Y’en a marre de l’endettement des CHU

Posté par ippolito le 24 mai 2014

3               3               3

PALMARÈS DE L’ ENDETTEMENT DES CHU

Plus de la moitié des hôpitaux publics avaient en 2012 un taux d’endettement supérieur à 30 %, et près d’un tiers des CHU avaient un taux de dépendance financière supérieur à 50 %.

La Cour des comptes a récemment publié un rapport sur l’endettement des CHU et sur les Hôpitaux les plus endettés.

D’après la Cour des comptes, les emprunts toxiques des CHU représentaient 2,5 milliard d’euros fin 2012, soit 9 % de l’encours total de dette. Plus de la moitié des hôpitaux publics avaient en 2012 un taux d’endettement supérieur à 30 %, et près d’un tiers des CHU avaient un taux de dépendance financière supérieur à 50 %.

La dette du CHU d’Amiens s’élève ainsi à près 450 millions d’euros, soit 85% de ses ressources annuelles. Un ratio qui dépasse les 130 % pour le CHU de Chalon-sur-Saône. La Cour des comptes pointe également du doigt l’endettement du CHU de Metz, Dijon ou Marseille.

Dans son rapport, la Cour épingle ensuite l’ endettement du CHU de Saint-Etienne ainsi que ses importants emprunts toxiques:

« Le CHU de Saint-Étienne, dont le budget approche 500 M€, avait à la fin 2012 une dette proche de 290 M€, composée à plus de 50 % d’emprunts structurés. Le service de la dette absorbe 6,3 % de s produits d’exploitation de l’hôpital, et constitue donc un obstacle majeur dans la voie du retour à l’équilibre de l’établissement.

La dette du CHU de Saint-Etienne trouve son origine dans la reconstruction et la restructuration d’une grande partie de ses installations de médecine, chirurgie, obstétrique et de psychiatrie sur son site de l’hôpital Nord. Cet investissement de 148 M€, essentiellement financé par l’emprunt, a fait l’objet d’une aide dans le cadre du plan Hôpital 2007, sous forme de crédits budgétaires fléchés contribuant au paiement des charges financières.

En sus de l’opération de regroupement à l’hôpital Nord soutenue au titre du plan Hôpital 2007, le CHU de Saint-Étienne a consacré 239 M€ au cours de la période 2000-2010 à d’autres restructurations et à des investissements courants. Il a ainsi investi sur dix ans, 387 M€ en bénéficiant de la part de la tutelle d’un montant d’aide contractualisé de 32,5 M€, qui ne représentait que 6 % du montant total des investissements, mais qui facilitait néanmoins le recours à l’emprunt.

Pour servir sa dette, grevée par la présence d’emprunts structurés qui sont entrés en phase de majoration des taux d’intérêt, tout en continuant de financer ses investissements courants, le CHU de Saint-Étienne devrait atteindre à fin 2016 une marge de l’ordre de 9,5 % des produits de son exploitation principale. Dans une note de l’agence régionale de santé Rhône-Alpes pour le COPERMO 32 de juin 2013, il est noté que « la charge de la dette qui doit être assumée par le CHU au titre des remboursements de capital et charges d’intérêts excède le niveau maximal absorbable par un hôpital dans des conditions normales de performance ».

Le poids de la dette sur l’exploitation du CHU de Saint-Étienne tient en partie à l’impact des emprunts structurés souscrits pour financer ses investissements. En juillet 2012, le CHU a décidé d’assigner devant les tribunaux la banque Dexia, qui lui a délivré ces prêts. La situation de l’établissement est également imputable à un surendettement dont la mesure n’a pas été prise à temps. Au-delà du projet de reg roupement de l’hôpital Nord, la dynamique du plan Hôpital 2007 a eu un effet d’entrainement sur l’ensemble des investissements du CHU, sans prise en compte de la soutenabilité de sa situation financière.

