• Accueil
  • > Archives pour décembre 2014

Y’en a marre du coût du philharmonique de Paris

Posté par ippolito le 14 décembre 2014

3.         3          3

La Philharmonie de Paris: une symphonie de gabegies publiques

Après des années de polémiques sur son utilité et son coût, la nouvelle grande salle de concert parisienne ouvrira ses portes le 14 janvier. Mais l’Etat et la ville de Paris se battent encore pour savoir qui prendra en charge l’ensemble des dépenses.

Le 14 janvier prochain, Manuel Valls et sa femme, la violoniste Anne Gravoin, devraient être aux premières loges pour l’inauguration de la nouvelle salle de concert monumentale de la capitale, la Philharmonie de Paris.

Conçue par l’architecte Jean Nouvel au coeur de la Cité de la musique à Paris, elle offrira 2.400 places aux amateurs de concerts symphoniques. Près de 200.000 spectateurs payants sont espérés en 2015 pour les 150 concerts déjà programmés. A terme, 250 devraient être organisés chaque année.

30 ans de valse-hésitation de l’Etat

Mais pour en arriver là, il aura fallu plus de trente ans ! En 1981, François Mitterrand à peine élu à l’Elysée demande à Jack Lang, son nouveau ministre de la Culture, de piloter le projet d’une Cité de la musique à Paris à la place des anciens abattoirs de la La Villette. Une idée déjà évoquée par Valéry Giscard d’Estaing.

La Cité voit bien le jour avec son Zénith devenu culte, mais sans un grand auditorium, comme prévu initialement. La priorité de l’Elysée va alors à l’Opéra « populaire » de la Bastille et ses 3 milliards d’euros de coût qui doit être inauguré pour le Bicentenaire de la révolution en 1989.

En 2006, le gouvernement Villepin reprend le projet avec le soutien du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë. En 2007, Nicolas Sarkozy, élu à l’Elysée donne son accord du bout des lèvres.

Mais son Premier ministre, François Fillon, soutenu par Bercy, freine des quatre fers sans toutefois obtenir l’arrêt définitif du chantier. Le projet est estimé alors à 118 millions d’euros, un chiffre à l’évidence sous-estimé pour faire passer la pilule. A l’arrivé, il va en effet en coûter trois fois plus. Le quotidien britannique The Guardian parlait même d’un « puits sans fonds « en 2013.

Dérive prévisible des coûts dès le départ

Certes, avec 386 millions d’euros de facture finale, soit environ 100.000 euros par fauteuil, la Philharmonie de Paris coûtera largement moins cher que la Philharmonie de Hambourg, en cours d’achèvement, qui devrait atteindre 790 millions pour un budget initial de 77 millions. Moins également que la rénovation du Staatsoper de Berlin et ses 289 millions. C’est ce que rappelle le député PS Pierre-Alain Muet, rapporteur des crédits de la Culture pour le budget 2015.

Visiblement, il ne partage pas l’opinion de la Cour des comptes qui, en 2012, alertait déjà les pouvoirs publics sur la dérive des coûts, ni du Sénat qui a consacré la même année un rapport accablant à l’opération.

Les exigences de l’architecte Jean Nouvel, qui a modifié à plusieurs reprises son projet initial, ont entraîné des coûts supplémentaires avalisés par l’Etat. « Tout se passe comme si le geste architectural et le perfectionnement technique du projet avaient primé sur une stricte et économe définition des besoins réels », déplorait un magistrat de la Cour des comptes cité dans le rapport sénatorial.

Le rapport ajoute: « plus qu’une salle de concert, la Philharmonie de Paris offrira un luxe d’espaces annexes . Dans la mesure où le nouvel auditorium devait notamment s’inscrire en complémentarité avec la Cité de la musique, la question se pose de savoir s’il était indispensable de le dimensionner de manière aussi ambitieuse ».

Bras de fer entre la Mairie de Paris et l’Etat

Fait aggravant: depuis le lancement du projet, c’est une guerre entre l’Etat et la Mairie de Paris, chacun étant censé initialement prendre en charge 45% du coût de la Philharmonie, les 10% restants étant supportés par la région Ile-de-France.

Tout récemment, la Mairie de Paris a décidé de revoir les conditions de sa participation financière concernant le surcoût final, de 45 millions d’euros. Matignon a donc annoncé pour permettre l’achèvement du chantier dans les temps de les assumer intégralement. Au total, l’engagement de l’État s’élève donc aujourd’hui à 203 millions d’euros.

Autre bras de fer : qui va prendre en charge les 18 millions d’euros de subventions de fonctionnement annuelles du nouvel équipement qui viendront s’ajouter aux 24 millions de subventions versés à la Cité de la musique ?

La ville de Paris a annoncé qu’elle ne voulait pas payer la moitié de cette somme comme prévue. Elle réclame aujourd’hui un « nouveau modèle économique » pour la Philharmonie. Elle a visiblement été un peu entendu puisqu’un concert de Jacques Higelin est prévu en 2015. Pas vraiment symphonique.

Après la pénurie, le trop-plein ?

D’un coup, Paris qui manquait de grandes salles de concerts, en aura bientôt trois. Outre la Philhamonie, qui abritera l’Orchestre de Paris, le nouvel auditorium de Radio France et ses 1.400 places a en effet été inauguré voici quelques semaines.

Et en 2016, la Cité musicale de l’Ile Seguin devrait voir le jour sur l’emplacement de l’ancienne usine Renault de Boulogne-Billancourt, à l’initiative du conseil général des Hauts-de-Seine. Sa grande salle devrait offrir 1.1200 places aux mélomanes.

Il est vrai que ces derniers ne devraient plus pouvoir écouter de classique Salle Pleyel dès prochain. L’établissement public de la Cité de la musique, qui est propriétaire de la salle depuis 2009, et qui cherche à la revendre, souhaite que Pleyel se spécialise dans la « musique populaire de qualité » pour ne pas faire d’ombre à la Philharmonie. Mais les nostalgiques des dimanche après-midi à Pleyel ne l’entendent pas de cette oreille et sont mobilisés. Le feuilleton de la Philharmonie n’est donc pas totalement achevé.

La Philharmonie de Paris en chiffres

> une salle de concert de 2.400 places ( 3.000 debout)

> 6 salles de répétition

> 386 millions d’euros de coût de construction

> 31 millions de budget de fonctionnement annuel

> 194.000 spectateurs attendus en 2015 pour 105 concerts

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/philharmonie-de-paris-une-symphonie-de-gabegies-publiques-851270.html

Publié dans Y'en a marre de la culture, Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de VGE

Posté par ippolito le 12 décembre 2014

2         2          2

L’ANCIEN PRÉSIDENT VALÉRY GISCARD D’ESTAING A TOUJOURS 14 COLLABORATEURS PAYÉS PAR VOS IMPÔTS !

Giscard emploie pas moins de 14 collaborateurs (chauffeur, cuistots, agents de sécurité, secrétaires) ! Dont deux marins. Le tout sous la direction informelle de l’ancien préfet Olivier Revol. Le ministre de la Défense voulait lui soustraire (au moins) un marin. Mais l’Ex a opposé une farouche résistance, allant jusqu’à se plaindre aux services du Premier ministre. Et les émissaires de Hollande ont piteusement battu en retraite.

Bien sûr, ce genre d’information n’est pas une surprise pour les lecteurs de l’Observatoire des gaspillages. En avril 2010, la résidence secondaire de celui qui fut président de la République de 1974 à 1981 (il y a bientôt 34 ans !) était gardée par 15 gendarmes à temps plein, payés par vos impôts.

