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Y’en a marre du coût et des privilèges des anciens présidents

Posté par ippolito le 20 janvier 2015

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Ce que coûte encore Sarkozy (et Giscard, Chirac…) aux contribuables

Une fois battus ou retirés de la vie politique, les anciens présidents de la République n’ont pas de souci à se faire sur le plan matériel. Elevés au rang d’«ex», ils continuent d’être pris en charge par l’Etat, qui leur assure un train de vie plus que confortable. Une exception très française. Au 77, rue de Miromesnil, dans les beaux quartiers de la capitale, Nicolas Sarkozy reçoit ses visiteurs avec un certain faste. Tony Blair, René Ricol, Alain Finkielkraut, Florence Cassez tout juste libérée…

L’ancien chef de l’Etat dispose d’un appartement de 320 mètres carrés, composé de 11 pièces, dont une salle classée monument historique, avec des peintures datant du XIXe siècle. En 2012, Challenges estimait le prix de cette location de luxe à près de 180.000 euros annuels, soit environ 15.000 euros par mois.

Des informations confirmées par une récente enquête de Mediapart, qui indique que les locaux de l’ancien président affichent un loyer mensuel de 16.341 euros. Sur deux ans et demi, depuis sa défaite à l’élection présidentielle, l’addition dépasserait les 570.000 euros, mobilier et matériel informatique inclus.

Nicolas Sarkozy n’a pas regardé à la dépense, et pour cause, c’est la République qui règle la facture. Conformément à une « décision » signée en 1985 par Laurent Fabius, alors Premier ministre de François Mitterrand, l’Etat met à la disposition des anciens présidents un appartement de fonction « meublé » et « équipé ».

Des privilèges souvent méconnus

Ce texte, qui fait office de référence, est flou: il ne mentionne ni plafond ni limitation de durée. C’est ainsi que Valéry Giscard d’Estaing occupe aux frais du contribuable, depuis plus de trente ans, de splendides locaux boulevard Saint-Germain à Paris. Jacques Chirac bénéficie lui aussi d’un somptueux appartement rue de Lille.

Toujours selon la lettre de Laurent Fabius, les anciens présidents disposent de nombreux autres « privilèges ». Ainsi, une équipe d’au moins sept personnes est prise en charge par la nation. « En réalité, l’Etat n’est pas très regardant, il ne pinaille pas et peut prendre en charge plus de personnel que prévu », assure le député apparenté PS René Dosière. Pour ce spécialiste du train de vie de l’Etat, « il est probable que Nicolas Sarkozy bénéficie de quelques largesses ».

Depuis son départ de l’Elysée, ce dernier dispose d’un directeur de cabinet, d’une conseillère diplomatique, d’une chargée de la communication, de deux secrétaires, d’un intendant… Sans oublier, pour assurer sa protection rapprochée, une équipe de sécurité comprenant au moins deux fonctionnaires de la Police nationale, mais aussi une voiture de fonction avec plusieurs chauffeurs. S’y ajoute la surveillance de son domicile personnel – l’hôtel particulier de son épouse, Caria Bruni-Sarkozy -, assurée par des officiers de gendarmerie. Là encore, aucune durée n’est prévue. Alors que, dans la plupart des pays occidentaux et aux Etats-Unis, ce type de protection policière s’arrête au bout de dix ans.

Mediapart affirme ainsi que Nicolas Sarkozy, en plus de 5 fonctionnaires mis à sa disposition, dispose aussi de 5 conseillers contractuels rémunérés par l’Etat entre 5.247 et 7.020 euros, dont la demi-soeur de Carla Bruni-Sarkozy. L’ancien président bénéficie aussi d’une voiture, une Citroën C6V6 HDI Exclusive, achetée 44.140 euros et payée par la collectivité.

Séjour assuré dans toutes les ambassades de France

La plupart des anciens chefs d’Etat ont une retraite active, entre réceptions et visites à l’étranger. Pour leurs déplacements, là encore, ils peuvent compter sur la prodigalité de la République: tous leurs voyages sont pris en charge. Trains de la SNCF, avions Air France, navires français, tout est gratuit, et dans la meilleure classe possible. Durant leurs séjours à l’étranger, l’ambassadeur de France en poste se doit d’accueillir les anciens locataires de l’Elysée et de les loger dans sa résidence, comme il le ferait à l’égard d’un président en exercice.

« Nicolas Sarkozy n’utilise pas ces prérogatives », précisait toutefois sa chargée de communication en 2012. En janvier 2013, lorsqu’il s’était rendu à Davos, son séjour avait été entièrement financé par l’organisateur du forum économique. Idem, en octobre 2012, alors qu’il avait passé quelques jours au Brésil pour une conférence commandée par la banque d’investissement brésilienne BTG Pactual, c’est elle qui avait pris en charge les vols et l’hébergement de l’ancien président.

Un insensé cumul des revenus

En sus de ces avantages matériels, la République leur assure une retraite conséquente. Selon la loi du 3 avril 1955, ils bénéficient d’une « dotation annuelle d’un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat en service ordinaire ». Soit près de 6.000 euros brut par mois. Cette indemnité n’est soumise à aucune condition d’âge, ni même au nombre de mandats. A cela s’ajoute ce qu’on appelle pudiquement des « primes de sujétions spéciales », dont le montant est tenu secret. Ces primes ont officiellement pour objectif de « compenser les contraintes subies dans l’exercice de leurs fonctions ».

Ces émoluments sont cumulables avec d’autres pensions ou salaires. Ainsi, Nicolas Sarkozy peut, à sa guise, effectuer des activités de conférences ou de conseil. Il pourra également, à l’âge de la retraite, toucher les pensions liées aux différents mandats qu’il a exercés, comme ses prédécesseurs. Soit environ 10.000 euros mensuels.

Mais la plus importante source de revenus des anciens présidents prévue par la République, définie par un texte de 1958, reste leur présence – à vie – au Conseil constitutionnel. Cette prérogative leur rapporte 12.000 euros par mois.

Hollande veut rompre avec cette tradition

Aujourd’hui, seul Valéry Giscard d’Estaing siège régulièrement dans cette instance. Depuis plus d’un an, la santé de Jacques Chirac ne lui permet plus de se rendre chez les Sages. Quant à Nicolas Sarkozy, le rejet de ses comptes de campagne, en décembre 2012, par la commission ad hoc, rattachée au Conseil constitutionnel, l’amène à y renoncer temporairement. A son retour, il ne touchera que 6.000 euros, au motif qu’il a repris son activité d’avocat.

Pour éviter une collusion évidente, François Hollande a promis, en janvier 2013, de modifier les textes. Les anciens présidents ne seront plus membres de droit du Conseil constitutionnel. Mais la mesure ne s’appliquera pas à ses prédécesseurs. Pour René Dosière, ce changement devrait être l’occasion de préciser le rôle de nos anciens chefs d’Etat. »Aujourd’hui, ils peuvent cumuler pensions de la République et prestations privées, ce n’est pas sain. »

L’auteur de L’Argent de l’Etat souligne surtout que la note est salée pour les contribuables: selon ses calculs, chaque ex-président coûte entre 1,5 et 2 millions d’euros par an. « Pour les trois anciens chefs de l’Etat, cela fait un total de près de 5 millions d’euros. En soi, ce n’est pas une somme considérable, mais, par les temps qui courent, il n’y a pas de petites économies! »

Un papier de Fanny Guinochet publié le 18 février 2013, remis à jour par Challenges.fr le 19 janvier 2015.

http://www.challenges.fr/economie/20130214.CHA6248/ce-que-coutent-encore-giscard-chirac-et-sarkozy-aux-francais.html

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Y’en a marre de la pression fiscale en France

Posté par ippolito le 20 janvier 2015

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La France, championne de la pression fiscale dans le monde

Le pays se classe au deuxième rang derrière le Danemark en 2013, selon une étude de l’OCDE. Les prélèvements obligatoires ont bondi de 42,9 % à 45 % du PIB en deux ans.

Le sentiment de «haut-le-cœur fiscal» des Français, reconnu récemment par Manuel Valls, s’appuie sur une réalité tangible. La France a en effet le triste privilège de se classer au deuxième rang des pays où la pression fiscale est la plus forte au sein des pays de l’OCDE, avec un rapport entre les recettes fiscales et le PIB (c’est-à-dire le taux de prélèvements obligatoires) de 45 % en 2013, devant la Belgique (44,6 %). Seul le Danemark présente un ratio supérieur (48,6 %). Le trio de tête est le même qu’en 2012.

Les premiers du classement atteignent «des niveaux très élevés» de prélèvements, qui posent la question de leur «efficacité» sur l’économie, a souligné Pascal Saint-Amans, directeur de la division fiscale de l’OCDE (34 pays développés), qui présentait mardi son étude annuelle sur les «statistiques des recettes publiques».

Il faut dire que la charge fiscale dans l’Hexagone a bondi d’un point de PIB par an depuis 2011 et de 3,7 points depuis 2009. Pas étonnant, les hausses d’impôts en France, décidées par le précédent gouvernement comme par l’actuel, ont atteint 20,1 milliards d’euros en 2011 ; 23,5 milliards en 2012 ; et 26,3 milliards en 2013, selon Bercy.

Si la Turquie détient la palme du plus important accroissement de la charge fiscale depuis 2007 (+ 5,2 points), caractéristique de ce type de pays émergents, la France fait partie des trois autres pays, devant la Finlande et la Grèce, qui affichent un bond de plus de 2,5 points sur la période.

Dans le même temps, les prélèvements obligatoires diminuaient légèrement dans l’OCDE, pour atteindre 34,1 % l’an dernier, tout en s’approchant de ses niveaux records, après deux années à 0,4 point de hausse. En résumé, les pays nordiques, la France et l’Italie font partie du club des pays fortement imposés. C’est en revanche en Corée (24,3 %), aux États-Unis (25,4 %), au Chili (20,2 %) et au Mexique (19,7 %) que la pression est la plus faible, au point pour ce dernier pays de se situer à des niveaux qui menacent le fonctionnement des services publics. L’Allemagne, enfin, se classe un peu au-dessus de la moyenne, à 36,7 %.

Faiblesse de la TVA

Comment s’expliquent les taux français? Par le niveau plus élevé de ses cotisations sociales, qui représentent 37,4 % des recettes fiscales en 2012 (contre 26,2 % dans l’OCDE), et de sa taxation du patrimoine. Les recettes combinées de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés (23,7 %) sont en revanche inférieures à la moyenne, malgré des taux élevés. Et ce, en raison des multiples niches fiscales. Les recettes de TVA sont également plus faibles qu’ailleurs en proportion.

Malgré les gestes annoncés, le gouvernement ne prévoit qu’une stagnation de la pression fiscale en 2015, par rapport à 2014 et 2013. La suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu l’an prochain et la montée en puissance des baisses de charges et de fiscalité sur les entreprises seront en effet compensées par des hausses de prélèvements et les régularisations fiscales des avoirs détenus à l’étranger.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/12/10/20002-20141210ARTFIG00005-la-france-championne-de-la-pression-fiscale-dans-le-monde.php

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Y en a marre qu’on réduise les retraites

Posté par ippolito le 19 janvier 2015

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Silence, on rabote les retraites

Des techniques plus ou moins sophistiquées sont mises en place pour diminuer les pensions discrètement. L’association Sauvegarde Retraites les a listées.

Les pensions de retraite sont discrètement diminuées, révèle l’association Sauvegarde Retraites (illustration). © GILE MICHEL/SIPA

Ah, le dossier des retraites… À peine refermé qu’il faut déjà le rouvrir. Et cela toujours pour la même raison : combler le déficit. Les gouvernements de droite et de gauche ont multiplié les réformes depuis des années sans atteindre cet objectif. Quant à la dépense, elle s’élève à 280 milliards par an. Soit un quart de la dépense publique ! « La contrepartie serait un niveau de pension élevé et garanti.

