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Y’en a marre du matraquage fiscal en France

Posté par ippolito le 11 mars 2015

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LE MATRAQUAGE FISCAL AUGMENTE ENCORE AVEC HOLLANDE

En 30 mois, François Hollande et son gouvernement auraient créé plus de 9 milliards d’impôts supplémentaires pour les entreprises et… plus de 80 milliards pour les particuliers selon une étude du député UMP Jérôme Chartier. Cette explosion de la fiscalité fait cependant suite à une hausse permanente de la pression fiscale, sous la droite comme sous la gauche.

Classes moyennes matraquées : la question du consentement à l’impôt

Le député Chartier, membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale commente ainsi son étude :

« En trente mois, ce sont 9,4 milliards d’euros nets à la charge supplémentaire des entreprises, pesant sur leur capacité de financement, et plus de 80 milliards d’euros en plus pour les contribuables. Le pire, c’est que le gouvernement l’a fait sans avoir l’air d’y toucher. Le gouvernement a essentiellement diminué la charge sur les faibles revenus. Ce qui a abouti à faire peser une pression considérable sur les revenus aisés et les classes moyennes. C’est très dangereux dans la mesure où le sentiment d’iniquité vis-à-vis de l’impôt a grandi au sein des classes moyennes posant de manière aiguë le problème du consentement à l’impôt. »

Une responsabilité partagée dans la situation économique actuelle

Ce que dit ce député est vrai, en ce qui concerne le double discours et les mensonges éhontés du pouvoir en place pour augmenter les impôts tout en prétendant ne pas le faire, comme nous l’avions déjà signalé dans cet article, et encore ici ou là. Il est vrai également que le gouvernement minimise la pression fiscale.

En revanche, cela fait des décennies que la situation économique de notre pays empire, et que, de gouvernement en gouvernement, la fiscalité s’accroît en France. Par exemple, les Français subissent plus de 50 nouvelles taxes depuis 2010, et, si c’est sous François Hollande que la dette publique a dépassé les 2 000 milliards d’euros, la situation est critique depuis des années.

Une amplification du sentiment d’injustice fiscale sous Hollande

Comme les sondages le prouvent les uns après les autres, les contribuables s’inquiètent du matraquage fiscal qu’ils subissent et ont le sentiment que leurs impôts sont largement gaspillés. Pire, de nouvelles taxations insidieuses ou farfelues sont nées sous la présidence socialiste :

L’originale « taxe sur la cabane au fond du jardin »

Un nouvel impôt caché via la complémentaire santé obligatoire
Une explosion des taxes sur le carburant
Le financement des syndicats rendu obligatoire par une ponction sur les salaires

Avec tous ces impôts, taxes, contributions, redevances,… La France est rapidement devenue vice-championne du monde de pression fiscale. Et pourtant, le montant record des dépenses publiques est disproportionné par rapport aux résultats réels, comme le rappelle la Cour des comptes. De plus en plus de Français finissent ainsi par se demander pourquoi ils paient des impôts…

Source : Observatoire des Gaspillages

Source de l’infographie : Le Figaro

http://www.tropdimpots.com/matraquage-fiscal-augmente-encore-avec-hollande/

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Y’en a marre des banques et des promesses non tenues

Posté par ippolito le 3 mars 2015

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Les banques françaises continuent de spéculer sur la faim

C’était la promesse numéro 7 du candidat François Hollande : « Mettre fin aux produits financiers qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie ». C’est raté. Selon une enquête de l’organisation internationale Oxfam, relayée par Le Canard enchaîné, « la spéculation sur les matières premières agricoles (blé, riz, huile, maïs), qui tire le prix vers le haut et provoque – comment en 2008 et 2010 notamment – des famines en Afrique, est une activité florissante en France ». Trois banques françaises sont dans le collimateur : BNP Paris Bas, Société générale et Natixis.

Il y a deux ans, ses banques, déjà épinglées par Oxfam, avaient promis de mettre fin à leurs activités spéculatives. Résultat ? Encore aujourd’hui, ces trois banques « proposent au total 19 produits de placement, qui ont récolté 3,6 milliards d’euros », affirme Le Canard. Les banques ont tenté de minimiser ces accusations : certaines ont assuré que ces produits de placement étaient peu élevés, d’autres que la gestion de ces placements commercialisés aux Etats-Unis n’était pas de leur ressort. Autant d’excuses pour justifier l’injustifiable.

Quant à la promesse de Hollande, elle tarde à se mettre en œuvre : en 2013, une loi sur la régulation bancaire a bien été votée, incitant les banques à une plus grande transparence sur leurs activités spéculatives effectuées « sur les marchés dérivés des matières premières agricoles ». Mais la loi n’est toujours pas appliquée.

*** Source
- « Nos banques laissent l’Afrique sur sa faim », Le Canard enchaîné n°4922, 25.02.2015

http://www.politique.net/2015030201-banques-speculent-sur-la-faim.htm

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Y’en a marre des anciens présidents

Posté par ippolito le 27 février 2015

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combien coûtent nos anciens présidents de la République ?

René Dosière, député PS qui s’est fait une spécialité de dénoncer les dépenses superfétatoires de l’État, avait commencé sa recherche de transparence par un livre, L’Argent caché de l’Élysée (Seuil, 2007), dans lequel il s’attaquait vertement aux dépenses plus ou moins opaques de l’Élysée sous Jacques Chirac.

Après deux autres enquêtes sur L’État au régime et Le Métier d’élu local(Seuil, 2012 et 2014), le voici qui revient à ses premières amours, l’Élysée. René Dosière, qui est un peu le « Monsieur Propre » de l’Assemblée et qui pratique le « parlementarisme d’investigation » comme certains reporters le  » journalisme d’investigation », utilise son statut de député pour ouvrir des portes interdites aux journalistes.

C’est ainsi qu’il a pu obtenir et publier sur son blog certains chiffres sur le coût pour l’État des trois anciens présidents, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Ces ex de l’Élysée, en effet, bénéficient de nombreux et considérables avantages en nature, non imposables, un appartement de fonction meublé avec deux employés de maison, une protection rapprochée de deux policiers, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et sept collaborateurs permanents.

François Mitterrand à l’origine du dispositif

Le seul ancien président qui n’ait pas profité du système, François Mitterrand, décédé quelques mois après avoir quitté l’Élysée, est celui qui en est à l’origine, ayant demandé à son homme de confiance, Michel Charasse, de prévoir un dispositif, jusqu’alors inexistant.

Sauf que, comme souvent en France, les choses ont dérapé. La sécurisation des domiciles et des résidences secondaires des ex-présidents, qui n’était pas prévue, coûte excessivement cher, car, pour assurer une protection permanente autour d’un domicile, il faut mobiliser une bonne quinzaine de gendarmes pour tenir compte des horaires de nuit, des vacances et des aléas des uns et des autres.

Quoi qu’il en soit, l’estimation de René Dosière des dépenses annuelles payées par l’État est de 2,5 millions d’euros par an pour VGE, 2,2 pour Sarkozy et 1,5 pour Chirac. Et si on calcule bien, VGE étant à la retraite de l’Élysée depuis 1981, on arrive pour lui à un total de 85 millions d’euros (2,5 x 34 années), pour Chirac de plus de 10 millions (en 8 ans) et pour Sarkozy de plus de 6 millions (en 3 ans), soit, pour les trois, un global de 100 millions d’euros, chiffre assez colossal pour des hommes qui n’ont pas nécessairement besoin d’être assistés à ce point-là ni pour ce prix-là.

Une retraite de 360 000 euros par an pour Giscard d’Estaing

Or, René Dosière s’est arrêté un peu tôt dans son enquête. Il a complètement zappé le coût de ceux qui, ayant été fonctionnaires et donc payés par l’État durant toute leur vie professionnelle, le sont encore aujourd’hui pour leur retraite. De plus, ayant été parlementaires tout en étant hauts fonctionnaires, ils ont pu bénéficier du privilège exorbitant de pouvoir cumuler différentes pensions, pour lesquelles ils n’ont fait que cotiser. L’iFRAP, cet institut indépendant qui se consacre depuis 30 ans à l’analyse des politiques publiques, vient justement d’étudier la question dans une étude publiée en janvier dernier.

Il en ressort que, Nicolas Sarkozy n’ayant jamais été fonctionnaire, les deux ex-présidents concernés sont Giscard d’Estaing et Chirac, en attendant Hollande… Pour Valéry Giscard d’Estaing, sa retraite officielle est estimée à 18 000 euros par mois plus les 12 000 euros du Conseil constitutionnel que l’on peut considérer comme une retraite additionnelle, soit 30 000 euros au total, ce qui fait 360 000 euros par an.

On en sait plus sur Jacques Chirac, qui cumule une retraite d’ancien président de la République (63 000 euros brut par an) avec une retraite d’ancien député de Corrèze, de conseiller général de Meymac, de maire de Paris et de conseiller référendaire à la Cour des comptes, le tout pour 19 000 brut par mois soit 228 000 euros par an, Chirac ne pouvant plus ou ne voulant plus siéger au Conseil constitutionnel pour raisons médicales.

Hollande devrait coûter un peu plus cher que Chirac

François Hollande, d’après l’iFRAP, citant le service de communication de l’Élysée, serait « le bénéficiaire potentiel des liquidations mensuelles des pensions nettes » suivantes : 5 184 euros en tant qu’ancien président de la République, 6 208 euros en tant qu’ancien député, 3 473 euros en tant qu’ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes – où, comme Jacques Chirac, il n’a mis effectivement les pieds que quelques années tout en cotisant plein pot le reste du temps -, et enfin 403 euros pour diverses autres fonctions secondaires, soit un total de 15 268 euros net mensuels.

Lorsque François Hollande aura quitté l’Élysée, il bénéficiera de ces 15 268 euros net de retraites cumulées, ainsi que des 12 000 euros brut du Conseil constitutionnel, soit plus de 27 000 euros par mois (324 000 euros par an) auxquels s’ajouteront bien entendu les mêmes avantages spéciaux que ses prédécesseurs.

En fin de compte, ce que nous coûtent nos anciens présidents retraités est sérieusement plus élevé qu’annoncé par René Dosière, si l’on ajoute leurs méga-retraites à leurs avantages en nature : VGE passerait ainsi à un coût global de 2 860 000 euros par an et Chirac de 1 730 000 euros.

Pour François Hollande, il faudrait prévoir un peu plus que pour Chirac. Enfin, dans l’hypothèse où l’actuel président prendrait sa retraite en 2017 et où son prédécesseur ne serait pas réélu, et en souhaitant que les deux plus anciens – Giscard et Chirac – vivent encore de nombreuses années, on peut estimer que nos quatre présidents retraités, réunis dans un même budget, coûteraient à la France près de 10 millions d’euros par an.

Question : ne serait-il pas temps d’envisager quelques économies sur ce budget qui dépasse l’entendement pour seulement quatre de nos concitoyens, au seul critère qu’ils auraient pu jouer un rôle éminent dans l’histoire de France ? S’agissant d’hommes totalement responsables de l’état désespérant, économiquement et socialement, dans lequel se trouve aujourd’hui notre pays, la question mérite d’être posée. Toutes les conditions sont remplies pour qu’ils nous montrent, une bonne fois pour toutes, qu’ils croient au principe d’exemplarité et qu’ils le prouvent.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nouailhac-combien-coutent-nos-anciens-presidents-de-la-republique-26-02-2015-1908001_2428.php

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Y’en a marre du chômage et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 28 janvier 2015

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L’alarmante flambée du chômage sous l’ère Hollande

N’en déplaise au président de la République, l’inversion de la courbe du chômage n’a jamais eu lieu, tout du moins pour l’instant. Découvrez, grâce à notre infographie, les chiffres clés du chômage en France et leur évolution depuis le début du mandat de François Hollande. Le bilan est malheureusement édifiant.

Promesse d’inversion de la courbe du chômage non-tenue ! Voilà le verdict 2 ans et demi après le début du mandat présidentiel de François Hollande. Pis, c’est l’inverse qui a eu lieu ! Le chômage s’est carrément envolé : +860.600 chômeurs entre mai 2012 et décembre 2014. Et même si l’on ne tient pas compte de l’année 2012, période durant laquelle le Président de la République commençait tout juste à mettre son programme en oeuvre, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 425.700 (entre mai 2013 et décembre 2014).

Rien n’y fait : ni les contrats générations, ni les emplois d’avenir. La vapeur ne s’est inversée qu’une fois depuis le début du mandat de François Hollande : en octobre 2014, avec seulement, 11.000 demandeurs d’emploi en moins. D’ailleurs, ni le président de la République ni le gouvernement promettent encore de relancer durablement l’emploi.

Résultat : la France compte plus de 5,218 millions de chômeurs (catégories A, B et C), 5,521 millions en comptant les Dom-Tom, selon les derniers chiffres publiés par la Dares, l’organisme chargé de collecter les statistiques pour le ministère du Travail. Le plus inquiétant, c’est que cette tendance ne devrait toujours pas se retourner en 2015. Lors de ses prévisions, l’Unédic a annoncé 182.000 chômeurs de plus pour cette année.

Sandrine Chauvin

http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/l-alarmante-flambee-du-chomage-sous-l-ere-hollande

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Y’en a marre de l’augmentation de la taxe d’habitation

Posté par ippolito le 18 novembre 2014

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Pourquoi les impôts augmenteront encore en 2015

La hausse médiane de la taxe d’habitation s’est élevée à 0,8 % en 2014 dans les 41 plus grandes villes, selon une étude publiée en septembre du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales.

Dernière étape de la douloureuse fiscale pour les Français. Après le paiement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu en septembre et, pour les propriétaires, de la taxe foncière en octobre, les contribuables ont jusqu’à lundi (une semaine de plus pour les internautes) pour régler leur taxe d’habitation couplée à leur redevance télé. Pour tous ceux dont la note était déjà salée, cette nouvelle ponction fiscale s’assimile à la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà trop plein.

En 2014 pourtant, les maires se sont montrés plutôt raisonnables côté augmentation d’impôts locaux, comme c’est traditionnellement le cas en année électorale. La hausse médiane de la taxe d’habitation s’est élevée à 0,8 % (plus de deux fois moins qu’en 2013) dans les 41 plus grandes villes, selon une étude publiée en septembre du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales.

Cette accalmie devrait n’être que de courte durée et les prélèvements repartir à la hausse dès l’année prochaine. Car, pour compenser la baisse des dotations de l’État de 3,7 milliards en 2015 (+ 11 milliards sur trois ans), il est peu probable que les collectivités locales réduisent leurs dépenses dans les mêmes proportions.

Leurs dépenses de fonctionnement ont en effet augmenté plus que de raison ces dernières décennies, en moyenne de 3,1 % de plus que l’inflation par an depuis 1983… «Le risque existe que les collectivités choisissent plutôt d’augmenter le taux des impôts locaux» ou «d’obtenir de nouvelles ressources», s’est d’ailleurs inquiétée mi-octobre la Cour des comptes, dans son rapport sur les finances publiques locales où elle insistait sur l’obligation de tailler dans les dépenses de fonctionnement, et notamment de personnel.

Progression inéluctable

En dépit de la baisse des dotations publiques, les ressources des collectivités vont «continuer de croître en 2015, portées par les recettes de la fiscalité directe locale, dont les bases conservent spontanément un dynamisme significatif», a déjà anticipé le gouvernement, qui estime la croissance de leurs ressources fiscales à «3,3 % en 2014 et 3,2 % en 2015».

Cette progression est d’autant plus inéluctable que les parlementaires remontent chaque année les valeurs locatives qui servent de base au calcul de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Pour 2015, l’Assemblée les a relevées de 0,9 %, impliquant que les impôts augmenteront même si les élus locaux ne bougent pas les taux. Cette progression est conforme à l’inflation anticipée par le gouvernement. Mais l’ennui, c’est que la prévision a été deux fois supérieure à la réalité en 2013.

Résultat, 840 millions (sur 1,8 milliard de hausse d’impôts locaux pour les ménages) provenaient de la seule revalorisation des bases forfaitaires. Le même phénomène, constaté cette année, pourrait donc se reproduire l’an prochain.

Tout se passe comme si le gouvernement cherchait à basculer une partie de la fiscalité vers les collectivités. Manière de les soulager des baisses de dotations votées. Voire de leur transférer une partie du ras-le-bol fiscal. Les décisions en ce sens se sont en effet multipliées.

Parmi les plus emblématiques, le gouvernement veut augmenter de 20 % la taxe d’habitation des résidences secondaires situées en «zones tendues». La fameuse «taxe week-end» qui ne bénéficiera qu’aux communes qui choisiront de l’appliquer. Dernier exemple, Manuel Valls a décidé de pérenniser au-delà de 2015 le relèvement des droits de mutation qui avait été acté, pour deux ans seulement, en 2013. Une mesure qui, couplée à un autre geste, a permis aux départements d’engranger cette année 1,6 milliard de plus…

http://www.lefigaro.fr/impots/2014/11/13/05003-20141113ARTFIG00416-apres-une-annee-d-accalmie-la-fiscalite-locale-repartira-a-la-hausse-en-2015.php

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Y’en a marre de la hausse des cotisations et des impôts

Posté par ippolito le 18 novembre 2014

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Les impôts et cotisations qui vont grimper

Selon Bercy, le solde des hausses et des baisses aboutit à une réduction globale du poids des prélèvements obligatoires en 2015. Mais le calcul sur les seuls ménages, en tenant compte de la baisse des allocations familiales, apparaît en leur défaveur, pour près de 3 milliards d’euros. Une série de mesures vont peser sur le pouvoir d’achat des Français l’an prochain. Elles ont été votées séparément dans plusieurs textes, depuis 2013 : réforme des retraites, budget de l’État, Sécurité sociale… En voici les principales, issues des documents du ministère des Finances, des rapports parlementaires et des déclarations.

