• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 11 février 2015

Y’en a marre des logiciels et des projets informatiques

Posté par ippolito le 11 février 2015

7          7          7

Comment l’Etat a perdu 1 milliard avec la paie des fonctionnaires

Décidément, l’Etat n’a pas de chance avec les logiciels. Après le fiasco du logiciel Louvois destiné à la paie des militaires dont le ministre de la Défense a annoncé la suspension après 400 millions d’euros dépensés en pure perte, c’est au tour du super logiciel de paie des 2,5 millions de fonctionnaires de l’Etat d’être pointé du doigt.

Dans son rapport annuel rendu public ce mercredi 11 février, la Cour des comptes devrait en effet s’attarder sur ce nouveau fiasco qui au final devrait coûter deux fois plus cher aux contribuables que Louvois.

500 personnes mobilisées

Lancé en 2007 pour une mise en service espérée en 2017, « SI-Paye », son nom administratif, été mis en sommeil discrètement au printemps dernier par le gouvernement. Près de 500 personnes ont pourtant travaillé sur ce projet durant cinq ans.

« Si l’on intègre l’adaptation des logiciels de paie des différents ministères, alors le coût total de ce programme qui ne verra jamais le jour « serait proche d’un milliard d’euros », écrivaient deux sénateurs, l’UMP Michel Bouvard et le PS Thierry Carcenac, dans un récent rapport parlementaire.

De son côté, la député socialiste Karine Berger notait dans son rapport sur les crédits 2015 de Bercy que la décision du gouvernement d’arrêter les frais « évite près de 200 millions d’euros de dépenses budgétaires pendant les quatre prochaines années ».

1.700 primes différentes à intégrer

Au départ, les intentions gouvernementales étaient pourtant louables. Il s’agissait de remplacer les 8 services de paie des ministères dotés chacun de leur spécificité par un opérateur public unique disposant d’un logiciel performant. A terme, l’Etat espérait réaliser 200 millions d’euros d’économies par an, en supprimant 6.000 des 10.000 emplois de fonctionnaires affectés à la paie des agents.

Mais les initiateurs du projet ont vu trop grand. Le futur logiciel était visiblement trop complexe à manier. Certains ministères, comme l’Agriculture, n’arrivaient même pas à se connecter au nouveau système. « SI-Paye » devait par exemple calculer directement le montant des 1.700 primes des fonctionnaires alors que celles-ci dépendent de chaque ministère, une prérogative à laquelle aucun n’entend renoncer.

Selon le directeur interministériel des systèmes d’information de l’Etat, Jacques Marzin, le logiciel n’aurait pas pu être vraiment opérationnel avant….2023.  » Un projet interministériel dont la durée est prolongée de sept à huit ans devient un objet dont la bonne fin est extrêmement aléatoire », concédait-il en terme tout administratif devant le Sénat en mai dernier

Chorus, le logiciel qui fonctionne…

Les projets informatiques coûtent toujours cher à mettre en oeuvre. Ainsi d’un autre projet, Chorus, le logiciel de la comptabilité de l’Etat qui est entré progressivement en service depuis 2008. Toujours selon la députée socialiste Karine Berger, le coût global du projet atteint 995 millions d’euros. Bonne nouvelle toutefois, le coût initial était estimé à 1,1 milliard.

Mais ses deux collègues sénateurs UMP et PS sont plus dubitatifs. « Si le déploiement de Chorus est aujourd’hui terminé, la question du retour sur investissement reste entièrement posée », écrivent-ils dans leur rapport budgétaire. La Direction des systèmes d’information et de communication placée auprès de Matignon doit « améliorer considérablement le pilotage des chantiers informatiques de l’Etat », ajoutent-ils. On ne saurait mieux dire.

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/comment-les-contribuables-ont-perdu-un-milliard-d-euros-avec-la-paie-des-fonctionnaires-861294.html

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | 1 Commentaire »

Y’en a marre des prêts toxiques

Posté par ippolito le 11 février 2015

5         5          5

Prêts toxiques : la dette des hôpitaux a augmenté de 500 millions d’euros en seulement deux semaines à cause de la Suisse

Les hôpitaux n’avaient pas besoin de ça. Le 15 janvier, la Suisse a décidé de rendre sa monnaie « flottante » et de ne plus l’indexer sur l’euro. Conséquences : le français suisse s’est apprécié de 17%. Une opération purement monétaire, aux conséquences catastrophiques pour… les hôpitaux français. Car des hôpitaux ont souscrit à des prêts toxiques.

Pour bien comprendre, il faut remonter au lancement du « plan hôpital 2007″. Comme l’a expliqué Le Parisien, l’Etat a incité les hôpitaux à s’autofinancer en contractant des prêts. Les banques leur ont alors proposé des prêts intéressants mais risqués, car indexés sur des taux très variables, comme le taux de change entre l’euro et le franc suisse. C’est ce qu’on appelle des « prêts toxiques », dans la mesure où ils peuvent entraîner une explosion de la dette.

Et c’est exactement ce qui s’est passé pour les hôpitaux français. Quand la monnaie helvétique a pris 17%, leur dette a explosé… de 500 millions d’euros en seulement deux semaines. « Les 730 millions d’euros empruntés avant la crise helvétique se sont en transformés d’un coup en 1,2 milliard d’euros », constate Marianne. Pas une mince affaire car ces 500 millions d’euros de dette correspondent à une année complète de financement des hôpitaux français. Pire : les hôpitaux ont d’autres emprunts toxiques, indexés sur d’autres valeurs que le franc suisse. Une vraie bombe à retardement.

*** Sources
- « Hôpitaux, la fièvre suisse », Marianne, 06.02.2015
- Odile Plichon, « Hôpitaux : maudit franc suisse », Le Parisien, 30.01.2015

http://www.politique.net/2015021002-prets-toxiques-hopitaux.htm

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN