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Y’en a marre de Marylise Lebranchu

Posté par ippolito le 31 octobre 2014

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Marylise Lebranchu, ministre de l’Injustice sociale

600 000 familles vont voir leurs allocations familiales amputées. Mais pas les fonctionnaires, qui ne sont pas concernés par ce coup de rabot. Explications.

Elle est ministre de la Fonction publique depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. On ne parle pas d’elle. Elle ne se fait jamais remarquer et ne fait d’ombre à personne. Même si elle est copine avec Martine Aubry, il ne lui viendrait pas à l’idée de critiquer son Premier ministre, encore moins son président, ni en public ni en privé. Et c’est exactement ce qu’on attend d’elle : pas de vagues, pas d’épines, pas de chocs ! C’est qu’elle est la patronne des fonctionnaires français, les derniers bataillons de l’armée Hollande, une classe sociale unique au monde qui bénéficie d’avantages incomparables, hors du commun et absolument intangibles qui ne peuvent évoluer que dans un seul sens : toujours plus !

Ainsi de cette question des allocations familiales qui vont être largement réduites pour les familles aisées déclarant fiscalement plus de 6 000 euros par mois. Six cent mille familles seront concernées, paraît-il, et on leur amputera 50 à 75 % de leurs prestations familiales.

Reniant ainsi toutes leurs théories soi-disant « sacrées », les socialistes ont rompu avec deux principes fondamentaux qui étaient jusqu’alors gravés dans le marbre : « l’universalité » des allocations familiales – elles sont indépendantes des revenus des parents et ne varient qu’en fonction du nombre des enfants – et la non-rétroactivité des lois et règlements. Or, cette mesure concernera les enfants déjà nés et s’appliquera donc à une population enfantine conçue bien avant par des parents qui n’imaginaient pas qu’une pareille punition soit possible.

Double peine

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, responsable de la Sécurité sociale, avait d’abord déclaré qu’une telle entorse aux « grands principes républicains » était impossible, avant de s’y trouver contrainte par François Hollande, puis de jurer qu’en tout état de cause elle ne pourrait s’appliquer qu’aux enfants à naître.

Double méprise. Double bêtise pour la ministre. Et double peine pour les familles concernées. On pourrait évidemment trouver que ces familles « riches » qui font des enfants n’ont pas de raisons majeures de se plaindre, ayant largement les moyens de les élever. Sauf que, connaissant l’imagination de Bercy quand on lui ouvre de nouvelles portes, on sait comment ça commence, jamais comment ça peut finir…

Quittons Marisol et revenons à Marylise pour constater une nouvelle fois que ses fonctionnaires chéris ne seront pas concernés par ces mesures scélérates, car pour déclarer un minimum de 6 000 euros mensuels, en net fiscal, il faut bénéficier d’un salaire d’au moins 125 000 euros brut par an, et les fonctionnaires qui arrivent à ces niveaux de rémunération empilent généralement des primes dont beaucoup ne sont pas fiscalisables.

Ce minimum de 6 000 euros avait été clairement mis au point à Bercy pour que, justement, même les hauts fonctionnaires ne soient pas touchés. En outre, il faut savoir que les fonctionnaires des trois fonctions publiques (État, hôpitaux, collectivités locales) bénéficient d’un « supplément familial de traitement », le SFT, un bonus qui vient s’ajouter à leurs « allocs », et là, nous sommes au coeur d’un véritable scandale.

Double injustice

Voyons cela de plus près : le montant de ce SFT est non seulement fonction du nombre d’enfants mais aussi proportionnel au salaire, avec des minima et des maxima. Plus vous êtes payé, plus vous touchez ! Ainsi, pour trois enfants, ce bonus, payé mensuellement, sera au minimum de 2 200 euros par an pour les salaires supérieurs à 2 100 euros, et au maximum de 3 370 euros par an pour les salaires supérieurs à 3 320 euros. Soit, grosso modo, un mois de salaire qui vient s’ajouter aux allocations familiales ! Pour quatre enfants, le bonus annuel est porté à 3 730 euros dans le premier cas et à 5 800 euros dans le second. Au-delà, par enfant supplémentaire, on ajoute 1 560 et 2 450 euros. Ces chiffres sont tirés d’une solide étude parue le 21 octobre dans le journal L’Opinion.