À lire aussi, notre article « Le bon plan retraite des papys de la République » dans le numéro 1 (octobre-novembre 2013) des Enquêtes du Contribuable. Extrait qui dresse la liste des faveurs accordées aux anciens présidents de la République :

Un appartement de fonction, meublé et équipé, avec deux personnels de service, deux policiers assurant la protection rapprochée, une sécurité particulière pour le domicile privé, une voiture de fonction à titre permanent avec deux chauffeurs, sept collaborateurs permanents pour le secrétariat (un chef de cabinet, deux assistants, un fonctionnaire des archives nationales, trois secrétaires-dactylos). Les dépenses de personnel sont supportées par les ministères d’où sont issus ces collaborateurs (choisis librement par l’ancien Président).

http://www.observatoiredesgaspillages.com/2014/lancien-president-valery-giscard-destaing-a-toujours-14-collaborateurs-payes-par-vos-impots/

Publié dans Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y en a marre des syndicats

Posté par ippolito le 11 décembre 2014

5          5          5

Syndicats : moins d’adhérents, toujours plus d’argent…

Pour l’instant, rien n’est officiel. Mais les projets de décret sont d’ores et déjà écrits. De quoi s’agit-il ? De la majoration des cotisations sociales payées par les employeurs, à partir du 1er janvier 2015, pour financer les organisations syndicales et patronales. Non seulement l’État va leur verser 30 millions d’euros chaque année, une étrange innovation en période de supposée baisse des dépenses publiques, mais les entreprises devront, de leur côté, leur consacrer une cotisation plus élevée que prévu.

Le taux retenu avait été fixé dans un premier temps à 0,014 % de la masse salariale, soit environ 70 millions d’euros par an. Finalement, la loi Sapin sur la formation professionnelle votée en mars dernier aboutit à un décret d’application plus généreux. Ce sera non pas 0,014 mais « 0,016 % des paies versées ». Avec une masse salariale annuelle supérieure à 500 milliards, ces deux millièmes pour cent font grossir l’enveloppe de plus de 10 millions d’euros.

À quoi va servir tout cet argent ?

Alors que les syndicats perdent chaque année des adhérents, il est paradoxal de leur offrir une gratification supplémentaire. Il se trouve à peine un salarié sur vingt, dans le secteur privé, pour faire acte d’adhésion. Dans certaines organisations, la manne dispensée par l’argent public et les cotisations des entreprises représentera bien davantage que les cotisations. C’est donc à une sorte de participation financière obligatoire que sont soumis beaucoup de Français, à la fois comme salariés – les cotisations payées par les entreprises, c’est autant qui ne va pas dans leurs poches – et comme contribuables.

À quoi va servir tout cet argent ? À la CGT, Thierry Lepaon a fait preuve de créativité, mais le modèle qu’il a mis en place n’a pas fait l’unanimité. Nul doute qu’il trouvera de dignes successeurs, qui feront s’envoler les belles paroles du gouvernement sur le strict contrôle des sommes allouées.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/syndicats-moins-d-adherents-toujours-plus-d-argent-10-12-2014-1888374_2134.php

Publié dans Y'en a marre des syndicats | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des Balkany

Posté par ippolito le 10 décembre 2014

4          4          4

L’avocat associé de Nicolas Sarkozy mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale

L’avocat Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen début décembre pour « blanchiment de fraude fiscale » dans l’enquête visant les époux Balkany, a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information du Canard Enchaîné. Contacté par l’AFP, Arnaud Claude s’est refusé à tout commentaire.

Dans cette affaire instruite à Paris, les juges financiers Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon enquêtent sur le train de vie des époux Balkany. Député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Patrick Balkany a été mis en examen en octobre, notamment pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. Son épouse Isabelle est également poursuivie, de même qu’un proche du couple, Jean-Pierre Aubry.

Soupçonné d’avoir monté des sociétés-écrans

Les magistrats s’interrogent notamment sur les véritables propriétaires de deux villas -à Saint-Martin aux Antilles et à Marrakech- où réside régulièrement le couple Balkany. Ils enquêtent également sur des éventuelles dissimulations au fisc et des comptes suspects à l’étranger. Le cabinet d’Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy avait fait l’objet d’une perquisition dans cette affaire en mai.

Selon le Canard Enchaîné, les juges soupçonnent Me Arnaud Claude d’avoir aidé les époux Balkany à dissimuler de l’argent sur des comptes à Singapour et lui reprochent d’avoir mis au point un réseau de sociétés-écrans pour éviter que le couple n’apparaisse comme les véritables propriétaires de la villa marocaine.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/l-avocat-associe-de-nicolas-sarkozy-mis-en-examen-pour-blanchiment-de-fraude-fiscale_1630842.html

Publié dans Y'en a marre des politiques, Y'en a marre des scandales financiers | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 10 décembre 2014

8          8          8

MUSÉE DES CONFLUENCES À LYON : RECORD DE FRANCE DU GASPILLAGE D’ARGENT PUBLIC

Y'en a marre du gaspillage de l'argent public  dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public 4DF494A7-79E1-4CAD-A0C8-9BD9F80229E5@mobilenotes.apple

Plus de cinq fois le budget initial. Le musée des Confluences, dans le deuxième arrondissement de Lyon, aura finalement coûté 328,5 millions d’euros au lieu des 61 millions prévus en 2000. A quelques jours de son inauguration, prévue pour le 19 décembre, la Canol, une association de contribuables lyonnais, a exhumé toutes les factures cachées dans les comptes des collectivités locales afin de dresser le bilan de ce sinistre financier.

A lui seul, le bâtiment, dessiné par l’architecte autrichien Coop Himmelb(l)au, a coûté la bagatelle de 286,7 millions. Le fonctionnement devrait officiellement coûter 18 millions d’euros par an, mais ce budget semble très largement sous-évalué, selon la Canol. Pour un établissement de ce type, c’est un record de France du dérapage, loin devant le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, à Marseille, et devant le musée du Louvre de Lens.

A la fin des années 1990, Michel Mercier, le président (UDI) du conseil général du Rhône, avait fait voter la construction d’un nouvel édifice pour remplacer le vieux musée Guimet, qu’il avait décidé de ne pas rénover. L’ancien établissement avait été transmis en 1991 par la ville de Lyon au département du Rhône. Ironie de l’histoire : la propriété et la gestion du nouveau musée reviendra l’an prochain à la future métropole de Lyon.

http://www.observatoiredesgaspillages.com/2014/musee-des-confluences-a-lyon-record-de-france-du-gaspillage-dargent-public/

Source : Capital

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’exonération fiscale pour l’euro 2016

Posté par ippolito le 7 décembre 2014

1          1          1

Euro 2016 : les dépenses sont publiques, mais les recettes seront… privées !

L’Assemblée nationale vient de voter une mesure d’exonération fiscale pour l’Euro 2016. Damien Lempereur dénonce un deux poids, deux mesures avec des citoyens écrasés d’impôts.

Avocat au Barreau de Paris, Damien Lempereur est également Membre du Bureau Politique de Debout la France, Délégué National aux partis politiques étrangers et Directeur stratégique de la campagne présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan en 2012.

Dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 décembre, dans la plus grande discrétion, l’article 24 du projet de loi de finances rectificative pour 2014 a été adopté par la majorité socialiste. Un petit vote, mais de grands effets. Et pour cause: l’Assemblée Nationale vient tout simplement d’exempter la société commerciale «Euro 2016 SAS» d’impôts et de taxes pour toute la durée de la Coupe d’Europe des nations qui se déroulera en France en juin et en juillet 2016!

Vos impôts préparent à coup de milliards la compétition à venir, mais lorsqu’il s’agit d’en encaisser les dividendes, l’Etat en fait cadeau à … l’organisateur.
Concrètement, la société en charge de l’organisation commerciale de la compétition ne sera redevable ni de l’impôt sur le revenu, ni de l’impôt sur les sociétés, ni de la taxe sur les salaires, ni de la taxe d’apprentissage, etc. Il faut le lire le croire!

Ce sont ainsi plusieurs centaines de millions d’euros de recettes fiscales auxquels l’Etat renonce par avance. Dans un contexte de crise et d’austérité, alors que l’on demande à chacun de faire toujours plus d’efforts pour économiser quelques dizaines de millions ici et là, il est anormal qu’une société commerciale qui va réaliser d’énormes bénéfices soit autorisée à ne pas payer d’impôt et de taxe en France.

A l’heure où les commerçants, les artisans et les indépendants étouffent littéralement sous les charges, l’Etat envoie le plus mauvais signal que l’on puisse imaginer à tous les citoyens qui se battent au quotidien pour leur survie. Le gouvernement leur rappelle en effet que le collier de l’impôt ne vous sera pas serré avec la même force selon que vous soyez puissant ou misérable.

Mais le scandale ne s’arrête pas là. Il prend une dimension particulièrement grave lorsque l’on sait que la France a déjà dépensé plus de deux milliards d’argent public uniquement pour rénover ou construire les stades qui accueilleront la compétition. En résumé, vos impôts préparent à coup de milliards la compétition à venir, mais lorsqu’il s’agit d’en encaisser les dividendes, l’Etat en fait cadeau à … l’organisateur.

Comme trop souvent en France les dépenses sont publiques, mais les recettes, elles, seront bien privées!

Une forfaiture qui a au moins eu le mérite de faire réagir Karine Berger, pourtant Secrétaire Nationale à l’économie du Parti Socialiste, qui s’exclamée sur Twitter en ces termes: «honte sur nous qui venons de déposer les armes et céder au chantage fiscal le plus antirépublicain». En matière d’autosatisfaction, on a déjà vu mieux.

Selon le penseur chinois Han Fei «les princes prélèvent des impôts sur les riches afin d’aider les pauvres». Je ne suis pas certain que le gouvernement connaisse Han Fei mais il aurait pu au moins s’inspirer de Robin des bois. Que nenni !

Alors bien sûr, l’Etat ne manquera pas de répondre que la candidature de la Fédération Française de Football à l’accueil de la compétition imposait que le gouvernement prenne, à l’égard des entités organisatrices, l’engagement de leur consentir un régime fiscal dérogatoire. Cet engagement a d’ailleurs pris la forme, dès 2010, d’un courrier ministériel joint au dossier de candidature. Doit-on comprendre que le ministre des finances et des comptes publics a un nouveau patron, à savoir la Fédération Française de Football. A moins qu’il ne s’agisse plutôt de l’UEFA, depuis les rives du Lac Léman en Suisse?

Enfin, pour éviter que cet article 24 ne soit trop facilement reconnu inconstitutionnel – puisqu’une société commerciale va de facto être exemptée d’impôts et de taxes – le gouvernement a jugé bon d’élargir le régime fiscal dérogatoire à «toute compétition sportive internationale attribuée dans le cadre d’une sélection par un comité international, (…) d’un niveau au moins équivalent à un championnat d’Europe et (…) organisée de façon exceptionnelle sur le territoire français». L’Euro 2016 ne sera donc pas le seul à être exempté d’impôts! Le championnat d’Europe de Basket de 2015 organisé par la FIBA devrait pouvoir en bénéficier également.

Une entorse profonde au principe pourtant constitutionnel de l’égalité de tous devant l’impôt.

Selon le penseur chinois Han Fei «les princes prélèvent des impôts sur les riches afin d’aider les pauvres». Je ne suis pas certain que le gouvernement connaisse Han Fei mais il aurait pu au moins s’inspirer de Robin des bois. Que nenni! En France, on préfère prélever sur les pauvres pour augmenter les bénéfices des plus riches.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/12/04/31003-20141204ARTFIG00446-euro-2016-les-depenses-sont-publiques-mais-les-recettes-seront8230-privees.php

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

123
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN