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Y’en a marre de François Hollande

Posté par ippolito le 10 octobre 2014

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Ce que François Hollande a vraiment enlevé aux familles

Francetv info fait le point sur les mesures qui ont financièrement touché les familles depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, en mai 2012

François Hollande est-il l’ennemi des familles ? Le grief est récurrent, notamment de la part de la droite et des partisans de la Manif pour tous. La réouverture du débat, par les députés PS, sur une éventuelle modulation des allocations familiales en fonction des ressources vient encore conforter cette thèse.

Avec raison ? Pour la seule année 2014, la Caisse nationale d’allocations familiales estime que 3,5 millions de ménages (les plus aisés) verraient leurs prestations diminuer de 461 euros en moyenne, quand seulement 400 000 foyers (les plus modestes) les verraient augmenter de 185 euros en moyenne, grâce à la revalorisation de certaines allocations destinées aux familles les plus modestes, selon des chiffres relayés par l’Union nationale des associations familiales. Mais d’autres mesures, comme l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire, décidée dès 2012, viennent relativiser ces efforts demandés aux familles.

Pour y voir plus clair, francetv info revient sur les mesures qui ont financièrement touché les familles depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, en mai 2012.

La baisse du plafond du quotient familial

Le plafond du quotient familial a été abaissé à deux reprises. En 2013, il est passé de 2 334 à 2 000 euros. Puis, en 2014, de 2 000 à 1 500 euros. Concrètement, cela signifie que l’avantage fiscal bénéficiant aux familles ne peut plus dépasser 1 500 euros par enfant.

Qui a été touché ? Le premier plafonnement a touché plus d’un million de foyers fiscaux, davantage que prévu. Ils ont en moyenne dû payer 546 euros d’impôt supplémentaire. Environ 90% des foyers touchés par cette mesure font partie des 10% des contribuables les plus aisés, selon un rapport parlementaire.

Le rendement du second plafonnement, plus sévère, n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation. Mais au moment où il a été voté, on estimait à 1,32 million le nombre de foyers touchés, à hauteur de 780 euros en moyenne.

Combien cela représente-t-il ? Le premier plafonnement a permis à l’Etat d’économiser 554 millions d’euros. Le second devait permettre de dégager 1,03 milliard d’euros, mais il s’agit d’une évaluation provisoire.

La modulation de l’allocation de base pour les jeunes enfants

L’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) est versée aux foyers ayant à leur charge un enfant de moins de 3 ans, sous condition de ressources. Initialement, son montant était identique pour tous ses bénéficiaires : 184,62 euros par mois. Mais depuis le 1er avril 2014, seuls les foyers ne dépassant pas un plafond de revenus ont droit à cette somme. Les autres n’en perçoivent que la moitié, soit 92,31 euros.

Qui a été touché ? Les familles dans lesquelles un enfant est né après le 1er avril 2014 et qui dépassent un certain plafond de revenus. Environ 180 000 foyers (soit 10% des bénéficiaires) seraient, à terme, concernés par cette mesure. Par exemple, un couple avec deux enfants est privé de la moitié de l’allocation s’il gagne plus de 43 088 euros par an. A noter que les familles touchant cette allocation pour des enfants nés avant le 1er avril 2014 continuent à la percevoir normalement.

Combien cela représente-t-il ? Cette réforme ne s’appliquant que pour les enfants nés à partir d’avril 2014, le montant des économies va progresser pendant trois ans avant d’atteindre son rythme de croisière. Grâce à cette mesure, la Sécurité sociale devrait ainsi économiser 10 millions d’euros en 2014, 80 millions en 2015 et 170 millions à partir de 2016, selon un rapport parlementaire.

La modulation du complément de libre choix d’activité

Le complément de libre choix d’activité (CLCA) consiste en une indemnité versée au parent d’un enfant de moins de 3 ans qui cesse de travailler, sans condition de ressources. Son montant est de 390,52 euros par mois. Jusqu’à cette année, les parents qui n’étaient pas bénéficiaires de l’allocation de base avaient droit à un CLCA majoré, d’un montant de 576,24 euros par mois. Ce n’est plus le cas pour les enfants nés depuis le 1er avril.

Qui a été touché ? Environ 60 000 personnes seront, à terme, concernées par la mesure. Il s’agit uniquement des foyers qui ont un revenu situé au-delà du plafond de l’allocation de base. Par exemple, un couple avec deux enfants à charge dont les revenus dépassent 46 888 euros par an ne touchera que 390,52 euros au lieu des 576,24 euros auxquels il aurait pu prétendre. Soit un manque à gagner de 185,72 euros par mois. Là encore, cette mesure ne concerne pas les familles qui bénéficiaient du CLCA pour un enfant né avant le 1er avril 2014.

Combien cela représente-t-il ? Les économies attendues en 2014 sont d’environ 30 millions d’euros. Elles atteindront 90 millions d’euros à partir de 2017.

Le gel de plusieurs prestations familiales

Depuis cette année également, les montants de l’allocation de base de la Paje et des primes à la naissance et à l’adoption sont gelés, et ce pour une durée estimée de six ans. La première reste donc bloquée à 184,62 euros mensuels (ou 92,31 euros selon les cas). La prime à la naissance reste de 923,08 euros et la prime à l’adoption de 1 846,15 euros.

Qui a été touché ? L’ensemble des bénéficiaires de ces prestations sont touchés, soit 1,8 million de familles, mais le manque à gagner est modeste : 1 euro par mois pour l’allocation de base, 5,50 euros pour la prime à la naissance et 11 euros pour la prime à l’adoption.

Combien cela représente-t-il ? Cette mesure devrait permettre d’économiser 30 millions d’euros en 2014, puis 180 millions d’euros en 2016 et, après plusieurs années, 400 millions d’euros.

D’autres mesures à venir en 2015

Outre ces mesures déjà en vigueur, d’autres coupes dans les prestations familiales sont à venir. Dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, le gouvernement prévoit ainsi de diviser par trois la prime à la naissance à partir du deuxième enfant, mais aussi de réformer le congé parental et de reporter de 14 à 16 ans l’âge à partir duquel les allocations familiales sont revalorisées.

Ces mesures n’étant pas du goût des députés socialistes, ceux-ci pourraient décider de les remplacer par une modulation des allocations familiales selon le niveau de ressources de la famille. Quoi qu’il arrive, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a prévenu : les économies de la branche famille devront générer 700 millions d’euros en 2015.

http://www.francetvinfo.fr/economie/menages/allocations-familiales/ce-que-francois-hollande-a-vraiment-enleve-aux-familles_715399.html

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Y’en a marre de matraquer les retraités

Posté par ippolito le 5 octobre 2014

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Impôts, CSG, pensions gelées… les retraités matraqués par le président Hollande

De réforme en réforme, de loi de finances en loi de finances, les retraités ont été mis sérieusement à contribution pour tenter de rééquilibrer les finances publiques depuis le début du mandat de François Hollande. Retour en arrière sur les principales mesures prises au cours des deux dernières années.

> Mise en place d’une nouvelle contribution de solidarité

Instituée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) est entrée en vigueur le 1er avril 2013. Elle est prélevée sur les pensions de retraite versées par tous les régimes de retraite obligatoires – régimes de base et complémentaires – du privé comme du public mais également sur les rentes viagère versées à la sortie d’un produit d’épargne retraite : Perp, Préfon, Madelin. Son taux est de 0,3%. Elle vient s’ajouter à la CSG calculée au taux de 6,6% et à la CRDS de 0,5%. Au total, ce sont donc 7,4% qui sont désormais prélevées directement par les caisses de retraite au moment du versement des pensions.

> Fiscalisation de la majoration famille nombreuse

Jusqu’à présent, les majorations de pension accordées aux parents de 3 enfants et plus étaient exonérées d’impôt sur le revenu. Depuis l’imposition des revenus de 2013 – impôt à payer en 2014 – ces majorations sont soumises à l’impôt dans les mêmes conditions que les pensions de retraite proprement dites. Cette imposition concerne aussi bien les majorations versées par les différents régimes de base, que celles versées par les régimes complémentaires et ceux de la fonction publique.

> Suppression de la demi-part « personne isolée »

Jusqu’en 2009, les contribuables célibataires, veufs ou divorcés pouvaient bénéficier d’une demi-part supplémentaire après le « départ » de leur dernier enfant à charge sous la seule condition de ne pas vivre en couple. Plus de 4 millions de contribuables en bénéficiaient, parmi lesquels de nombreux retraités. A compter de l’imposition des revenus de 2009, une condition supplémentaire est venue durcir ce dispositif : le bénéfice de cette demi-part est désormais réservé aux personnes qui ont élevé seules l’enfant, en tant que parents isolés, pendant au moins 5 ans. A titre transitoire, ceux qui bénéficiaient de cette demi-part en 2008 et qui ne remplissaient pas cette condition supplémentaire ont continué à en profiter jusqu’à l’imposition des revenus de 2012, mais avec un plafond réduit au fil du temps (l’avantage maximum attaché à cette demi-part est progressivement passé de 855 euros à 120 euros).

> Report de la date de revalorisations de pensions d’avril à octobre … et gel des pensions

La loi de réforme des retraites du 20 janvier a décalé de 6 mois la date de revalorisation des pensions, la reportant du 1er avril au 1er octobre 2014. Aucune revalorisation n’est donc intervenue en avril dernier, sauf pour les retraités bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité (les deux composantes de l’ex-minimum vieillesse). Mais la loi de financement rectificative pour la sécurité sociale adoptée cet été a finalement gelé les pensions versées en 2014. Aucune revalorisation n’est donc intervenue au 1er octobre. Maigre consolation toutefois pour les retraités qui perçoivent des pensions de retraite inférieures à 1.200 euros par mois : ils devraient recevoir une prime de 40 euros début 2015.

> Modification des conditions d’application du taux réduit de CSG

Le dernier acte vient d’être donné avec le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 qui prévoit de modifier les conditions d’application du taux réduit de CSG (3,8 % contre 6,6 %). Jusqu’à présent réservé aux contribuables qui ne payent pas l’impôt sur le revenu, le bénéfice du taux réduit serait désormais subordonné à un seuil de revenus à ne pas dépasser (13 900 euros pour une personne seule). Ce nouveau critère pourrait également rendre imposable à la CASA certains contribuables qui bénéficiaient du taux réduit de CSG.

http://www.capital.fr/retraite/actualites/impots-csg-pensions-gelees-les-retraites-matraques-par-le-president-hollande-965867

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Y’en a marre de la politique de François Hollande

Posté par ippolito le 18 mai 2014

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Croissance : zéro pointé pour la politique de Hollande

Le chiffre de la croissance pour le premier trimestre 2014 est tombé hier matin : le PIB de la France n’a pas progressé, ce qui signifie aussi que le PIB par habitant a reculé. Un mauvais chiffre à rebours des annonces du président de la République et qui démontre la faillite de sa politique.

Le retournement, ce n’est pas maintenant

Ce zéro pointé de croissance au premier trimestre est d’autant plus inquiétant pour plusieurs raisons. Outre le fait que la croissance démographique de la France implique une baisse de la production par habitant, il faut noter que la performance de l’hexagone est inférieure à la moyenne européenne (0,2%) et à celle de notre cher voisin allemand (0,8%).

Pire, quand on étudie le détail des statistiques, on constate que la consommation a baissé, que les investissements ont baissé et que le commerce extérieur a une contribution négative, les importations ayant plus progressé que les exportations. En clair, nous n’avons échappé à une baisse du PIB que grâce à une augmentation des stocks, phénomène temporaire qui finira tôt ou tard par être compensé à l’avenir et pénalisera donc la croissance prochaine.

Ce résultat n’est pas vraiment surprenant devant l’inanité de la politique gouvernementale. Notre ouverture à tous les vents mauvais de la mondialisation pousse le gouvernement à réduire les déficits pour gagner la confiance des marchés et baisser le coût du travail pour gagner en compétitivité.

Mais une telle politique est suicidaire pour un pays comme le nôtre. La baisse des déficits pèse sur la consommation, et par ricochet sur les investissements. Et la quête de compétitivité pèse également sur la consommation, outre le fait d’être totalement illusoire puisque le coût du travail est 5 à 20 fois plus bas en Europe de l’Est, en Afrique du Nord ou en Asie. On voit bien ici que le CICE n’a rien apporté. Et menée partout en Europe, la baisse du coût du travail pénalise les importations de nos clients… Un suicide collectif !

Quelle implication pour l’avenir ?

On pourrait facilement céder à un pessimisme noir et voir dans les chiffres du premier trimestre l’annonce d’une possible nouvelle récession, le risque que notre croissance ne parvienne même pas à atteindre le très modeste objectif de 1% que s’est fixé le gouvernement pour cette année. Cependant, un tel pronostic est sans doute exagérément pessimiste.

En effet, il faut quand même rappeler ici que les prévisionnistes s’accordaient sur une prévision de 0,1% de croissance pour le premier trimestre. Nous ne sommes pas très loin malgré tout. En outre, certains secteurs vont un peu mieux, notamment la production industrielle, en hausse. Et ce n’est pas uniquement à cause d’un phénomène de stockage puisque dans l’automobile, les ventes sont en hausse, et notamment celles des constructeurs français.

Bref, malgré tout, le scénario d’une croissance de 1% n’est pas remis en cause pour cette année, d’autant plus que la baisse des taux est un élément fort de soutien à l’économie. Toute reprise du crédit a un effet important sur l’activité.

En outre, le ralentissement de la baisse des déficits et la fin des hausses d’impôts devraient également permettre une légère accélération de l’économie. En outre, les objectifs restent modestes puisque le PIB a progressé de 0,4% en 2013. En outre, un tout petit peu plus de croissance ne règlera pas tous nos problèmes car, comme on pouvait l’anticiper, cette croissance sera donc limitée, inégale et temporaire (puisque de plus en plus de signes de bulles s’accumulent, avec la montée des opérations de rachats d’entreprise, indicateur solide en la matière).

Le premier trimestre sanctionne logiquement la mauvaise politique économique du gouvernement. Il n’est pas inutile de rappeler le 5,9% de croissance du Japon, qui montre que les Abenomics, mélange peu orthodoxe de relance monétaire et budgétaire, sont bien plus sensés que les Eurhollandomics.

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/croissance-zero-pointe-pour-la-151962

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Y’en a marre des promesses de François Hollande et surtout de son bilan

Posté par ippolito le 12 mai 2014

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Deux ans après : les reniements du président Hollande

Le 6 mai 2012, François Hollande était élu président de la République sur un programme constitué de 60 engagements pour le « changement ». Deux ans après, que sont-ils devenus ?

Les 60 engagements du candidat socialiste ne dessinaient pas les contours d’une véritable politique alternative. Ils cherchaient néanmoins à se distinguer du sarkozysme. Pourtant, deux ans après l’élection présidentielle, un constat s’impose : les rares avancées qu’ils comportaient n’ont pas été tenues. La continuité avec les politiques menées par le précédent gouvernement est presque totale. Les électeurs n’attendaient peut-être pas grand chose ; leurs modestes espoirs auront quand même été déçus.

Réforme fiscale aux oubliettes

Le premier chapitre des 60 engagements concernait la politique économique. Rétrospectivement, il est constitué d’une longue liste de reniements qui donne le tournis. Pour « redresser la France », le candidat socialiste en appelait à « une grande réforme fiscale » (§14-17). Cette réforme n’a jamais eu lieu. Selon l’économiste Thomas Piketty, pourtant réputé proche du PS, la politique fiscale du gouvernement s’est réduite à une série d’ »improvisations » et d’ »incohérences ». Quant à la « remise à plat » annoncée par Jean-Marc Ayrault fin 2013, elle a définitivement été enterrée avec le « Pacte de responsabilité ».

L’équilibre des finances publiques devait être rétabli en revenant sur les « cadeaux fiscaux et les niches fiscales accordés aux ménages les plus aisés et aux plus grosses entreprises » (§9) ? Ce seront finalement des coupes dans les dépenses publiques et l’augmentation des taxes sur la consommation, qui touchent les plus modestes. Cette orientation se dessinait déjà dans le premier des reniements de François Hollande, celui d’adopter, dès septembre 2012, le Traité budgétaire européen, plutôt que de renégocier un « Pacte de croissance » pour sortir « de la crise et de la spirale d’austérité qui l’aggrave » (§11).

Austérité aggravée

L’ensemble des réformes du gouvernement est marqué du sceau de l’austérité. Le candidat Hollande appelait de ses vœux une « réforme des retraites justes » (§18) et de « revenir immédiatement à la retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont cotisé la totalité de leurs annuités » ? Ce sera finalement une réforme qui pénalise les plus précaires, les jeunes et les futurs retraités en allongeant la durée de cotisation, avec des contreparties cosmétiques.

Il annonçait vouloir « mettre un coup d’arrêt à l’application du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux » et « lutter contre la fracture territoriale » (§10, 28) ? Après deux budgets de restrictions sans précédents, de nouvelles coupes budgétaires sont en préparation dans le cadre du « Pacte de responsabilité », quitte à réhabiliter la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et à tarir les ressources des collectivités et services publics locaux.

Il promettait d’« agir pour la cohésion sociale avec les collectivités et les associations » ? Les coupures budgétaires frappent durement les associations, menaçant plus de 40 000 emplois selon le Collectif des associations citoyennes .

Chômage, précarité et inégalités renforcés

Le candidat Hollande s’engageait à « favoriser la production et l’emploi en France » (§2) ? Le gouvernement ne manquera pas une occasion de céder aux exigences du MEDEF et autres investisseurs. « Pigeons », « Pacte de compétitivité », « Pacte de responsabilité »… les exonérations de cotisations patronales s’accumulent aussi vite que se multiplient les coupes dans les budgets publics et les impôts sur la consommation. Si l’emploi ne suit pas, les dividendes, eux, explosent…

Les salariés ne cessent de payer le prix des mesures de « compétitivité ». Ainsi l’accord national interprofessionnel (ANI ou « accord compétitivité-emploi ») permet-il de faciliter la mise en œuvre de plans sociaux, voire de baisser les salaires. Le candidat Hollande voulait « faire prévaloir la justice au travail » (§24-26)… Quoi de mieux que de s’attaquer aux moyens de l’inspection du travail, au droit du travail (à travers l’ANI) et aux tribunaux prudhommaux ?

Quant aux promesses de « défendre un budget européen ambitieux au service des grands projets d’avenir » (§12), ou « pour l’avenir de l’agriculture » (§6), elles resteront, elles aussi, lettre morte : le budget négocié pour 2014-2020 sera plus faible que le précédent ! Et la « banque publique d’investissement » (§1) se contentera, quant à elle, de rassembler pour une large part des fonds déjà existants.

Lobby bancaire chouchouté

En continuité avec la politique économique néolibérale de Nicolas Sarkozy, les « engagements » du candidat Hollande contre la mainmise de la finance et des banques sont taillés en pièce. Lors de son discours du Bourget, il dénonçait la finance, son « adversaire ».