Voilà donc encore une belle usine à gaz, discrète et doublement injuste en ce qu’elle ne bénéficie qu’aux fonctionnaires et favorise les mieux payés d’entre eux. La Cour des comptes ne s’y est pas trompée, qui dénonce régulièrement cette double anormalité depuis 2007 sans que rien ne change… D’autant que le coût de cette libéralité à sens unique est assez monstrueux : 2,3 milliards d’euros par an, somme à rapprocher des 800 millions d’euros d’ »économies » recherchées en cisaillant les allocations des familles nombreuses aisées du privé, lesquelles ont déjà eu à subir la baisse du quotient familial ainsi que tous les impôts ajoutés dernièrement par le fiscaliste en chef qui occupe l’Élysée.

Ponction publique

Marisol a donc été désavouée deux fois par son président et, depuis lors, on ne l’entend plus. Quant à Marylise, elle a fait savoir de son côté que ce « supplément de traitement » réservé à ses chers fonctionnaires représentait « un acquis ancien » et que « ce dossier n’(était) pas ouvert ». D’ailleurs, Marylise a d’autres chats à fouetter. Elle vient d’ouvrir avec ses syndicats de la fonction publique des négociations sur « les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations ». Elle aurait pu proposer à François Hollande de faire participer ses fonctionnaires à l’effort de « justice sociale » qui a servi de justification au coup de rabot sur les allocs des hauts revenus du privé, mais elle ne l’a pas fait.

Cette fois, c’est clair : la ségrégation sociale au profit des fonctionnaires, basée sur l’inégalité, est confirmée et amplifiée. Ils sont déjà mieux payés que dans le privé, travaillent moins, bénéficient d’avantages et de privilèges exclusifs, partent à la retraite plus tôt avec de meilleures pensions et détiennent de plus durant toute leur vie professionnelle un véritable trésor, la sécurité et la garantie de l’emploi. C’est à se demander s’il ne faudrait pas changer la dénomination du ministère de Marylise Lebranchu, pour l’appeler au choix « ministère de la Ponction publique » ou « ministère de l’Injustice sociale et de l’Inégalité « , ce qu’il est très exactement devenu aujourd’hui.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/marylise-lebranchu-ministre-de-l-injustice-sociale-27-10-2014-1875883_2428.php

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Y’en a marre de la hausse des salaires des conseillers de Matignon

Posté par ippolito le 31 octobre 2014

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Malgré l’austérité, les conseillers de Matignon affichent des salaires en hausse

Mediapart assure, chiffres à l’appui, que la rémunération des conseillers du premier ministre a grimpé de 10% par rapport au début du quinquennat. Matignon se défend et évoque un «effet d’optique».

À la recherche de 50 milliards d’économies d’ici à 2017, l’heure est aux restrictions budgétaires au gouvernement. Mais si Manuel Valls est le maître d’œuvre de ce plan d’austérité, imposé à tous les Français, il semble toutefois avoir oublié de l’appliquer à Matignon. Selon les calculs de Mediapart, réalisés sur la base d’un rapport annexé au projet de loi de finances (PLF) 2015, les salaires des conseillers du premier ministre ont augmenté de 1019 euros par mois en moyenne par rapport à 2012, soit une hausse de 10%.

Une information jusque-là éclipsée par la baisse générale des effectifs des cabinets ministériels, saluée la semaine dernière par la presse. «S’agissant des membres des cabinets, les effectifs du 1er août 2014 sont en nette diminution par rapport à 2013. Parallèlement à la baisse du nombre de ministères (32 au lieu de 38), les effectifs des membres de cabinets sont en effet passés de 565 à 461 équivalents temps plein -18,4%)», peut-on lire dans le rapport en question, baptisé le «jaune» dans le jargon parlementaire.

À cela s’ajoute un meilleur contrôle des primes de cabinet, que les conseillers perçoivent en plus de leur traitement de base. «S’agissant des indemnités pour sujétions particulières (ISP), qui sont plus directement maîtrisables, les dotations annuelles sont en baisse de 8,9 % par rapport à 2013, et sont inférieures de 16 % à la moyenne de la période 2007-2011», indique le même texte.

Des primes en hausse

Mais selon Mediapart, qui a fait les comptes en s’appuyant sur les «jaunes» 2015 et 2014, Matignon s’est exonéré de ces efforts budgétaires depuis l’arrivée de Manuel Valls début avril, en augmentant notamment les rémunérations de ses conseillers. Dans le rapport annexé au PLF 2015, on découvre que son cabinet employait au 1er août dernier 55 personnes pour une rémunération globale de 7.070.054 euros. Soit un salaire brut mensuel de 10.712 euros en moyenne par conseiller.

En comparaison, en 2013, le cabinet de Jean-Marc Ayrault comprenait 67 conseillers pour une rémunération brute globale de 8.125.556 euros, soit 10.106 euros par mois en moyenne par personne. Un an auparavant, son cabinet était pourvu de 63 membres (7.328.311 euros de rémunération globale, 9.693 euros mensuels en moyenne par conseiller). L’actuel chef du gouvernement aurait donc majoré de plus de 10% le traitement de ses conseillers par rapport à ce qui avait cours au début du quinquennat.

«C’est n’importe quoi, nous n’avons pas augmenté les rémunérations des membres du cabinet», se défend l’entourage de Manuel Valls auprès du Figaro, en évoquant un simple «effet d’optique». «Sous Jean-Marc Ayrault, le cabinet était composé d’un peu moins de contractuels (non-fonctionnaires, NDLR) qu’actuellement. Ils occupaient des postes moins importants et coûtaient donc moins cher, justifie un proche du premier ministre. Depuis, on a baissé les effectifs et on dépense moins en primes de cabinet. Si les salaires semblent avoir augmenté, c’est en raison du plus grand nombre de contractuels qui coûtent plus chers que les fonctionnaires».

Une analyse «incomplète»

Pour René Dosière, spécialiste des finances de l’État, «l’analyse de Mediapart n’est pas inexacte, mais simplement incomplète». «J’ai travaillé sur les mêmes données et je n’arrive pas à la même conclusion car je n’ai pris dans mon calcul que le cabinet civil, alors que le journaliste de Mediapart a aussi tenu compte du cabinet militaire», explique au Figaro le député PS. Selon ce dernier, la rémunération moyenne des conseillers (civils) de Manuel Valls n’est pas en hausse, mais en baisse de 1,3% sur un an. En 2013, primes comprises, un membre du cabinet civil de Matignon touchait en moyenne 13.307 euros brut par mois. Un an plus tard, ce chiffre est tombé à 13.134.

Le calcul fait par Mediapart est-il pour autant faux? Non, juge René Dosière, qui estime qu’«il est simplement moins précis» que le sien, puisqu’il ne prend notamment pas en compte les primes de cabinet. «Il mérite toutefois une explication car 10% de hausse c’est beaucoup», poursuit l’élu de l’Aisne, qui y voit une «évolution probable de la nature des personnels». «Contrairement à ce que dit Matignon, il n’y a pas plus de contractuels qu’avant, mais les fonctionnaires mis à sa disposition sont peut-être plus expérimentés et font ainsi grimper les rémunérations», conclut le spécialiste.

http://www.lefigaro.fr/politique/2014/10/30/01002-20141030ARTFIG00210-malgre-l-austerite-les-conseillers-de-matignon-affichent-des-salaires-en-hausse.php

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Y’en a marre de pôle emploi

Posté par ippolito le 30 octobre 2014

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Pôle emploi a organisé un séminaire de luxe dans un établissement 4 étoiles

A défaut de prendre soin des chômeurs en leur trouvant un emploi, Pôle emploi soigne bien… ses cadres. Selon Ouest-France, une dizaine de cadres régionaux de Pays de la Loire ont séjourné dans hôtel de luxe pour un séminaire.