En décembre 2013, le CHU de Saint-Étienne a signé avec l’agence régionale de santé un contrat de retour à l’équilibre financier, dans lequel il s’engage sur un taux cible de marge brute de 8 %, nécessitant une réduction drastique des investissements et des mesures de maîtrise des charges et de restructurations, en contrepartie d’une aide budgétaire de 28 M€ allouée pour la période 2013-2016. »

D’après le rapport de la Cour des comptes sur l’endettement des CHU, les situations de surendettement correspondent souvent à des établissements dont les projets n’auraient jamais dû être financés par l’emprunt.

Alors que la première tranche du plan Hôpital 2012, lancé en 2007, avait conduit selon le ministère de la santé à sélectionner un montant total d’investissements de 5,6 Md€, aidés à hauteur de 2,2 Md€, la prise de conscience du caractère excessif de la progression de la dette des établissements publics de santé a conduit à différer la deuxième tranche, qui aurait dû être lancée en septembre 2011.

Critiquée pour les effets d’aubaine dont ont pu bénéficier certains établissements qui auraient pu davantage autofinancer leurs investissements, et inversement par l’encouragement donné à l’endettement d’établissements pourtant fragiles sur le plan financier, la logique des plans hospitaliers pluriannuels a été abandonnée au profit d’un processus annuel de revues de projets, articulant un niveau régional et un niveau national.

Selon la Cour des comptes, le triplement en dix ans de la dette est d’autant plus préoccupant qu’il a servi dans de nombreux cas à financer des projets qui alourdissent les charges d’exploitation (charges financières, frais de maintenance et d’entretien), sans améliorer la productivité hospitalière.

Les encours les plus risqués sont concentrés sur un nombre relativement limité d’établissements. Moins d’une centaine a souscrit des emprunts hors charte (82 sur l’échantillon de 712 établissements couverts par l’enquête ODT 2012). Les 50 établissements dont l’encours est le plus fortement chargé en produits hors charte concentrent près de 85 % (781 M€) de ces produits.

Parmi ces établissements figurent ainsi entre autre s le centre hospitalier de Juvisy-sur-Orge, dont la dette de 25 M€ est composée à 98 % de produits structurés hors charte et celui de Villefranche de Rouergue, qui détient 16,3 M€ d’emprunts hors charte représentant 73 % de son encours total. Les établissements plus importants détenant ce type de produit ont en général un encours hors charte plus dilué dans leur encours total. C’est notamment le cas du centre hospitalier de Meaux, dont les prêts hors charte atteignaient 22 M€, représentant 40 % de l’encours total.

Parmi les CHU les plus endettés, sont plus particulièrement concernés le CHU de Saint-Étienne, dont l’encours hors charte atteignait 96 M€ fin 2012 (33 % de son encours total), celui de Nantes (98 M€ d’encours hors charte, soit 43 % de son encours total, qui comprend également d’autres produits structurés sensibles), et celui de Fort-de-France ( 37 M€ d’encours hors charte, représentant 18 % de son encours total).

La Cour des comptes estime que plusieurs de ces CHU sont exposés à un risque important, mais ne sont pas encore parvenus au terme de la phase de « bonification » leur permettant de bénéficier de taux inférieurs à ceux du marché.

http://www.observatoiredessubventions.com/2014/palmares-de-l-endettement-des-chu/

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des opticiens

Posté par ippolito le 23 mai 2014

images V               images V               images V

Alerte à la fraude sur le prix des lunettes

L’UFC a enquêté chez les opticiens, au moment où le gouvernement veut plafonner les remboursements.

Après avoir dénoncé les marges trop élevées des opticiens en 2013, l’UFC-Que Choisir s’attaque à leurs pratiques frauduleuses. L’association de défense des consommateurs publie, mardi 20 mai, une nouvelle enquête sur l’optique. Le sujet préoccupe les 33 millions de porteurs de lunettes.

Cette enquête est aussi un bon moyen pour l’UFC de tenter de peser sur le gouvernement, au moment où celui-ci finalise un décret visant à limiter les remboursements des complémentaires santé pour faire baisser les prix. Une paire, selon l’association, coûte en moyenne 470 euros.

L’UFC-Que Choisir a envoyé des enquêteurs chez 1 188 opticiens, soit 10 % des magasins. Se faisant passer pour des clients venant se renseigner, ils devaient sélectionner une monture plus coûteuse que le maximum remboursable par leur complémentaire, informer le vendeur de cet état de fait, et observer sa réaction.

Dans 17,9 % des cas, soit près d’un sur cinq, l’opticien a proposé de falsifier la facture pour que le client soit mieux remboursé par sa mutuelle. Grâce souvent à une combine classique : augmenter le prix facturé sur les verres, davantage pris en charge, et diminuer celui de la monture.

Cet arrangement arrive en deuxième position des propositions avancées par le vendeur, après celle d’acheter une monture moins chère (27,5 %), et avant celle d’un geste commercial (15,7 %). « C’est condamnable et préjudiciable, car cela alimente le côté inflationniste du système », dénonce Alain Bazot, le président d’UFC.

La pratique était connue, la voilà en partie quantifiée. L’enquête s’étant cantonnée à la phase de renseignement, on peut supposer que le taux de fraude s’accroît à mesure que l’achat se précise, à l’initiative de l’opticien ou à celle du client, qui peut aussi faire pression.

La pratique est plus répandue chez les opticiens indépendants, au chiffre d’affaires plus faible, (29,5 % des cas), que dans les grandes enseignes (11,8 %). L’enquête note aussi de fortes disparités entre régions : de 5 % de propositions d’arrangement en Bourgogne à 35 % en Languedoc-Roussillon. UFC-Que Choisir estime le montant moyen de la fraude à 69 euros, et le surcoût total à 142 millions d’euros par an.

« CERCLE VICIEUX »

Les complémentaires, qui ont longtemps fait des lunettes un produit d’appel en proposant des garanties toujours plus élevées, sont jugées coresponsables des dérives du marché de l’optique. « Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurés, ont enclenché un cercle vicieux entre remboursements et prix pratiqués par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la cherté », écrit UFC. Pour elle, de telles méthodes ont pu pousser à la fraude les opticiens et ont eu pour conséquence une hausse constante des cotisations. Elles ont augmenté de 38 % de 2006 à 2013.

L’UFC réclame au gouvernement une enquête de la direction de la répression des fraudes, mais aussi de ne pas se contenter de plafonner les remboursements. « Il doit s’attaquer à la cause du problème. Si on ne met pas fin à cela, c’est le principe même de mutualisation qui ne pourra plus tenir », explique M. Bazot.

Le gouvernement compte instaurer un plafond de prise en charge des verres et des montures parmi les critères devant figurer dans les « contrats responsables » des complémentaires – bénéficiant d’aides fiscales et sociales, ces contrats représentent la quasi-totalité des produits. Cette solution est poussée notamment par la Mutualité française. Le décret en préparation suscite depuis plusieurs mois l’inquiétude des acteurs économiques, qui craignent pour l’emploi, et des représentants des consommateurs, qui estiment qu’il n’aura aucun effet sur les prix.

« SI UNE LIMITE EST FIXÉE, QUE FERA LE CLIENT ? »

L’UFC estime que la baisse des prix est hypothétique et redoute une envolée de la part qui restera à la charge des Français. Elle souhaite que l’exécutif parie plutôt sur le développement des réseaux de soins des complémentaires, qui négocient des rabais auprès des opticiens y adhérant. Le plafonnement ne serait imposé qu’à défaut de la mise en place d’un réseau.

« Si une limite est fixée, que fera le client ? Soit il paiera plus de sa poche, soit il descendra en gamme. Je ne suis pas sûre que cela soit très vertueux », analyse pour sa part Marianne Binst, directrice de Santéclair, l’un des premiers réseaux de soins. En outre, prenant appui sur la dernière mouture du décret qui circule, Santéclair estime que 450 euros pour des lunettes à verres simples est un plafond bien trop élevé pour avoir un quelconque effet. Quant à la limitation du remboursement des montures à 100 euros, soit un niveau bas, elle pourrait pousser à… de petits arrangements.

Mme Binst estime, logiquement, que les réseaux constituent la meilleure solution pour baisser les prix. Mais ceux-ci sont fortement critiqués, car ils privent le client de la liberté de choisir son opticien. Sauf s’il est prêt à être moins bien remboursé.