Pourtant, le gouvernement travaillera main dans la main avec les banques françaises pour la mise en place de la réforme bancaire. La « séparation bancaire » promise des activités de détail et d’investissement n’aura pas lieu, et laissera place à un ridicule cloisonnement concernant moins d’un cinquantième de l’activité des banques selon Frédéric Oudéa, patron de Société générale . Quant à « l’interdiction aux banques d’exercer dans les paradis fiscaux », Jérôme Cahuzac ne l’a pas mise en œuvre et, malgré son départ, on l’attend encore.

Cette fructueuse collaboration avec « l’adversaire » d’hier se poursuit en ce moment même au sujet de la taxe européenne sur les transactions financières. Loin de contribuer à son application à l’échelle européenne, comme promettait le candidat Hollande, le gouvernement s’acharne à vouloir imposer à l’Allemagne et à la Commission européenne l’exonération des transactions les plus spéculatives : celles sur les produits dérivés. Quant à « l’encadrement des bonus » et à « l’interdiction des produits financiers toxiques » (§7), il semble que ces promesses soient définitivement passées à la trappe…

Autre cadeau aux banques : la baisse du taux du livret A, au plus grand bénéfice des assurances-vie. Le candidat Hollande annonçait « garantir l’épargne populaire par une rémunération du livret A supérieure à l’inflation et tenant compte de l’évolution de la croissance » (§8) ? Il garantira surtout le bien-être des banques, en allant jusqu’à leur donner la possibilité de bénéficier des dépôts sur le livret A au détriment du financement de logement social…

Dumping généralisé, écologie méprisée

Cette capitulation en rase campagne devant les intérêts industriels et financiers pourrait se parachever avec la négociation de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis.

Le candidat Hollande promettait le « juste-échange » : « une nouvelle politique commerciale pour faire obstacle à toute forme de concurrence déloyale et pour fixer des règles strictes de réciprocité en matière sociale et environnementale » (§13) ; le président Hollande souhaite, quant à lui, « aller vite » pour conclure le nouveau traité transatlantique (TAFTA), qui entraînerait un dumping social et environnemental sans précédent avec la possibilité pour les firmes multinationales d’attaquer les États devant des tribunaux privés si les réglementations publiques faisaient « obstacle » à l’investissement ou au profit.

L’écologie était le parent pauvre des promesses électorales du candidat Hollande. Pourtant, même là, le peu qui était annoncé n’est pas tenu. La tarification progressive du gaz, de l’eau et de l’électricité est morte-née. Le plan de rénovation thermique pour un million de logements par an reste mystérieux quant à son financement. La réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité et la fermeture de la centrale de Fessenheim demeurent incertaines. La « montée en puissance des énergies renouvelables », promise sans détails chiffrés, est lente et l’industrie photovoltaïque s’enfonce dans la crise faute d’incitations budgétaires.

Plus généralement, la transition écologique n’est pas financée et le gouvernement s’appuie sur la bonne volonté des banques, des entreprises et des particuliers pour la mettre en œuvre sans remise en cause de l’orthodoxie budgétaires.

Sur le plan européen, les lobbies énergétiques, encouragés par les États dont le gouvernement français, sont en train d’imposer un très net reflux des objectifs de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique pour la période 2020 – 2030.

La France ne joue pas de rôle moteur ni exemplaire en Europe dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre alors qu’elle doit héberger la conférence de l’ONU sur le climat de 2015. En prenant en compte les émissions incorporées dans les biens et services importées, l’empreinte écologique insoutenable du pays continue de s’accroître.

Refusant d’envisager la mise en œuvre d’une fiscalité écologique à l’échelle européenne comme il s’y était engagé, François Hollande contribue à maintenir coûte que coûte un marché européen du carbone inefficace, injuste et dangereux qui est incapable de fournir les ressources nécessaires pour financer de véritables politiques de transition énergétique européennes vers des économies post-carbone.

Valeurs bafouées, démocratie dévaluée

Devant l’étendue de ces renoncements, devant une politique d’austérité brutale au service des banques, les engagements de « redonner espoir aux nouvelles générations » en « combattant le chômage » (§33-35), de « faire de la France la nation de l’excellence environnementale » (§41-43) semblent bien dérisoires. Et comment s’étonner quand un sondage (qui reste, certes, un sondage) annonce que 61 % des jeunes seraient prêts à se révolter ?

L’engagement de « donner à la police et à la justice les moyens de nous protéger » (§52,53) prend a posteriori une résonance particulière, si l’on pense à la répression à l’égard des mouvements sociaux, manifestant à Notre-Dame-des-Landes pour un autre modèle de développement ou à Paris pour le droit au logement. Concernant l’engagement « de lutter sans concession contre toutes les discriminations et ouvrir de nouveaux droits » (§30-32), on ne pourra s’empêcher de penser aux propos discriminatoires de Manuel Valls à l’égard des Roms, que leur culture « différente » empêcherait de pouvoir s’installer durablement « chez nous ».