Mais la réalité s’avère bien plus nuancée et même en nette contradiction avec ce discours convenu », décrypte Pierre-Édouard du Cray de l’association Sauvegarde Retraites. Pire, pour ce dernier : « Des techniques plus ou moins sophistiquées sont mises en place pour diminuer les retraites servies sans qu’il y paraisse trop. » Sauvegarde Retraites les a listées dans une étude à paraître. Voici quelques exemples édifiants :

Les régimes complémentaires Agirc et Arrco

« La revalorisation des pensions est généralement indexée sur l’évolution des prix à la consommation. Mais dans les régimes complémentaires des salariés (Agirc et Arrco) – 14 millions de bénéficiaires -, elle est le plus souvent réalisée en dessous de l’inflation. De 1992 à 2001, alors que le taux d’inflation s’est élevé à 14,6 %, les pensions ont été revalorisées de 13,8 % à l’Arrco et de 9,7 % à l’Agirc. En parallèle, les pensions des retraités de la fonction publique ont été augmentées de 15 % (hors péréquation automatique…) ; c’est-à-dire légèrement au-dessus de l’inflation, mais, surtout, 1,2 point au-dessus de celles de l’Arrco et 5,3 points au-dessus de celles de l’Agirc. Depuis, cette tendance s’est maintenue. Résultat : le pouvoir d’achat des retraités du privé a diminué, progressivement, année après année. L’an passé encore, les pensions Agirc et Arrco ont été respectivement augmentées de 0,8 % et de 0,5 %, alors que celles de la fonction publique l’ont été de 1,3 %. »

Les médecins libéraux

« Connaissez-vous la technique du salami ? C’est le sort réservé depuis 2012 à la retraite complémentaire ASV des médecins libéraux qui représentait – avant découpe – 37 % de leur pension globale. En 2012, la retraite ASV a baissé de 2 % à 16 % selon les affiliés. La chute s’accentue depuis chaque année. En 2015, les pensions de ce régime auront baissé de 10 % à 16 %. En 2007, ce sont les retraites complémentaires des anciens clercs et employés d’huissiers de justice qui avaient été rabotées de 20 % alors qu’elles l’avaient déjà été dans une même proportion trois ans auparavant. »

Les biologistes

« La méthode est radicale : il s’agit de réduire du jour au lendemain le montant des droits servis. Exemple avec les retraites complémentaires ASV des biologistes. Un décret du 24 avril 2007 les a amputées instantanément de moitié, réduisant, en moyenne, les retraites globales des biologistes de 20 %. »

Les personnes isolées

« Dans le cadre de la loi de finances pour 2009, la demi-part fiscale accordée aux parents isolés a été supprimée de manière progressive. Trois millions de personnes, le plus souvent âgées, isolées et aux revenus modestes, bénéficiaient jusque-là du dispositif. Plafonnée à 855 euros en 2010, la réduction d’impôt que pouvait engendrer cette demi-part fiscale a été portée à 120 euros maximum en 2013 et est devenue nulle en 2014. »

Une nouvelle taxe

« Depuis le 1er avril 2013, tous les retraités imposables à l’impôt sur le revenu sont frappés par la Casa, nouvelle taxe sur les retraites dont le taux initial a été fixé à 0,3 %. Officiellement, cette taxe est destinée à financer les organismes liés à la gestion de la dépendance. Dans les faits, c’est surtout le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui a bénéficié de ce nouveau prélèvement. Or, le FSV a été créé en 1993 pour soulager la trésorerie des régimes de retraite de base qui commençaient à accuser des déficits. Joli tour de passe-passe ! On reprend d’une main ce que l’on a donné aux retraités de l’autre ; en somme, on baisse les pensions déjà liquidées. »

L’augmentation de la CSG

« Les retraités non imposables à l’impôt sur le revenu paient, au maximum, une CSG à 3,8 %, alors que pour ceux qui sont imposables, ce taux est porté à 6,6 %. Or, selon le ministère des Affaires sociales, 460 000 retraités devraient acquitter l’impôt sur le revenu et, de ce fait, une CSG à 6,6 % s’ils ne recouraient pas à des dispositifs de réduction d’impôt (parfaitement légaux). Ce sont donc ces 460 000 retraités qui sont ciblés par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 et qui devront désormais acquitter une CSG à 6,6 %, quels que soient les dispositifs de réduction d’impôt auxquels ils auront eu recours.

Pour justifier cette mesure, le ministère des Affaires sociales présente ces 460 000 personnes comme « ayant des revenus élevés mais des déductions d’impôt importantes ». En réalité, la plupart des retraités qui acquittent la CSG à 3,8 % au lieu de 6,6 % sont des personnes qui perçoivent plus de 13 900 euros par an (1 158 euros par mois) – quelle fortune ! -, mais qui, déduisant les services d’une aide à domicile, ont un revenu imposable qui, au bout du compte, est inférieur à ce seuil d’imposition. En clair, il s’agit, pour la plupart, de retraités âgés qui perçoivent un peu plus de 1 158 euros par mois et qui, pour vivre encore dignement, ont besoin d’une aide extérieure. »

http://www.lepoint.fr/economie/silence-on-rabote-les-retraites-19-01-2015-1897614_28.php

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Y en a marre des privilèges de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 19 janvier 2015

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La facture que paie l’État pour l’ancien président Nicolas Sarkozy

LE SCAN POLITIQUE – Mediapart détaille la liste des avantages que perçoit Nicolas Sarkozy en tant qu’ancien président de la République: l’État lui a remboursé 1,6 million d’euros de frais de personnel et 196.000 euros de loyer mensuel.

En décembre dernier, plusieurs députés socialistes emmenés par Yann Galut et Alexis Bachelay créaient la polémique en réclamant que le nouveau chef de l’opposition Nicolas Sarkozy abandonne les avantages dont il bénéficie en tant qu’ancien président. Mediapart a révélé le montant de la facture de ces privilèges pour le trésor public. Tous les anciens présidents bénéficient des largesses de la République depuis la décision de 1985 prise par le premier ministre d’alors, Laurent Fabius. Le coût de ces dépenses est estimé entre 1,5 et 2 millions d’euros annuels par bénéficiaire. Mais c’est la première fois que le détail des factures est rendu public.

Entre mai 2012 et décembre 2014, Mediapart révèle que l’ancien locataire de l’Élysée a totalement renouvelé le mobilier. Le remplacement des bureaux, du parc informatique et téléphonique de la rue de Miromesnil dépasse les 55.000 euros. L’État paie par ailleurs le loyer pour un montant de 196.092 euros par an, soit plus de 16.000 euros par mois pour une surface de 320 m2. Nicolas Sarkozy bénéficie également de la mise à disposition d’une Citroën C6V6 HDI Exclusive, achetée 44 140 euros au lendemain de sa défaite. La facture de carburant s’élève à 4.046 euros par an et l’entretien à 5.301 euros.

1.6 million d’euros de frais de personnel

Autre gros poste de dépenses: la rémunération du personnel mis à disposition de l’ancien président. On y trouve les salaires des cinq fonctionnaires mis en disposition ainsi que ceux de cinq conseillers contractuels rémunérés entre 5.247 euros et 7.020 euros en net par mois. On retrouve parmi ces conseillers la demi-sœur de Carla Bruni, l’épouse de Nicolas Sarkozy: Consuelo Remmert occupe le poste de «conseillère diplomatique», et aurait pour mission selon Mediapart d’organiser les fameuses conférences rémunérées que l’ancien président donne à travers le monde. Ce coût en personnel s’élèverait au total à 1.6 million d’euros pour deux ans et demi selon le site d’investigation.

Alors que des voix s’élèvent à gauche pour s’interroger de la pertinence du maintien de telles dépenses en période de crise, pour un responsable politique qui a repris des fonctions de premier plan, l’entourage de Nicolas Sarkozy dément tout mélange des genres. Jeudi 15 janvier, Véronique Waché, conseillère en communication du patron de l’opposition, assurait à Mediapart que toute l’organisation qui l’entoure a été doublée, afin que les frais inhérents à l’ancien président ne bénéficient pas au chef de l’UMP.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/01/19/25005-20150119ARTFIG00069-la-note-que-paie-l-etat-pour-l-ancien-president-nicolas-sarkozy.php

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 16 janvier 2015

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Le chômage va encore s’aggraver en 2015

Le chômage va continuer de s’aggraver en 2015, avec 104.000 chômeurs sans activité supplémentaires en métropole, anticipe l’Unédic, l’organisme paritaire qui gère l’assurance chômage, dans ses dernières prévisions financières publiées vendredi.

Ces projections correspondent malgré tout à un ralentissement de la hausse du chômage, après une année 2014 qui aura vu affluer 182.000 demandeurs d’emploi supplémentaires, selon l’organisme. A fin novembre, Pôle emploidénombrait déjà 181.000 nouveaux chômeurs, pour un record de 3,49 millions en métropole. L’Unédic est plus pessimiste que lors de ses précédentes prévisions publiées fin septembre. A l’époque, elle tablait sur 150.000 demandeurs d’emploi supplémentaires en 2014 et 96.000 en 2015.

Cette dégradation est due à des «anticipations de conjoncture revues à la baisse», explique l’Unédic dans un communiqué. Ces projections se basent sur une croissance réévaluée par le «consensus des économistes» à 0,4% pour 2014 et 0,8% pour 2015. Le gouvernement, lui, table sur 1% cette année.

Un taux de chômage de 10,3% en prévision

Conséquence: le chômage au sens du bureau international du travail (BIT) «poursuivrait sa hausse jusqu’à la fin de l’année 2015», pour «s’établir à 10,3%» de la population active métropolitaine, prévoit l’Unédic. Ce taux était de 9,9% au 3e trimestre 2014, selon l’Insee.

«La faible croissance limiterait la progression de l’emploi total, qui serait alors insuffisante pour compenser la hausse de la population active», analyse l’organisme, qui prévoit quand même 23.000 créations nettes d’emploi en 2015.

La hausse du chômage devrait, en outre, peser sur les finances de l’assurance chômage. Ses déficits se détérioreraient, pour atteindre 4,4 milliards d’euros en 2015, après 3,9 milliards l’année dernière. Fin 2015, la dette de l’assurance chômage culminerait ainsi à 25,9 milliards d’euros.

http://www.20minutes.fr/economie/1518635-20150116-chomage-va-encore-aggraver-2015

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Y’en a marre du coût du philharmonie de Paris

Posté par ippolito le 14 janvier 2015

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Pourquoi la Philharmonie de Paris coûte-t-elle trois fois plus que prévu?

Pour une redevance de 1,85 million d’euros par an et 12 millions de travaux de rénovation, le patron de Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, va pouvoir exploiter la célèbre salle Pleyel de Paris.

Mais plus question de classique, elle sera désormais dédiée aux « musiques populaires de qualité ». Comme le souhaite son propriétaire -l’Etat via l’établissement public de la Cité de la musique- Pleyel ne doit pas faire d’ombre à la nouvelle Philharmonie, le complexe philharmonique qui sera inaugurée ce mercredi 14 janvier par François Hollande.

Conçue par l’architecte réputé Jean Nouvel au coeur de la Cité de la musique de la Villette dans le XIXème arrondissement de Paris, il offrira en particulier une superbe salle de 2.400 places aux amateurs de concerts symphoniques. Près de 200.000 spectateurs payants sont espérés en 2015 pour les 150 concerts déjà programmés. A terme, 250 devraient être organisés chaque année.

Un coût sciemment minoré au départ

Mais pour en arriver là, il aura fallu plus de trente ans ! En 1981, François Mitterrand à peine élu à l’Elysée demande à Jack Lang, son nouveau ministre de la Culture, de piloter le projet d’une Cité de la musique à Paris à la place des anciens abattoirs de la La Villette.

La Cité voit bien le jour avec son Zénith devenu culte, mais sans un grand auditorium, comme prévu initialement. La priorité de l’Elysée va alors à l’Opéra « populaire » de la Bastille et ses 3 milliards d’euros de coût qui doit être inauguré pour le Bicentenaire de la révolution en 1989.

En 2006, le gouvernement Villepin reprend le projet avec le soutien du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë. En 2007, Nicolas Sarkozy, élu à l’Elysée donne son accord du bout des lèvres. Pourtant, son Premier ministre, François Fillon, soutenu par Bercy, freine des quatre fers sans toutefois obtenir l’arrêt définitif du chantier.

Le projet est estimé alors à 118 millions d’euros, un chiffre à l’évidence sous-estimé par les pouvoirs publics et l’architecte pour faire passer la pilule. A l’arrivé, il va en effet en coûter trois fois plus. Le quotidien britannique The Guardian parlait même d’un « puits sans fonds « en 2013.

Il est vrai que les dépassements de coûts sont une constante des grands chantiers, en particulier culturels. Ainsi, le musée des Confluences, qui a ouvert ses portes à Lyon le 20 décembre, est finalement revenu à 253 millions contre… 60 millions annoncés 13 ans plutôt.

Exigences de l’architecte

Avec 386 millions d’euros de facture finale, soit environ 100.000 euros par fauteuil, la Philharmonie de Paris coûtera néanmoins deux moins cher que la Philharmonie de Hambourg, en cours d’achèvement. Un chantier qui a fait bien plus parler de lui en Allemagne, les travaux ayant coûté dix fois plus cher que prévu (790 millions pour un budget initial de 77 millions). Autre élément de comparaison, la seule rénovation du Staatsoper de Berlin a coûté, elle, 289 millions. C’est ce que rappelle le député PS Pierre-Alain Muet, rapporteur des crédits de la Culture pour le budget 2015.

Visiblement, le député et ancien conseiller économique de Lionel Jospin ne partage pas l’opinion de la Cour des comptes qui, en 2012, alertait déjà les pouvoirs publics sur la dérive des coûts. Ni du Sénat qui a consacré la même année un rapport accablant à l’opération.

Les « stop and go » des gouvernements successifs expliquent en partie le renchérissement des coûts. Les exigences de l’architecte Jean Nouvel, qui a modifié à plusieurs reprises son projet initial, ont aussi entraîné des coûts supplémentaires, avalisés par l’Etat. « Tout se passe comme si le geste architectural et le perfectionnement technique du projet avaient primé sur une stricte et économe définition des besoins réels », déplorait un magistrat de la Cour des comptes cité dans le rapport sénatorial.

Ce rapport ajoute: « plus qu’une salle de concert, la Philharmonie de Paris offrira un luxe d’espaces annexes . Dans la mesure où le nouvel auditorium devait notamment s’inscrire en complémentarité avec la Cité de la musique, la question se pose de savoir s’il était indispensable de le dimensionner de manière aussi ambitieuse ».

Qui va payer le fonctionnement ?

Depuis le lancement du projet, c’est aussi une guerre entre l’Etat et la Mairie de Paris, chacun étant censé prendre en charge 45% du coût de la Philharmonie, les 10% restants étant supportés par la région Ile-de-France. Tout récemment,la Mairie de Paris a décidé de revoir les conditions de sa participation financière concernant le surcoût final, de 45 millions d’euros. Matignon a donc annoncé pour permettre l’achèvement du chantier dans les temps de les assumer intégralement. Au total, l’engagement de l’État s’élève donc aujourd’hui à 203 millions d’euros.

Autre bras de fer : qui va prendre en charge les 18 millions d’euros supplémentaires de subventions de fonctionnement annuelles du nouvel équipement qui viendront s’ajouter aux 24 millions de subventions déjà versés à la Cité de la musique ?

La ville de Paris a annoncé qu’elle ne voulait pas payer la moitié de cette somme comme prévue. Elle réclame aujourd’hui un « nouveau modèle économique » pour la Philharmonie. Elle a visiblement été un peu entendu puisqu’un concert de Jacques Higelin est prévu en 2015. Pas vraiment symphonique.

Une autre salle à la place des usines Renault

Mais d’un coup, Paris qui manquait de grandes salles de concerts, en aura bientôt trois. Outre la Philhamonie, qui abritera l’Orchestre de Paris, le nouvel auditorium de Radio France, dans le XVIème arrondissement, et ses 1.400 places a été inauguré voici quelques semaines.

En 2016, c’est la Cité musicale de l’Ile Seguin qui devrait voir le jour sur l’emplacement de l’ancienne usine Renault de Boulogne-Billancourt, à l’initiative du conseil général des Hauts-de-Seine. Sa grande salle devrait offrir 1.200 places aux mélomanes. Il est vrai que ces derniers ne pourront plus écouter de classique Salle Pleyel dès prochain.

> Combien ont coûté les derniers grands chantiers culturels

> Musée du Quai Branly: 400 millions

> Musée des Confluences de Lyon: 253 millions

> Louvre Lens: 150 millions

> Fondation Vuitton Paris : 100 millions (estimation)

> Centre Beaubourg de Metz: 86 millions

> Rénovation du musée Picasso: 54 millions

> Louvre°: 53 millions

> Auditorium de Radio France: 37 millions

°Rénovation de l’entrée sous la Pyramide, ouverture prévue en 2017.

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/pourquoi-la-philharmonie-de-paris-coute-t-elle-trois-fois-plus-que-prevu-856350.html

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