Cotisations retraite

La réforme des retraites de 2013 prévoit une hausse des cotisations sur les salaires l’an prochain, pour financer le régime général. S’y ajoute une autre augmentation destinée à compenser le surcoût des départs à la retraite à 60 ans de ceux qui ont commencé à travailler jeunes. Soit une ponction supplémentaire de 600 millions d’euros en 2015 sur les feuilles de paye. Un nouveau relèvement, déjà voté lui aussi, aura lieu en 2016. Par ailleurs, les régimes complémentaires (Agirc et Arrco) gérés par les syndicats et le patronat ont, eux aussi, programmé une hausse de cotisations en 2015, à hauteur de 500 millions d’euros, supportée à 60% par les employeurs et 40% par les assurés. Les partenaires sociaux vont entamer une négociation au début de l’année prochaine pour décider de nouvelles mesures à prendre afin de sauver ces régimes.

Impôts locaux

Les élus locaux promettent la modération mais les hausses semblent inévitables. Avant un congrès des maires qui s’annonce houleux à la fin du mois, le gouvernement leur a donné un coup de pouce en soutenant notamment la taxe sur les résidences secondaires (150 millions) et la taxe de séjour (300 millions). Il a également donné son feu vert à un relèvement des valeurs qui servent de base au calcul des impôts locaux (850 millions). Cette dernière mesure est habituelle, elle a pour but de compenser l’inflation et donc de préserver le pouvoir d’achat des administrations locales. Sauf que les hausses diligentées à ce titre en 2013 et 2014 ont été deux fois supérieures à l’évolution réelle des prix. Sans être corrigées à la baisse.

A ce tableau s’ajoute une progression attendue des droits de mutation (200 à 300 millions) pour les départements qui n’utilisent pas encore tous les moyens fiscaux possibles. Et une majoration de taxe foncière sur les terrains constructibles dans les zones dites tendues (100 millions d’euros).

Taxes « vertes »

La fiscalité écologique, votée en 2013, grimpe progressivement. La taxe sur le diesel (+ 4,6%) et celle sur l’essence (+ 2,8%) vont relever le prix du litre de 0,02 euros environ en 2015. Le mouvement s’applique aussi au fioul domestique dont le prélèvement fiscal va croître de 35 % et au gaz naturel qui voit sa taxation plus que doubler. Le « verdissement » de la fiscalité énergétique est évalué à 1,2 milliard d’euros à la charge des ménages. Sa montée en puissance est programmée : les gains pour l’État sont appelés à doubler en 2016.

S’y ajoute une autre hausse de 0,02 euros sur le diesel, destinée, celle-là, à compenser la suppression de l’écotaxe (800 millions). Pour compléter, la TVA est perçue sur ces taxes, soit un gain supplémentaire pour l’État de 240 millions d’euros.

Redevance et plus-values immobilières

La hausse de la redevance audiovisuelle (+ 3 euros) doit rapporter 130 millions d’euros. La fin du régime exceptionnel sur les plus-values immobilières fera revenir 300 millions d’euros dans les caisses de l’État.

Contribution à l’électricité

La contribution au service public de l’électricité (CSPE) prélevée sur les factures d’EDF et de ses concurrents doit augmenter de 18% pour un rendement de 1,1 milliard d’euros. Soit un surcoût de 2% sur une facture moyenne. La CSPE est acquittée pour 40% par les clients particuliers. Elle finance notamment les énergies renouvelables.

Allocations familiales

La baisse des allocations familiales à partir du 1er juillet 2015 n’est pas une hausse impôt. Mais son effet est identique pour les 600.000 familles concernées, celles qui gagnent plus de 6.000 euros par mois avec au moins deux enfants. Elles perdront 400 millions d’euros l’an prochain et 800 millions en 2016.

Les baisses prévues

Dans le sens inverse, le gouvernement a diligenté une baisse ou une suppression d’impôt pour 9 millions de foyers aux revenus modestes et moyens (– 3,2 milliards d’euros par rapport à 2013). Elle s’effectuera par la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Les allégements fiscaux portent surtout sur les entreprises, dans le cadre du pacte de responsabilité. Une réduction de cotisations patronales (5 milliards d’euros) concentrée sur les bas salaires s’appliquera au 1er janvier. Elle amplifie les ristournes actuelles (environ 20 milliards). Cette disposition nouvelle complète la montée en puissance du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE : 3,5 milliards de baisse d’impôt supplémentaires en 2015) et la suppression d’un impôt appelé C3S.

http://www.lejdd.fr/Politique/Les-impots-et-cotisations-qui-vont-grimper-700808

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