Y’en a marre de Bigmalion

Posté par ippolito le 25 juin 2014

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Les 15 chiffres fous de l’affaire Bygmalion

A mesure que s’accumulent les révélations autour de la société Bygmalion et de ses malversations présumées, les chiffres donnent parfois le tournis. Millions d’euros de double facturation, de prestations plus ou moins réelles, de salaires… voyage au cœur d’un système bien rodé.

Des sites très cher payés

Le Canard enchaîné révèle dans son édition du 25 juin les sommes colossales payées par l’UMP pour des prestations de Bygmalion sur le Web : sites, conseils…

680 000 euros, c’est ce qu’a payé le groupe UMP pour son site Web, conçu par Bygmalion. Un prix unanimement dénoncé comme très exagéré pour un site aussi simple.

48 222,72 euros, c’est le prix facturé par Bygmalion pour la mise à jour du site personnel de Jean-François Copé. Là encore, c’est astronomiquement au-dessus des prix du marché.

172 415,36 euros, c’est ce que payait le groupe UMP pour l’envoi par la société de Bastien Millot d’une lettre d’information hebdomadaire par mail.

232 598,08 euros, c’est le tarif facturé à l’UMP pour un site sur « l’éthique du numérique » qui n’a jamais été réalisé.

3400 euros par mois, c’est ce que facturait la société de communication pour l’hébergement du site du groupe UMP. Un service facturé entre 5 et 30 euros normalement.

Une société qui menait grand train

Toujours selon le Canard, les comptes de Bygmalion montrent des dépenses parfois somptuaires, et des rémunérations attractives.

5 voitures de fonction appartiennent à Bygmalion : des Peugeot 407 et 508, une Audi Q6, une Citroën C5 et une Fiat 500.

360 174 euros, c’est la rémunération en 2013 de Bastien Millot, patron de l’agence (dont 115 292 euros de notes de frais et loyers).

6 000 euros, c’est la somme pour laquelle M. Millot louait sa propriété du Var… à la société Bygmalion, pour les vacances du personnel.

Des rapports incestueux avec l’UMP

Plusieurs révélations précédentes avaient montré à quel point les rapports entre la société de communication et des caciques de l’UMP étaient parfois troubles.

85 000 euros, c’est la somme qu’a payée Bygmalion à la société du député UMP Guillaume Peltier pour une prestation, selon Le Canard enchaîné.

3 500 euros, c’est le salaire auquel émargeait Jérôme Lavrilleux. L’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé était payé à temps partiel par le groupe parlementaire UMP, jusqu’à fin 2012, selon Mediapart

20 MILLIONS d’euros, c’est ce qu’aurait versé l’UMP à Bygmalion et ses filiales pour l’organisation de conventions, selon Mediapart

5,5 MILLIONS d’euros, c’est ce qu’a facturé au total Bygmalion au groupe parlementaire UMP entre 2007 et 2012.

200 00 euros, c’est ce qu’a payé la ville de Levallois-Perret, dirigée par les époux Balkany, pour un « accompagnement » à la communication sur Internet, selon Le Lab Europe 1.

Une campagne hors de prix

Au-delà de Bygmalion, les coûts de la campagne présidentielle de 2012 pour l’UMP apparaissent également délirants.

39,6 millions d’euros, c’est le déficit affiché par l’UMP à la fin de l’année 2012. Le parti a dépensé cette année-là 33 millions d’euros en communication.

46 000 euros, c’est la somme déboursée, selon Libération, pour les seuls frais de mobilier d’un meeting à Bordeaux, dont 1 250 euros pour des sanitaires réservés à M. Sarkozy, et 3 400 euros pour une loge.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/25/les-15-chiffres-fous-de-l-affaire-bygmalion_4444938_4355770.html

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Y’en a marre des élus de Paris qui bénéficient de logements sociaux

Posté par ippolito le 24 juin 2014

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Ces élus de Paris qui bénéficient de logements sociaux !

Le Point.fr révèle la liste des élus de Paris bénéficiant de logements sociaux. Parmi eux, Antoinette Guhl, adjointe à l’économie solidaire.

« Je souhaite qu’aucun conseiller de Paris ne soit locataire d’un logement attribué par la Ville ou un de ses bailleurs », tweetait Anne Hidalgo en décembre 2013. Quelques heures plus tôt, Mediapart révélait que cinq adjoints de Bertrand Delanoë occupaient un logement social.

Six mois plus tard, rien n’a changé ou presque. Des élus de Paris, à l’image d’Antoinette Guhl, adjointe EELV à l’économie solidaire, continuent de bénéficier des mêmes avantages. À une différence près : Anne Hidalgo a fait du logement sa grande priorité. Pas plus tard que lundi 23 juin, la maire présentait sa nouvelle politique du logement. Parmi les mesures phares ? Un nouveau système d’attribution des logements sociaux. Son but ? Rendre « plus fiable, juste, transparente et lisible » l’attribution des logements.

