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Y’en a marre de la hausse des prix des taxis

Posté par ippolito le 28 décembre 2014

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L’incroyable envolée du prix des taxis en France

Nouveau coup de bambou pour les Français qui ont encore de quoi se payer une course en taxi. D’après un arrêté publié au Journal Officiel ce vendredi 26 décembre, les conducteurs de taxis pourront augmenter leurs tarifs de 1% à compter du 1er janvier 2015. Cette revalorisation est supérieure à l’inflationpuisque selon les dernières évaluations de l’Insee, la hausse des prix sur un an en France se limitait à 0,3% en novembre.

Par ailleurs, elle intervient après plusieurs années de fortes hausses. L’année dernière déjà, le gouvernement avait décidé de revaloriser le prix de la course de 3,9%. Le contexte était certes différent avec le passage de la TVA de 7 à 10% au 1er janvier 2014 mais là aussi il s’agissait d’une hausse supérieure à l’évolution générale des prix qui était de 0,7% à l’époque. Rebelote au 1er janvier 2013. Il y a deux ans, les tarifs des taxis avait bénéficié d’un coup de pouce de 2,6%.

Plus généralement, depuis plus de 5 ans, les tarifs ont augmenté nettement plus vite que l’inflation. Le 1er mars 2008, le gouvernement a ainsi accordé au lobby des taxis, une hausse de 3,2%. 10 mois plus tard, une nouvelle augmentation de 3,1%. Le 1er janvier 2010, les taxis n’avaient obtenu que 1,2% mais l’année suivante, la revalorisation avait atteint 2,1%, puis 3,7% au 1er janvier 2012. Au total, cela correspond à une augmentation de 22,75% en 7 ans. Autrement dit, la même course facturée 50 euros le 1er février 2008, coûtera 61,4 euros à compter de 2015.

Une hausse trois fois supérieure à l’inflation

Peu de professions peuvent se targuer d’avoir bénéficié d’une revalorisation de 22,75% en moins de 7 ans alors même que la crise a poussé les entreprises à limiter au minimum les hausses de salaires. En 2008, le Smic atteignait 8,61 de l’heure. Au 1er janvier 2015, il passe à 9,61 euros. Cette hausse de 11,1% est deux fois inférieure à celle du tarif des taxis. Toujours sur la même période, les prix n’ont globalement augmenté que de 8,5%. De quoi calmer la colère régulière des taxis?

http://www.challenges.fr/entreprise/20131230.CHA8811/l-incroyable-envolee-du-prix-des-taxis-le-tarif-des-courses-en-augmentation-de-3-9-au-1er-janvier-2014.html

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Y’en a marre de bygmalion et de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 22 décembre 2014

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Bygmalion : les auditions de la trésorière de l’UMP dévoilent d’autres secrets

«Instrumentalisation ». Le grand mot est lâché par Me Solange Doumic dans une interview que l’avocate a donné ce vendredi au Parisien pour réagir à l’enquête que nous publions cette semaine sur l’affaire Bygmalion et qui évoque les auditions de sa cliente, Fabienne Liadzé, l’ancienne directrice administrative et financière de l’UMP. D’après Me Doumic, sa cliente n’aurait pas « chargé le clan Sarkozy » comme nous l’affirmons. Elle n’aurait même fait que rappeler que c’était « Jérôme Lavrilleux [le directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy] qui avait le pouvoir de décision final » quand il était encore à la direction de l’UMP.

C’est en effet ce qu’a déclaré sa cliente aux enquêteurs. Du moins, au début de ses auditions. Marianne l’a d’ailleurs notifié dans son numéro actuellement en kiosques. Mais si l’on suit le raisonnement de l’avocate de Fabienne Liadzé, Jérôme Lavrilleux serait donc le seul responsable de l’affaire Bygmalion, une thèse largement relayée par le clan sarkozyste à base d’éléments de langage savamment distillés en « off ».