Pendant une journée et demi, le comité de direction régional de Pôle emploi a pu débattre de l’efficacité de la prise en charge des chômeurs. Dans un cadre particulièrement accueillant : l’Anne de Bretagne, c’est le nom de l’établissement, est « un hôtel quatre étoiles face à la mer, estampillé Relais et châteaux. Avec piscine extérieure chauffée, court de tennis et dégustation œnologique. Dans les cuisines officie un chef avec deux étoiles au guide Michelin », détaille Ouest-France.

Une chambre à 290 euros pour les cadres de Pôle emploi ?

Sur le site de l’hôtel, on apprend que le forfait séminaire avec déjeuner, dîner, mignardises, chambre et location de la salle coûte 290 euros par personne. Treize chambres auraient été réservés pour une nuit. Ces cadres de Pôle emploi étaient-ils obligés de séjourner dans un hôtel de luxe pour travailler ? « Le choix des établissements répond à un strict cahier des charges. Nous mettons en concurrence les établissements avant de les choisir. Cela reste un séminaire de direction ; nous ne faisons donc pas au moins-disant mais au mieux-disant », répond, sans rire, la direction de Pôle emploi.

Un séminaire de luxe qui serait courant

Selon la FSU, principal syndicat à Pôle emploi, ce cas serait loin d’être isolé. « Avec la fusion, une culture émanant du privé est apparue dans nos fonctionnements. Avec des séminaires de ce type dans des lieux luxueux. En 2012, nous avons écrit une lettre en demandant davantage de transparence sur les dépenses de fonctionnement. Nous attendons toujours », a expliqué Jean-Charles Steyger, délégué syndical de la FSU, à Pôle Emploi. Du côté d’Attac, l’association de défense des chômeurs, l’affaire laisse sans voix : « On a du même du mal à y croire, on se dit que ce n’est pas possible que des personnes responsables de Pôle Emploi se permettent d’utiliser l’argent public pour se payer un week-end à la mer dans un grand hôtel. Quand on pense qu’il y a des chômeurs qui sont radiés… Un séminaire, ça peut se faire dans des salles communales. C’est très choquant vis-à-vis des chômeurs », a déclaré Margareth Lecoq, du mouvement Attac de Nantes au micro d’Europe 1.

En septembre, le nombre de demandeurs d’emploi a atteint un nouveau record avec 3,4 millions de chômeurs de catégorie A. Ça mérite bien une petite coupe de champagne !

*** Sources
- « Pôle Emploi : un séminaire de luxe qui choque », Europe 1, 28.10.2014
- « Séminaire grand luxe pour Pôle emploi », Ouest-France, 24.10.2014

http://www.politique.net/2014102901-seminaire-de-luxe-a-pole-emploi.htm

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Y’en a marre de la fraude à la TVA

Posté par ippolito le 28 octobre 2014

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Fraudes à la TVA : ces escrocs qui siphonnent l’argent public

Téléphonie mobile, tablettes, métaux, prestations de service… la fraude à la TVA mine de nombreux secteurs économiques. Entre les magouilleurs qui se font rembourser indûment une TVA qu’ils n’ont jamais payée, et ceux qui filent avec la caisse après l’avoir collectée, le manque à gagner pour l’Etat serait de 10 à 25 milliards d’euros par an, à en croire les derniers chiffres publiés par la Commission européenne et les services de Bercy. Zoom sur ce fléau en cinq questions-réponses.

> Comment fonctionnent ces escroqueries à la TVA ?

Les arnaques à la TVA peuvent prendre des formes très variées. Dans les cas les plus simples, il peut s’agir par exemple d’une entreprise gonflant indûment le montant de TVA à se faire rembourser par l’Etat, ou appliquant un taux de TVA classique à 20% pour un produit devant être taxé à un taux réduit (5,5% ou 10%). Mais les plus gros coups sont montés par des escrocs qui exploitent les failles du régime de TVA dans l’Union européenne. En effet, lorsqu’une entreprise achète un bien à une société basée dans un autre pays membre, aucune TVA n’est facturée. Ce qui permet de belles combines. Un exemple classique : une société basée en France réalise un achat intracommunautaire pour 100 euros hors taxe. Elle va ensuite revendre le bien dans l’Hexagone, toutes taxes comprises, à 120 euros (dont 20 euros de TVA). La firme devrait normalement reverser cette taxe collectée à l’Etat, mais disparaît dans la nature et empoche au passage un gain de 20% sur la transaction.

> L’une des fraudes les plus connues est le « carrousel » de TVA. En quoi cela consiste-t-il ?

La fraude devient un carrousel lorsqu’elle implique une revente du bien à l’entreprise ayant initié la fraude. Le circuit forme alors une boucle entre les différents acteurs, ce qui permet de recommencer la même opération frauduleuse et de multiplier ainsi les bénéfices. Le schéma, assez complexe, implique au moins 3 sociétés : un fournisseur, basé dans un autre pays de l’Union européenne, une société « taxi », qui sert d’intermédiaire et facture la TVA avant de disparaître dans la nature, et un « déducteur », qui réclame un remboursement de TVA avant de revendre le bien au fournisseur initial. C’est ce qui s’est passé, notamment, dans l’affaire des « quotas de carbone », une gigantesque fraude à la TVA opérée entre 2008 et 2009 sur le marché européen des « droits à polluer » qui a engendré 1,6 milliard d’euros de pertes fiscales pour la France, selon un bilan de la Cour des comptes

> Combien coûtent les fraudes à la TVA ?

S’il est par nature difficile d’évaluer des sommes qui échappent au radar du fisc, on peut tout de même affirmer que le coût de ces escroqueries est au moins de 10 milliards d’euros. C’est le chiffre qui avait été avancé par le gouvernement l’an dernier, s’appuyant probablement sur les estimations de ses différents services (DGFiP notamment). La Cour des comptes avait évoqué le même montant en 2012. La Commission européenne, qui vient de mettre à jour son étude sur le sujet, évalue même le décalage entre les recettes attendues de TVA et celles effectivement réalisées à 25 milliards d’euros en 2012. Toutefois, ce « trou » n’est pas uniquement lié à la fraude : « le non-paiement de la TVA est aussi la conséquence, notamment, de faillites et de cas d’insolvabilité, d’erreurs statistiques, de retards de paiement et d’évasion légale », précise Bruxelles dans son communiqué. Le « vrai » chiffre se situe donc probablement entre l’estimation de Bercy et celle de Bruxelles.

> Ces fraudes augmentent-elles ?

On peut raisonnablement le penser. Le « trou » de TVA recensé par la Commission européenne en 2012 a progressé de 12% sur un an et de 87% par rapport à 2000. Il représenterait désormais 15% des recettes de TVA attendues, contre 11% au début du millénaire. Cette hausse doit donc s’expliquer en bonne partie par la montée de la fraude. Le syndicat UNSA Douanes parle même « d’explosion » de ces arnaques depuis l’ouverture du marché intérieur de l’Union européenne en 1993. « La libre circulation des biens, des services et des capitaux au sein de l’Europe et les régimes d’imposition simplifiés de la TVA ont facilité ce type d’arnaques. Surtout, le rapport rendement/risque est devenu particulièrement intéressant, s’alarme Vincent Thomazo, secrétaire général de l’UNSA Douanes. Par exemple, la peine maximale pour une fraude à la TVA est de 10 ans de prison, contre 30 ans pour le trafic de stupéfiants. La hausse de la TVA en janvier dernier, de 19,6 à 20%, risque encore d’amplifier le phénomène, puisque cela accroît le rendement de ces escroqueries », déplore le syndicaliste.

> Que font les autorités pour lutter contre ces fraudes ?

En 2012, la Cour des comptes avait souligné les résultats décevants du contrôle fiscal en matière de fraudes à la TVA. « Les droits redressés par la DGFiP, qui se sont élevés à 2,8 milliards d’euros en 2010, stagnent depuis une dizaine d’années et affichent même une baisse lorsqu’ils sont exprimés en euros constants. (…) », avaient souligné les Sages. Pire : sur ces redressements, les montants effectivement recouvrés sont très faibles : fin 2010, le fisc avaient ainsi récupéré à peine plus de 50% des créances de TVA issues des contrôles de 2008.