Cette approche sécuritaire concerne aussi la politique étrangère. Le candidat Hollande prenait l’engagement de « porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde »(§57) ; le président Hollande ne manque pas une occasion de s’afficher en soutien des États-Unis, quitte à engager la France dans une multiplication d’interventions militaires dont les tenants et aboutissants sont pour le moins incertains.

Enfin, le candidat Hollande en appelait à une « République exemplaire ».

L’affaire Cahuzac témoignera pourtant de sa frilosité à faire la lumière sur « l’intégrité des élus », à garantir « l’impartialité de l’État » et surtout à « respecter les contre-pouvoirs » (§47-51)… alors même que certains ministres n’ont pas manqué de calomnier Médiapart, et que des démarches ont été engagées par le gouvernement pour blanchir le ministre du budget accusé, à juste titre, d’évasion fiscale. Plus récemment, l’affaire Morelle pose la question d’un mélange des genres et de conflits d’intérêts au plus près de l’entourage du président de la République.

Les 60 engagements de François Hollande se terminaient sur une volonté de « donner un nouvel élan à notre démocratie ». En faisant le contraire de ce pour quoi les électeurs l’ont élu, François Hollande a surtout donné un nouvel élan à des politiques fautrices de précarité et d’inégalités. Des politiques menées depuis trente ans, qui maintiennent la France et l’Europe dans la récession. Qui nourrissent une profonde crise sociale, écologique et démocratique. Qui frappent de plein fouet les peuples et contribuent à l’essor d’une extrême-droite démagogique et raciste.

Résistances et alternatives : imposons le changement !

Ce bref bilan des promesses non tenues du candidat Hollande n’a pas vocation à contribuer à la résignation ambiante. Dans la frénésie de « nouvelles » qui caractérisent notre système médiatique, si l’amnésie est la règle, ne pas oublier les paroles non tenues constitue un devoir citoyen. Les politiques mises en œuvre par le gouvernement sont impopulaires, et il n’a pas été élu pour mener ces politiques-là. À nous, citoyen-ne-s, de transformer la colère populaire en force de changement !

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2014/05/08/deux-ans-apres-les-reniements-du-president-hollande/

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Y’en a marre des promesses de François Hollande

Posté par ippolito le 6 mai 2014

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« Moi président », ces promesses non tenues

François Hollande fête mardi les deux ans de son élection à la tête de l’Etat, à l’issue d’une campagne qui a été marquée par sa célèbre anaphore « Moi président ». Que sont devenus ces 15 engagements formulés devant Nicolas Sarkozy et les Français? LeJDD.fr fait le bilan.

Deux promesses écornées

« Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire » : difficile de faire un bilan sur une telle promesse. Toujours est-il que l’image présidentielle a souffert des révélations de sa liaison avec l’actrice Julie Gayet, qui ont mené à sa rupture avec Valérie Trierweiler. Sa désormais célèbre virée nocturne a même alimenté le débat autour de sa sécurité.

« Moi président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m’occuperai pas de tout, et j’aurai toujours le souci de la proximité avec les Français » : là encore, François Hollande n’a fait qu’édicter des principes généraux. Mais s’il a eu à cœur de repenser la relation du Président avec son Premier ministre, par rapport à son prédécesseur, le socialiste a dû monter en première ligne sur de nombreux dossiers, parfois avec des résultats mitigés. L’affaire Leonarda à l’automne 2013 en est un des exemples majeurs. Sa « proximité avec les Français » a quant à elle souffert de son impopularité.

Une promesse en cours de réalisation

« Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d’un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés » : le 11e engagement se réalise en plusieurs étapes. Une loi de janvier 2014 a d’abord doté les grandes villes d’un statut de métropole avec des compétences très élargies. Un second projet de loi sur les compétences des collectivités a été présenté le mois dernier en Conseil des ministres. Mais la véritable fin « mille-feuille territorial » a été prise en main par Manuel Valls, avec la volonté de réduire d’ici à 2017 de 22 à 12 le nombre de régions et de supprimer à l’horizon 2021 les départements.

Deux promesses qui attendent

« Moi président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État; je le ferai réformer » : cette volonté ne s’est pas encore concrétisée. La réforme du statut pénal du chef de l’Etat a même été « écartée » du projet de loi constitutionnel présenté en mars 2013, comme l’a reconnu le gouvernement. Le texte ne prévoyait plus que la fin de l’immunité du Président sur le plan civil. Mais la réforme constitutionnelle, qui devait être examinée par le Parlement réuni en Congrès à l’été 2013, a elle-même été repoussée à une date qui reste indéterminée.

« Moi président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections, non pas celles de 2012 mais celles de 2017, car je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soient représentées » : le 12e engagement de François Hollande est loin d’être tenu. L’introduction « d’une dose de proportionnelle » a bien été recommandée par le rapport Jospin à l’automne 2012, mais cette disposition n’a pas été retenue dans le projet de réforme constitutionnelle. Nommé Premier ministre, Manuel Valls a ensuite réitéré cette promesse aux écologistes pour qu’ils restent au gouvernement. La gauche n’a plus que trois ans pour la respecter.

Une promesse trahie

« Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Élysée » : cet engagement – le premier utilisé par François Hollande dans son anaphore – a cessé d’être respecté le 22 juillet 2013. C’est en effet ce soir-là que François Hollande a reçu à dîner à l’Élysée les chefs des partis de sa majorité, en vue de préparer les échéances électorales de 2014. Ce dimanche, le patron des députés PS Bruno Le Roux a par ailleurs plaidé pour que le chef de l’État rencontre « rapidement » sa majorité, mais en dehors de l’Elysée. « Une idée qui séduit » également le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

http://www.lejdd.fr/Politique/Que-reste-t-il-du-Moi-president-Ces-promesses-non-tenues-ou-qui-attendent-encore-664900

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Y’en a marre du coût des campagnes électorales

Posté par ippolito le 1 mai 2014

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Présidentielle 2012: comptes et légendes de campagne

Avions privés, artistes payés pour quelques minutes de spectacle, sondages tous azimuts… L’Express s’est plongé dans les dépenses officiellement déclarées par les candidats Hollande et Sarkozy pour la campagne présidentielle. Grosses factures et petites histoires: morceaux choisis.

Trente-sept tomes ! Les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et de François Hollande intègrent des dizaines de contrats, des centaines de devis et des milliers de factures, conservés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, mais consultables sur simple demande.

Quel constat général? Du côté de Sarkozy, une organisation très professionnelle, centralisée, avions privés et petits-fours – et une comptabilité retoquée par le Conseil constitutionnel. Du côté de Hollande, une campagne de novice, jus de fruits et cacahuètes, avec des prestataires multiples sans réelle coordination apparente et pour laquelle les fédérations ont été largement mises à contribution.

Conséquence : des centaines de petites factures et de tickets de caisse – et des comptes validés même si, de l’avis de spécialistes, la quantité de documents et le désordre du classement sont tels que « c’est un bon moyen de noyer le poisson ».

Un conseil au candidat UMP pour la prochaine campagne : demander aux socialistes l’adresse de leur expert-comptable. Frais d’honoraires : un peu plus de 90 000 euros, contre 200 000 pour Nicolas Sarkozy. Voici un passage en revue non exhaustif des grandes dépenses et des petits à-côtés.

Pour quelques minutes de prestation de Yannick Noah, au Bourget, le 22 janvier, François Hollande a déboursé plus de 11 000 euros.

Musique, maestro!

Un mélange de Boléro de Ravel et de la chevauchée d’Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’Arche perdue : le publicitaire préféré de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Goudard, avait donné ses consignes pour la musique des meetings du président sortant. Par souci de discrétion, l’enregistrement a lieu à Sofia, en Bulgarie, trois jours avant l’entrée officielle en campagne. En deux semaines à peine, le compositeur Laurent Ferlet honore la commande. Cette livraison express a un coût : 86 112 euros TTC. François Hollande a aussi sa musique d’accompagnement, à la dramaturgie beaucoup moins impressionnante, mais au prix bien moins élevé : 12 000 euros.

Moteur!

Un petit film de campagne est devenu célèbre après coup : Julie Gayet y déclare son… soutien à François Hollande. L’enregistrement se déroule le 6 mars 2012. Entre cette date et le 29 mars, cinq autres stars défilent devant la caméra, dont l’ancien patron de Canal+ Pierre Lescure, l’humoriste Gérald Dahan, l’homme de théâtre Jean-Michel Ribes ou encore l’ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf. Facture pour « la réflexion, la conception, la réalisation, la création et le suivi » de ces six vidéos diffusées sur Internet : 25 000 euros.

386 000 euros le Falcon

En 2007, Nicolas Sarkozy avait plusieurs fois eu recours à un avion privé, notamment pour rentrer de ses meetings provinciaux. Une trentaine de jets – et un hélicoptère – avaient été affrétés au coup par coup. En 2012, son équipe choisit une option plus radicale : la location pendant toute la durée de la campagne d’un Falcon. Dassault Falcon Service facture 386 474,72 euros un appareil pour une période allant du 16 avril au 6 mai (jour du second tour), dont un peu plus de 32 heures supplémentaires au tarif horaire de 4 800 euros.

Le vol privé emprunté par François Hollande pour rejoindre Paris depuis Tulle au soir de sa victoire avait fait polémique. D’après ses comptes de campagne, ce n’était pas une première. Une facture de Darta Transports aériens mentionne un vol Cannes-Montpellier, où le candidat tient meeting le 29 mars 2012, puis une halte à Mont-de-Marsan avant de rejoindre Le Bourget (10 272 euros). Le 4 mai, pour sa dernière réunion de campagne à Périgueux, une facture est éditée par la même société pour un vol depuis Le Bourget (8 915 euros).

