Y’en a marre des faillites en France

Posté par ippolito le 12 août 2014

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Les faillites continuent de s’accumuler en France

Les défaillances d’entreprises ont de nouveau progressé de juin 2013 à juin 2014, selon une estimation provisoire de la Banque de France. Mais l’établissement note une évolution «plus favorable» à la fin du premier trimestre.

Sur le front des faillites, il y a du mieux en France. Après le cabinet Altares, il y a un mois, c’est la Banque de France qui le confirme, ce lundi. Les défaillances d’entreprises ont continué d’augmenter fin juin, sur un an, mais moins vite qu’en 2013. La hausse se limite à +1,8% contre +2,3% à la même période, douze mois plus tôt, selon une estimation provisoire.

L’établissement note par ailleurs une évolution «plus favorable» lorsqu’elle compare des données cumulées sur trois mois, pour lesquelles elle s’arrête à fin mai: ainsi les défaillances enregistrées en mars, avril et mai ont baissé de 5,6% par rapport à celles constatées en décembre, janvier et février.
Gad, Caddie®…

Il n’empêche, le constat reste le même: les défaillances d’entreprises continuent de s’accumuler. Preuve que la reprise économique est loin de poindre à l’horizon. De fin juin 2013 à fin juin 2014, l’établissement a dénombré 62.916 défaillances d’entreprises, provenant pour moitié de deux secteurs: la construction (15.910) et le commerce et la réparation automobile (14.095).

Le nombre des défaillances a par ailleurs nettement augmenté dans les activités financières et d’assurances (+14,3% sur un an, soit 1.265 défaillances sur douze mois à fin juin), ainsi que dans l’agriculture, sylviculture et pêche (+7,3% à 1.341). La BdF souligne par ailleurs que près de 9 défaillances sur 10 concernent les microentreprises. La dernière en date: l’abattoir Gad de Josselin, contraint de demander sa mise en liquidation. Il y a une semaine, c’est Altia, fabricant des Caddie®, qui déposait le bilan.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/08/11/20002-20140811ARTFIG00101-les-faillites-continuent-de-s-accumuler-en-france.php

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Y’en a marre des parachutes dorés

Posté par ippolito le 11 août 2014

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Parachutes dorés : chroniques de l’immoralité financière

De Thierry Breton, ancien Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie du gouvernement Raffarin III, à Jean-Marie Messier ancien directeur du groupe Vivendi, la liste des patrons pouvant se targuer de toucher une retraite en or est longue. Symboles de la toute-puissance d’un capitalisme immoral et omnipotent, ces hommes témoignent aussi de l’incapacité de nos gouvernements à mettre en oeuvre toute forme de justice sociale.

Le partage des richesses, pourtant essentiel à la bonne marche du monde, ne saurait concerner les élites du secteur privé, bien trop souvent oubliées par des Français qui préfèrent s’en prendre uniquement aux hommes politiques.

Pourtant, en s’enrichissant allègrement et en privant les salariés de justes rémunérations, ces dirigeants contribuent à la faillite du système capitaliste et à l’ignominie du libéralisme absolu qui, poussant des milliers de familles dans la misère, rend intouchable une petite élite d’homme d’affaires et de grands patrons.

Jean-Marie Messier (J2M), ancien patron de Vivendi, déclarait ne pas souhaiter de parachute doré lors de son départ à la retraite. Un an après, en janvier 2002, il touchera tout de même plus de 20 millions d’euros d’indemnités, qui seront d’ailleurs l’objet d’un très sérieux contentieux judiciaire.

Plus récemment, c’est au tour de Thierry Breton, ancien Ministre du gouvernement Raffarin et ancien patron du groupe informatique Atos, de se retrouver à la tête de la modique somme de 21 millions d’euros, le tout sous la forme d’un paquet d’action. D’autres noms viennent allonger la liste des parachutés, comme Pierre Bilger pour Alstom ou Philippe Jaffré pour Elf.

Face à ces dérives, les gouvernants restent toujours bien timides et ne semblent pas vouloir frapper ces hommes, qui sont bien souvent de leurs plus proches amis, témoignant ainsi de la porosité et des liens unissant puissamment les élites du Privé à celles du Public. Dès 2007, l’état avait tenté de légiférer pour limiter de telles dérives. Afin de « moraliser » la vie économique, un timide projet intégré à la plus globale loi TEPA verra finalement le jour. Cela n’empêchera pas la poursuite de cette pratique ignominieuse, qui continue ainsi de prospérer aux yeux de tous.

