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Y’en a marre des privilèges de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 15 février 2015

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Les très coûteux privilèges de Nicolas Sarkozy

Le militant écologiste, Raymond Avrillier, a décidé d’en savoir plus sur les avantages perçus par Nicolas Sarkozy depuis la fin de son mandat présidentiel. Et la facture s’avère salée, très salée ! Mais celui qui a provoqué la mise en examen de l’ex-maire RPR de Grenoble, Alain Carignon en 1994, et révélé l’affaire des sondages de l’Elysée en 2012, ne compte pas en rester là.

Mais combien coûte chaque année Nicolas Sarkozy aux contribuables français ? Eh bien, pas moins de 1,2 million d’euros ! C’est ce que révèlent les documents obtenus par l’ancien élu écologiste de Grenoble, Raymond Avrillier , qui, après 4 mois de persévérance, un recours auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et une saisine du tribunal administratif, a obtenu le détail des dépenses de notre ancien président de la République, ponctionnées sur les deniers publics depuis mai 2012.

Et la calculette a vite fait de s’emballer. Rien que ses 320 mètres carrés de la rue Miromesnil ont coûté à l’Etat 196.092 euros de loyers l’an dernier, selon les comptes initialement publiés par Mediapart. Au total, depuis la fin de son mandat en 2012, ces luxueux bureaux ont coûté près d’un demi million d’euros aux contribuables français. Et c’est sans compter les dépenses d’ameublements, notre cher ancien président de la République ayant dépensé 56.724,34 euros en 2012 pour s’installer. Parmi ses emplettes, figurent une « armoire forte » et un « coffre de sécurité » pour un montant d’un peu plus de 4.000 euros. Il dispose aussi d’une voiture de fonction, une Citroën C6 super équipée, d’une valeur de 44.141 euros. Evidemment, tous frais payés, dont l’essence, à raison de plus de 4.000 euros en 2014.

Mais ce qui coûte le plus cher, ce sont les rémunérations des fonctionnaires qui travaillent pour le compte de l’ancien président, dont Raymond Avrillier a obtenu la liste détaillée. Ils sont au nombre de 10 (dont 2 chauffeurs), rémunérés entre 4.000 et 7.020 euros brut mensuels. « Soit un coût annuel de 663.708 euros net et plus de 929.000 euros en tenant compte des charges sociales », calcule Raymond Avrillier, que nous avons interrogé. S’ajoutent les fonctionnaires de police chargés de la protection de Mr Sarkozy ! Un avis de la CADA rendue en novembre 2014 a autorisé « l’occultation des éventuelles mentions dont la divulgation porterait atteinte à la sécurité de Monsieur Nicolas Sarkozy ».

Tenace, le retraité a aussi demandé la liste des hébergements mis à disposition par les ambassadeurs de France, mais aussi la confirmation de l’existence d’une carte de voyage lui permettant de voyager de façon illimitée sur les réseaux Air France et SNCF. Réponse de Matignon : les services de l’Etat ne disposent pas d’éléments d’information sur ces cartes permettant de voyager sur les réseaux publics. « Il me manque encore plusieurs documents très importants, dont la lettre adressée par le Premier ministre à Nicolas Sarkozy lui allouant officiellement ces avantages financés de l’Etat », souligne-t-il.

Il existe en effet une tradition qui remonte à 1985. Par l’intermédiaire d’une simple lettre , Laurent Fabius, alors Premier ministre de Mitterrand, a alloué des avantages en nature et financiers pour « services rendus » à Valéry Giscard d’Estaing. Il s’agit notamment d’un bureau, d’une assistante, éventuellement d’un service de sécurité…. « Quel contrôle est effectué sur ces dépenses ? Quel est le fondement légal de ces privilèges ? », s’interroge encore Raymond Avrillier. Par exemple, on peut noter une flambée des dépenses informatiques et de télécommunications, à raison de 51.354 euros en 2014, dont 11.859 euros rien qu’en photocopies et 11.119 euros en téléphonie mobile !

Encore plus gênant, selon Raymond Avrillier, « Nicolas Sarkozy utilise une partie de ces moyens à sa disposition pour faire campagne d’abord pour la présidence de l’UMP, ensuite pour la campagne présidentielle de 2017″. « Pourquoi ne pas comptabiliser une partie de ces avantages dans les recettes de l’UMP », poursuit-il. Pugnace, le militant écologiste compte donc interpeller la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques sur la légalité de ces avantages accordés à un ancien Président… et en passe de briguer un second mandat présidentiel !

Sandrine Chauvin

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/les-tres-couteux-privileges-de-nicolas-sarkozy-1005670

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Y’en a marre de la gabegie publique

Posté par ippolito le 14 février 2015

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Cour des comptes: le top 5 de la gabegie publique

L’audit de tout un pays. La Cour des comptes a rendu, ce mercredi 11 février, son rapport public annuel, 1.500 pages qui détaillent par le menu l’utilisation faite par l’Etat et les collectivités de l’argent public. Et comme chaque année, les sages de la rue Cambon y pointent des objets de gaspillage irritants pour le contribuable. BFM Business en dresse le top 5 2015.

> 16 ans de retard pour le chantier de Jussieu

Le chantier de désamiantage du campus universitaire de Paris VI, lancé en 1996, devait durer trois ans et coûter 183 millions d’euros. Les travaux auront duré 19 ans, soit 16 années de plus que prévu, et surtout coûté dix fois plus cher, stipule le rapport. En cause, des défaillances dans la conduite du chantier déjà dénoncées par la Cour en… 2003.

Le budget initial pourrait encore s’alourdir, car bien que l’essentiel des travaux soit réalisé, l’université Pierre et Marie Curie envisage d’ouvrir un nouveau chantier. Il s’agit cette fois de rénover des bâtiments appelés « les barres de Cassan », pourtant dépourvus d’amiante. Ce qui pourrait porter le montant total des travaux à 2 milliards d’euros.

> Les ratés fatals du logiciel de paie des fonctionnaires

Le logiciel, nommé SI-Paye, lancé en 2007, devait remplacer les 8 différents services de paie des ministères. L’Etat comptait ainsi supprimer 3.800 postes de fonctionnaires affectés à la paie des agents. Alors qu’il aurait dû devenir opérationnel en 2017, il a été discrètement mis en sommeil au printemps dernier. Un échec qui devrait coûter 346 millions d’euros, selon les services de Didier Migaud.

Pour automatiser le traitement des agents, il aurait fallu que « l’intégralité des règles de paie puissent être prise en compte » par le logiciel. Or « l’État rémunère ses agents sur la base d’environ 1.500 éléments de paie distincts, chacun susceptible d’être diversement décliné suivant les ministères », précise encore le rapport. Plus prosaïquement, SI-Paye devait notamment calculer le montant des primes des fonctionnaires, alors que celles-ci dépendent de chaque ministère, une prérogative à laquelle aucun n’entend renoncer.

> L’impossible rentabilité du Mucem

Le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée de Marseille aura coûté au moins 350 millions d’euros, et ouvert trois ans plus tard que prévu. Non pas en raison de retards de chantiers mais bien de « lenteur des décisions ». En dépit de son « succès populaire indéniable », sa soutenabilité financière semble inatteignable aux experts de la Cour des comptes. Il faudra pourtant rentrer dans les frais générés par une gestation chaotique.

Le Mucem est issu de la délocalisation à Marseille du musée national des Arts et traditions populaires, installé à l’origine dans le 15ème arrondissement de Paris. Pendant les travaux, les équipes continuent d’être réparties entre les deux villes, désœuvrées à Paris. Une incohérence qui a pesé pour 58 millions d’euros de charges entre 2005 et 2013. Autre poids dans les comptes: le devenir du bâtiment parisien vidé n’a pas du tout été anticipé. Laissé à l’abandon, sa remise en état coûtera entre 50 et 80 millions d’euros, à ajouter aux frais de gardiennage en attendant de lui trouver une nouvelle utilité.

> Les 30.000 actions gratuites des 60 cadres de la CDC

Entre 2007 et 2010, la Caisse des dépôts et des consignations distribue aux cadres de sa filiale « entreprises » près de 29.000 actions gratuites. Objectif: motiver les salariés en les intéressant aux performances de la structure. 60 cadres en bénéficient.

Mais le montant des dividendes perçus excède largement les prévisions initiales, de 80%. Et quand la Caisse rachète ces actions en 2013, pour plus de 7 millions d’euros, elle offre à certains cadres des plus-values à mille lieux de l’objectif initial de cette opération.

« Sous couvert d’actionnariat salarié », déjà contestable dans une filiale qui fonctionne à 100% grâce aux capitaux publics, la CDC a, en réalité, « mis en place une forme de rémunération complémentaire pour les salariés ». Une sorte de prime, « qui s’est ajoutée à des dispositifs existants déjà généreux », souligne le rapport.

> Les aéroports substituables de Dole et de Dijon

La Cour alerte depuis 2008 sur le « déficit chronique de nombreux aéroports locaux ». Que dire alors de deux d’entre eux, situés à 50 kilomètres de distance, qui visent les mêmes compagnies aériennes, les mêmes passagers et les mêmes dessertes? C’est le cas des aéroports de Dole, dans le Jura, et de Dijon, en Côte d’Or. Deux villes qui feront bientôt partie d’une seule et même région – la Bourgogne-Franche Comté- à la faveur de la réforme territoriale.

Les deux sites misent par exemple tous deux sur le low cost pour générer du trafic, et se sont disputés les faveurs de Ryanair. Dole est sorti gagnant de la bataille, et a pris le pas sur Dijon. Mais aucun des deux ne s’en sort réellement. Et chacun touche des fonds publics de compensation -23 euros par passager pour Dole, 45 pour Dijon- jugé « inefficients » par l’institution.

« A ce jour, la viabilité économique d’un aéroport unique n’est pas démontrée, et celle de deux aéroports l’est encore moins », souligne la Cour des comptes. Ces deux sites « ont pris en charge, entre 2008 et 2013, des trafics annuels respectifs inférieurs à 100.000 voyageurs », explique-t-elle.

Écrit par Nina Godart

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/cour-des-comptes-le-top-5-de-la-gabegie-publique-862974.html

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Y’en a marre de la caisses des dépôts et consignations

Posté par ippolito le 13 février 2015

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bienvenue à la Caisse des jackpots et consignations !

La Caisse des dépôts et consignations a beau être une institution publique, cela n’a pas empêché que soit décidé un juteux plan de distribution d’actions gratuites pour ses dirigeants. Soixante bienheureux ont ainsi récolté 8,62 millions d’euros !

« Il n’y a rien de pénal, glisse un ponte de la Cour des comptes en aparté de la présentation du rapport annuel de l’institution. Mais du point de vue de la bonne gestion des deniers publics, la gravité de la situation a conduit à la saisine de la Cour de discipline budgétaire. La personne en question étant en plus en détachement de la Cour des comptes, notre conseil de déontologie aura à examiner son cas ». Hier matin, le cas d’une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, la CDC Entreprises, a fait l’objet d’une attention particulière de la part des magistrats de la rue Cambon. Et pour cause : les faits incriminés impliquent l’un de leurs, Jérôme Gallot, alors directeur général de cette filiale de la Caisse des dépôts. Mais elle pourrait bien finir par peser également sur deux anciens directeurs généraux de « La Caisse », deux poids lourds de la politique et des affaires : Jean-Pierre Jouyet, patron de la CDC de 2012 à 2014 et actuel secrétaire général de l’Elysée (par ailleurs ami de trente ans de François Hollande), et son prédécesseur Augustin de Romanet, aujourd’hui aux commandes d’Aéroports de Paris.

L’affaire avait déjà était éventée la semaine dernière sur Mediapart. A peine arrivé à la tête de cette filiale de la CDC, chargée de faire du « capitale risque », le fonctionnaire Jérôme Gallot n’a qu’une urgence : monter un juteux plan de distribution d’actions gratuites baptisé PAGA. Ça tombe bien, il fait partie des 60 heureux bénéficiaires. « Ce type de plan s’inspire des pratiques des fonds de gestion. Avec un double objectif : attirer à eux des collaborateurs, et les intéresser au rendement de l’activité. Sauf que la presque totalité des gens de CDC Entreprises a été recrutée en interne et que contrairement au système du “carried interest” des fonds classiques, il n’y a aucun risque. Ni pour leur argent, ni pour les objectifs à atteindre… Bref, c’est gagnant à tous les coups », s’énerve le magistrat de la Cour des comptes.

DE BONNES GROSSES PLAQUETTES DE BEURRE DANS LES ÉPINARDS DE CES « PAUVRES » SALARIÉSMis en place dès 2007, ce système a conduit à distribuer entre 2007 et 2010, 28 952 actions gratuites donnant droit à 20% des profits de la structure. Résultat : durant cette période les 60 bienheureux ont récolté 8,62 millions d’euros, dont la moitié de cette somme pour les dix principaux attributaires (président et directeurs), lesquels ont encaissé entre 328 050 € et 567 000 € ! De bonnes grosses plaquettes de beurre dans les épinards de ces « pauvres » salariés. En 2010, les mandataires sociaux ne touchaient en effet « que » 251 000 € de fixe, plus 150 000 € de variable (118 000 € au titre de prime variable d’objectif, 15 000 € pour l’intéressement, 17 000 € de participations), soit une rémunération annuelle de 401 000 €. Cette même année 2010, les mandataires sociaux vont toucher le gros des dividendes, soit 278 000 €, en violation des intérêts de la CDC, précise le rapport. Le bon Jérôme Gallot, lui, se goinfre littéralement jouissant d’une rémunération frôlant les 700 000 €. Elle est pas belle la vie ?

A ce stade, en 2011, le patron de la CDC de l’époque, Augustin de Romanet, a tout de même diligenté un audit. Toute la mécanique lui est ainsi dévoilée. Dénonce-t-il pour autant le programme ? Virent-il tout ce petit monde ? Non, dans sa réponse aux observations de la Cour des comptes, on peut lire : « J’ai pris la décision de ne pas autoriser CDC Entreprises à lancer un nouveau plan d’actions gratuites ». Faut-il comprendre que Jérôme Gallot en préparait un autre ?

La chance est de surcroît de leur côté. Avec la crise, CDC Entreprises va voir débouler dans son périmètre de nouveaux fonds, augmentant sensiblement les revenus et donc les bénéfices. En 2009, les dividendes versés se montent à 3,3 millions d’euros, quand le PAGA les estimait en 2007 à 1,8 millions. Mais cela ne semblait pas suffire aux goinfres : « La direction a objectivement modifié la stratégie de ce fonds public. CDC Entreprises ne regardait plus les dossiers avec l’objectif que l’Etat lui avait fixé au travers de la CDC, mais selon le seul prisme de la maximisation des profits des bénéficiaires du PAGA. Ce faisant, l’énormité des dividendes qui leur étaient distribués aurait du, à tout le moins, conduire à leur couper les autres éléments de rémunération variable », tranche notre magistrat.

LA CRÉATION DE LA BANQUE PUBLIQUE D’INVESTISSEMENT VA ÊTRE L’OCCASION D’UNE NOUVELLE CULBUTELa création de la Banque publique d’investissement en 2012 va leur donner l’occasion d’une nouvelle culbute. Le plan gouvernemental prévoie qu’elle absorbe CDC Entreprises. Pour cela, BPI va devoir en 2013 racheter les actions. Celles des titulaires du PAGA y compris : pas moins de 7,2 millions d’euros déboulent ainsi dans leurs poches. Jean-Pierre Jouyet, alors patron de la Banque publique et de la Caisse des dépôts, ne va pas broncher.

Cette affaire montre l’étonnante liberté laissée à certains dirigeants au sein des filiales de droits privées de la CDC. Pis, même munie d’un audit dans le cas du PAGA, la direction générale a préféré ne rien faire. A la toute fin du rapport, la Cour des comptes adresse une recommandation au directeur général : « Mettre en place un dispositif recensant de manière exhaustive, les rémunérations des cadres dirigeants au sein du groupe Caisse des dépôts ». Interrogé par Marianne, sur cette étrange formulation laissant penser qu’il n’existe pas de suivi et qu’il se pourrait bien que certains d’entre eux émargent au-delà du plafond fixé à 450 000 € depuis 2012, un magistrat lâche : « Ce n’est pas impossible… »

 

http://www.marianne.net/bienvenue-caisse-jackpots-consignations-100231236.html

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Y’en a marre des promesses non tenues

Posté par ippolito le 12 février 2015

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Déficit public : 3 ans de promesses non tenues

La Cour des comptes craint une nouvelle dérive du déficit public cette année. Pas étonnant : le gouvernement n’a jamais su tenir ses objectifs en la matière depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande.

Le déficit public, véritable boulet du gouvernement… chaque année, l’exécutif promet une réduction sensible de ce trou, qui fait grossir peu à peu la dette de l’Etat. Mais à chaque fois depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012, il a dû revoir ses prévisions (voir graphique plus bas). Retour sur ces 3 années de promesses non tenues.

« Le déficit sera réduit à 3% du Produit intérieur brut en 2013″ : c’était l’un des 60 engagements de campagne pris par François Hollande début 2012. En dépit des signaux économiques très défavorables publiés au fil des mois, le chef de l’Etat mettra longtemps à capituler sur ce point : il faudra attendre mars 2013 pour qu’il admette que cet objectif est impossible à atteindre.

Lors du même mois de mars 2013, l’exécutif prend un nouveau coup sur le nez suite à la publication du déficit 2012 par l’Insee : celui-ci ressort à 4,8% du PIB (ce chiffre sera ensuite révisé à 4,9%), contre 4,5% anticipé. Un dérapage lié à la recapitalisation de la banque Dexia et à la faiblesse de la croissance, expliqueront les ténors de Bercy du moment, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve.

En avril 2013, le gouvernement croyait encore à un rétablissement rapide des finances publiques : à l’époque, il prévoyait une réduction du déficit à 3,7% du PIB cette même année, puis un passage sous la barre des 3% (2,9% plus exactement) en 2014. Las : quelques mois plus tard, l’équipe de Jean-Marc Ayrault est obligée de revoir ses prétentions et reconnaît que le déficit atteindra plutôt 4,1% en 2013.

Rebelote pour 2014 : au début de cette même année, le gouvernement espère que le déficit sera réduit à 3,6% du PIB. Cette prévision sera revue deux fois, à 3,8% en avril puis à 4,4% en octobre.

Autant d’erreurs d’appréciation qui nourrissent évidemment les doutes sur la prévision 2015, actuellement fixée à 4,1%… et sur le reste de la trajectoire, qui augure actuellement un passage du déficit public sous 3% du PIB en 2017 (à 2,7%), puis une réduction à 0,7% d’ici 2019. Reste à savoir si Bruxelles, qui doit rendre son verdict sur le budget français en mars, sera convaincu…

Les prévisions de déficit public réalisées par le gouvernement en décembre 2012… et ce qu’il s’est réellement passé :

Source : Ministère de l’Economie, Commission européenne

Thomas Le Bars

http://www.capital.fr/a-la-une/politique-economique/deficit-public-3-ans-de-promesses-non-tenues-1012309

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Y’en a marre des logiciels et des projets informatiques

Posté par ippolito le 11 février 2015

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Comment l’Etat a perdu 1 milliard avec la paie des fonctionnaires

Décidément, l’Etat n’a pas de chance avec les logiciels. Après le fiasco du logiciel Louvois destiné à la paie des militaires dont le ministre de la Défense a annoncé la suspension après 400 millions d’euros dépensés en pure perte, c’est au tour du super logiciel de paie des 2,5 millions de fonctionnaires de l’Etat d’être pointé du doigt.

Dans son rapport annuel rendu public ce mercredi 11 février, la Cour des comptes devrait en effet s’attarder sur ce nouveau fiasco qui au final devrait coûter deux fois plus cher aux contribuables que Louvois.

500 personnes mobilisées

Lancé en 2007 pour une mise en service espérée en 2017, « SI-Paye », son nom administratif, été mis en sommeil discrètement au printemps dernier par le gouvernement. Près de 500 personnes ont pourtant travaillé sur ce projet durant cinq ans.

« Si l’on intègre l’adaptation des logiciels de paie des différents ministères, alors le coût total de ce programme qui ne verra jamais le jour « serait proche d’un milliard d’euros », écrivaient deux sénateurs, l’UMP Michel Bouvard et le PS Thierry Carcenac, dans un récent rapport parlementaire.

De son côté, la député socialiste Karine Berger notait dans son rapport sur les crédits 2015 de Bercy que la décision du gouvernement d’arrêter les frais « évite près de 200 millions d’euros de dépenses budgétaires pendant les quatre prochaines années ».

1.700 primes différentes à intégrer

Au départ, les intentions gouvernementales étaient pourtant louables. Il s’agissait de remplacer les 8 services de paie des ministères dotés chacun de leur spécificité par un opérateur public unique disposant d’un logiciel performant. A terme, l’Etat espérait réaliser 200 millions d’euros d’économies par an, en supprimant 6.000 des 10.000 emplois de fonctionnaires affectés à la paie des agents.

Mais les initiateurs du projet ont vu trop grand. Le futur logiciel était visiblement trop complexe à manier. Certains ministères, comme l’Agriculture, n’arrivaient même pas à se connecter au nouveau système. « SI-Paye » devait par exemple calculer directement le montant des 1.700 primes des fonctionnaires alors que celles-ci dépendent de chaque ministère, une prérogative à laquelle aucun n’entend renoncer.

Selon le directeur interministériel des systèmes d’information de l’Etat, Jacques Marzin, le logiciel n’aurait pas pu être vraiment opérationnel avant….2023.  » Un projet interministériel dont la durée est prolongée de sept à huit ans devient un objet dont la bonne fin est extrêmement aléatoire », concédait-il en terme tout administratif devant le Sénat en mai dernier

Chorus, le logiciel qui fonctionne…

Les projets informatiques coûtent toujours cher à mettre en oeuvre. Ainsi d’un autre projet, Chorus, le logiciel de la comptabilité de l’Etat qui est entré progressivement en service depuis 2008. Toujours selon la députée socialiste Karine Berger, le coût global du projet atteint 995 millions d’euros. Bonne nouvelle toutefois, le coût initial était estimé à 1,1 milliard.

Mais ses deux collègues sénateurs UMP et PS sont plus dubitatifs. « Si le déploiement de Chorus est aujourd’hui terminé, la question du retour sur investissement reste entièrement posée », écrivent-ils dans leur rapport budgétaire. La Direction des systèmes d’information et de communication placée auprès de Matignon doit « améliorer considérablement le pilotage des chantiers informatiques de l’Etat », ajoutent-ils. On ne saurait mieux dire.

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/comment-les-contribuables-ont-perdu-un-milliard-d-euros-avec-la-paie-des-fonctionnaires-861294.html

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Y’en a marre des prêts toxiques

Posté par ippolito le 11 février 2015

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Prêts toxiques : la dette des hôpitaux a augmenté de 500 millions d’euros en seulement deux semaines à cause de la Suisse

Les hôpitaux n’avaient pas besoin de ça. Le 15 janvier, la Suisse a décidé de rendre sa monnaie « flottante » et de ne plus l’indexer sur l’euro. Conséquences : le français suisse s’est apprécié de 17%. Une opération purement monétaire, aux conséquences catastrophiques pour… les hôpitaux français. Car des hôpitaux ont souscrit à des prêts toxiques.

Pour bien comprendre, il faut remonter au lancement du « plan hôpital 2007″. Comme l’a expliqué Le Parisien, l’Etat a incité les hôpitaux à s’autofinancer en contractant des prêts. Les banques leur ont alors proposé des prêts intéressants mais risqués, car indexés sur des taux très variables, comme le taux de change entre l’euro et le franc suisse. C’est ce qu’on appelle des « prêts toxiques », dans la mesure où ils peuvent entraîner une explosion de la dette.

Et c’est exactement ce qui s’est passé pour les hôpitaux français. Quand la monnaie helvétique a pris 17%, leur dette a explosé… de 500 millions d’euros en seulement deux semaines. « Les 730 millions d’euros empruntés avant la crise helvétique se sont en transformés d’un coup en 1,2 milliard d’euros », constate Marianne. Pas une mince affaire car ces 500 millions d’euros de dette correspondent à une année complète de financement des hôpitaux français. Pire : les hôpitaux ont d’autres emprunts toxiques, indexés sur d’autres valeurs que le franc suisse. Une vraie bombe à retardement.

*** Sources
- « Hôpitaux, la fièvre suisse », Marianne, 06.02.2015
- Odile Plichon, « Hôpitaux : maudit franc suisse », Le Parisien, 30.01.2015

http://www.politique.net/2015021002-prets-toxiques-hopitaux.htm

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