APPLICATION PRÉVUE POUR 2015

Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), qui regroupe des associations de patients, a aussi des doutes sur la capacité des plafonds à freiner l’envolée des prix. Il estime qu’ils pourraient avoir pour effet le développement des surcomplémentaires. « Le gouvernement croit peut-être à la magie vertueuse du décret. Mais si on veut vraiment lutter contre les restes à charge, il faut fixer les prix, pas plafonner les remboursements », y explique-t-on. Le CISS regrette, comme l’UFC, de ne pas avoir été consulté.

Le ministère de la santé en est aux derniers ajustements et prévoit de revenir sous peu avec une version finalisée auprès des professionnels. L’application est prévue pour 2015. Après, restera à observer si les comportements changent vraiment.

Au ministère, on insiste sur le fait que le débat se focalise sur l’optique et les dépassements d’honoraires, dont le remboursement devrait aussi être plafonné, mais que le décret sur le cahier des charges des contrats responsables ne se limite pas à cela.

« Au final, la prise en charge des patients sera améliorée », insiste-t-on dans l’entourage de Marisol Touraine, en rappelant que figure aussi dans le texte le remboursement du forfait journalier payé par le patient à l’hôpital, prévu sans limitation de durée, et l’instauration de planchers de remboursements en optique.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/05/20/alerte-a-la-fraude-sur-le-prix-des-lunettes_4421892_3224.html

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’Europe

Posté par ippolito le 23 mai 2014

6               6               6

Ce que coûte et rapporte l’Europe aux Français

L’Hexagone est le deuxième pays «contributeur net» de l’Union européenne, c’est-à-dire qu’il verse plus d’argent qu’il n’en reçoit. Néanmoins, la France reste le troisième pays qui reçoit le plus d’argent parmi les 27.

Le 25 mai prochain, les Français seront invités à se rendre aux urnes lors des élections européennes. En glissant leur bulletin de vote, ils choisiront les 74 eurodéputés français qui siègeront aux côtés des 751 autres élus au sein du Parlement européen.

L’une des missions dévolue à ses femmes et hommes politiques est de voter le budget de l’Union européenne. Négocié pendant deux ans, celui de la période 2014-2020 a été adopté en novembre 2013 et s’élève à à plus de 1000 milliards d’euros, selon l’accord du Conseil européen des 7 et 8 février 2013.

Rien que pour l’année 2014, il atteint les 135,5 milliards d’euros. La France devrait y participer à hauteur de 22,2 milliards d’euros, soit 16,4% du total du budget européen, selon une des annexes du Budget 2014.

Ce budget est en grande partie constitué des recettes de la TVA, des droits de douanes, mais surtout des contributions des Etats membres. Selon les dernières données disponibles en 2011, la France était le deuxième pays à contribuer au budget européen en versant 19,6 milliards d’euros, soit 16,3% des recettes totales, juste derrière l’Allemagne (19%) mais bien loin devant le Luxembourg qui ne verse que 279 millions d’euros et qui se situe à la 23e place.

L’Hexagone fait même partie des «contributeurs nets», c’est-à-dire qu’il verse plus d’argent qu’il n’en reçoit, comme ses voisins anglais et italiens. En 2011, la France a versé un montant net de 6,4 milliards d’euros à l’UE. «C’est la logique européenne, commente Henri Sterdiniak, directeur du département économie de la mondialisation à l’OFCE.

Quand on est un pays riche comme la France, on paye pour les pays en rattrapage».

203 euros par Français en 2011

La France reste néanmoins un important bénéficiaire. En volume, elle est le troisième pays qui reçoit le plus d’argent de l’Union européenne (13,1 milliard d’euros), derrière l’Espagne et la Pologne. C’est aussi le pays qui reçoit le plus de subventions en volume au niveau de la Politique agricole commune (8,7 milliards d’euros). Mais quand on résonne en euros par habitant, la France se retrouve projetée au 20e rang, avec 203 euros par Français en 2011, contre 3025 euros pour les Luxembourgeois et 618 euros pour la Belgique*=.

Des chiffres qu’il faut néanmoins nuancer puisqu’ ils prennent en compte les frais de fonctionnement des institutions européennes très présentes dans ces deux pays. «Ces sommes reçues par le Luxembourg et la Belgique sont donc majorées et ne reflètent pas la réalité», prévient l’économiste interrogé par Le Figaro.