Une machine au service du candidat

Or les faits sont têtus. Et confrontée aux éléments matériels présentés par les enquêteurs, l’ancienne directrice financière de l’UMP, mise en examen à l’issue de ses auditions pour « abus de confiance », a fini par aller beaucoup plus loin dans ses déclarations qu’Eric Cesari, l’ex-directeur général de l’UMP, et Pierre Chassat, l’ancien directeur de la communication du parti, tous deux mis en examen également pour « abus de confiance ».

Elle a notamment transmis aux enquêteurs de nombreux éléments démentant la fable contée par la Sarkozie. A commencer par la manière dont il a été décidé de truquer les comptes du meeting de Villepinte. Liadzé évoque ainsi une réunion au cours de laquelle sera expliqué le système mis en place. Un rendez-vous auquel assiste en plus d’Eric Cesari, Guillaume Lambert, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, son inoxydable conseiller en communication et Jean-Michel Goudard, le « G » d’Euro-RSCG et créateur du slogan de « la France forte ».

Ses déclarations aux enquêteurs démontrent en tout cas clairement que Jérôme Lavrilleux n’était pas le seul décisionnaire, ni même le grand manitou qui décidait de tout dans la campagne de Nicolas Sarkozy comme aiment le présenter certains de ses anciens collègues.

Fabienne Liadzé délivre ainsi tout au long de ses auditions de nombreux noms, détails et circonstances, au sujet des décisions financières relatives à la campagne de Nicolas Sarkozy de 2012. Parmi ces noms, apparaît donc à de nombreuses reprises celui d’Eric Cesari, l’ancien DG de l’UMP, surnommé « l’œil de Sarko ». Cesari était loin d’être un simple « administratif » au sein de l’UMP comme il le prétendait, en juin dernier, en déclarant qu’il n’avait « aucun pouvoir statutaire ou même fonctionnel s’agissant des règlements de dépense ». Pour rappel, il avait été directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, quand ce dernier était le président du Conseil général entre 2006 et 2007.

Les signatures automatiques de Cesari

Dans leur note de synthèse rédigée le 4 octobre, les policiers de la brigade financière, qui enquêtent sur le scandale Bygmalion, prennent d’ailleurs un malin plaisir à citer Eric Cesari dont la signature apparaît sur de nombreux documents financiers de la folle campagne de Nicolas Sarkozy. « Ma signature est un automatisme, cela ne correspond à rien », leur a-t-il répondu le plus sérieusement du monde. Un culot monstre. Car ses signatures ont tellement été automatiques qu’elles se retrouvent parfois seules sur certains devis de Bygmalion adressés à l’UMP et qui sont désormais aux mains des enquêteurs ! Ainsi, lors de ses interrogatoires, les enquêteurs demandent à Fabienne Liadzé « pour quelle raison Eric Cesari signe ces devis alors que la procédure classique » voulait que ce soit « le directeur technique » ? Visiblement gênée, l’ex directrice administrative et financière de l’UMP, tente de se justifier : « C’est étonnant qu’il les ait signés. Il est possible que je lui ai transmis ces devis ».

Des devis de Bygmalion au « juste prix » ?

Me Doumic explique d’ailleurs dans son interview au Parisien que Jérôme Lavrilleux aurait insisté, « en dépit de plusieurs mises en garde de ses collaborateurs, pour que Bygmalion reste prestataire de service de la campagne ». C’est en effet ce que Fabienne Liazdé a expliqué dans un premier temps aux enquêteurs. Elle évoque une réunion au QG de campagne lors de « la première quinzaine de mars » au cours de laquelle « les experts comptables de la campagne attirent l’attention sur le coût des meetings déjà organisés. (…) Guillaume Lambert indique que les devis apparaissent effectivement trop importants ». Le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy aurait alors expliqué « à Jérôme Lavrilleux que : soit le prestataire qui organise les meetings baisse ses coûts, soit on change de prestataire ». Selon Fabienne Liadzé, Jérôme Lavrilleux aurait alors répondu « fermement qu’il était hors de question de changer de prestataire ».