En 2011, Jean Azéma pour Groupama touche 2,94 millions d’euros et en 2012, Franck Esser, pour SFR, empochera environ 3,9 millions d’euros. Préférant accabler d’impôts les simples citoyens, les classes moyennes et populaires, les gouvernements successifs restent toujours bien discrets en ce qui concerne les grands patrons et leurs bien belles retraites.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/parachutes-dores-chroniques-de-l-155281

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Y’en a marre du foot business

Posté par ippolito le 10 août 2014

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Foot business: les excès de la Ligue 1 en dix chiffres

Le championnat de France de football a repris ses droits, vendredi 8 août avec le match Reims-PSG qui s’est soldé par un nul. L’occasion de faire le point sur les chiffres marquants de cette nouvelle saison.

Enfin! La rencontre entre Reims et le PSG qui s’est soldée par un match nul, vendredi 8 août, a officiellement donné le coup d’envoi de la saison footballistique. La Ligue 1 est en effet de retour avec ses surprises, ses stars, et surtout ses millions et ses excès en tous genres.

BFMBusiness.com a sélectionné 10 chiffres-repères sur la Ligue 1. Et sans surprise, le club de la capitale est omniprésent.

> 480 millions d’euros: le plus gros budget de Ligue 1. Il s’agit sans grande surprise du Paris Saint-Germain, qui reste loin devant Monaco et ses 170 millions d’euros. Le SC Bastia pointe quant à lui à la dernière place avec un budget de 22 millions d’euros.

> 65 millions d’euros: le budget de Lille, cinquième budget de L1, et à peu près équivalent à celui de Wigan Athletic, en Angleterre. Sauf que ce dernier repésente le plus petit budget de Premier League.

> 2.700 euros: le prix de l’abonnement le plus cher au Parc des Princes, le premier prix étant de 430 euros. A titre de comparaison, les abonnements à Monaco varient de 240 à 1.170 euros, quand l’Olympique de Marseille en propose de 190 à 990 euros (hors virages). A Caen ou à Lorient, l’abonnement le moins cher est disponible pour 99 euros.

> 7,4 millions d’euros: le loyer du stade Vélodrome de Marseille que percevra finalement la municipalité, à l’issue d’un véritable bras de fer qui avait conduit le club à envisager de jouer à Montpellier. Avant la rénovation du stade, l’OM s’acquittait d’un loyer de 1,5 million d’euros.

> 18 millions d’euros: le salaire brut de Zlatan Ibrahimovic, qui reste évidemment le joueur le mieux payé de Ligue 1. Suivent le parisien Thiago Silva (15 millions) et le monégasque Radamel Falcao (14 millions). Blaise Matuidi et Edinson Cavani, tous deux joueurs du PSG, complètent le top 5 avec respectivement 12 et 10 millions d’euros brut annuels.

> 45.000 euros:le salaire moyen brut d’un joueur de Ligue 1. Sachant que certains font largement grimper la moyenne (voir ci-dessus).

> 4 millions d’euros: la somme que doit verser Hafiz Mammadov, le propriétaire du RC Lens, afin que son club soit autorisé à recruter. Du côté du Pas-de-Calais, on attend désespérément le virement de l’homme d’affaires.

> 50 millions d’euros: le plus gros achat de l’été. Il est à mettre à l’actif du Paris Saint-Germain, qui a recruté le Brésilien David Luiz. Jusqu’à présent, aucun autre transfert n’a dépassé les 10 millions d’euros. Mais Monaco, qui a récupéré environ 80 millions de la vente de James Rodriguez au Real Madrid, pourrait changer la donne.

> 607 millions d’euros: le montant des droits TV que centralise la Ligue de football professionnel avant d’en redistribuer une grande partie aux clubs. A partir de 2016, ce seront 748,5 millions d’euros annuels que verseront les diffuseurs à la Ligue.

> 3 millions d’euros: la somme qu’a dépensé l’Olympique lyonnais lors du marché des transferts, en s’attachant les services de Christophe Jallet et de Lindsay Rose. L’OL a entamé depuis plusieurs années un régime strict afin de financer son nouveau stade, ce qui impose de réduire sa masse salariale. Plusieurs joueurs sont ainsi partis en fin de contrat cet été.

http://www.bfmtv.com/economie/business-ligue-1-chiffres-825729.html

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Y’en a marre de la situation de la France

Posté par ippolito le 9 août 2014

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La France victime du syndrome de Cuba

Cuba semble s’être figé il y a cinquante ans. La France donne aujourd’hui le même sentiment d’immobilité. Le retard de croissance accumulé par l’Hexagone sautera aux yeux en 2020.

Il faut aller en vacances à Cuba pour mettre un nom sur le mal qui ronge la France, et qui n’est pas né avec l’élection de François Hollande, même s’il s’est accentué depuis : la léthargie. Le parallèle est certes osé ; les deux pays ont peu de points communs. Mais la France, comme l’île des Castro, semble s’être arrêtée. Les propos de Manuel Valls, renchérissant sur la prudence d’un président enfin réaliste, ont confirmé les titres de l’été : « La France à l’arrêt » ; « La croissance toujours en berne »; « La panne de croissance »; « La France n’en finit pas de dévisser ». Fermez le ban.

Plus que toute autre contrée du monde, Cuba illustre le décalage entre les pays qui croissent et ceux qui sont au point mort. Les avenues ensoleillées de La Havane ou de Trinidad ressemblent au Miami des années 1960 : de vieilles voitures américaines aux chromes rutilants, d’archaïques bus scolaires jaunes et trapus, des rangées de palmiers sur fond de grande bleue vert transparent.

Les minuscules avancées du « socialisme de marché »

Les Chevrolet Bel Air ont beau avoir, sous leur long capot bichonné, des moteurs de Lada, leurs propriétaires, qui les tiennent de leurs grands-pères, pavoisent. Car leurs voisins, qui gagnent 30 dollars par mois, ne pourront jamais s’offrir une petite Peugeot ou une Fiat à 12000 dollars, même en économisant toute leur vie. Alors ils attendent le bus des heures durant ou rejoignent en charrette à cheval des bourgades figées au milieu du siècle dernier : mis à part le centre de La Havane, rénové grâce à l’Unesco, les barres d’immeubles de Cienfuegos ou Santa Clara n’ont pas été ravalées depuis des décennies. Les Cubains sont certes nourris, soignés et éduqués, mais seuls ceux qui reçoivent de l’argent de leur famille émigrée aux Etats-Unis peuvent s’offrir des extras.

On connaît par coeur les raisons de cette apathie, ce processus jadis à l’oeuvre en Union soviétique. Cuba a eu beau abandonner le communisme en matière économique et passer au « socialisme de marché », on est loin d’un virage à la chinoise ; les avancées sont minuscules. Il existe bien des cuentapropistas, des gens qui se mettent à leur compte pour vendre des objets d’artisanat ou des bouteilles d’eau, mais le gouvernement peut fermer les boutiques sans crier gare. Les mots « avenir » ou « espoir » ont disparu du vocabulaire des Cubains. D’ailleurs, ils ne font plus d’enfants : le taux de fécondité plafonne à 1,4 enfant par femme.

Un retard considérable

Les Français qui ont quitté l’Hexagone auront-ils, à leur retour, la même impression de décrépitude ? Quand les Etats-Unis annoncent 4% de taux de croissance en rythme annuel, que les Anglais proclament 3,2% en 2014, et que l’Allemagne, « victime d’un coup de mou », va tout de même afficher une progression de 2%, la France, scotchée autour de 0,5%, prend un retard considérable. S’il n’est pas visible à très court terme, l’écart accumulé sautera aux yeux en 2020.

Le mal dont souffre la France est, au fond, identique à celui qui ronge Cuba : l’une et l’autre tuent l’esprit d’entreprise. Au musée de la Révolution, à La Havane, on peut lire, sur un journal de 1959, ce credo de Fidel Castro : « Nous ne voulons pas appauvrir les riches, nous voulons enrichir les pauvres. » Las, les riches ont filé, les capitalistes ne sont plus là pour rénover les résidences ou créer des usines, et tout le monde est pauvre.

De même, Hollande a cru qu’il suffisait de taxer les « riches » et les « aisés » pour renflouer les caisses sans douleur. Mais les riches partent, et les aisés ne le sont plus, d’où la diminution des emplois à domicile et la recrudescence du travail au noir. C’est ce même refus d’accepter la logique de l’économie de marché qui a fait s’effondrer les mises en chantier de logements en France.

Quand les forces vives d’un pays n’ont plus envie d’inventer, d’innover, de prendre des risques pour faire fortune, lorsque personne ne peut prendre des initiatives pour améliorer son sort, le pays s’arrête. Il ne recule pas en valeur absolue – effet trompe-l’oeil du court terme -, mais il reste scotché, immobile, quand le reste du monde, autour de lui, caracole.

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-france-victime-du-syndrome-de-cuba_1564475.html#eoi0IQDH9fUpJlsQ.99

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Y en a marre du coût des interventions militaires au Mali

Posté par ippolito le 8 août 2014

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Mali, Centrafrique : des interventions militaires qui ont déjà coûté 1,2 milliard d’euros en 2014

Le surcoût a dérapé. Selon Le Canard enchaîné, les opérations extérieures (les Opex) principalement au Mali et en Centrafrique, ont entraîné un surcoût bien plus important que ce qui était prévu. « D’après les derniers calculs, ce surcoût s’élève à 1,2 milliard d’euros. Or, dans la loi de finances 2014, seuls 450 millions d’euros ont été affectés aux Opex et à leur surcoût », explique Le Canard. Traduction : en 2014, le coût des guerres au Mali et en Centrafrique a triplé par rapport aux prévisions gouvernementales.

Problème : les caisses du ministère de la Défense sont vides. L’hebdomadaire raconte que la direction générale de l’armement a annulé plusieurs commandes militaires (notamment les commandes de missiles qui devaient armer les sous-marins nucléaires d’attaque).

Mieux : la loi de programmation militaire 2014-2015, votée en décembre 2013, n’est pas vraiment financée. Estimée à 183,9 milliards d’euros (un record), cette loi de programmation devait notamment être financée par des « ressources exceptionnelles » (Rex) d’un montant de 6,1 milliards d’euros. Parmi les ressources exceptionnelles, il y a notamment les ventes de biens immobiliers appartenant au ministère de la Défense et la vente de fréquences hertziennes 700 MHz aux opérateurs de téléphonie mobile.

Sauf que, là encore, les ressources attendues sont moins élevées que ce qui était prévu : rien que sur l’année 2014, les ressources extérieures n’ont rapporté que 190 millions d’euros sur les 1,7 milliards attendus. Et le gouvernement ne pourra finalement pas compter sur les ventes de fréquences hertziennes pour financer sa loi, puisque ladite vente ne pourra pas avoir lieu avant la conférence internationale des télécommunications qui ne doit se réunir qu’en… novembre 2015.

En résumé, le coût des interventions militaires au Mali et en Centrafrique a triplé, et la loi de programmation militaire n’est plus financée. De quoi alimenter un peu plus un déficit budgétaire bientôt hors de contrôle.
*** Source
- « La Défense malade du tiroir-caisse », Le Canard enchaîné n°4893, 06.08.2014

http://www.politique.net/2014080801-mali-centrafrique-cout-des-opex.htm

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Y’en a marre du ministère de la justice

Posté par ippolito le 6 août 2014

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Les coûteux frais de fourrière du ministère de la Justice

Selon une note de la Chancellerie, 16.000 véhicules placés sous scellés sont «mis à l’abri» aux frais de la Justice.

Des frais de fourrière aussi faramineux qu’inutiles: le ministère de la Justice a décidé de mettre fin à une véritable gabegie. À la suite d’une enquête menée par ses services, il a été constaté que des milliers de véhicules placés sous scellés par la justice sommeillaient dans des garages alors qu’ils auraient dû être vendus, détruits ou restitués à leurs propriétaires. À raison de 3 euros, au minimum, les frais de fourrière journaliers, la note peut vite grimper pour les tribunaux.

Or ces voitures dont plus personne ne connaît l’existence, jusqu’à l’envoi d’une facture par un garage, seraient nombreuses. Selon une récente note de la Chancellerie et que Le Figaro s’est procurée, sur les 16 000 véhicules en gardiennage par les juridictions en 2013, 2 211 sont «susceptibles d’être vendus ou détruits». 2 025 autres sont par ailleurs «dans l’impossibilité d’être rattachées à une procédure»!

En d’autres termes, on ne sait plus pourquoi ils sont là. L’enquête révèle aussi que «près de 30 % des juridictions n’avaient pas une connaissance exacte des fourrières dans lesquelles des véhicules étaient placés en gardiennage». Du coup, la Chancellerie a lancé depuis juin dernier un plan national d’apurement. Les juridictions sont priées d’aller «à la pêche» aux fourrières et aux voitures et de mettre en place à l’avenir une procédure efficace de gestion.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/05/01016-20140805ARTFIG00329-les-couteux-frais-de-fourriere-du-ministere-de-la-justice.php

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