Sondage, mon beau sondage

François Hollande et ses proches n’ont jamais été à court de critiques sur un usage abusif, selon eux, des sondages par Nicolas Sarkozy. Mais le candidat socialiste a tout de même consacré, d’après ses comptes de campagne, 236373 euros à ce poste budgétaire. Ipsos réalise une enquête « en temps réel » lors de son passage dans l’émission de France 2 Des paroles et des actes.

Montant : 14 352 euros. Outre des études qualitatives mensuelles sur l’état de l’opinion, François Hollande reçoit une analyse de Viavoice sur « les perceptions politiques des catégories populaires » (même tarif) et une autre du cabinet PHG – il prend bien soin de diversifier ses prestataires pour ne pas faire de jaloux ! – sur « le rapport des retraités à la société » à partir d’entretiens individuels (10 000 euros).

17 000 euros de salaire mensuel

Une campagne présidentielle, ce sont beaucoup de petites mains bénévoles ; ce sont aussi des professionnels parfois bien rémunérés. Les candidats doivent verser aux comptes de campagne les feuilles de paie des salariés qui sont anonymisées avant d’être accessibles au public. Demeure cependant visible la fonction occupée. Ainsi le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy (Guillaume Lambert par simple déduction) est-il rémunéré 16 911,31 euros par mois. Il n’est pas le mieux rétribué : les « conseillers » perçoivent plus de 17 700 euros. Une attachée de presse gagne 6 510,84 euros.

Ces si chers professionnels

Soucieux de se démarquer de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande veut tenir à l’écart les grandes sociétés de communication. Pour autant, il ne se prive pas des conseils d’une agence de publicité réputée, BDDP & fils. Honoraires mensuels forfaitaires : 74 961 euros. Via sa société Cap (Conseils, analyses et perspectives), le consultant Stéphane Rozès conseille le socialiste en matière de « stratégies d’opinion ». Par exemple, pour des prestations allant de janvier à mars, François Hollande s’acquitte de 20 092,80 euros.

11 000 euros pour Noah

Le 22 janvier 2012, Yannick Noah chauffe les planches du Bourget avant le grand discours de François Hollande où il désignera son « ennemi », « la finance ». Pour quelques minutes de prestation et « conformément au devis » accepté par l’équipe de campagne, la société de production du chanteur touche 11242,40 euros. Le cachet dépend bien évidemment de la notoriété de l’artiste. La prestation de Sanseverino à Bercy, le 29 avril, revient à 2504,87 euros. Les fanfares Kosmonot et Boula Matari, qui animent le meeting sur l’esplanade du château de Vincennes le 15 avril, se contentent d’un chèque de 1200 euros chacune.

A la caisse

Qui dit campagne décentralisée dit nombreuses factures et… petits montants : la fédération PS de la Loire refacture 1,15 euro à l’association de financement de la campagne de François Hollande pour l’impression de 100 affichettes, celle de l’Ain s’acquitte de 29,83 euros pour l’achat de jus de fruits et de boissons gazeuses. Des centaines de tickets de caisse de supermarché figurent dans les comptes de campagne du futur président. Tout comme une facture de 50 euros de maquillage adressée par la fédération PS du Cantal.

Bleu, blanc, rouge

A chaque meeting de Nicolas Sarkozy, des drapeaux tricolores sont distribués par centaines aux participants, qui peuvent repartir avec. Une véritable aubaine pour les fabricants : 3 900 euros y sont dévolus pour le grand meeting de Villepinte, le 11 mars 2012, qui se transforme en marée bleu, blanc, rouge; 2 526 euros pour le rassemblement réunionnais en plein air. Face au ciel capricieux de l’île de l’océan Indien, les organisateurs ont même prévu un budget parapluies : 5 892 euros.

La lettre six fois plus chère que le livret

Deux semaines avant le premier tour, Nicolas Sarkozy se fend d’une longue « lettre au peuple français » où il détaille son programme pour un second quinquennat. La brochure de 36 pages, tirée à 2,5millions d’exemplaires, revient à 450470 euros. Quatre fois plus d’exemplaires du petit livret des « 60 engagements pour la France » (40 pages) de François Hollande sont distribués pour un coût bien moindre : 70 143 euros. Une différence surprenante.

Internet à tout prix

Quand François Hollande multiplie les prestataires pour sa campagne numérique, Nicolas Sarkozy préfère s’en remettre à un seul professionnel, la société Emakina. Un contrat daté du 18 janvier 2012 et signé par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, prévoit un projet clefs en main de 878000 euros hors taxe. Les tarifs des professionnels y sont détaillés : 1500 euros par jour pour un directeur associé, 1000 euros pour du conseil en « planning stratégique ».

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/presidentielle-2012-comptes-et-legendes-de-campagne_1534112.html#4KHBZEj7oijTykrE.99

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