Oui, mais voilà, dans une autre partie de l’interrogatoire, alors que les enquêteurs évoquent à nouveau Guillaume Lambert et Philippe Briand, le trésorier de la campagne, Fabienne Liadzé explique cette fois-ci : « Pour eux, le prix qu’ils avaient obtenu auprès de Franck Attal [le directeur adjoint d’Event & Cie, la filiale événementiel de Bygmalion] était le juste prix ».

Désaccords parmi les prestataires

Un détail qui a son importance. Le coût des prestations fournies par Bygmalion et sa filiale Event & Cie fut en effet mis en cause au cours de la campagne par une partie de l’entourage du candidat, et notamment par Franck Louvrier, l’ancien conseiller en communication de Sarkozy à l’Elysée, qui soutenait une autre société, Agence Publics, dirigée par Gérard Askinazi. Cette seconde entreprise a coréalisé avec Bygmalion les trois grands meetings de campagne (à Villepinte, place de la Concorde et au Trocadéro).

« Ces deux sociétés ne s’entendaient pas, et ne voulaient pas travailler ensemble », dévoile ainsi Fabienne Liadzé, alors qu’elle est interrogée sur des factures d’Agence Publics qui comportent des erreurs selon les enquêteurs. On apprend par exemple qu’au cours du mois d’avril 2012, Franck Attal, le seul interlocuteur de Fabienne Liadzé chez Bygmalion, avec le comptable Mathieu Fay, s’était inquiété auprès de la direction de l’UMP de la multiplication des meetings, et s’était plaint dans le bureau d’Eric Cesari, lui-même, de ses difficultés pour travailler avec Agence Publics. Bureau fréquenté également par Gérard Askinazi selon Fabienne Liadzé. Ce qui montre, là encore, le rôle clé de Cesari entre l’UMP et ses prestataires.

Les circonstances du prêt de 55 millions

Enfin, on apprend dans les auditions de Fabienne Liadzé qu’à la fin avril 2012, les banques ont lâché l’UMP et son candidat, Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de l’élection présidentielle puisque que la perspective d’une victoire s’éloignait et que l’UMP aurait vraisemblablement moins de députés à l’Assemblée qu’espéré : « Fin avril 2012, la BNP ne renouvelle pas la ligne d’autorisation de découvert pour un montant total de 15 millions d’euros partagés avec la Société générale pour 9 millions d’euros. Cette décision met en difficulté l’UMP dès le mois de mai et la situation devient critique en juin 2012 ».

Tellement critique que l’UMP est obligé de toute urgence de négocier un prêt de 55 millions d’euros dès début août auprès d’un pool de quatre banques françaises. Ce qui éclaire sous un jour nouveau le fameux SMS envoyé par Jérôme Lavrilleux le 28 avril 2012 à Guillaume Lambert, alors directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, et que ce dernier n’a pas manqué de transmettre à la justice pour charger son ancien collègue : « Jean-François ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n’avons plus d’argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [président de la République]. »

Dans cette affaire Bygmalion aux multiples rebondissements, on le voit, les protagonistes n’ont de cesse de se renvoyer la responsabilité concernant le système mis en place visant à ventiler les coûts de la campagne entre l’UMP et les comptes officiels du candidat Sarkozy. Un système permettant, il faut le rappeler, de cacher des dépassements comptables faramineux par rapport aux limites fixées par la loi électorale. Et de se jouer donc de règles qui constituent les fondements de notre démocratie. Néanmoins, si les différents protagonistes cherchent à se défiler, il est clair que les enquêteurs possèdent, eux, des certitudes grâce à d’importantes preuves matérielles…

http://www.marianne.net/Bygmalion-les-auditions-de-la-tresoriere-de-l-UMP-devoilent-d-autres-secrets_a243464.html

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Y’en a marre de l’augmentation du nombre de fonctionnaires

Posté par ippolito le 20 décembre 2014

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Miracle de Noël : on crée des emplois… dans la fonction publique !

Le nombre de fonctionnaires a continué de croître dans l’ensemble de l’administration. Avec un beau record pour l’administration publique territoriale.

L’an dernier, la fonction publique comptait 5 416 000 agents auxquels il convient d’ajouter 185 000 emplois aidés, soit 1,5 % de plus qu’en 2012.

Enfin une bonne nouvelle en cette fin d’année maussade : on a créé des emplois en 2013. Dans l’industrie ? Dans les services ? Les nouvelles technologies ? Le secteur marchand ? Les banques ? L’agriculture ? Cher lecteur, vous n’y êtes pas du tout. Car, dans notre douce France imaginative et dont le monde entier nous envie le modèle, un seul domaine marche fort : celui de la fabrication de fonctionnaires.

C’est l’Insee qui le dit. L’an dernier, la fonction publique comptait 5 416 000 agents auxquels il convient d’ajouter 185 000 emplois aidés. Soit 1,5 % de plus qu’en 20012, année déjà assez performante puisqu’elle avait généré 40 000 emplois publics supplémentaires.

Tout le monde y a mis du sien : la fonction publique d’État a certes joué petit bras avec une progression assez minable de 0,1 %. Mais, rassurez-vous, la fonction hospitalière a réalisé + 0,6 %.

La super gagnante est, comme toujours, la fonction publique territoriale avec + 1,6 % (+ 6 % avec les contrats aidés). Il paraît que la proximité des élections municipales n’a pas incité nos vaillants élus locaux à faire des économies de personnel. L’an prochain, il y a les élections départementales qui pourraient bien aussi donner un coup de fouet…

Deux fois plus de fonctionnaires qu’en Allemagne

Rappelons tout de même, au risque de lasser, que la France a l’insigne chance de disposer de presque deux fois plus de fonctionnaires par tête d’habitant que l’Allemagne voisine désespérément sous-administrée. Que notre fier pays détient aussi un record pour le nombre d’élus : 577 députés et 348 sénateurs pour 65 millions d’habitants. Nos malheureux amis américains doivent, eux, se contenter de 435 représentants et 100 sénateurs pour 300 millions de citoyens. Enfin, nos 36 000 communes représentent le tiers des municipalités de l’Union européenne.

Cette inflation continue du nombre de fonctionnaires va sans nul doute rassurer Bruxelles et les milieux économiques internationaux…

http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/miracle-de-noel-on-cree-des-emplois-dans-la-fonction-publique-19-12-2014-1891226_231.php

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Y’en a marre de l’augmentation des effectifs des agents publics

Posté par ippolito le 19 décembre 2014

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L’emploi public continue toujours d’augmenter

Fin 2013, la France comptait quelque 5,60 millions d’agents publics. Les effectifs ont augmenté cinq fois plus vite que l’année précédente.

En juin, la Cour des comptes invitait le gouvernement à réactiver «le levier de la baisse des effectifs, porteur d’économies importantes» dans la fonction publique. Les magistrats de la rue Cambon devraient réitérer ce conseil à l’exécutif, après la publication ce jeudi par l’Insee des chiffres concernant l’évolution de l’emploi public en 2013.

Et pour cause: les effectifs ont augmenté de 1,5 % l’année dernière, en raison principalement de la progression importante du nombre de contrats aidés (+ 48.000 sur la période). Cette hausse, cinq fois plus forte qu’en 2012, porte à 5,60 millions le nombre d’agents publics en France. Un record!

C’est dans la fonction publique hospitalière que le dérapage est le plus net, avec une croissance des effectifs deux fois plus rapide qu’en 2012. Dans la fonction publique d’État, où le candidat Hollande avait pris l’engagement de stabiliser les effectifs sur la durée du quinquennat, le compte n’y est pas non plus.

Au contraire même puisque le nombre d’agents y est reparti à la hausse, après avoir diminué en 2012. Seul point positif, la décroissance des effectifs se poursuit dans les seuls ministères (de 0,3 %). Même signal négatif dans la fonction publique territoriale où, année préélectorale oblige, les recrutements sont repartis fortement à la hausse, notamment via une dose massive de contrats aidés.

Mesures insuffisantes

Ces chiffres, qui marquent une nette accélération de l’emploi public, compliquent un peu plus la tâche de l’État, contraint de surveiller comme le lait sur le feu sa masse salariale. Elle représente en effet aujourd’hui plus de 23 % de la dépense publique totale et près de 13,5 % du PIB, des niveaux parmi les plus importants des pays de l’OCDE. La contenir constitue même, pour la Cour des comptes, «un enjeu central pour atteindre les objectifs de baisse du déficit public» que la France s’est fixés.

Des mesures ont bien été engagées par l’État (gel du point d’indice, réduction de l’enveloppe des mesures catégorielles…), mais elles restent largement insuffisantes. Car, selon la Cour des comptes, même avec ces mesures et à effectifs constants, la masse salariale de l’État augmente mécaniquement de 750 millions par an. Soit trois fois plus que l’objectif fixé dans le budget triennal 2013-2015.

Il est donc urgent de trouver d’autres solutions. Dans son rapport de juin 2014, la Cour des comptes a – et ce, pour la première fois – émis plusieurs préconisations détonantes. «La seule mesure qui aurait un impact budgétaire très important à court terme serait le gel temporaire des avancements», avancent ainsi les Sages. Dit autrement, stopper les augmentations automatiques à l’ancienneté – le GVT -, un casus belli pour les fonctionnaires. Avant d’être évincé en mars 2014 du ministère de l’Éducation nationale, Vincent Peillon avait même suggéré à Jean-Marc Ayrault – qui cherchait alors à identifier 50 milliards de baisse de dépenses sur trois ans – une telle mesure afin de réaliser… 1,2 milliard d’économies par an.

Outre de tailler dans les effectifs, la Cour préconise encore d’augmenter «la durée effective du travail» des fonctionnaires, par exemple en l’alignant sur la durée légale ou en réduisant leur nombre de jours d’absence. Des mesures là encore restées lettre morte…

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/12/18/20002-20141218ARTFIG00327-l-emploi-public-continue-toujours-d-augmenter.php

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Y’en a marre du détournement de l’argent des PV

Posté par ippolito le 18 décembre 2014

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L’incroyable détournement du trésor des PV

Censée retourner au bénéfice des conducteurs et de leur sécurité, la manne des amendes alimente bien d’autres circuits, parfois obscurs.

C’est un joli pavé dans la mare que vient de jeter la Ligue de défense des conducteurs (LDC) avec son enquête, plutôt décapante, sur l’utilisation de l’argent des P-V et autres amendes issu de la répression routière. L’association a mis sur la table des documents parfaitement officiels mais dont la physionomie peu avenante ne permet pas de tirer aisément des conclusions. Au terme d’un patient travail de décryptage digne de Champollion, les enquêteurs de la LDC ont pourtant débusqué quelques énormités dont l’étrange affectation du produit des amendes n’est pas la moindre surprise

Dire qu’il y a détournement de fonds au sens géographique du terme n’est pas usurpé. Dans le grand aiguillage des ressources de l’État provenant de la route, il est permis de dire que les usagers sont manifestement spoliés. On le soupçonnait déjà, en voici la confirmation : sur les 1,7 milliard d’euros tirés des 24 millions de contraventions dressées en 2012, bien peu sont revenus en 2013 à des investissements concernant la route et sa sécurité. Sur ce pactole qui fait rêver le ministère des Finances, l’attribution des subsides de toutes sortes ressemble, hélas, à un inventaire à la Prévert et échoit surtout à des organismes sans aucun rapport avec la route.

L’auto finance le train

Pire, selon la LDC, « l’argent directement issu des contraventions échappe totalement à toute contrainte de répartition. Les sommes sont distribuées selon le bon vouloir du prince en fonction. » Et ceux qui voudraient croire que ces sommes servent à combler les nids-de-poule, à redresser les virages dangereux et à gommer les points noirs en seront pour leurs frais.

Ils financent en réalité aussi bien les transports en commun, largement déficitaires – la double peine pour les automobilistes qui ne peuvent les utiliser -, que « le remboursement de la dette de l’État, la construction de la ligne ferroviaire grande vitesse Est, l’amélioration des transports en commun dans les collectivités locales ou encore la modernisation du réseau fluvial », souligne la LDC.

Que les conducteurs se rassurent, ils n’ont pourtant pas été oubliés… au titre du renouvellement des appareils radars ou à leur entretien. Les recettes issues de la répression routière servent déjà à financer le système lui-même, note la LDC, qui a découvert au passage que les dépenses d’investissement pour les radars ont augmenté de 68 % cette année.

« En 2014, 220 millions d’euros devaient ainsi être alloués au fonctionnement et à l’entretien des radars, ainsi qu’au renouvellement du parc de ces coûteuses machines. 19 millions d’euros devaient servir à financer le système de gestion des points du permis de conduire, et 31,6 millions d’euros devaient être réservés au déploiement des P-V électroniques. Ces fonds, prélevés directement dans la poche des conducteurs, servent uniquement à financer la pérennité du système répressif », déplore la LDC.

Corne d’abondance

Mais cela n’est qu’une aumône en comparaison des autres financements. À la sortie de cette corne d’abondance, les mieux servis n’ont qu’un lointain rapport avec la route. Qu’on en juge. La plus richement dotée est l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Elle dispose d’un budget de 280 millions provenant uniquement de la route (amendes des radars, taxe d’aménagement du territoire, autoroutes…). Or, les deux tiers de sa dotation servent principalement au transport ferroviaire et aux transports collectifs d’agglomération, tous les deux largement déficitaires. Si un usager devait payer réellement le prix de son train de banlieue, les tarifs doubleraient.

Donc, le système, en réprouvant l’automobile, se nourrit de son bon fonctionnement pour rééquilibrer les transports boiteux. « Ce soutien s’effectue au détriment de la modernisation et de l’entretien du réseau routier. En 2013, toutes taxes confondues, la route a rapporté à l’État 37,4 milliards d’euros, soit autant que l’endettement cumulé de 40 milliards d’euros de la SNCF et de Réseau ferré de France », insiste la LDC. Mais cet organisme n’est que le premier d’une longue liste de bénéficiaires où l’on trouve, en seconde position; l’Antai (Agence nationale de traitement automatisé des infractions), qui se livre à une « véritable activité industrielle ». L’étude met surtout en lumière les dérives de cette agence.

Activité industrielle du P-V

« Soucieuse des deniers publics, l’Antai affiche des objectifs dignes d’une entreprise privée. Croissance à plusieurs chiffres et développement font partie de son vocabulaire. Sa conduite révèle son ambivalence et, plutôt que de se réjouir de la baisse du nombre des infractions, elle planifie en permanence une hausse des sanctions. Pour un coût salarial moyen de 96 000 euros par an – près de 8 000 euros par mois et par agent -, 26 cadres de l’État veillent avidement à la prospérité de cet organisme », déplore la LDC.

Vu sa situation, l’État aurait eu tort de s’oublier dans la grande redistribution et ce sont pas moins de 452 millions d’euros qui sont officiellement affectés pour 2014 à son désendettement. Ce qui représente tout de même 26,5 % de l’argent sorti de la poche des conducteurs ! On trouvera aussi des organismes comme l’Agence pour la cohésion sociale, qui fait de la prévention de la délinquance et des discriminations (45 millions d’euros). À ne pas confondre avec les collectivités territoriales qui, à elles seules, récoltent 680 millions d’euros « pour l’amélioration des transports en commun, de la sécurité et de la circulation routière ».

170 millions d’euros sont affectés à l’amélioration des transports en commun et la circulation, mais le reste se noie dans un brouillard opportun où il n’est surtout pas question de traçabilité. « En réalité, cet argent peut servir à améliorer les infrastructures routières comme il peut servir aux équipements de la ville sans lien avec la sécurité routière comme la construction d’une ligne de tramway », note Christiane Bayard, secrétaire générale de la LDC. Celle-ci rappelle opportunément que le facteur infrastructure est présent dans 40 % des accidents mortels. À un moment où remontent les statistiques d’accidents et alors que l’état des routes ne cesse de se dégrader faute d’entretien, la LDC demande au gouvernement de mettre l’argent des conducteurs au service de la sécurité routière. Un voeu pieux qui laisse les usagers de la route sans trop d’illusions.

 

http://www.lepoint.fr/automobile/blogs/jacques-chevalier/l-incroyable-detournement-du-tresor-des-p-v-18-12-2014-1890677_654.php

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Y’en a marre des gaspillages de l’Europe

Posté par ippolito le 17 décembre 2014

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L’Europe a gaspillé 38 millions d’euros pour des aéroports vides

38 millions d’euros. Voici le montant qu’aurait gaspillé l’Union européenne pour financer des aéroports coquilles vides, a regretté ce 16 décembre la Cour des comptes européennes. Bruxelles a investi cette somme pour financer ces pistes ou terminaux finalement pas utilisés dans cinq Etats membres, dont trois du sud.

La Cour s’est rendu compte de ce gâchis à l’occasion d’un audit réalisé sur des investissements européens à hauteur de 666 millions d’euros entre 2000 et 2013. Un montant dédié à développer 20 infrastructures portuaires en Grèce, Espagne, Estonie, Italie et Pologne.

Des hausses de trafic surrévaluées

« Ces investissements se sont avérés peu rentables en l’absence de planification et de prévision adéquates, certains des aéroports financés étaient situés trop près les uns des autres, tandis que certains projets de construction étaient trop importants pour le nombre d’avions et de passagers concernés », note le rapport.

« Certaines des infrastructures financées, pour l’équivalent de 38 millions d’euros, n’ont pas du tout été utilisées », pointe le rapport. C’est notamment le cas de deux terminaux pour très gros porteurs, des « cargos », à l’aéroport de Salonique, dans le nord de la Grèce.

Selon l’institution qui contrôle les dépenses de l’Union européenne, seule la moitié des 20 aéroports ayant bénéficié de fonds européens avaient réellement besoin de réaménagements. Quant aux autres, ils n’ont simplement pas enregistré les hausses de trafic prévues entre 2007 et 2013.

Des installations surdimensionnées

L’aéroport espagnol de Cordoue s’est ainsi agrandi pour être en mesure d’accueillir 179.000 passagers par an, alors qu’il n’y en aura eu que 7.000 en 2013.

Quelque 225 millions d’euros ont donc été affectés à des installations « surdimensionnées ». Le tout sans qu’il apparaisse que « le service aux usagers a été amélioré ou que des avantages socio-économiques, comme la création d’emplois supplémentaires, aient été générés ».

Près de la moitié des aéroports examinés a par ailleurs connu des dépassements de coûts, ce qui a contraint les Etats membres concernés à dépenser « quelque 100 millions d’euros de plus que ce qu’ils avaient initialement prévu », relève également la Cour.

La Commission européenne fait son mea culpa dans sa réponse à cet audit, inclus dans le rapport de la Cour. « Dans certains cas », ces investissements ne représentent pas « un usage efficace des fonds européens », reconnaît-elle.

Mais grâce à un changement « radical » des règles pour la nouvelle période de programmation budgétaire 2014-2020, « ce type de situation ne se renouvellera pas », a assuré son porte-parole en charge du Budget, Jakub Adamowicz.

Écrit par N.G. avec AFP

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/l-europe-a-gaspille-38-millions-pour-des-aeroports-vides-852932.html

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