Certes, le gouvernement a pris plusieurs mesures ces dernières années pour renforcer la lutte contre la fraude à la TVA, notamment celles de type « carrousel », en particulier dans le secteur du bâtiment et des voitures d’occasion. « Mais ce ne sont que des mesurettes, dénonce Vincent Thomazo. Le problème, c’est que le contrôle fiscal n’est pas assez efficace pour détecter les arnaques à grande échelle, qui relèvent souvent du grand banditisme. Pour éradiquer ces fraudes, il faudrait créer un système de décèlement précoce, dans lequel collaboreraient notamment les agents des douanes et la DGFiP. C’est sur ces infractions injustes qu’il faut faire des économies, pas en supprimant ceux qui les combattent ». De quoi faire réfléchir le gouvernement, qui doit encore trouver plusieurs milliards d’euros s’il veut équilibrer les finances publiques…

Thomas Le Bars

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/fraudes-a-la-tva-ces-escrocs-qui-siphonnent-l-argent-public-971270

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Y’en a marre de l’absentéisme des fonctionnaires

Posté par ippolito le 27 octobre 2014

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Ce que coûte l’absentéisme des fonctionnaires aux conseils régionaux

Selon une étude de l’Ifrap, le taux d’absentéisme, bien supérieur à celui du privé, pèse lourdement sur les finances locales. Dans certaines régions, les agents manquent à l’appel 1 mois par an.
La modification du nombre de jours de carence a eu un impact sur le nombre d’arrêts-maladie.

Voilà qui devrait alimenter la prochaine campagne pour les élections régionales. Selon une étude de l’Ifrap, un think tank clairement libéral, la gestion des ressources humaines au sein des conseils régionaux souffre d’un laxisme qui pèse sur les finances publiques. Ce document liste un certain nombre de recommandations qui permettrait d’engager une « vraie réforme » territoriale. Parmi les nombreuses propositions, l’Ifrap propose de revoir la gestion du personnel et « d’imposer des standards de gestion ».

La Cour des comptes comme l’Ifrap parviennent aux mêmes conclusions : « le suivi des effectifs et notamment la lutte contre l’absentéisme », sont des leviers importants dans la réduction des coûts. Et l’Ifrap d’explorer les 22 bilans sociaux des conseils régionaux. On constate à la lecture de ce triste palmarès que les fonctionnaires travaillant pour les régions Nord-Pas-de-Calais et Paca affichent des niveaux records d’absence : 34 jours en moyenne par agent et par an (hors arrêts ou congés liés à des naissances).

Les Normands plus « robustes » que les Chti’s

C’est 5 jours de plus que la moyenne dans tous les conseils régionaux de France et surtout 10 jours de plus par an que dans le privé qui affiche en moyenne 19 jours d’absence par salarié sur la France entière selon le cabinet Alma consulting group. A l’inverse, la Basse Normandie s’en sort bien : avec « seulement » 23 jours d’absence par an et par agent, soit un taux d’absentéisme de 5,69%, cette région est celle où l’on travaille le plus assidument. « Plus la région est importante, plus l’absentéisme est élevé », constate Agnès Verdier Molinié, qui dirige l’Ifrap. Une conclusion pas très rassurante alors que la base de la réforme territoriale sur laquelle travaille actuellement le gouvernement consiste à rapprocher les territoires et faire des supers régions.

Cet absentéisme coûte très cher. Selon la synthèse des bilans sociaux réalisée par la direction générale des collectivités locales, le coût annuel des absences pour maladie ordinaire de la fonction publique territoriale peut être estimé à 1,2 milliard d’euros.

Changer de règle pour les jours de carence

Pour limiter cette charge, le précédent gouvernement avait mis en place le jour de carence : le premier jour d’absence ne donnait pas lieu à une rémunération. Une économie estimée à 122 millions d’euros pour les trois collectivités. Cette mesure a été supprimée en 2014. Les marges de manœuvre pour lutter contre l’absentéisme reste donc plus limitée. « La mise en place de prime d’assiduité ou des mesures de contre-visite médicales sont autant de coûts supplémentaires à engager pour la collectivité », note l’Ifrap. L’institut recommande pour sa part de prévoir six jours de carence maximum, pris en charge sur une période de 12 mois glissants. Autrement dit, un agent qui a déjà été absent deux fois trois jours ne sera plus indemnisé pour ses prochains arrêts de courte durée.

La maitrise des dépenses régionales passe d’abord par un suivi des effectifs. Or les exécutifs régionaux ne sont pas épargnés par l’augmentation de la masse salariale comme toutes les collectivités territoriales. Au total, les 22 régions françaises emploient 82.000 agents dont 26.000 qui leur ont été apportés par les transferts de compétence. Leur nombre a continué à grimper de 2% entre 2011 et 2012. Et le phénomène va s’amplifier: « en récupérant la compétence transports, voirie et collèges des départements, les conseils régionaux vont quasiment doubler leurs effectifs », souligne l’Ifrap dans son rapport.

Dans le collimateur de l’Ifrap, le temps de travail des agents. Les agents sont sensés travailler 1.607 heures par an. Or les bilans sociaux épluchés par l’Ifrap donnent des « résultats sensiblement inférieurs ». Ainsi, en Languedoc-Roussillon, la durée moyenne de travail est de 1.560 heures. Un chiffre qui s’explique par l’octroi de 6 jours de congés exceptionnels. En Auvergne, c’est 1.575 heures par an. Et pour les agents techniques des lycées d’Ile-de-France, on tombe à 1.568 heures, soit 39 heures de moins que l’obligation légale! « L’impact de cet écart peut être estimé à environ 6,6 millions d’euros par an sur la base des salaires de 2011″, a calculé l’Ifrap. Un dérapage qui s’additionne au reste.

http://www.challenges.fr/economie/20141024.CHA9434/ce-que-coute-l-absenteisme-des-fonctionnaires-aux-conseils-regionaux.html

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Y’en a marre des hausses de tarifs du gaz et de l’électricité

Posté par ippolito le 26 octobre 2014

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Les tarifs du gaz vont augmenter, ceux de l’électricité devraient suivre

Les tarifs réglementés du gaz vont augmenter de 2,31% au 1er novembre, indique le journal officiel ce 23 octobre. Ceux de l’électricité devraient connaître une hausse de 2,5% selon Enerpresse.

Les prix de l’énergie ne vont pas tarder à augmenter. Ceux de l’électricité devraient augmenter de 2,5% selon l’agence de presse spécialisée Enerpresse ce jeudi. Une hausse qui interviendrait dès le 1er novembre, alors qu’une augmentation de 5% qui devait s’appliquer au 1er août avait finalement été annulée.

Pour le gaz naturel, c’est acté et publié au Journal officiel ce 23 octobre: les tarifs réglementés augmenteront en moyenne de 2,31% hors taxes au 1er novembre. Une mauvaise nouvelle pour près de 7,5 millions de foyers français.

Deuxième hausse consécutive en deux mois

Pour ceux qui se chauffent au gaz, la hausse est de 2,2%, détaille la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans sa délibération datée du 15 octobre.

L’augmentation sera de 0,8% pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson, et de 1,4% pour ceux qui ont recours au gaz pour la cuisson et l’eau chaude.

C’est la deuxième hausse consécutive après celle de 3,9% en moyenne appliquée le 1er octobre, un mouvement classique dans la mesure où on entre dans la période à laquelle les consommateurs rallument leurs chaudières.

Baisse des tarifs depuis janvier

Toutefois, depuis le début de l’année, les tarifs réglementés ont connu une baisse cumulée de 1,3%, a précisé le gendarme de l’énergie.

Les tarifs devraient connaître « une relative stabilité, voire une légère baisse » le mois suivant en raison de la baisse des cours des indices inclus dans la formule de calcul, a estimé la CRE jeudi dans un communiqué.

Les tarifs réglementés du gaz consistent en un prix de détail, qui n’inclut pas encore les diverses taxes, mais comprend les coûts d’approvisionnement de GDF Suez. Ils sont révisés mensuellement.

La formule de calcul de ces tarifs réglementés a été modifiée cet été, renforçant leur indexation sur les prix de marché, alors qu’autrefois ils étaient essentiellement adossés à l’évolution des cours du pétrole brut.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/nouvelle-hausse-des-tarifs-du–842086.html

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