Depuis le début des années 2000, la France bénéficie moins, en proportion, des fonds européens. Alors que 16,1% des dépenses européennes étaient faites sur le sol français en 2000, elles ne sont plus que 11,2% en 2011. En cause? «L’aide européenne à l’agriculture est en baisse, explique l’économiste, qui cite également les aides «accordées à tous les pays du sud et de l’est».

http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/21/01053-20140521ARTFIG00086-ce-que-coute-et-rapporte-l-europe-aux-francais.php

Publié dans Y'en a marre de l'Europe | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la SNCF

Posté par ippolito le 23 mai 2014

5               5               5

TER trop larges: les dirigeants de la SNCF et de RFF pointés du doigt

Alors que la SNCF et RFF vont devoir payer la facture de 50 millions d’euros de travaux, le premier secrétaire du PS déclare que la « responsabilité des dirigeants » est « engagée ».

La « responsabilité des dirigeants » de la SNCF et de RFF est « engagée » dans l’affaire « hallucinante » des TER trop larges qui vont nécessiter 50 millions d’euros de travaux en gares, a estimé mercredi 21 mai le premier secrétaire du Parti Socialiste.

« C’est proprement hallucinant. Je pense que la responsabilité des dirigeants est engagée », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis sur i<Télé, « franchement, on ne comprendrait pas qu’ils restent tranquillement à regarder passer les trains ».

« L’État devra lui aussi prendre ses responsabilités et en tirer toutes les conclusions. Les choses devraient être simples: quand il y a une telle erreur qui coûte tellement d’argent, on en tire les conséquences », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur une éventuelle démission de ces dirigeants, il a répondu: « A eux de le dire ».

Les nouveaux trains régionaux, plus larges que les précédents, vont nécessiter des travaux pour élargir 1.300 quais pour un coût de 50 millions d’euros, selon la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), le secrétaire d’Etat au transport qualifiant la situation de « comiquement dramatique ».

« La mise en circulation sur le réseau de cette nouvelle génération de trains, plus larges pour répondre aux attentes du public, requiert la modernisation de 1.300 quais sur les 8.700 quais du réseau ferré français », ont confirmé la SNCF et RFF dans un communiqué, accréditant une information du Canard Enchaîné.

Le matériel concerné : 182 rames TER Regiolis d’Alstom et les 159 Regio 2N de Bombardier, qui vont entrer en service progressivement jusqu’à fin 2016.

Beaucoup de ces trains ont été construits à une époque où il n’existait pas de norme et l’écartement entre deux quais ou entre le quai et la voie n’est pas le même dans les différentes gares de France.

C’est pourtant, selon l’hebdomadaire satirique, la SNCF qui « a défini le cahier des charges avec, notamment, les dimensions des nouvelles rames ». « Or, les savants ingénieurs de la SNCF ont omis de vérifier la réalité sur le terrain. Conséquence, selon l’Association des régions de France, que préside le socialiste Alain Rousset: 1.200 quais sont trop proches des voies pour laisser passer les trains », écrit le journal.

La SNCF s’est ainsi vue contrainte de lancer une série de travaux en trois ans, entre fin 2013 et fin 2016, selon le calendrier de livraison des rames. A ce jour, 300 quais ont été traités.

« Ca peut consister à raboter un quai de quelques centimètres (…) ça peut consister à déplacer une armoire électrique qui était un petit peu trop près du bord du quai », a expliqué le porte-parole de Réseau ferré de France, Christophe Piednoël, sur France-Info.

Le problème découvert tardivement

Et d’user d’une métaphore pour mieux rendre compte de la situation : « C’est comme si vous achetiez une Ferrari que vous vouliez rentrer dans votre garage et vous vous rendez-compte que votre garage n’a pas exactement la taille pour accueillir une Ferrari parce que vous n’aviez pas de Ferrari avant ».

« On a découvert le problème un peu tardivement », a reconnu le porte-parole, « On fait notre mea culpa ».

