le richissime PSG: 450.000 euros

La subvention accordée par la ville de Paris à la Fondation du PSG se chiffre à 450.000 euros. Elle s’élevait l’an dernier à 170.000 euros, mais le Conseil de Paris l’a augmentée pour compenser son désengagement financier du club lui-même et continuer à « accompagner » ses œuvres sociales.

Une décision que n’ont pas approuvé les onze élus du groupe EELV en octobre dernier. Car selon eux, « cette subvention renforcée n’est pas acceptable en période de crise budgétaire. »

D’autant que cette subvention de quelques centaines de milliers d’euros est une goutte d’eau dans l’océan du budget annuel du PSG, qui s’élève à 488 millions d’euros…

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/21/gaspillage-argent-public-gabegie-sncf-grippe-a_n_5363633.html?utm_hp_ref=france

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Y’en a marre de la crise

Posté par ippolito le 25 mai 2014

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L’économie française ne redémarre toujours pas

Le redémarrage de l’économie française n’a pas commencé au premier trimestre, fragilisant d’autant les espoirs du gouvernement qui continue de tabler jeudi sur un rythme de croissance de 1% en 2014.

Le retournement ne vient toujours pas. L’Insee a annoncé jeudi une stabilité du Produit intérieur brut français (PIB) au premier trimestre, une première estimation inférieure aux prévisions, puisque l’Insee comme la plupart des économistes attendaient +0,1%, et qui révèle surtout que la quasi-totalité des moteurs de la croissance sont grippés.

Baisse des investissements des entreprises (-0,5%) qui avaient pourtant commencé à reprendre quelques couleurs fin 2013, nette diminution de la consommation des ménages (-0,5%) et ralentissement des exportations par rapport aux importations ont contribué à ce mauvais résultat.

En face, seule la production en biens et services résiste, ressortant en hausse de 0,2%. »Cela conforte toute la politique que nous menons aujourd’hui », a commenté jeudi le ministre des Finances Michel Sapin, y trouvant la justification de l’accélération des mesures d’aide aux entreprises.

« La prévision du FMI pour la France c’est 1%, donc nous sommes dans des chiffres qui sont parfaitement des objectifs raisonnables », a-t-il poursuivi sur Europe 1, laissant ainsi entendre que le gouvernement conserve sa prévision de croissance inchangée pour 2014. Il a néanmoins redouté une croissance « insuffisante » en 2014. Son collègue au Travail, François Rebsamen, a lui admis sur RMC/BFMTV qu’ »avec 0%, on ne crée pas d’emploi, on n’en perd pas forcément mais on n’en crée pas ».

Pour atteindre 1% de croissance en 2014, la marche reste haute

Cette mauvaise performance est d’autant plus cruelle que l’Allemagne a enregistré de son côté une croissance plus importante que prévue (+0,8%). Ce mauvais chiffre au premier trimestre va « très vite poser problème », estime Philippe Waechter, économiste chez Natixis.

Pour atteindre 1% de croissance sur l’année, « il faudra faire 0,5% chaque trimestre » restant, explique-t-il à l’AFP. Et avec une « croissance probablement plus faible que 1%, les objectifs de déficit public auront du mal à être atteints », précise l’économiste.

La France s’est réengagée en avril auprès de ses partenaires européens à réduire son déficit public (Etat, protection sociale, collectivités territoriales) à l’équivalent de 3% de son PIB à fin 2015. Mais la marche reste haute. Si l’Insee par le biais d’une révision de sa méthodologie statistique a annoncé finalement jeudi un déficit à 4,2% du PIB en 2013, contre 4,3% initialement annoncé, il n’a pas considérablement réduit l’effort qu’il reste à faire.

http://www.lejdd.fr/Economie/L-economie-francaise-ne-redemarre-toujours-pas-666430

 

 

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Y’en a marre de la SNCF

Posté par ippolito le 24 mai 2014

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Trains trop larges : ce n’est pas le premier bug !

Avant l’affaire des trains trop larges, il y eut déjà d’autres erreurs ubuesques : des quais trop bas sur le réseau d’Île-de-France, un nouveau Francilien à un seul plancher venant remplacer des rames à deux étages et obligeant les usagers à rester debout, etc. Des aberrations qui prennent leur source, en partie, dans une dinguerie : la séparation d’une seule et même activité entre deux entités, la SNCF et Réseau Ferré de France, qui se font la guerre.

La révélation par le Canard Enchaîné du gag courtelinesque de la commande par la SNCF de 2 000 TER qui ont vingt centimètres de trop pour passer entre les quais de nombreuses gares ne fait pas que rire. Cette blague de polytechniciens ouvre les yeux du grand public sur le bazar qu’est devenu le service public des transports.

Apprenant à cette occasion que les nouveaux trains français ne sont plus seulement fabriqués par Alstom, mais par le canadien Bombardier, l’usager découvre surtout que le système français fait intervenir de manière ubuesque deux acteurs qui travaillent chacun dans leur coin et se détestent cordialement, la SNCF, qui s’occupe des trains qui roulent (pas toujours), et RFF (Réseau Ferré de France), qui s’occupe des rails et des quais.

C’est pour dissimuler une partie de la dette publique afin de se conformer aux critères de Maastricht, que les infrastructures de la SNCF (rails, aiguillages, signalisation, alimentation électrique) ont été regroupées en 1997 dans une nouvelle société, RFF, à qui l’Etat avait fourgué une dette de plus de 20 milliards d’euros venant de la SNCF.

Le gouvernement expliquait à l’époque que c’était pour satisfaire aux exigences de la Commission européenne, laquelle demandait d’ouvrir les grandes lignes à la concurrence, ce qui est faux, la Deutsche Bahn n’ayant pas procédé à ce saucissonnage absurde et Guillaume Pépy ayant récemment obtenu de revenir sur cette partition.

Résumons donc cette dinguerie qui explique le bug des trains trop gros (attention, il faut se cramponner) : la SNCF fait rouler ses trains sur le réseau qu’elle loue à RFF, laquelle possède les rails, les aiguillages et les quais de gares, mais pas les gares qui restent à la SNCF ! RFF, qui n’a pas de personnel, a l’obligation de faire appel à la SNCF qui lui facture la maintenance du réseau… Car, pour faire accepter cette réforme néolibérale aux syndicats de la SNCF, la gauche avait à l’époque imposé cette clause corporatiste à RFF : le monopole des travaux d’entretien pour la SNCF.

Depuis, chacun a pris l’habitude de trouver les défauts des autres plus gênants que les siens et une culture de la défausse s’est installée : RFF considère que la SNCF, qui lui sous-rémunère la location des rails, est mal gérée et que les factures de ses travaux sont exorbitantes. La SNCF estime que RFF n’a pas les moyens d’entretenir le réseau qu’elle loue. Et quand il est décidé d’investir, la SNCF (où les énarques ont proliféré) et RFF (bastion des cheminots polytechniciens) se font des croche-pattes plus ou moins volontaires.

Car le coup des quais trop larges n’est pas le premier bug issu de leur petite guerre. Il y a eu auparavant celui des quais trop bas sur le réseau Ile-de-France ! Il y a trois ans, lors de la mise en service du nouveau « Francilien » commandé par la SNCF (fabriqué aussi par Bombardier), les deux compères se sont aperçus un peu tard que ce nouveau matériel roulant, plus haut que l’ancien, nécessitait de rehausser les quais de gares.

La SNCF pensait que RFF, propriétaire de tous les quais, s’acquitterait de cette mise à hauteur. RFF rétorqua que ce choix ayant été fait par la SNCF sans qu’elle soit consultée, elle ne paierait pas cette mise à niveau qu’elle avait alors estimé à 2 milliards d’euros.

Résultat, seules quelques gares ont été rectifiées, dans les autres le Francilien déploie automatiquement au bon étiage une « marche à hauteur mobile », des balises étant installés dans les gares aux quais trop bas pour indiquer au train de s’adapter. Aux personnes âgées et handicapés de se cramponner pour monter dans les voitures ou en descendre…

Dans l’affaire du jour — les trains trop larges — RFF évalue à 50 millions le coûts des travaux d’élargissement des quais (les spécialistes pensent déjà à deux ou trois fois plus) tout en expliquant que personne ne sera lésé. Ces sommes qui n’auraient pas dû exister, palliant des erreurs dues à la mésentente entre technocrates, ne sont pas des investissements améliorant quoi que ce soit pour les usagers, mais des surcoûts qui seront évidemment acquittés d’une manière ou d’une autre, soit sur la feuille d’impôt du contribuables, soit dans les tarifs payés par l’usager qui sont déjà exorbitants (plus de 100 euros par mois pour nombre d’usagers franciliens).

Quand ils ne se traduisent pas des dépenses supplémentaires, ces dysfonctionnements dégradent encore les conditions de transport, ce que montre un autre méga bug dont on a beaucoup moins parlé, concernant la mauvaise conception du Francilien Bombardier : une partie des usagers doit voyager debout parce qu’on a remplacé des rames à deux étages par des rames à un seul plancher.

Ces rames autotractées de huit voitures disposant de larges portes automatiques pour « fluidifier » les montées et les descentes, sont constituées d’un seul plancher « vidéo surveillable » (alibi pour supprimer le personnel embarqué).

Ce choix, qui correspond à la volonté de la SNCF de s’aligner sur le « modèle japonais », a pour conséquence un faible gain de place par rame (15%) alors que la SNCF envisage 50% d’augmentation du trafic d’ici à 2030. Comment cela peut-il coller ? En misant sur une grande fréquence des trains, mais aussi, avait fini par avouer la SNCF, en prévoyant sans état d’âme qu’ « aux heures de pointe 10% des usagers voyagent debout ». Pour la SNCF, tout est possible…

A l’époque, RFF s’était inquiété à haute voix de ce choix d’un matériel « pas très capacitaire » et en avait annoncé les défauts : « Etre debout, c’est acceptable pendant quelques minutes dans Paris. Mais demander aux gens de voyager ainsi pendant quarante minutes, c’est peut-être plus difficile…», mettait ainsi en garde l’un des patrons de RFF.

La SNCF expliquait alors que RFF se mêlait de ce qui ne le regardait pas et Jean-Paul Huchon, président socialiste du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), représentant des élus et donc des usagers, avait laissé passer cette faille. Au moment de l’inauguration, il s’était contenté de prendre date : « On va voir ce que vont donner les premières mises en service, et s’il faut des rames à deux niveaux, on fera des rames à deux niveaux ! » Depuis, il a renié cette promesse et des milliers d’usagers sont contraints chaque jour à la station debout durant une demi-heure ou parfois plus…

http://www.marianne.net/Trains-trop-larges-ce-n-est-pas-le-premier-bug-_a238927.html

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Y’en a marre des sénateurs

Posté par ippolito le 24 mai 2014

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Sénat : des élus UMP sont soupçonnés d’avoir détourné près de 400 000 euros

Une information judiciaire a été ouverte pour des faits de « détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « blanchiment » visant des sénateurs UMP. C’est le journal Le Parisien qui l’annonce ce mardi 20 mai. Cette instruction fait suite à une enquête préliminaire qui a duré plusieurs mois et qui a été confiée à la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA).

Concrètement, la justice soupçonne des détournements de fonds, évalués à environ 400 000 euros, au profit de sénateurs UMP. Tout est parti d’un signalement de Tracfin, la cellule de Bercy chargée de lutter contre le blanchiment d’argent. Des mouvements de fonds suspects ont été détectés entre deux associations de loi 1901, l’Union républicaine du Sénat (URS) et le Cercle de réflexion et d’études sur les problèmes internationaux (Crespi).

« Selon les premières investigations, l’URS, dont le siège est situé à Saint-Valérien (Yonne), a perçu des fonds de la part du groupe UMP du Sénat, versés par la questure de la chambre haute, avant de les rétrocéder à ses membres… Les détournements de fonds pourraient s’élever à près de 400 000 €, en l’espace de deux ans », explique Le Parisien.

Dans le rapport de la BRDA, il est indiqué qu’entre les mois de décembre 2009 et mars 2012, « l’URS a édité plusieurs chèques à destination d’une trentaine des 130 représentants UMP au Sénat pour un montant avoisinant les 210 000 €. Sur la même période, un virement de 70 000 € a également été effectué par l’URS au profit du Crespi. Les comptes de l’Union républicaine du Sénat ont aussi été débités de près de 113 000 € en espèces ». « Par la suite, près de 60 000 € ont encore été retirés, toujours en espèces, des comptes du Crespi », ajoute Le Parisien.

Ces sommes issues du budget du palais du Luxembourg auraient notamment servi à rembourser les frais de relations publiques des sénateurs UMP, membres de l’URS, au cours de différentes élections ».

Interrogé par Le Parisien, l’un des sénateurs a reconnu avoir fait des chèques, sans savoir qu’il ne détenait pas de délégation de signature, mais a nié « avoir perçu des espèces ». L’enquête est en cours.

*** Source
- Stéphane Sellami, « Petits arrangements entre élus ? », Le Parisien, 20.05.2014

http://www.politique.net/2014052001-senat-detournements-de-fonds.htm

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