Obtenir un logement social à Paris relève de l’exploit. Et pour cause, il faut compter en moyenne 42 mois d’attente. En 2013, 148 000 Parisiens ont déposé un dossier en vue de l’attribution d’un logement social, selon la DRIHL (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement). Seuls 12 000 d’entre eux ont obtenu une réponse favorable. Un faible taux qui n’empêche pas certains privilégiés de continuer à profiter de ces logements trop rares. Précision importante, à l’exception de Raphaëlle Primet, les élus incriminés sont tous locataires de logements sociaux financés par un prêt locatif intermédiaire, dit PLI. Une catégorie réservée aux familles dont le revenu annuel est compris entre 41 434 euros et 118 782 euros.

113 mètres carrés pour 1 900 euros, une affaire en or

Antoinette Guhl, adjointe à mairie de Paris et conseillère générale, occupe un appartement géré par la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) dans le 20e arrondissement. Dans cette résidence, calme et arborée, située à deux pas de Ménilmontant, elle bénéficie de l’un des plus grands appartements, à en croire ses voisins. Mais l’élue a bonne conscience. Selon les informations du Point.fr, c’est son mari qui a obtenu en 2001 ce logement en tant que fonctionnaire au ministère de l’Agriculture. L’appartement faisant partie du contingent préfectoral réservé à ces mêmes fonctionnaires. Le cumul des avantages ? Et des scandales… Contactée, Antoinette Guhl n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Pas plus bavard, Didier Guillot, conseiller municipal PS du 18e arrondissement, n’a pas jugé utile de répondre à nos questions. Déjà épinglé par Mediapart (article payant) en 2013, cet élu vit depuis 2000 dans un appartement de 113 mètres carrés, géré par la RIVP, loué 1 900 euros. Dans le privé, il lui en coûterait au minimum 2 500 euros. Chose aggravante, il s’agit là de son deuxième logement social. Didier Guillot avait obtenu le premier en 1997 alors qu’il était salarié du conseil régional d’Ile-de-France.

Conseillère de Paris déléguée à la petite enfance et à l’innovation citoyenne, Anne-Christine Lang bénéficie d’un logement social dans le 13e arrondissement parisien. Obtenu en 1999, lorsqu’elle n’exerçait aucun mandat, cet appartement de 110 mètres carrés serait là encore loué à un prix inférieur à celui du marché. « Vous arrivez trop tard. Je suis déjà dans mes cartons », ironise-t-elle. Anne-Christine Lang a en effet prévu de quitter les lieux en juillet 2014. Une décision motivée par le départ du foyer familial de ses trois enfants et par sa nouvelle fonction de parlementaire. L’élue du 13e arrondissement ayant hérité en mai 2014 du siège de Jean-Marie Le Guen à l’Assemblée nationale, nommé dans le gouvernement de Manuel Valls.

La précarité d’un mandat politique

Mais tous ne sont pas aussi pressés de quitter leur logement. Conseillère Front de gauche de Paris et conseillère générale, Raphaëlle Primet occupe un appartement HLM « de base » dans le 20e arrondissement de Paris. Contactée par Le Point.fr, elle s’en défend :

« Ma situation est très particulière. Mon mari est chômeur de longue durée. Je dois bientôt passer devant une commission. Il se peut que je sois contrainte de payer un surloyer », se justifie-t-elle. Mais Raphaëlle Primet n’est pas prête à quitter cet appartement obtenu au bout de dix longues années d’attente. Partir reviendrait à trahir ses électeurs. « Cette mesure (voulue par Anne Hidalgo, NDLR) est injuste et populiste », conclut-elle.

Les élus de gauche ne sont pas les seuls à bénéficier de logements sociaux. Dans l’opposition municipale, Nathalie Fanfant, élue UMP du 20e arrondissement, bénéficie elle aussi d’un logement géré par la RIVP dans le 19e arrondissement.

Jointe par Le Point.fr, elle indique être à la recherche d’un bien dans le privé. Mais pour l’heure, elle n’a pas dégoté la perle rare. La faute aux loyers prohibitifs. « Me priver de mon appartement reviendrait à interdire la politique à toutes les personnes gagnant moins de 10 000 euros par mois », réplique-t-elle. Avant de raccrocher, Nathalie Fanfant tient à rappeler « la précarité d’un élu pour qui une réélection n’est jamais assurée ». Une précarité politique à 4 186 euros bruts par mois.

Du côté de l’Hôtel de Ville, tout est fait pour minimiser la situation : « Les élus doivent signer une charte déontologique d’ici à la fin de l’été, explique-t-on. Une commission spéciale sera convoquée. Les élus bénéficiant d’un logement social devront s’expliquer. En cas d’irrégularité, ces derniers devront régulariser leur situation. » Mais rien ne les obligera à faire leurs bagages. Ces élus ont obtenu leur appartement en toute légalité. Si bien qu’ils ne semblent pas réaliser l’ampleur du conflit d’intérêts dont ils se rendent coupables aux yeux des électeurs. C’est à croire que la Mairie de Paris est aveugle.

http://www.lepoint.fr/societe/ces-elus-de-paris-qui-beneficient-de-logements-sociaux-24-06-2014-1839091_23.php

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Y’en a marre du déficit de la sécurité sociale

Posté par ippolito le 24 juin 2014

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Sécurité sociale : le déficit du régime général est bien de 12,5 milliards d’euros

Toutes les branches sont en déficit, en particulier la branche maladie, qui représente plus de la moitié du trou.

La Cour des comptes a certifié pour la première fois les comptes de toutes les branches du régime général de la Sécurité sociale pour 2013, tout en renforçant ses réserves concernant les branches famille et maladie, selon un rapport mis en ligne lundi 23 juin.

Depuis 2006, la Cour établit chaque année un rapport sur la certification des comptes du régime général (branches maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et recouvrement) à l’attention du Parlement et du gouvernement.

Pour 2013, le déficit du régime général s’élève à 12,5 milliards d’euros, ce qui représente 0,6% du PIB (-13,3 milliards en 2012).

La branche AT-MP (accidents du travail-maladie professionnelle) dégage un excédent de 600 millions d’euros tandis que les autres branches demeurent en déficit: maladie (-6,8 milliards), famille (-3,2 milliards) et vieillesse (-3,1 milliards).

« Au titre de 2013 et pour la première fois depuis le premier exercice de certification, la Cour certifie avec réserve les états financiers de la totalité des entités du régime général », note l’institution de la rue Cambon dans la synthèse du rapport de certification.

Réduire les paiements injustifiés

Si elle réduit ses réserves sur les comptes de la branche vieillesse, elle les renforce en revanche sur la famille et la maladie.

La Cour demande ainsi à la CNAMTS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) de « déployer des actions fortes » pour réduire les règlements injustifiés de prestations.

Selon elle, le dispositif de contrôle interne « présente des insuffisances », par exemple sur les contentieux non liés aux fraudes ou encore les rémunérations des professionnels de santé hors paiement à l’acte.

Pour la branche famille, elle relève « une forte augmentation de l’incidence financière des anomalies et des erreurs » affectant les prestations légales servies par cette branche.

Ainsi, le montant estimé de ces erreurs atteint 1,4 milliard en 2013 contre 1,15 milliard en 2012, ce qui « traduit l’incapacité du dispositif de contrôle interne ».

Ce constat « appelle de la part de la CNAF (Caisse nationale d’allocations familiales) la mise en oeuvre de mesures fortes dès l’exercice 2014″, souligne la Cour.

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20140623.CHA5325/securite-sociale-le-deficit-du-regime-general-est-bien-de-12-5-milliards-d-euros.html

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Y’en a marre des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 23 juin 2014

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Réforme territoriale : les 8 gaspillages les plus fous

Depuis 30 ans, le millefeuille des collectivités locales a engendré un monstre. Musées, aéroports, autoroutes… : passage en revue des pires doublons, gabegies et gouffres financiers.

La réforme Hollande mettra-t-elle un terme à l’addition de gaspillages dans les collectivités locales ? Depuis trente ans, les effectifs et les dépenses gonflent, sans amélioration pour l’usager.

Mais pas si facile de tailler dans le millefeuille ! 36.700 communes, 2.100 intercommunalités, 13.400 syndicats de communes, 101 départements et 22 régions métropolitaines… A elle seule la France cumule 41% de toutes les collectivités de l’Union européenne. Un record. Et en dépit des rapports qui s’empilent sur les bureaux ministériels, aucun gouvernement n’est parvenu à juguler la croissance d’une administration territoriale qui compte désormais 1,9 million d’agents et engloutit 12% du PIB.

De décentralisation en transfert de compétences, les collectivités et leurs administrations forment désormais un Etat dans l’Etat défendu par 562.000 élus jaloux de leurs prérogatives. Au point de multiplier les folies et les dérapages financiers comme en attestent, au gré de leurs enquêtes, les cours régionales des comptes. A chacun son centre omnisports, sa patinoire, ses ronds-points, son hôtel de ville, de département ou de région…

Manuel Valls en sait quelque chose qui refusa, lorsqu’il était encore maire d’Evry, de faire station d’épuration commune avec son voisin, Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes. Coût de cette bisbille : 10 millions d’euros. Une paille !

Notre tuyauterie politico-administrative, hélas, fuit de toutes parts. Deux musées maritimes à Biarritz, un hôtel de région à 80 millions d’euros en Auvergne, des comités du tourisme qui se gobergent… Grisées par leur autonomie financière, les collectivités ont souvent dépensé sans compter finançant leurs ambitions par l’endettement – 136 milliards d’euros – et la hausse continue des impôts locaux.

1 Deux musées de la mer à Biarritz : 41 millions d’euros

Conçue par l’architecte new-yorkais Steven Holl, la Cité de l’Océan de Biarritz a plutôt fière allure avec ses murs aux formes incurvées et ses façades de verre tournées vers la mer. Le hic, c’est que la construction du bâtiment à vocation ludo-scientifique et l’agrandissement conjoint du vieux Musée de la Mer ont coûté à la ville la bagatelle de 41 millions d’euros. Une pilule que les Biarrots ont du mal à avaler.

Deux musées de la mer dans la même ville, c’est au moins un de trop, d’autant que la fréquentation du nouveau est loin d’être au rendez-vous. « J’ai toujours été persuadé que ce serait un bide intégral, s’énerve Jean-Benoît Saint-Cricq, conseiller municipal d’opposition (divers droite). Le Musée de la Mer faisait 200.000 visiteurs par an. Il fallait être fantaisiste pour penser que la Cité de l’Océan en drainerait 500.000 ! »

Pour lui, pas de doute, Didier Borotra, l’ancien maire (MoDem), a eu la folie des grandeurs et endetté dangereusement sa ville par un montage financier hasardeux avec le groupe Vinci (sous forme d’un partenariat public-privé). « Non ! La Cité de l’Océan n’est pas un gouffre financier, se défend le nouveau maire, elle a juste un démarrage difficile… »

2 Le musée fantôme du cinéma à Angoulême : 13 millions d’euros

C’est une histoire digne d’un film catastrophe. Dix ans que le Musée du Cinéma d’Angoulême aurait dû ouvrir ses portes, dix ans que ses trésors dépérissent sans que jamais un visiteur n’ait pu les admirer. Les cinéphiles auraient pourtant apprécié l’éclectique collection (projecteurs rares, reproductions de décors de films mythiques…). Seulement voilà : en juillet 2004, le conseil général, tout juste raflé à l’UMP par le PS, annule l’inauguration des lieux. Le coût de fonctionnement a été mal évalué, et personne n’a pensé à demander les autorisations indispensables !

« L’équipe en charge du projet n’avait pas négocié les droits d’exploitation des oeuvres reproduites », confirme un journaliste de « Charente libre ». Le département confie alors la gestion de l’épineux dossier au Pôle Image Magelis, la structure de développement des métiers de l’image en Charente. L’idée d’élargir le musée à l’animation surgit, puis tombe aux oubliettes. Le temps passe, les lieux restent fermés.

Contacté, le conseiller régional (PS) Robert Richard, président de Magelis, n’a pas souhaité s’exprimer. Dans un rapport de 2012, la chambre régionale des comptes d’Aquitaine Poitou-Charentes a fait les comptes : 13 millions d’euros pour l’édifice – dont 2,5 millions de subventions européennes – et 125.000 euros par an de charges et de gardiennage. En novembre 2013, le conseil général brandit le clap de fin.

3 Deux aéroports (Grenoble et Lyon) à 50 km d’écart

« Franchement, qui prend l’avion à Grenoble ? Déjà qu’il n’y a pas foule à Saint-Exupéry », ironise une retraitée lyonnaise peu sensible à la complexité du paysage aéronautique local. Il faut dire qu’une cinquantaine de kilomètres séparent l’aéroport de Grenoble-Isère – 337.000 passagers l’an dernier – de celui de Lyon-Saint-Exupéry (8,5 millions). Le premier, après avoir failli disparaître du paysage isérois, a connu une nouvelle jeunesse grâce à la loi de décentralisation de 2004 et sa reprise en main dans le cadre d’une délégation de service public par Vinci Airports et Keolis.

Au programme : charters pour les sports d’hiver et vols low cost. Anthony Martin, son actuel directeur, certifie développer « un modèle économiquement viable ». La concurrence avec Lyon ? « Ils essaient bien de nous prendre la clientèle ski, mais on résiste ! » Pourtant, côté lyonnais, le président du directoire, Philippe Bernand, compte bien prendre sa part du marché alpin. « Nous sommes la porte naturelle des Alpes », martèle-t-il en soulignant que son voisin casse les prix tout en bénéficiant de subventions publiques.

Mais, pour lui, le vrai sujet d’achoppement concerne Paris. « En France, tout doit passer par Paris. Les freins politiques sont là », regrette-t-il. Un avis que partage l’ancien maire de Grenoble et député de l’Isère Michel Destot (PS). « A Lyon comme à Grenoble, on était d’accord pour faire monter Saint-Exupéry en puissance. Mais, à l’époque, Jospin bataillait pour un troisième aéroport parisien en Picardie ! »

4 Les nouveaux hôtels de région d’Auvergne (82 millions) et de Rhône-Alpes (147 millions)… qui vont fusionner

Que faire du tout nouvel hôtel de région d’Auvergne, puisqu’elle fusionne avec Rhône-Alpes ? Le louer ou le vendre, pardi ! A Clermont, cette éventualité, imprudemment évoquée par André Vallini, a beaucoup déplu. La bâtisse flambant neuve, de haute qualité environnementale, avec ossature tout en pin Douglas, a coûté au bas mot 82 millions d’euros et n’est même pas encore inaugurée…

Depuis cette sortie du secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, le président de région, le socialiste René Souchon, écope. Il a trouvé un compromis avec Jean-Jack Queyranne, son homologue rhônalpin : les réunions des commissions permanentes de l’Assemblée auront lieu à Clermont, aux Lyonnais de prendre le train ! Mais l’élu a beau défendre bec et ongles l’utilité de son bâtiment, qui a commencé à sortir de terre en 2006, donc bien avant la réforme, à droite, les flèches volent bas.

« Les élus de Rhône-Alpes sont trois fois plus nombreux que nous, et nous les ferions venir pour des réunions ? C’est ridicule ! tacle Daniel Dugléry, président du groupe UMP au conseil régional. Dans le jardin de l’hôtel de région, plutôt que des fougères, on devrait faire pousser du cannabis pour en amortir le coût ! »

Est-il possible qu’à l’inverse tous les élus prennent la direction du « château Queyranne », le surnom que la droite a donné à l’édifice régional lyonnais, signé Christian de Portzamparc ? Impossible : il est déjà plein comme un oeuf, trois ans après son inauguration. Au point que la région doit louer des locaux supplémentaires pour y héberger une partie du personnel.

Surtout, la facture du bâtiment, qui devait osciller entre 60 et 90 millions d’euros, s’élève à … 147 millions au final. « On frise plutôt les 200 millions ! » avance même Sébastien Girerd, le secrétaire général du groupe UDC (Union de la Droite et du Centre). La construction était censée ne pas coûter un centime au contribuable grâce à une « opération blanche » rondement menée. En fait, les Rhônalpins auront dû sortir 44 millions de leur poche, a révélé, en 2012, le magazine « Lyon Capitale ».

5 L’autoroute déserte entre Langon et Pau : 1,2 milliard d’euros

Un trafic au plus bas, des tarifs de péage parmi les plus chers de France, un massacre environnemental…, l’autoroute A65, avec ses 150 kilomètres de voies entre Langon et Pau, cumule les handicaps. Pourtant, lorsque l’Etat et les collectivités locales signent, fin 2006, un contrat de concession avec le consortium A’liénor (Eifage et Sanef), pas un élu, de droite comme de gauche, ne manque à l’appel.

Il faut dire que la mariée est bien emballée : les industriels refusent toute subvention et supportent le 1,2 milliard d’euros du projet (à l’exception d’un échangeur). Du pain bénit pour les collectivités locales qui s’étripaient sur leurs participations respectives !

Les travaux débutent illico et les voix des « anti » se perdent dans la forêt des Landes. Daniel Delestre, président de la Sepanso, la fédération des associations de protection de la nature de la région Aquitaine, ne décolère pas : « On n’a rien pu faire contre le mythe de l’infrastructure pourvoyeuse d’emplois et le travail des lobbies du BTP ! »

Face aux contestataires, Olivier de Guinaumont, PDG d’A'liénor, rappelle que son groupe éponge seul le déficit actuel, soit 35 millions en 2013, et qu’il ne pouvait prévoir la crise des subprimes. « Un tel investissement n’est pas rentable tout de suite ! » souligne-t-il en balayant tout risque de faillite.
Si cela se produisait, l’Etat et les collectivités locales seraient finalement contraints de payer l’autoroute récupérée. « Dans ce type de contrat, il n’y a que les bénéfices qui sont privatisés ! », peste Daniel Delestre.

6 Le gouffre de la patinoire de Marseille : 56,7 millions d’euros

Le boulet de la patinoire de Marseille a ressurgi lors de la campagne municipale. Des candidats socialistes et verts s’étaient mis en tête qu’il fallait en finir avec le gouffre financier de cet énorme bâtiment en forme de patin à glace. Ils avaient fait visiter les lieux à un trio d’architectes, histoire d’étudier les aménagements possibles. Parmi les solutions envisagées : faire fondre la glace et transformer le tout en piscine.

Les socialistes et les verts n’ont pas gagné les élections. Mais le Palais Omnisports Marseille Grand-Est, le bien nommé Pomge, risque de faire encore couler beaucoup d’encre. Il a surgi de terre en 2009 dans le quartier de la Capelette, au coeur du 10e arrondissement : 12.000 mètres carrés, une patinoire olympique, une autre pour l’initiation et les loisirs, le plus grand parc intérieur de skate d’Europe… et une facture colossale : 56,7 millions d’euros, 66 euros par habitant.

L’opposition municipale crie à la gabegie. La chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur s’en mêle. « La décision de construire [le Pomge, NDLR] a été prise sans réflexion suffisante sur sa fréquentation potentielle et son coût d’exploitation », est-il écrit dans un rapport de novembre 2013.

La chambre s’étonne de l’indemnité versée à l’ancien occupant du terrain (2 millions d’euros, dix fois plus que le montant conventionnel maximal auquel il avait droit), fustige « l’insufisance de fréquentation » et « la gestion de l’activité événementielle [ ...] défaillante ». Chaque année, l’addition s’alourdit de 1,5 million d’euros supplémentaires.

7 Le train Genève-Annemasse bloqué côté français depuis… 2011

Ce matin de novembre 2011, les frontaliers franco-genevois ont le sourire. Le premier coup de pioche d’une ligne ferroviaire reliant Genève à Annemasse, le Ceva (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), vient d’être donné. Fini les embouteillages : bientôt, 16 kilomètres de voies – 14 côté suisse, 2 côté français concrétiseront ce rêve séculaire !

Les Helvètes ont mis sur la table 1,25 milliard d’euros répartis entre la Confédération et le canton. Ils commencent à creuser. Les Français fanfaronnent. Ils sont sur le point d’aligner 234 millions d’euros. Mais pour y parvenir, il leur faut composer avec Réseau ferré de France (RFF), l’Etat, la région Rhône-Alpes, le conseil général de Haute-Savoie, Annemasse Agglo et le Syndicat intercommunal d’Aménagement du Chablais !

Résultat ? La machine grippe pour quelques millions et pas la moindre pelleteuse à l’horizon ! « C’est le fameux millefeuille français ! » reconnaît Christian Dupessey, maire PS d’Annemasse, qui déplore les mauvaises volontés locales.

Les 225.000 frontaliers concernés, eux, s’impatientent : « Il n’y a pas le moindre rail de commandé et on en est encore à l’appel d’offres pour le matériel », s’inquiète Fabrice Radigon, vice-président du GTE (Groupement transfrontalier européen). Prévue pour la fin 2017, la mise en service de la ligne vient finalement d’être reportée à 2019. Un retard dû aussi au creusement d’un tunnel… côté suisse !

8 Loyers, membres de cabinet, voyages à l’étranger : la région Ile-de-France mène grand train

La crise économique s’est arrêtée aux frontières de l’Ile-de-France. La région la plus riche du pays continue de mener grand train. Locaux nichés au coeur du 7e arrondissement de Paris, l’un des quartiers les plus chers de la capitale (192 millions d’euros de patrimoine et 20 millions d’euros supplémentaires dépensés en loyers chaque année), effectifs hors décentralisation multipliés par trois en quatorze ans, et pas toujours liés aux transferts de compétences, cabinets pléthoriques.

Le président socialiste, Jean-Paul Huchon, en place depuis seize ans, dispose ainsi, d’après l’organigramme interne, de 36 membres dans son cabinet, soit bien plus qu’un ministre de la République (qui doit désormais se contenter de 15). « C’est faux, il respecte la loi qui ne l’autorise qu’à 26 ! », tonne Michèle Sabban, vice-présidente socialiste de la région.

Mais il y a aussi les voyages à l’étranger des élus (270.000 euros dépensés en 2011 pour vingt déplacements, dont la moitié hors d’Europe), les virées aux jeux Olympiques de Londres de 2012, au Festival de Cannes, au Festival d’Avignon, et les 536 millions d’euros versés à quelque 3.500 associations de tout poil en 2013 (en hausse de 9% par rapport à 2011).
Parmi les subventions les plus insolites qui devaient être votées le 18 juin en commission permanente, un chèque de 10.000 euros pour la réalisation d’un herbier à São Paulo, au Brésil.

« C’est de l’indécence, surtout dans un contexte où l’argent public est rare », accuse Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP au conseil régional. Michèle Sabban récuse ce « faux procès ». Des économies ? Voilà deux ans, l’Ile-de-France a décidé de tailler dans la durée et le montant des aides attribuées aux jeunes apprentis.

Sylvain Courage, Corinne Bouchouchi, Cécile Deffontaines, Nathalie Funès, Elodie Lepage – Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20140620.OBS1233/reforme-territoriale-les-8-gaspillages-les-plus-fous.html

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Y’en a marre de la SNCF

Posté par ippolito le 22 juin 2014

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La grève coûte beaucoup plus à l’économie française qu’à la SNCF

Les calculs établis à partir des données de 1995 permettent ainsi d’estimer le coût du mouvement à quelque 300 millions d’euros par journée de grève lors de laquelle rien ne circule.

La grève partielle des cheminots coûterait au pays entre 1 et 2 milliards d’euros selon l’économiste Frédéric Gonand. Explications.

La grève a déjà coûté plus de 150 millions d’euros à la SNCF. C’est en tout cas ce qu’assurait jeudi le PDG de l’entreprise Guillaume Pepy dans les colonnes du Parisien:

« On a perdu 153 millions d’euros, ça fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l’année dernière ».

Selon certains média, globalement, ce mouvement serait même plus coûteux que la grève de 1995, qui avait pourtant duré plus de trois semaines. Il faut dire que Guillaume Pepy s’est engagé à rembourser aux usagers 33% de leur abonnement pour le mois de juin « même s’ils n’ont pas voyagé. Du jamais vu. »

Des coûts pour la SNCF et pour l’économie française
Mais ce n’est pas l’avis de Frédéric Gonand, économiste et professeur associé à Paris-Dauphine, qui fait la différence entre deux sortes de coûts.

En effet, selon lui, il faut tout d’abord distinguer le coût pour l’entreprise de celui induit pour l’économie entière. Concrètement, « pour faire simple, le coût pour la SNCF s’évalue par la billetterie en moins », explique-t-il. Mais pour l’ensemble de l’économie, « c’est complètement différent »:

« L’essentiel du coût vient du fait que pendant les grèves de transports, des gens arrivent plus tard et / ou partent plus tôt. Cela entraîne une diminution du nombre d’heures travaillées alors qu’elles sont payées par les entreprises. Ce qui se traduit par une perte de productivité. »

Il précise:

« A partir d’un certain nombre d’enquêtes effectuées à la fin des années 1990 (la référence étant celle de J.-P. Coindet, parue en octobre 1998 dans le Journal of Transportation and Statistics), on peut estimer le nombre d’heures perdues et évaluer leur coût en les multipliant par le salaire horaire moyen. Il faut également tenir compte du surcroît de la consommation d’essence des personnes qui prennent leur voiture au lieu d’emprunter les transports en commun. »

300 millions d’euros par jour

Ces calculs permettent ainsi d’estimer le coût du mouvement à quelque 300 millions d’euros par journée de grève lors de laquelle rien ne circule.

Une estimation qui vaut donc pour le mouvement de 1995, lors duquel « rien ne circulait pendant 16 jours ouvrés », rappelle l’économiste. Selon l’Insee, cette année-là, la grève a amputé le PIB de 0,3% au quatrième trimestre, précise-t-il. Mais l’expert relativise:

« Certes, le PIB est un indicateur utile, toutefois quand la consommation de carburant augmente, cela se traduit par une hausse du PIB ».

Quoi qu’il en soit, actuellement, un service minimum est assuré, comme le rappelait d’ailleurs Guillaume Pepy jeudi dans le même quotidien:

« Nous sommes 150.000 salariés à la SNCF et, hier, il y a eu 10.900 grévistes sur les 92.000 qui devaient travailler ».

Entre 1 et 2 milliards d’euros

Le coût ne peut donc pas être le même. Frédéric Gonand considère ainsi que l’on peut évaluer ces deux semaines de grève « partielle » comme une semaine de grève complète. Ainsi, à raison de 300 millions d’euros par jour, cela revient pour l’ensemble de la période à un coût compris entre 1 et 2 milliards d’euros.

Un montant qui ne pourra, selon l’expert, pas atteindre celui de la grève de 1995. Mais celui-ci vient alourdir un peu plus la perte du secteur, qui pourrait d’ailleurs être allégée, selon lui:

« Ce qu’il faut retenir, c’est que ça fait des centaines de millions d’euros perdus. Ça coûte cher et ça désorganise les PME (…) Cela va finir par une subvention supplémentaire pour le système ferroviaire qui est déficitaire à hauteur de deux milliards d’euros de pertes par an. »

« Un chiffre qui pourrait être bien plus faible si l’on modifiait les conditions du temps de travail des cheminots: s’ils partaient à la retraite plus tard et s’ils achetaient leurs billets de train au même prix que les autres citoyens. »

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140620trib000836159/la-greve-coute-beaucoup-plus-a-l-economie-francaise-qu-a-la-sncf.html

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Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 22 juin 2014

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Les vrais comptes de campagne de Sarkozy : les factures cachées des meetings s’élèvent à 17 millions d’euros

Incroyable. Les chiffres sont encore plus élevés que ce qui était annoncé. Alors qu’on pensait que les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy avaient été dépassés de 11 millions d’euros, Mediapart assure qu’il y en a en fait pour 17 millions d’euros de factures cachées. La campagne de Sarkozy aurait ainsi coûté 39 millions d’euros alors que le plafond légal était de 22 millions. Inimaginable.

D’où proviennent ces nouveaux chiffres ? De la comptabilité cachée d’Event & Cie, la filiale de Bygmalion, société qui a organisé les principaux meetings de Sarkozy. Cette comptabilité, contenue dans une clef USB, a été récupérée par la police judiciaire. Des données auxquelles Mediapart a eu accès.

Voici les vrais coûts des meetings de Sarkozy :

16 février 2012 : Meeting d’Annecy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 69 585 euros
- Prix réel des prestations : 253 438 euros

Montant non déclaré : 183 853 euros

19 février 2012 : Meeting de Marseille

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 104 euros
- Prix réel des prestations : 770 677 euros

Montant non déclaré : 670 573 euros

23 février 2012 : Meeting de Lille

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 99 834 euros
- Prix réel des prestations : 607 874 euros

Montant non déclaré : 508 040 euros

28 février 2012 : Meeting de Montpellier

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 319 euros
- Prix réel des prestations : 580 252 euros

Montant non déclaré : 479 933 euros

3 mars 2012 : Meeting de Bordeaux

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 233 euros
- Prix réel des prestations : 605 431 euros

Montant non déclaré : 505 198 euros

8 mars 2012 : Meeting de Saint-Just Saint Rambert

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 552 euros
- Prix réel des prestations : 294 141 euros

Montant non déclaré : 218 589 euros

11 mars 2012 : Meeting de Villepinte

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 444 206 euros
- Prix réel des prestations : 1 817 028 euros

Montant non déclaré :1 372 822 euros

15 mars 2012 : Meeting de Recy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 72 403 euros
- Prix réel des prestations : 264 545 euros

Montant non déclaré : 192 142 euros

16 mars 2012 : Meeting de Meaux

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 66 175 euros
- Prix réel des prestations : 238 868 euros

Montant non déclaré : 172 693 euros

17 mars 2012 : Meeting de Lyon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 106 106 euros
- Prix réel des prestations : 554 606 euros

Montant non déclaré : 448 500 euros

22 mars 2012 : Meeting de Strasbourg

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 109 613 euros
- Prix réel des prestations : 576 513 euros

Montant non déclaré : 466 900 euros

24 mars 2012 : Meeting de Rueil-Malmaison

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 161 euros
- Prix réel des prestations : 256 572 euros

Montant non déclaré : 181 411 euros

26 mars 2012 : Meeting de Ormes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 71 591 euros
- Prix réel des prestations : 314 872 euros

Montant non déclaré : 243 281 euros

27 mars 2012 : Meeting de Nantes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 98 946 euros
- Prix réel des prestations : 524 455 euros

Montant non déclaré : 425 509 euros

28 mars 2012 : Meeting de Elancourt

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 73 030 euros
- Prix réel des prestations : 247 990 euros

Montant non déclaré : 174 960 euros

29 mars 2012 : Meeting de Nîmes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 392 euros
- Prix réel des prestations : 285 404 euros

Montant non déclaré : 211 012 euros

30 mars 2012 : Meeting de Besançon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 73 250 euros
- Prix réel des prestations : 252 711 euros

Montant non déclaré : 179 461 euros

31 mars 2012 : Meeting de la Porte de Versailles

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 140 324 euros
- Prix réel des prestations : 865 160 euros

Montant non déclaré : 724 836 euros

2 avril 2012 : Meeting de Nancy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 95 674 euros
- Prix réel des prestations : 531 200 euros

Montant non déclaré : 435 526 euros

4 avril 2012 : Meeting de La Réunion

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 209 442 euros
- Prix réel des prestations : 617 353 euros

Montant non déclaré : 407 911 euros

5 avril 2012 : Meeting de Paris, Equinoxe

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 92 426 euros
- Prix réel des prestations : 249 755 euros

Montant non déclaré : 157 329 euros

6 avril 2012 : Meeting de Caen

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 641 euros
- Prix réel des prestations : 533 133 euros

Montant non déclaré : 432 492 euros

7 avril 2012 : Meeting de Saint-Raphaël

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 814 euros
- Prix réel des prestations : 288 872 euros

Montant non déclaré : 214 058 euros

11 avril 2012 : Meeting de Paris-Mutualité

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 98 519 euros
- Prix réel des prestations : 277 778 euros

Montant non déclaré : 179 259 euros

12 avril 2012 : Meeting de Saint-Brice-sous-Forêt

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 76 523 euros
- Prix réel des prestations : 239 036 euros

Montant non déclaré : 162 513 euros

13 avril 2012 : Meeting d’Ajaccio

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 953 euros
- Prix réel des prestations : 373 160 euros

Montant non déclaré : 297 207 euros

14 avril 2012 : Meeting de Perpignan

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 87 696 euros
- Prix réel des prestations : 326 883 euros

Montant non déclaré : 239 187 euros

15 avril 2012 : Meeting de Paris, La Concorde

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 0 euro
- Prix réel des prestations : 1 877 989 euros

Montant non déclaré : 1 877 989 euros

16 avril 2012 : Meeting de Poitiers

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 924 euros
- Prix réel des prestations : 297 030 euros

Montant non déclaré : 222 106 euros

17 avril 2012 : Meeting de Morlaix

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 028 euros
- Prix réel des prestations : 282 372 euros

Montant non déclaré : 207 344 euros

18 avril 2012 : Meeting d’Arras

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 77 759 euros
- Prix réel des prestations : 332 723 euros

Montant non déclaré : 254 964 euros

19 avril 2012 : Meeting de Saint-Maurice

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 802 euros
- Prix réel des prestations : 264 125 euros

Montant non déclaré : 189 323 euros

20 avril 2012 : Meeting de Nice

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 98 972 euros
- Prix réel des prestations : 604 605 euros

Montant non déclaré : 505 633 euros

23 avril 2012 : Meeting de Tours

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 72 170 euros
- Prix réel des prestations : 308 371 euros

Montant non déclaré : 236 201 euros

24 avril 2012 : Meeting de Longjumeau

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 69 761 euros
- Prix réel des prestations : 251 054 euros

Montant non déclaré : 181 293 euros

25 avril 2012 : Meeting de Cernay

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 71 470 euros
- Prix réel des prestations : 303 309 euros

Montant non déclaré : 231 839 euros

26 avril 2012 : Meeting au Raincy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 72 109 euros
- Prix réel des prestations : 262 510 euros

Montant non déclaré : 190 401 euros

27 avril 2012 : Meeting de Dijon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 94 796 euros
- Prix réel des prestations : 388 871 euros

Montant non déclaré : 294 075 euros

28 avril 2012 : Meeting de Clermont

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 154 706 euros
- Prix réel des prestations : 623 293 euros

Montant non déclaré : 468 587 euros

29 avril 2012 : Meeting de Toulouse

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 183 214 euros
- Prix réel des prestations : 895 374 euros

Montant non déclaré : 712 160 euros

30 avril 2012 : Meeting d’Avignon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 70 378 euros
- Prix réel des prestations : 304 289 euros

Montant non déclaré : 233 911 euros

1er mai 2012 : Meeting de Paris, Trocadéro

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 0 euros
- Prix réel des prestations : 576 421 euros

Montant non déclaré : 576 421 euros

3 mai 2012 : Meeting de Toulon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 148 911 euros
- Prix réel des prestations : 574 873 euros

Montant non déclaré : 425 962 euros

4 mai 2012 : Meeting de Sables d’Olonnes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 65 610 euros
- Prix réel des prestations : 311 704 euros

Montant non déclaré : 246 094 euros

TOTAL déclaré : 4 267 122 euros

Prix réel : 21 206 376 euros

Non déclaré : 16 939 254 euros

http://www.politique.net/2014061801-factures-sarkozy.htm

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