Dénonçant la séparation des deux entités ferroviaires à l’origine, selon lui, de ce « dysfonctionnement », le secrétaire d’État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a critiqué une situation « rocambolesque » et « comiquement dramatique ».

« L’enjeu de la réforme ferroviaire prend tout son sens quand on constate l’état du dysfonctionnement du ferroviaire en France », a-t-il souligné.

Le projet de réforme ferroviaire, qui doit être examiné le 16 juin par l’Assemblée nationale, prévoit de regrouper l’actuel Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF en un grand groupe public.

Selon la compagnie ferroviaire et le gestionnaire d’infrastructure, les travaux prévus entre 2014 et 2016 entrent dans une logique de modernisation et de mise aux normes internationales.

Parmi les 1.300 quais concernés, 300 ont déjà été traités.

Une note beaucoup plus salée

Les deux entreprises ont assuré que les 50 millions d’euros nécessaires pour modifier ces quais font partie des 4 milliards d’euros consacrés chaque année par RFF à la modernisation et au développement.

Mais le Canard Enchaîné affirme que RFF aurait débloqué d’urgence 80 millions et que, « la note (risquant) d’être beaucoup plus salée », le gestionnaire d’infrastructure s’est tourné vers les régions, ce que ne confirmait pas RFF.

Pas question pour Alain Rousset que les régions mettent la main au pot et servent de « pigeons ». « Nous refusons de verser un seul centime sur cette réparation », a-t-il réagi, estimant que c’est à RFF de payer la facture.

Sur Twitter, les réactions allaient bon train, non sans une pointe d’ironie sur ce « big fail du jour » (grosse erreur du jour).

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/entreprise/20140521.CHA4014/la-sncf-a-commande-des-ter-trop-larges-pour-ses-quais.html

 

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’austérité et des hausses d’impôts

Posté par ippolito le 22 mai 2014

8               8               8

«La croissance s’écroule à cause de l’austérité et des hausses d’impôts»

La croissance zéro au 1er trimestre s’explique notamment par un fort décrochage de la consommation des ménages.

L’économiste Eric Heyer explique pourquoi la France se retrouve avec une croissance nulle au premier trimestre 2014.

Les chiffres de la croissance pour le premier trimestre 2014 viennent de tomber. La sentence est lourde: +0% pour la France, l’économie stagne. Le gouvernement maintient son (petit) objectif de 1% de croissance sur l’année, jugé «raisonnable» par le ministre des Finances Michel Sapin ce jeudi matin.

Eric Heyer, économiste et Directeur adjoint au Département analyse et prévision de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) revient sur la signification de ce chiffre et sur l’action gouvernementale.

Que signifie ce chiffre de 0% de croissance?

Ce que dit ce chiffre, c’est que la consommation des ménages s’effondre. Elle s’effondre à cause de l’austérité et à cause des hausses d’impôts. Depuis le premier trimestre 2011 on est à 0%, ou presque, de croissance. Et qu’est-ce qui a été mis en place en 2011?

L’austérité. Dans un premier temps, les tentatives de réduction du déficit pesaient sur les ménages comme sur les entreprises. La croissance ralentissait mais ne s’effondrait pas. Sauf que depuis 2013, on fait porter tout l’effort sur les ménages et donc fatalement la croissance s’écroule. A partir du moment où on touche au pouvoir d’achat, il était faux de penser que ça n’allait pas altérer les habitudes de consommation des ménages.

Quel impact sur les entreprises?

La baisse de consommation entraîne inexorablement une chute des investissements des entreprises. Leurs commandes ralentissent et les entreprises basculent dans une sous-utilisation de leurs capacités de production. Comme l’austérité casse la demande, les carnets de commande s’effondrent, en France comme en Europe, et les entreprises qui tournent à 70% de possibilité ne ressentent pas le besoin d’investir. On continue donc dans le même rythme et l’économie ne tourne plus.

Le gouvernement assure pouvoir tenir l’objectif de 1% de croissance d’ici la fin de l’année, une affirmation réaliste?

L’objectif de 1% n’est pas encore perdu. Les chiffres avancés aujourd’hui sont provisoires. Il semblerait que les 0,3% sur l’année soit acquis. Il faudrait entre 0,3% et 0,4% de croissance chaque trimestre jusqu’à la fin de 2014 pour y parvenir. C’est possible dans l’hypothèse où le gouvernement a effectivement pris conscience de la nécessité de mise en place d’un réel virage économique. Le pouvoir d’achat des ménages est le dernier moteur et on ne peut pas le couper.

Pour l’instant peut-on voir une réelle différence entre les politiques économiques de l’ancien et du nouveau gouvernement?

C’est le problème. 4 milliards supplémentaires de réduction du déficit ont été annoncés pour d’ici le mois de juin. Sauf que dans la manière d’y parvenir on ne voit pas beaucoup de différences avec la période Jean-Marc Ayrault. Depuis fin 2012, c’est une stratégie issue du rapport Gallois [l’ex-patron de la SNCF Louis Gallois a piloté un rapport sur la compétitivité française, ndlr] qui prédomine.

C’est-à-dire basée sur le fait que le seul problème vient de l’offre, donc qu’il faut baisser les cotisations des entreprises et que ce financement doit se faire par tous les moyens sauf une augmentation du déficit.

Malheureusement, comme le gouvernement ne peut plus financer, c’est aux ménages de mettre la main à la poche. Aujourd’hui finalement, il n’y a aucun changement: il faut réduire le déficit à tout prix et l’effort pèse toujours essentiellement sur les ménages.

La seule différence pour le gouvernement Valls, sera le contexte économique international plus porteur et favorable. La croissance repart en Europe, et celle de la France pourra s’appuyer dessus.

Ivanhoé GOVOROFF

http://www.liberation.fr/economie/2014/05/15/la-croissance-s-ecroule-a-cause-de-l-austerite-et-des-hausses-d-impots_1018015

Publié dans Y'en a marre de la crise, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des banques

Posté par ippolito le 22 mai 2014

7               7               7

Retraits aux distributeurs concurrents : la note gonfle pour les clients des banques

Combien vous coûtent vos retraits dans les distributeurs concurrents ? Réponse avec notre comparatif, réalisé avec Panorabanques.

Chaque mois, une majorité d’entre nous effectue entre 4 et 7 retraits auprès de distributeurs de banques concurrentes. Des habitudes qui n’ont pas échappé aux banques qui en profitent pour ponctionner davantage ces opérations. Rien que l’an passé, le coût des retraits aux distributeurs concurrents a progressé de près de 9%. Et depuis 2010, la hausse globale même atteint 30% !

Tous les clients ne se font toutefois pas matraqués de la même manière, comme le montre les comparatifs réalisés ci-dessous à l’aide de Panorabanques. Il y a bien sûr les privilégiés, qui échappent à toute facturation. A l’exception de certains Crédit mutuel, la plupart des établissements bancaires ne ponctionnent en effet rien aux détenteurs de cartes haut de gamme (Visa Premier, MasterCard Gold) ou très haute de gamme (Visa Platinum, Visa Infinite ou MaterCard World Elite). Ces derniers ont tout loisir d’effectuer les retraits qu’ils désirent indifféremment – et sans frais – au sein de leur banque, comme auprès de n’importe quel autre établissement.

En revanche pour l’écrasante majorité des clients détenteurs de cartes classiques, le coût des retraits hors distributeur fluctue fortement, selon l’enseigne. Les établissements les moins avantageux – BNP Paribas, LCL, Société générale -, limitent à 3 le nombre de retraits mensuels autorisés dans un DAB concurrent et facturent 1 euro par opération au-delà.

A l’opposé des banques en ligne, comme Monabanq ou Axa Banque, sont plus souples en offrant jusqu’à 10 retraits gratuits. Du côté des réseaux traditionnels, la Banque postale se positionne aussi comme l’une des moins chères (0,65 euro par retrait au delà de 5 par mois autorisé hors distributeurs concurrents)… alors que le service est même totalement gratuit pour les clients HSBC France.

http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/retraits-aux-distributeurs-concurrents-la-note-gonfle-pour-les-clients-des-banques-935557

Publié dans Y'en a marre des banques | Pas de Commentaire »

1...34567...16
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN